Chamalières-sur-Loire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chamalières.
Chamalières-sur-Loire
Vue générale
Vue générale
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Haute-Loire
Arrondissement Arrondissement du Puy-en-Velay
Canton Canton de Vorey
Intercommunalité Communauté de communes de l'Emblavez
Maire
Mandat
Éric Valour
2014-2020
Code postal 43800
Code commune 43049
Démographie
Population
municipale
478 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 07″ N 3° 59′ 11″ E / 45.2019, 3.9864 ()45° 12′ 07″ Nord 3° 59′ 11″ Est / 45.2019, 3.9864 ()  
Altitude Min. 495 m – Max. 984 m
Superficie 13,4 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Loire

Voir sur la carte administrative de Haute-Loire
City locator 14.svg
Chamalières-sur-Loire

Géolocalisation sur la carte : Haute-Loire

Voir sur la carte topographique de Haute-Loire
City locator 14.svg
Chamalières-sur-Loire

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Chamalières-sur-Loire

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Chamalières-sur-Loire

Chamalières-sur-Loire est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne.

L’histoire de Chamalières est intimement liée à la présence autrefois d’un important prieuré, qui se développa surtout à partir de la fin du Xe siècle. L’ancienne église de ce prieuré, datant du XIe siècle et demeurée à peu près intacte, forme le principal attrait du bourg.

Géographie[modifier | modifier le code]

Chamalières est une commune de moyenne montagne. Le bourg-centre s’étire sur une étroite frange plate en bordure de la Loire, à 570 mètres d’altitude. Sur son territoire s’élèvent entre autres le suc de Bartou (984 m) et le mont Gerbizon, dont la commune partage les flancs avec Retournac et Mézères.

Histoire[modifier | modifier le code]

Même si une présence gallo-romaine est attestée, l’histoire de Chamalières commença véritablement lorsqu’un prieuré dédié à la Vierge fut fondé sur le site en l’an 674. Cependant, jusqu’au début du Xe siècle, Chamalières n’était encore qu’un modeste oratoire desservi par quelques prêtres se vouant à la vie monastique. Après avoir fait d’abord l’objet de persécutions de la part de l’évêque du Puy, le couvent put, sous l’épiscopat de Gotescalc, se développer en toute quiétude et, après que Dalmas (ou Dalmace) de Beaumont, à la fois abbé de l’abbaye Saint-Chaffre du Monastier et prieur de Chamalières, l’eut associé définitivement à son monastère (vers 950), sa prospérité et son domaine s’accrurent désormais régulièrement.

Suc de Bartou.

La translation, à l’initiative du même Dalmas de Beaumont, du corps de saint Gilles, pris à Arles, et le dépôt d’un saint Clou censément rapporté de Constantinople par Charlemagne firent de ce prieuré, au Moyen Âge, un des lieux de dévotion les plus illustres du Velay, qui vit affluer de toutes parts, non seulement les pèlerins, mais aussi les libéralités : le prieuré fut en effet abondamment doté par les puissantes familles nobles des contrées environnantes, c'est-à-dire nommément les Beaumont, desquels le site du prieuré avait auparavant été le fief, les vicomtes de Polignac, les Roche-en-Régnier, les Rochebaron, les Montrevel, etc., bientôt suivis par la petite noblesse. Grâce à ces largesses, les possessions du prieuré débordèrent bientôt du site d’origine et des villages circonvoisins, pour s’étendre jusque dans les cantons de Saint-Anthème, Viverols, Saint-Bonnet-le-Château, Roanne, Givors et Argental. Vers la fin du XIe siècle, le couvent comptait ainsi 27 moines et hébergeait, au-dedans de son enceinte fortifiée, 71 maisons. C’est alors, fin XIe ou début XIIe, que fut décidée la construction de l’église romane Saint-Gilles, laquelle, hormis le clocher reconstruit vers 1900, a été gardée à peu près intacte jusqu’à nos jours. En même temps que l'église romane furent édifiés d’autres bâtiments conventuels, dont les parties romanes ne nous sont parvenues en l’état qu’en nombre fort réduit, par une suite de transformations, notamment aux XIIe et XIIIe siècles.

Le prieuré fit l’acquisition de l’église de Saint-Flour en 1035, et unit à ses possessions les églises de Saint-Maurice-de-Roche et de Saint-Pierre-du-Champ ainsi que l’église de Saint-Jean de Rosières (fin XIe). Parmi la cinquantaine de prieurs qui se sont succédé à Chamalières, il convient de relever plus particulièrement le nom de Pierre III de Beaumont, réputé pour ses grandes vertus et son érudition, qui entreprit à partir de 1162 de consigner tous les actes intéressant le prieuré dans le précieux cartulaire qui s’est conservé jusqu’à nos jours.

Le prieuré de Chamalières resta dans l'obédience du monastère de Saint-Chaffre jusqu'en 1789, année de la suppression du prieuré.

Cartulaire[modifier | modifier le code]

Le cartulaire de Chamalières, qui est conservé dans les archives de l’évêché du Puy, constitue quasiment la seule source de renseignements sur l’histoire de la partie nord du Velay pour la période allant du Xe au XIIIe siècle. La rédaction en fut entreprise vers 1162 par le prieur Pierre de Beaumont, puis poursuivie principalement sous ses successeurs Pierre de Servissas (fin XIIe), Durant Coiron (début XIIIe), Pons de Chalencon et Raymond de Mercœur. Le savant bénédictin Claude Estiennot de la Serre[1], qui visita le prieuré en 1676, eut communication du cartulaire. Le document se trouva pendant un temps égaré, mais fut retrouvé en 1729.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’origine du nom n’est pas établie. Pour certains, il s’agit d’une altération du nom de Calminius, fondateur de l’abbaye du Monastier, pour d’autres, il dériverait de tsama Leyra, litt. chemin de Loire, dans la variété locale de l’occitan. Cette variante reste la plus généralement attestée, même si certains affirment que Chamalières viendrait du provençal "Camastère" qui signifierait simplement "apparition mystique" (cameo = apparition).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Vue générale du bourg-centre de Chamalières.

La commune de Chamalières-sur-Loire regroupe, outre le bourg-centre éponyme, les villages et hameaux suivants : Ventressac, Combres, la Fayolle, le Pinet, Granoux, Pieyres (-Haut et -Bas), Aunas, Varenne, Lascour, Bernard, les Viges et Viaspre. À l’exception de ce dernier, proche du bourg-centre, tous ces hameaux se situent sur la rive droite (c'est-à-dire sud) de la Loire.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean-Julien Derail[2] UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 478 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
830 576 838 952 1 025 1 030 1 045 1 043 1 036
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
989 1 088 1 163 1 160 1 099 1 151 1 023 1 050 1 076
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 413 959 956 819 732 714 641 558 529
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
508 471 478 429 385 407 448 478 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Gilles[modifier | modifier le code]

Église prieurale Saint-Gilles.

L'église Saint-Gilles de Chamalières-sur-Loire a été construite vers la fin du XIe ou au début du XIIe siècle. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis 1862[5].

Le cloître[modifier | modifier le code]

Cloître de l'ancien prieuré, attenant à l'église.

Le cloître de l'église date du XIIe siècle.

Château du village[modifier | modifier le code]

Le « château » de Chamalières.

Le « château » du village, dans le centre du bourg, date du XVe siècle, mais a été considérablement remanié par la suite. Il semble aujourd’hui passablement délabré.

Maison forte de Ventressac[modifier | modifier le code]

Située au pied du mont Gerbizon, dans le hameau de Ventressac à l’ouest de Chamalières, cette maison forte de forme cubique présente un aspect très rustique. Elle fut bâtie au XVe siècle, mais subit ensuite plusieurs remaniements, notamment au XVIe siècle (percement de fenêtres, tourelle à escalier à l’angle sud-est, plafonds caissonnés) et au milieu du XVIIIe siècle (aménagements intérieurs) ; néanmoins l’édifice, qui était d’abord destiné à protéger contre le brigandage, a gardé plusieurs de ses éléments défensifs que sont ses trois échauguettes d'angle et une petite bretèche défendant la façade nord. La maison forte figure à l’inventaire des monuments historiques.

Viaduc et pont[modifier | modifier le code]

Le viaduc ferroviaire et le pont de Chamalières.

Un viaduc ferroviaire et un pont métallique traversent en aval de la commune le fleuve de la Loire.

Transports[modifier | modifier le code]

Chamalières est desservi par la halte ferroviaire de Chamalières (ligne de Saint-Étienne-Châteaucreux au Puy-en-Velay).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Alexandre Perbet, Chamalières et ses entours en Velay, éd. Jeanne-d'Arc, 1982, 337 pages

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. répertorié par erreur comme « ...de la Serre », mais son vrai nom est « ...de la Serrée ».
  2. Site de la préfecture-Liste des maires, consultée le 7 mai 2010
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. « Église Saint-Gilles », base Mérimée, ministère français de la Culture


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :