Sénéchal

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Sénéchal en Allemagne

Un sénéchal est un officier au service d'un roi, prince ou seigneur temporel. Le mot sénéchal est d'origine francique et est issu du germanique commun sini-skalk, qui signifie « doyen des serviteurs, chef des serviteurs ». Il peut être aussi, comme dans le Saint-Empire romain germanique, au service d'une abbaye, souvent immédiate, où cette fonction devient un titre honorifique héréditaire par la suite.

Il existait plusieurs rangs de sénéchaux, sans lien juridique entre eux, dans les institutions féodales européennes d'origine médiévale.

Sénéchal au service d'un souverain[modifier | modifier le code]

La position de sénéchal existait dans la plupart des cours royales ou princières médiévales d'Europe de l'Ouest. Selon les régions ou les pays, le rôle du sénéchal était différent.

En Europe centrale et orientale[modifier | modifier le code]

Le titre correspondant dans les cours de l'Europe de l'Est est celui de stolnic, ou stolnik en Russie, tiré du mot stol (table), qui est réservé à de grandes familles au fil du temps.

Dans le Saint Empire[modifier | modifier le code]

Souvent traduit en vieux haut-allemand de Truchsess, c'est le premier officier de table dans une cour médiévale. Cette fonction est de plus en plus accaparée par de grandes familles influentes. Les abbayes immédiates ont aussi leurs sénéchaux, faisant fonction de chancelier au début.

Depuis le couronnement d'Othon Ier, c'est un sénéchal qui présente la première clef à l'empereur, pendant la cérémonie.

Sénéchal de France[modifier | modifier le code]

L'office de sénéchal de France était entre les Xe et XIIe siècles le premier des grands offices de la couronne de France. Sa charge fut supprimée par Philippe Auguste en 1191.

Sénéchal judiciaire (en France)[modifier | modifier le code]

Les baillis (nord de la France) ou sénéchaux (sud de la France) étaient des officiers locaux de l'administration royale. Ils étaient nommés, gagés et pouvaient être révoqués par le roi qui leur conférait des attributions administratives, judiciaires et financières. Ces deux fonctions furent créées sous le règne de saint Louis (1226-1270). Elles s'ajoutèrent parfois à des offices existants (comme les prévôts, ou certains vicomtes).

Les sénéchaux faisant office de bailli virent leur importance décroître à partir du XVe siècle puis devinrent des officiers quasi honorifiques à partir du XVIIe siècle.

Sénéchal au service d'un prince[modifier | modifier le code]

En France, certaines grandes principautés (duchés et comtés suzerains) avaient des sénéchaux, chefs de la justice dans ces grands ensembles féodaux. Leurs fonctions ont également été réduites au fur et à mesure que le pouvoir royal français accroissait son autorité dans les provinces réunies au domaine royal.

Sénéchal au service d'un seigneur temporel[modifier | modifier le code]

Dans le système féodal français, un sénéchal était un officier d'un seigneur (titré ou non) chargé de la justice seigneuriale (haute, moyenne ou basse) et présidait habituellement les plaids de la seigneurie, cour se réunissant régulièrement pour régler les litiges survenus dans le ressort de la seigneurie, privée ou royale. Ce système a été aboli en 1789 en France mais s'est maintenu partiellement à Jersey et à Guernesey, et surtout à Sercq, où le sénéchal nommé par le seigneur héréditaire est membre de droit de l'assemblée représentative de l'île (réforme de 2008).

Sénéchaux de fiction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]