Yssingeaux
| Yssingeaux | ||
La chapelle des pénitents d'Yssingeaux. |
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Héraldique |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | Auvergne | |
| Département | Haute-Loire | |
| Arrondissement | Yssingeaux (chef-lieu) |
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| Canton | Yssingeaux (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes des Sucs | |
| Maire Mandat |
Bernard Gallot 2008-2014 |
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| Code postal | 43200 | |
| Code commune | 43268 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Yssingelais(e) | |
| Population municipale |
7 009 hab. (2010) | |
| Densité | 87 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 589 m — Max. 1 320 m | |
| Superficie | 80,57 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.yssingeaux.fr/ | |
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Yssingeaux (en occitan Sinjau) est une commune française, située dans le département de la Haute-Loire, dont elle est une sous-préfecture depuis 1800[1], et dans la région Auvergne ; son altitude moyenne est d'environ 860 mètres.
Ses habitants sont appelés les Yssingelais et les Yssingelaises.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Yssingeaux est situé dans la partie est du Velay. La région est parfois appelée le « pays des sucs » (un suc étant un dôme issu de volcan de type péléen).
Cette sous-préfecture se caractérise, depuis une dizaine d'années, par son dynamisme économique et démographique. En effet, malgré son appartenance à la région Auvergne, Yssingeaux est sous l'influence directe de sa voisine rhônalpine Saint-Étienne et accueille aujourd'hui de plus en plus de nouveaux résidents en provenance de la région stéphanoise.
Histoire [modifier]
Yssingeaux a une origine gallo-romaine[réf. nécessaire], mentionnée au Xe siècle dans le cartulaire de Chamalières. Ville fortifiée, elle est incorporée à l'Auvergne, au comté de Toulouse puis à la couronne.
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la ville est libérée par la 1re DB[2] fin août 1944.
Toponymie [modifier]
Le nom de la localité est attesté sous la forme Issinguaudo dès 985[3], Issinger en 1383, Yssinghaux au XVe siècle. Il s'agit manifestement du nom de personne germanique Isingaud pris absolument.
En revanche, il n'y a pas lieu d'y voir l'évolution phonétique du gaulois Icidmagus, l'élément -magus s'étant systématiquement réduit à une terminaison -on, -an ou -en dans la toponymie française. D'ailleurs, la Table de Peutinger (voies de communications sous Caracalla) nous montre Icidmago entre Aquae segete et Ruessio (Saint-Paulien) et aucune trace de voie romaine n'a jamais été trouvée à Yssingeaux (ou dans sa commune).
C'est le nom d'Usson-en-Forez qui procède directement du gaulois Icidmagus, à lire sans doute Iciomagus[4].
Héraldique [modifier]
Armes de la ville d'Yssingeaux :
-
« D'azur à cinq coqs d'or crétés membrés et barbés de gueules posés 2, 1 et 2, les deux en chef et les deux en pointe affrontés, soutenus en pointe d'une fleur de lys d'or. »
Malte-Brun, quant à lui, se contente de rapporter, dans sa notice de La France illustrée consacrée à Yssingeaux, que le nom proviendrait, suivant quelques-uns, de cinc jaus qui signifie « cinq coqs » en ancien français. Il s'agit d'un exemple courant d'étymologie populaire qui explique de nombreux blasons. Il ne met cependant pas spécialement en avant cette pittoresque étymologie.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 7 009 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Administration [modifier]
Personnalités liées à la commune [modifier]
Seigneurs de Choumouroux [modifier]
- Pierre de Choumouroux
L'origine de la famille de Choumouroux remonte à Jean de Sanhard, seigneur de Saignard, paroisse de Saint-Voy, en Velay[7]. La seigneurie passe par le mariage à la famille de Saignard[8] :
- Pierre de Saignard de Choumouroux, 1626-1708
- Jean-Joseph de Saignard de Choumouroux, 1653-1711
- Jean de Saignard, +/1669
- Pierre-Louis de Saignard de Choumouroux, 1681-1760
- Joseph Raymond Bénigne de Saignard de Choumouroux, 1734-1812
- Joseph Alphonse de Saignard de Choumouroux, chevalier de la Légion d'honneur, a servi en Espagne et a été député du département de la Haute-Loire à la chambre de 1815.
Armes : « Écartelé : aux 1 et 4, d'azur, à trois chevrons d'or ; aux 2 et 3 d'azur, au sautoir d'or. Couronne de comte »[9].
Autres [modifier]
- Baron Haussmann : brièvement sous-préfet de la Haute-Loire, de juin à octobre 1832. Il consacre le chapitre IV de ses Mémoires à cette période, sans cacher son peu d'estime pour ses administrés « ivrognes et batailleurs »[10].
- Joseph de Castelli (1856-1933), né à Yssingeaux, général de la Première Guerre mondiale.
- Augustin Michel (1882-1970), né et mort à Yssingeaux, avocat et homme politique.
- Albert Liogier (1910-1989) né à Yssingeaux, homme politique.
- Joseph Servant (1920-2012), né à Yssingeaux, colonel et diplomate.
- Jacques Barrot, né en 1937 à Yssingeaux : ancien maire, ancien député, conseiller général puis président du conseil général, plusieurs fois ministre (emploi, affaires sociales), commissaire européen responsable pour la justice, la liberté et la sécurité, précédemment chargé des transports ; membre du Conseil constitutionnel.
- Cristine Guinamand, née en 1974 à Yssingeaux, artiste-peintre, vit et travaille en Haute-Loire.
la chanteuse SLOANE du groupe PETER et SLOANE
Monuments et lieux touristiques [modifier]
- L'hôtel de ville, ancienne maison forte proche de la fontaine sur la place principale de la ville. Ancien château utilise par les évêques pour se reposer lorsqu'ils faisaient le voyage entre le Puy-en-Velay et Monistrol-sur-Loire.
- La Grenette est une ancienne halle qui accueille désormais une médiathèque et deux cinémas. Au fond d'une place entièrement rénovée, ce bâtiment a une architecture originale qui fait de lui un site à ne pas manquer sur Yssingeaux.
- Le théâtre et sa saison culturelle sont également à ne pas rater.
- L'ancienne abbaye de Bellecombe est sur le territoire de la commune, à 5 km d'Yssingeaux. Évacuée de force par la garde nationale en 1792, ce qui en reste avaient été transformés en gîte mais a récemment fermé.
- Le marché d'Yssingeaux qui se déroule le jeudi et qui existe depuis la fin du XVe siècle[11], a une affluence sur tout le canton au cour de l'année, l'été il prend place dans tout le cœur de la ville et est une attraction touristique majeure pour la commune[12].
- Le musée des arts et traditions populaires de Versilhac propose une reconstitution de la vie d'antan, de ses métiers, de ses fêtes ainsi qu'une ancienne salle de classe.
Médias et antennes locales [modifier]
- Radio : Radio Fm43
- Presse quotidienne régionale :
Établissements scolaires [modifier]
- L'Atelier (adultes handicapés) - Centre d'initiation au travail, aux loisirs et à l'autonomie
- Inspection départementale de l’Éducation nationale
- Commission Éducation spéciale CCPE
- GRETA du Velay :
- Atelier Pédagogique personnalisé
- Lycée d'enseignement général et technologique
- CFPPA - (Centre de formation professionnelle promotion adultes)
- CIO - (Centre d’information et d’orientation)
- PAIO - (Permanence - Accueil - Information - Orientation jeunes 16-25 ans)
- Écoles publiques :
- École Jean de la Fontaine
- Collège Jean-Monnet
- Lycée professionnel Emmanuel-Chabrier
- Lycée d’enseignement général et technologique agricole
- Écoles privées :
- Ensemble scolaire catholique
- CPEA
- École nationale supérieure de la pâtisserie
Spécialités culinaires [modifier]
La ville est réputée pour sa brioche à la fleur d'oranger ainsi que, plus récemment, pour ses brioches aux pralines et nougats. L'autre spécialité du cru est la dégustation dominicale de plats de tripes, au fil des mois de janvier, février et mars. Les Yssingelais ont coutume de se retrouver dès 9 heures le matin, dans les restaurants, pour des agapes roboratives généralement arrosées de vin blanc. Le ralliement se fait, soit par classe d'âge, soit par famille de prénoms, soit encore par métiers.
Il existe aussi une fourme d'Yssingeaux, un fromage similaire à la fourme d'Ambert.
Jumelage [modifier]
Ebersberg (Allemagne) depuis 1997
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Yssingeaux, repères historiques, Maurice Déchaud, 1991, p. 99.
- Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p. 32.
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6), p. 737a.
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne).
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Nobiliaire du Velay et de l'Ancien Diocèse du Puy, par Gaston de Jourda de Vaux, tome VI, pages 113 à 121.
- Armorial général du Velay, par Georges Paul, Marseille Reprints, 1975, p. 409.
- Nobiliaire universel de France, par Nicolas de Saint-Allais, tome XIII, p. 403.
- Georges Haussmann, Mémoires du Baron Haussmann, Victor Havard ed., 1890, 603 p. [lire en ligne]
- Hélène Chalier, Le domaine du Fraisse et sa chapelle romane : Beauzac Haute-Loire. Neuf siècles d'histoire, 2010 (ISBN 978-2-7466-2466-5) [présentation en ligne], p. 13
- Ville d'Yssingeaux : activité commerciale.

