Yssingeaux

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Yssingeaux
La chapelle des pénitents d'Yssingeaux.
La chapelle des pénitents d'Yssingeaux.
Blason de Yssingeaux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Haute-Loire
Arrondissement Yssingeaux
(chef-lieu)
Canton Yssingeaux
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Sucs
Maire
Mandat
Bernard Gallot
2014-2020
Code postal 43200
Code commune 43268
Démographie
Gentilé Yssingelais(e)
Population
municipale
7 055 hab. (2011)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 37″ N 4° 07′ 28″ E / 45.1436, 4.124445° 08′ 37″ Nord 4° 07′ 28″ Est / 45.1436, 4.1244  
Altitude Min. 589 m – Max. 1 320 m
Superficie 80,57 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.yssingeaux.fr/

Yssingeaux (en occitan Sinjau) est une commune française située dans le département de la Haute-Loire, dont elle est une sous-préfecture depuis 1800[1], et dans la région Auvergne ; son altitude moyenne est d'environ 860 mètres.

Ses habitants sont appelés les Yssingelais et les Yssingelaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Yssingeaux est situé dans la partie est du Velay. La région est parfois appelée le « pays des sucs » (un suc étant un dôme issu de volcan de type péléen).

Cette sous-préfecture se caractérise, depuis une dizaine d'années, par son dynamisme économique et démographique. En effet, malgré son appartenance à la région Auvergne, Yssingeaux est sous l'influence directe de sa voisine rhônalpine Saint-Étienne et accueille aujourd'hui de plus en plus de nouveaux résidents en provenance de la région stéphanoise.

Histoire[modifier | modifier le code]

Yssingeaux a une origine gallo-romaine[réf. nécessaire], mentionnée au Xe siècle dans le cartulaire de Chamalières. Ville fortifiée, elle est incorporée à l'Auvergne, au comté de Toulouse puis à la couronne.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la ville est libérée par la 1re DB[2] fin août 1944.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Issinguaudo dès 985[3], Issinger en 1383, Yssinghaux au XVe siècle. Il s'agit manifestement du nom de personne germanique Isingaud pris absolument.

En revanche, il n'y a pas lieu d'y voir l'évolution phonétique du gaulois Icidmagus, l'élément -magus s'étant systématiquement réduit à une terminaison -on, -an ou -en dans la toponymie française. D'ailleurs, la Table de Peutinger (voies de communications sous Caracalla) nous montre Icidmago entre Aquae segete et Ruessio (Saint-Paulien) et aucune trace de voie romaine n'a jamais été trouvée à Yssingeaux (ou dans sa commune).

C'est le nom d'Usson-en-Forez qui procède directement du gaulois Icidmagus, à lire sans doute Iciomagus[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le blason d'Yssingeaux.

Armes de la ville d'Yssingeaux :

« D'azur à cinq coqs d'or crétés membrés et barbés de gueules posés 2, 1 et 2, les deux en chef et les deux en pointe affrontés, soutenus en pointe d'une fleur de lys d'or. »

Malte-Brun, quant à lui, se contente de rapporter, dans sa notice de La France illustrée consacrée à Yssingeaux, que le nom proviendrait, suivant quelques-uns, de cinc jaus qui signifie « cinq coqs » en ancien français. Il s'agit d'un exemple courant d'étymologie populaire qui explique de nombreux blasons. Il ne met cependant pas spécialement en avant cette pittoresque étymologie.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 055 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 248 5 261 6 571 6 886 7 166 7 621 7 408 7 707 7 620
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 608 7 971 8 393 8 270 8 371 8 232 8 037 7 859 8 004
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 643 7 784 7 836 6 861 6 777 6 478 6 293 6 096 5 653
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
5 334 5 565 5 878 6 228 6 118 6 492 6 888 6 931 7 055
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Élections à Yssingeaux.

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune d'Yssingeaux sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Yssingeaux Maire Bernard Gallot 2014 2020
Cantonales Yssingeaux Conseillère générale Madeleine Dubois 16 mars 2008 2015
Législatives 1ère circonscription Député Laurent Wauquiez 10 juin 2012 juin 2017
Régionales Auvergne Président du conseil régional René Souchon 18 janvier 2006 2015
Présidentielles France Président de la République François Hollande 6 mai 2012 mai 2017

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Révolution française
Période Identité Étiquette Qualité
24 mars 1989 mars 2001 Jacques Barrot UDF  
mars 2001 en cours
(au 28 août 2014)
Bernard Gallot[7]   Président de la communauté de communes

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Seigneurs de Choumouroux[modifier | modifier le code]

  • Pierre de Choumouroux

L'origine de la famille de Choumouroux remonte à Jean de Sanhard, seigneur de Saignard, paroisse de Saint-Voy, en Velay[8]. La seigneurie passe par le mariage à la famille de Saignard[9] :

  • Pierre de Saignard de Choumouroux, 1626-1708
  • Jean-Joseph de Saignard de Choumouroux, 1653-1711
  • Jean de Saignard, +/1669
  • Pierre-Louis de Saignard de Choumouroux, 1681-1760
  • Joseph Raymond Bénigne de Saignard de Choumouroux, 1734-1812
  • Joseph-Alphonse de Saignard de Choumouroux, chevalier de la Légion d'honneur, a servi en Espagne et a été député du département de la Haute-Loire à la chambre de 1815.

Armes : « Écartelé : aux 1 et 4, d'azur, à trois chevrons d'or ; aux 2 et 3 d'azur, au sautoir d'or. Couronne de comte »[10].

Autres[modifier | modifier le code]

  • Baron Haussmann : brièvement sous-préfet de la Haute-Loire, de juin à octobre 1832. Il consacre le chapitre IV de ses Mémoires à cette période, sans cacher son peu d'estime pour ses administrés « ivrognes et batailleurs »[11].
  • Joseph de Castelli (1856-1933), né à Yssingeaux, général de la Première Guerre mondiale.
  • Eugénie Joubert ( 1876-1904 ), née à Yssingeaux, religieuse, modèle d'union à Dieu dans les petites choses ; béatifiée en 1994 par le Pape Jean-Paul II
  • Augustin Michel (1882-1970), né et mort à Yssingeaux, avocat et homme politique.
  • Albert Liogier (1910-1989) né à Yssingeaux, homme politique.
  • Joseph Servant (1920-2012), né à Yssingeaux, colonel et diplomate.
  • Le peintre Bernard Rancillac, né en 1931, a vécu pendant la guerre dans la maison paternelle à Yssingeaux.
  • Jacques Barrot (1937-2014), né à Yssingeaux : ancien maire, ancien député, conseiller général puis président du conseil général, plusieurs fois ministre (emploi, affaires sociales), commissaire européen responsable pour la justice, la liberté et la sécurité, précédemment chargé des transports ; membre du Conseil constitutionnel.
  • La chanteuse Sloane du groupe Peter et Sloane[réf. nécessaire].
  • Cristine Guinamand, née en 1974 à Yssingeaux, artiste-peintre, vit et travaille en Haute-Loire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'hôtel de ville, ancienne maison forte proche de la fontaine sur la place principale de la ville. C'est un ancien château utilisé par les évêques pour se reposer lorsqu'ils faisaient le voyage entre le Puy-en-Velay et Monistrol-sur-Loire.
  • La Grenette, une ancienne halle, accueille désormais une médiathèque et deux salles de cinéma. Au fond d'une place entièrement rénovée, ce bâtiment a une architecture originale qui fait de lui un des sites notables d'Yssingeaux.
  • Le théâtre (et sa saison culturelle).
  • L'ancienne abbaye de Bellecombe est sur le territoire de la commune, à 5 km d'Yssingeaux. Évacuée de force par la garde nationale en 1792, il ne reste plus aucun vestige. Seuls trois bâtiments agricoles, dits « fermes de l'abbaye » substistent de nos jours : l'un transformé en gîte (fermé récemment), deux autres sont aujourd'hui des propriétés privées présentant des caractéristiques architecturales typiques du patrimoine rural de l'époque.
  • Le marché d'Yssingeaux qui se déroule le jeudi et qui existe depuis la fin du XVe siècle[12], a une affluence sur tout le canton au cours de l'année ; l'été il occupe tout le cœur de la ville ; c'est une attraction touristique saisonnière de la commune[13].
  • Le musée des arts et traditions populaires de Versilhac propose une reconstitution de la vie d'antan, de ses métiers, de ses fêtes ainsi qu'une ancienne salle de classe.
  • La chapelle des pénitents

Culture[modifier | modifier le code]

La commune organise chaque été, fin août et début septembre, le Festival du Rire[14]. La dernière édition, la 22ème, de 2013, a entre autres accueilli Anne Roumanoff et Mathieu Madénian.

Médias et antennes locales[modifier | modifier le code]

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

  • L'Atelier (adultes handicapés) - Centre d'initiation au travail, aux loisirs et à l'autonomie.
  • Inspection départementale de l’Éducation nationale.
  • Commission Éducation spéciale CCPE.
  • GRETA du Velay :
    • atelier Pédagogique personnalisé ;
    • lycée d'enseignement général et technologique.
  • CFPPA - (Centre de formation professionnelle promotion adultes).
  • CIO - (Centre d’information et d’orientation).
  • PAIO - (Permanence - Accueil - Information - Orientation jeunes 16-25 ans).
  • Enseignement public :
    • école Jean-de-La-Fontaine ;
    • collège Jean-Monnet ;
    • lycée professionnel Emmanuel-Chabrier ;
    • lycée d’enseignement général et technologique agricole.
  • Enseignement privé :
    • ensemble scolaire catholique ;
    • CPEA.
  • École nationale supérieure de la pâtisserie.

Spécialités culinaires[modifier | modifier le code]

La ville est réputée pour sa brioche à la fleur d'oranger ainsi que, plus récemment, pour ses brioches aux pralines et nougats. L'autre spécialité du cru est la dégustation dominicale de plats de tripes, au fil des mois de janvier, février et mars. Les Yssingelais ont coutume de se retrouver dès 9 heures le matin, dans les restaurants, pour des agapes roboratives généralement arrosées de vin blanc. Le ralliement se fait, soit par classe d'âge, soit par famille de prénoms, soit encore par métiers.

Il existe aussi une fourme d'Yssingeaux, un fromage similaire à la fourme d'Ambert.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Ebersberg (Allemagne) depuis 1997

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Yssingeaux, repères historiques, Maurice Déchaud, 1991, p. 99.
  2. Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p. 32.
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6), p. 737a.
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne).
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 28 août 2014).
  8. Nobiliaire du Velay et de l'Ancien Diocèse du Puy, par Gaston de Jourda de Vaux, tome VI, pages 113 à 121.
  9. Armorial général du Velay, par Georges Paul, Marseille Reprints, 1975, p. 409.
  10. Nobiliaire universel de France, par Nicolas de Saint-Allais, tome XIII, p. 403.
  11. Georges Haussmann, Mémoires du Baron Haussmann, Victor Havard ed.,‎ 1890, 603 p. (lire en ligne)
  12. Hélène Chalier, Le domaine du Fraisse et sa chapelle romane : Beauzac Haute-Loire. Neuf siècles d'histoire,‎ 2010 (ISBN 978-2-7466-2466-5, présentation en ligne), p. 13
  13. Ville d'Yssingeaux : activité commerciale.
  14. Site du Festival du Rire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]