Jules Vallès

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Jules Vallès

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Portrait de Jules Vallès par Gustave Courbet.

Nom de naissance Jules Louis Joseph Vallez
Activités écrivain, journaliste
Naissance 11 juin 1832
Puy-en-Velay
Décès 14 février 1885 (à 52 ans)
Paris
Langue d'écriture français l nationalité = français
Mouvement réalisme

Jules Vallès (nom de plume de Jules Louis Joseph Vallez)[1], né au Puy-en-Velay (Haute-Loire) le 11 juin 1832, mort à Paris le 14 février 1885 est un journaliste, écrivain et homme politique français d'extrême gauche.

Fondateur du journal Le Cri du Peuple, il fait partie des élus de la Commune de Paris en 1871. Condamné à mort, il doit s'exiler à Londres de 1871 à 1880.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jules Vallès a écrit une trilogie romanesque largement autobiographique centrée autour d'un personnage que Vallès nomme Jacques Vingtras : le premier tome s'appelle L'Enfant ; l'auteur évoque sa jeunesse entre un père professeur et une mère fille de paysans, période de sa vie qu'il présente comme pauvre (au moins pour la partie consacrée au Puy) et malheureuse. Les tomes suivants sont Le Bachelier et L'Insurgé. On peut reprendre ces titres pour présenter la biographie de Jules Vallès, même si l'adéquation n'est pas totale entre la vie (racontée) de Jacques Vingtras et celle (réelle) de Jules Vallès. On peut y remarquer l'absence de faits importants et le fait que sa sœur n'y est pas évoquée.

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Jules Vallès est le troisième enfant de Jean-Louis Vallez et de Julie Pascal ; il apparaît comme « Louis Jules Valles »[2] à l'état-civil.

Son père, ayant obtenu son baccalauréat en 1826, travaille d'abord comme maître d'école à l'Institut des sourd-muets du Puy, puis, à partir de 1833, comme maître d'études au collège royal du Puy, mais il est congédié quelques années et ne reprend ce travail qu'en 1839. En 1840, il est nommé maître de 7e au collège royal de Saint-Étienne.

En 1839, Jules entre en 8e au collège du Puy, et en 1840, au collège de Saint-Étienne où il restera de la 7e à la 3e.

Louis Vallez prépare l'agrégation de grammaire et est admissible en 1845. Il est alors nommé professeur au Collège royal de Nantes. Il sera reçu à l'agrégation en 1847. Jules Vallès entre donc au collège de Nantes, de nouveau en 3e[3], et se trouve en classe de rhétorique en 1847-1848. Il semble, d'après ses ouvrages L'Enfant et Le Bachelier, que ses relations avec ses parents, surtout avec son père, ont été assez conflictuelles. Jules a des opinions socialistes, à tendance anarchiste, voire proudhoniste. Son père ne partage pas ses idées et de plus voudrait garder son emploi de fonctionnaire qu'il pourrait perdre si son fils se montrait trop hostile aux bonapartistes et à Napoléon III.

1848 : première expérience révolutionnaire[modifier | modifier le code]

À partir de février 1848, Jules Vallès participe activement aux événements révolutionnaires (qui font du « collège royal » un « lycée national »). Le 26 février, il participe à une manifestation républicaine dans le centre-ville et le 27 assiste à la plantation d'un arbre de la liberté sur la place Royale (rebaptisée « place de l'Égalité ») aux côtés de son ami Charles-Louis Chassin. Début mars, celui-ci fonde le Club républicain de la Jeunesse de Bretagne et Vendée, qui organise une manifestation pour l'abolition de l'esclavage. Le club est cependant surtout consacré à la réflexion et ne se réunit que le jeudi et le dimanche. Fin mars, les dirigeants du club rencontrent le Commissaire de la République, Maunoury ; celui-ci leur explique que la meilleure chose à faire pour un jeune républicain, c'est d'étudier avec assiduité. Vallès estime que c'est une réponse de pion[4]. En recrutant des élèves d'autres établissements de la ville, Jules Vallès réussit à devenir président du club, dans une perspective plus révolutionnaire que celle de Chassin. Il propose un programme radical : suppression du baccalauréat, des examens, « liberté absolue de l'enfance »[5], etc. Le proviseur du lycée réagit à ce moment en informant les parents et en leur demandant d'intervenir auprès de leur enfant. Le journal nantais de droite L'Alliance fait état de cette affaire. Le club perd alors l'accès qu'il avait à un local prêté par les autorités et périclite. Quelques-uns de ses membres, dont Jules Vallès, se manifestent cependant en juin, au moment de l'insurrection des ouvriers parisiens ; ils envisagent de partir à Paris pour aider les insurgés, mais la mairie n'organise que le départ de gardes nationaux pour les combattre. Le 27 juin, au moment du départ des volontaires (au Port Maillard), Vallès et ses amis viennent manifester leur opposition, ce qui est rapporté dans L'Alliance du lendemain[6]. Tout cela n’empêche pas Jules Vallès d’obtenir le 1er prix d’excellence en 1848, alors qu’il n’avait eu que le 2e en 1847[7].

En septembre 1848, il quitte Nantes pour Paris. Il habite au pensionnat Lemeignan (faubourg Saint-Honoré) ; il est élève au lycée Bonaparte (actuel lycée Condorcet), pour redoubler sa classe de rhétorique et préparer le concours général.

Le Bachelier[modifier | modifier le code]

Caricature de Jules Vallès par André Gill, couverture de La Lune 11 juillet 1867
  • 1849-1850 : Jules Vallès est de retour au lycée de Nantes pour la classe de philosophie. Échec au baccalauréat, à Rennes.
  • Octobre 1850 : Retour à Paris pour préparer l'École Normale.
  • 1851 : Jules Vallès et Charles-Louis Chassin fondent un Comité des Jeunes pour lutter contre Louis-Napoléon Bonaparte, dont ils suspectent les intentions ; après le coup d'état du 2 décembre, ils essaient de mobiliser les étudiants parisiens.
  • 31 décembre 1851 : Jules Vallès est rappelé à Nantes par son père et interné à l'asile de Nantes pour « aliénation mentale ».
  • Fin février 1852 : Deux certificats médicaux du même médecin certifient que Jules Vallès est guéri. Les amis nantais de Jules Vallès avaient menacé de crier au scandale.
  • Mai 1852 : Jules Vallès obtient son baccalauréat.
  • 1853 : Jules Vallès s'inscrit en droit à Paris. Complot de l'Opéra Comique : Jules Vallès et Arthur Ranc sont emprisonnés à Mazas (Prisons de Paris) .
  • 1855 : Jules Vallès est le secrétaire de Gustave Planche.
  • 1856 : Jules Vallès se bat en duel avec Poupart-Davyl qui fut un de ses amis, avec lequel il a partagé une habitation. Poupart-Davyl (Legrand dans Le Bachelier) et lui étaient entrés en conflit, du fait notamment de leurs opinions radicalement différentes, Vallès se montrant anticlérical, alors que Poupart-Davyl s'avère être assez catholique.
  • 1857 : Mort du père. Premier livre non signé, L'Argent, commande du financier Jules Mirès.
  • 1860 : Jules Vallès est employé à la Mairie de Vaugirard au bureau des naissances. Rencontre avec Hector Malot.
  • 1862-1863 : Jules Vallès « pion » au collège de Caen, suit les cours de la faculté, échec à la licence de Lettres.
  • 1863-1864 : Retour à la Mairie de Vaugirard. Grand article au Figaro : Les Réfractaires.
  • 1864-1865 : Journaliste au Progrès de Lyon. Il envoie des articles à Paris.
  • 1865 : Salle du Grand Orient, rue Cadet, conférence sur Honoré de Balzac. Jules Vallès est renvoyé de la Mairie de Vaugirard. Journaliste à L'Époque. Premier livre signé Vallès, Les Réfractaires.
  • 1866 : Voyage à Lyon et à Saint-Étienne, visite sa mère. Deuxième livre signé, La Rue.
  • 1867 : Jules Vallès fonde son premier journal, La Rue. Voyage en Périgord.

L'Insurgé[modifier | modifier le code]

Photographie de Jules Vallès
  • 1868 : La Rue cesse de paraître. Condamné à deux mois de prison pour des articles sur la police, Jules Vallès est emprisonné à Sainte-Pélagie. Il y fonde le Journal de Sainte-Pélagie.
  • 1869 : Jules Vallès invente le journal Le Peuple (quelques numéros), puis le journal Le Réfractaire (3 numéros). En mai, il est candidat aux élections législatives contre un « républicain », Jules Simon, et un « impérial », Lachaud.
Son programme : « J'ai toujours été l'avocat des pauvres, je deviens le candidat du travail, je serai le député de la misère ! La misère ! Tant qu'il y aura un soldat, un bourreau, un prêtre, un gabelou, un rat-de-cave, un sergent de ville cru sur serment, un fonctionnaire irresponsable, un magistrat inamovible ; tant qu'il y aura tout cela à payer, peuple, tu seras misérable ! »
Jules Vallès, accusé de diviser le camp républicain par sa candidature, est battu. En octobre, voyage sur le champ de bataille de Waterloo pour le dictionnaire Larousse, son article ne sera pas publié.

1871 : La Commune de Paris[modifier | modifier le code]

Jules Vallès, dessin d’Ernest Clair-Guyot, dans L’Insurgé.
  • 6 janvier : Vallès est un des quatre rédacteurs de L'Affiche Rouge proclamation au peuple de Paris pour dénoncer « la trahison du gouvernement du 4 septembre » et pour réclamer « la réquisition générale, le rationnement gratuit, l'attaque en masse ». Elle se terminait par : « Place au peuple ! Place à la Commune ! ».
Février : Jules Vallès et son collaborateur Pierre Denis fondent le Cri du Peuple. « La Sociale arrive, entendez-vous ! Elle arrive à pas de géant, apportant non la mort, mais le salut. »
  • 18 mars - 28 mai : Commune de Paris
    • 26 mars : élection de Jules Vallès à la Commune par 4 403 voix sur 6 467 votants du XVe arrondissement.

Durant la Commune, Jules Vallès intervient contre les arbitraires, pour la liberté de la presse. Le Cri du Peuple (83 numéros du 22 février au 23 mai 1871) fut, avec Le Père Duchêne, le journal le mieux vendu de cette période. Vallès siégea d'abord à la commission de l'enseignement, puis à celle des relations extérieures. Il appartient à la minorité opposée à la dictature d'un comité de Salut public. Durant la Semaine sanglante, 20 000 personnes[réf. nécessaire] seront fusillées par l'armée régulière. Deux faux Vallès seront exécutés par méprise.

Exil[modifier | modifier le code]

Maison natale de Jules Vallès, place de la Platrière, au Puy-en-Velay.
Jules Vallès mourut au n° 77 boulevard Saint-Michel à Paris en 1885
Tombe de Jules Vallès au cimetière du Père-Lachaise (66e division), à Paris. Le buste est l'œuvre de Jean Carlus

Vallès, menacé de mort, fuit Paris vers la Belgique et l'Angleterre.

  • 1872 : Mort de la mère de Vallès. Condamnation à la peine de mort par contumace le 14 juillet 1872 par le 6e conseil de guerre.
  • Fin 1872 : Séjour à Lausanne où il écrit avec Henri Bellenger, un grand drame en 12 tableaux : La Commune de Paris.
  • 1873-1880 : Long exil à Londres.
  • 1875 : Mort à Londres de Jeanne-Marie, la fille de Vallès, âgée de 10 mois seulement. Vallès écrit le premier volet du roman Vingtras, il ne paraîtra, en feuilleton dans Le Siècle qu'en 1878, signé du pseudonyme La Chaussade.
  • 1875-1880 : Nombreux articles envoyés de Londres, publiés à Paris sous pseudonymes. Articles : La Rue à Londres.
  • 1878 : Vallès écrit Vingtras II (le futur Bachelier), qui paraît en feuilleton en 1879, sous le pseudonyme de Jean La Rue.
  • 1879 : Rencontre à Bruxelles de Séverine. Reparution de son journal La Rue, dirigé depuis Londres (5 numéros) ; première édition de L'Enfant.
  • 14 juillet 1880 : Avec l'amnistie, Vallès rentre à Paris. Séverine devient sa disciple et sa collaboratrice. Parution du roman Les Blouses.
  • 1881 : L'éditeur Georges Charpentier publie L'Enfant et Le Bachelier, signés de Jules Vallès.
  • 1882-1883 : Grands articles du Tableau de Paris.
  • 1883-1885 : Jules Vallès relance et dirige Le Cri du Peuple.
  • 1885 : Jules Vallès, épuisé par la maladie (il était atteint de diabète)[8], meurt le 14 février, au 77 Boulevard Saint-Michel à Paris, en murmurant : « j'ai beaucoup souffert ».

Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise (66e division), accompagné par des dizaines de milliers de Parisiens et des survivants de la Commune. Sur sa tombe est inscrite cette épitaphe: « Ce qu’ils appellent mon talent n’est fait que de ma conviction. » D’autres personnes se trouvent dans sa tombe : René Guebhard, Frédéric de Creus, et Laure Bovet.

Œuvre[modifier | modifier le code]

L'insurgé
  • Les Enfants du Peuple / Jules Vallès, préf. par Julien Lemer.-Paris : La Lanterne, 1879.- XXXIX-244 p. ; 19,5 cm.
    • Les Blouses, 1881
    • Souvenirs d'un étudiant pauvre, éd. du Lérot, 1993
    • Un Gentilhomme, feuilleton-roman de 1869, préface de Roger Bellet, éd. Petite Bibliothèque Ombres, 1996
    • Les Enfants du Peuple, éd. du Lérot, 1987
  • Trilogie autobiographique de Jacques Vingtras (disponible dans toutes les éditions de poche.)
  • Le Testament d'un blagueur, Mille et une nuits, 2001.
  • Le Tableau de Paris, annotation et bibliographie de Maxime Jourdan, Berg International, 2007.
  • Dictionnaire d'argot et des principales locutions populaires, avant-propos de Maxime Jourdan, Berg International, 2007. Attribution contestable selon Denis Delaplace (voir L'Argot selon Casciani aux éditions Classiques Garnier 2009, « Ce Dictionnaire d’argot que n’a décidément pas pu écrire Jules Vallès » dans Autour de Vallès, revue de lectures et d’études vallésiennes, no 40 de 2010) et Dictionnaire d'argot et des locutions populaires de Jean La Rue, version raisonnée et commentée, aux éditions Classiques Garnier en 2010[9], plausible selon Jean-Claude Caron qui n'apporte aucune preuve[10].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eloi Valat, L'Enterrement de Jules Vallès, Bleu-Autour, 2011.
  • Gaston Gille, Jules Vallès (1832-1885). Ses révoltes, sa maîtrise, son prestige, Genève-Paris, Slatkine, 1981 [1941], IX-657 p.
  • Gaston Gille, Sources, bibliographie et iconographie vallésiennes : essai critique, Genève-Paris, Slatkine, 1981 [1941], V-191 p.
  • Roger Bellet, Journalisme et Révolution, 1857-1885, éd. du Lérot, 1987
  • Max Gallo, Jules Vallès, biographie, Robert Laffont, 1988
  • Guillemette Tison, La Trilogie de Jacques Vingtras, éd. PUL, 1988
  • Henri Guillemin, Du courtisan à l'insurgé. Vallès et l'argent, éd. Arléa, 1990
  • Gaston Cherpillaud, Jules Vallès peintre d'histoire, essai, L'Âge d'Homme, 1991
  • Pierre Pillu, Lectures de L'Enfant, éd. Klincksieck, 1991
  • Marie-Hélène Biaute Roques, L'Enfant, Parcours de lecture, éd. Bertrand Lacoste, 1992
  • Adrien Faure, Jules Vallès et la Haute-Loire, éd. du Roure, 1994 ; nouvelle édition pour le 120e anniversaire de son décès, 2005[11] (ISBN 2906278564)
  • Roger Bellet, Jules Vallès, biographie, Fayard, 1995
  • Léo Campion, Le drapeau noir, l'équerre et le compas, Éditions Alternative libertaire (Bruxelles), 1996, lire en ligne
  • Franck Almi, Jacques Vingtras, du double à l'irréel, Septentrion, 1997
  • Silvia Disegni, Jules Vallès, du journalisme au roman autobiographique, L'Harmattan, 1997
  • François Marotin, Les Années de formation de Jules Vallès, histoire d'une génération (1845-1867), L'Harmattan, 1997
  • Daniel Zimmermann, Jules Vallès, l'Irrégulier, biographie, le cherche midi éditeur, 1999
  • Corinne Saminadayar, commente L'Enfant de Jules Vallès, Foliothèque Gallimard, 2000
  • Marie-Hélène Biaute Roques, Masques et blasons de Jules Vallès, L'Harmattan, 2002
  • Maxime Jourdan, Le Cri du Peuple (22 février 1871-23 mai 1871), L'Harmattan, 2005
  • Hédia Benmansour Balafrej, Jules Vallès artiste : portraits de contemporains, L'Harmattan, 2007
  • Hichem Chebbi, L’œuvre de Jules Vallès : une écriture de combat, thèse de doctorat, 2007 en ligne
  • Jean Guiffan, Joël Barreau, et Jean-Louis Liters dir., Le Lycée Clemenceau, 200 ans d'histoire, Éditions Coiffard, Nantes, 2008. Fiche biographiques de Louis Vallez page 459, de Jules Vallès page 458, et pages 88 à 92 pour Jules Vallès et la révolution de 1848.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Joël Barreau, "Jules Vallès et le mouvement lycéen à Nantes en 1848", dans Alain Croix dir., Du sentiment de l'histoire dans une ville d'eau Nantes, Éditions de l'Albatros, Thonon-les-Bains, 1991, p. 173-185. (ISBN 2-908528-31-2)Document utilisé pour la rédaction de l’article
    • Charles-Louis Chassin, Félicien ou Souvenirs d'un étudiant de 1848, Paris, 1904. Mémoires d'un ami de Jules Vallès cité dans la bibliographie de l'ouvrage précédent.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice BnF no FRBNF119275052
  2. Erreur d'état-civil confirmée par Guiffan, 2008, page 475, mais sous la forme "Vallès".
  3. Ce redoublement serait à expliciter.
  4. Souvenirs de Charles-Louis Chassin, 1887, cités dans Guiffan, 2008.
  5. Chassin, cité par Barreau, 1991, page 181.
  6. Cf. Guiffan, 2008, et Barreau, 1991, pour tout ce paragraphe. Il ne s'agit pas d'éléments repris de Jacques Vingtras, où Vallès ne parle pas du tout de son action en 1848 ; en revanche, il en parle dans Souvenirs d'un étudiant pauvre.
  7. Cf. Guiffan, 2008, page 475 : palmarès de Julles Vallès au lycée de Nantes.
  8. Jean-Louis Lalanne, « Vie de Jules Vallès » in Jules Vallès, Le Bachelier, Gallimard, Coll. « Folio classique », Paris, 1974, p. 456
  9. L'auteur original du dictionnaire est un Jean La Rue inconnu (peut-être Casciani le préfacier, mais rien n'est sûr). Même si ce pseudonyme a été utilisé auparavant par Jules Vallès, la première édition (1894) de cette compilation terne et impersonnelle reprend visiblement des passages d'ouvrages parus après la mort de Jules Vallès (1885). En outre, l'édition de 2007 reproduit une édition Flammarion de la seconde moitié du vingtième siècle qui ajoute elle-même des erreurs à une réédition Flammarion de 1901 comportant de nombreux termes nouveaux ajoutés seize ans après la mort de Jules Vallès.
  10. Revue d'histoire du XIXe siècle, n° 36, 2008/1, pp. 187-189
  11. Fiche du livre, sur le site de l'éditeur.

Notices[modifier | modifier le code]

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