Vals-près-le-Puy

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Vals-près-le-Puy
Cabane en pierre sèche.
Cabane en pierre sèche.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Haute-Loire
Arrondissement Puy-en-Velay
Canton Puy-en-Velay-Sud-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay
Maire
Mandat
Alain Royet
2014-2020
Code postal 43750
Code commune 43251
Démographie
Gentilé Valladiers
Population
municipale
3 469 hab. (2011)
Densité 678 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 45″ N 3° 52′ 32″ E / 45.0291666667, 3.8755555555645° 01′ 45″ Nord 3° 52′ 32″ Est / 45.0291666667, 3.87555555556  
Altitude Min. 632 m – Max. 850 m
Superficie 5,12 km2
Localisation

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Vals-près-le-Puy

Vals-près-le-Puy est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne.

Ses habitants sont les Valladiers et les Valladières.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située dans la vallée du Dolaizon (ou Dolaison), son point culminant est le Mont Ronzon à 850 mètres.

Commune limitrophe au sud-ouest du Puy-en-Velay.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire du vallon de Vals-près-le-Puy remonte beaucoup plus loin que celle du chef-lieu départemental voisin du Puy-en-Velay. Au temps préhistoriques, des tribus semi-troglodytes y creusent de nombreux campements et grottes, dont il subsiste encore d'importants et nombreux vestiges.

Une légende colportée par l'érudit Albert Boudon-Lashermes veut que, plus de mille ans avant Jésus-Christ, Les Ligures se seraient installés dans la région et seraient les constructeurs des chibottes (huttes en pierres sèches).

Le premier nom de Vals fut "La Val du Cros" : la vallée du tombeau. Ce nom tenait sans doute à l'existence de quelques sépultures préhistoriques, aujourd'hui disparues.

Jusqu'à la Révolution, les routes les plus importantes du Velay traversaient le vallon de Vals, pour monter, d'un côté au plateau de Cordes (route d'Espagne), de l'autre vers le Riou (route de Marseille).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vals-près-le-Puy Blason D'azur au chevron renversé d’argent, accompagné en chef d'un cœur d’or enflammé de gueules et en pointe de deux chibottes [huttes de pierres sèches] d'or, ouvertes du champ.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 réélu 2014 Alain Royet[1] DVG  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 469 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
967 857 697 857 886 897 864 881 990
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
928 911 951 945 1 004 955 1 205 1 120 1 173
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 271 1 132 1 274 1 335 1 423 1 419 1 614 1 715 1 708
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 829 2 449 3 070 3 505 3 426 3 391 3 527 3 541 3 469
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Vals-près-le-Puy est traversée par le GR 65 qui suit la Via Podiensis, l'un des chemins de Saint-Jacques. C'est la seconde commune traversée par le chemin, à partir du Puy-en-Velay.
  • L'église de Vals-près-le-Puy est issue d'un ensemble de bâtiments du XIIe siècle, remaniés plusieurs fois. Elle a été inscrite à l'inventaire des Monuments historiques le 8 octobre 1968.
Le clocher, à ossature bois et parement bois apparent, qui avait subi de multiples transformations ou reconstructions au cours des siècles, fut rénové à l'identique en 2002.
Une Vierge à l'Enfant en bois doré du XVIIIe siècle, classée parmi les Monuments historiques, est visible dans l'église.
  • L'escalier de l'hôtel de ville est le dernier vestige du monastère des Augustines. Il date du XVe siècle. Il fut édifié à l'époque de la reconstruction de l'ancien bâtiment connu depuis le XIIe siècle sous le nom de Maison du pont de Vals.
Cette dernière abritait alors les augustines de Vals, dont l'ordre fondé en 1313 par Bernard de Castanet, évêque du Puy, durera jusqu'à la Révolution française.
L'escalier, classé le 15 mars 1973 parmi les Monuments historiques, fut restauré entre 1973 et 1975 au cours de la construction de l'hôtel de ville.
  • On trouve à Vals-près-Le Puy, une quinzaine de chibottes (de leur vrai nom tsabones, c'est-à-dire « cabanes »), sortes de grandes huttes circulaires ou semi-circulaires entièrement bâties en pierres sèches. Elles sont couvertes d'une coupole en encorbellement. Les chibottes de Vals sont situées dans le vallon du Crouzas, dans des parcelles anciennement vinifères. Un projet de restauration et de mise en valeur touristique de ces édifices, dans le cadre d'un « Parc des Chibottes », est dans les cartons depuis 1976. Une cabane située au bois de Lirate et propriété de la commune a été inscrite à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques[4] le 28 mars 1986.
  • Différents ponts avaient été aménagés à l'époque médiévale mais il en reste très peu d'origine. Il existait aussi un pont gaulois devant le couvent des augustines qui fut à l'origine du pont en béton armé. Actuellement subsistent :
    • Le pont Neuf (construit entre 1831 et 1846), ruelle du Charirou
    • Le pont Médian (construit avant 1846), situé au milieu du village
    • Le pont en béton armé (1978-1979)
    • Le pont du Riou (1856), situé entre Vals et Taulhac, sur le Riou
    • Le pont du Moulin Gimbert (1856)
    • Le pont du Moulin Bernard (1857)
    • Le pont sur le CD 31 (1893-1894), situé à la sortie de Vals.
  • La croix de Pouvignac, partiellement détruite en 1940 par la foudre, possède un socle daté de 1621. Située sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, elle a été restaurée récemment.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Victor Constant
  • Henri Ramière
  • Auguste Aymard (1808-1889), maire de Vals-près-Le Puy, conservateur du musée Crozatier au Puy-en-Velay, archiviste, paléontologue, archéologue.
  • Joseph Rumillet Charretier (1833-1916), fondateur de la distillerie Verveine du Velay en 1859.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]


Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 26 août 2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. Cf le site Patrimoine de France.


Liens externes[modifier | modifier le code]

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