Saugues

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Saugues

Saugues, pays de la bête du Gévaudan
Saugues, pays de la bête du Gévaudan

Saugues#Héraldique
Détail
Administration
Pays France
Région Auvergne
Département Haute-Loire
Arrondissement Puy-en-Velay
Canton Saugues
Code Insee abr. 43234
Code postal 43170
Maire
Mandat en cours
Paul Bastide
2001-2008
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Saugues
Démographie
Population 1 917 hab. (2006)
Densité 24 hab./km²
Géographie
Coordonnées
géographiques
44° 57′ 39″ Nord
         3° 32′ 53″ Est
/ 44.9608333333, 3.54805555556
Altitudes mini. 661 m — maxi. 1 483 m
Superficie 78,8 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Saugues (en occitan Saug) est une commune française, située dans le département de la Haute-Loire et la région Auvergne.

Sommaire

[modifier] Géographie

Chef-lieu du canton de Saugues dans les monts de la Margeride, aux limites entre le Cantal, la Lozère et l'Ardèche. La Seuge traverse le canton de Chanaleille à Prades où elle se jette dans l'Allier. À 45 km à l'ouest du Puy-en-Velay.

[modifier] Histoire

Ancienne place forte du Gévaudan, elle s'est développée dès le XIIe siècle sous l'autorité des évêques de Mende et des seigneurs de Mercœur ; les modernisations successives de la ville ont effacé les traces des fortifications médiévales, seule subsiste une imposante tour du XIIIe siècle ; le centre historique fut dévasté par un incendie en 1788.

C'est dans les montagnes des alentours et près de Saugues que sévit à la veille de la Révolution, la fameuse bête du Gévaudan, de sinistre mémoire.

[modifier] Le Pèlerinage de Compostelle

Sur la Via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
On vient de Monistrol-d'Allier, la prochaine commune est Chanaleilles, la Dômerie du Sauvage et la Chapelle Saint-Roch.
Saugues était le point de rencontre des pèlerins venant d’Auvergne. En effet, au chemin venant de Brioude, qui permettait d'éviter le Puy en remontant la vallée de l'Allier par Langeac, Chanteuges et la forêt de Pourcheresse, se raccordaient des voies secondaires drainant les pèlerins du Cantal ou du Puy de Dôme.

[modifier] La Confrérie des Pénitents

Historique de la Confrérie[1].

C'est le 14 mai 1652, sous l'initiative de cinq honorables habitants de Saugues, Antoine de Langlade seigneur de Courère, Jacques de Langlade seigneur de La Valette, tous deux chanoines de la collégiale Saint Médard, Jacques de Langlade notaire royal, Benoît Paparic bourgeois et Antoine Pichot apothicaire, fut fondée à Saugues, avec l'aimable autorisation de monseigneur de Marcillac évêque de Mende, une confrérie de Pénitents Blancs. Elle devait être affiliée à l'archiconfrérie de Notre-Dame de Gonfalon de Rome par une bulle du 15 novembre de la même année. Lors de la grande peste de 1721, qui sévit avec violence dans le Gévaudan, les pénitents avaient fait le vœu de se rendre en procession le lundi de Pentecôte au pèlerinage de Notre Dame d'Estours.

La confrérie comporte aujourd'hui une cinquantaine de pénitents, issus de toutes professions.

[modifier] Héraldique

Saugues

Le blasonnement de Saugues est : D'azur, à la lettre capitale S d’argent, cernée de deux rameaux montant d’une même branche de sinople, surmontée d’un soleil d’or. Origine moderne

Mercœur

Le blasonnement de Saugues sous l'Ancien Régime devait être celui de Mercœur : de gueules à trois fasces de vair.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
Dr Gerbier
Jean Claude Simon RI Député
Georges Vielledent
Mireille de Chirac
mars 2001 Paul Bastide
mars 2008 Paul Bastide
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
2 346 2 493 2 371 2 288 2 089 2 013 1 917
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments

  • La Tour dite "des anglais".

Riche en vieilles maisons, Saugues, dont la spécialité était le tournage des "esclops", (les sabots de bois) est dominée par la Tour dite "des Anglais", un donjon carré du XIIIe siècle. La Tour devrait son nom au siège subi en 1362 pour en déloger des routiers partisans des Anglais (Un chevalier anglais, mort en 1380, repose dans une tombe gothique du cimetière). Elle possède des fresques d'un artiste de Saugues, Lucien Gires. Elle abrite aujourd'hui un musée de la Forêt et offre un beau panorama depuis son sommet. Une étude d'histoire architecturale, avec analyse archéologique du bâti, a été publiée par Christian Corvisier[2].

  • Le Musée de la Bête du Gévaudan.

Il raconte la terrible histoire de la Bête du Gévaudan qui régna entre 1764 et 1767 dans la région de Saugues et dans ces alentours. À travers 24 scènes composées par des personnages en plâtre il nous plonge dans l'atmosphère de l'ancien temps dans lequel la terreur et l'horreur régnaient en maître dans nos montagnes.

  • Le village médiéval déserté de Montchauvet.

Le village de Montchauvet date du Xème au XIV-XVème siècle. La famille De Montchauvet en est issue : elle est connue par Guillaume de Montchauvet qui fut bailli de Saugues pour le seigneur de Mercoeur au XIV ème. Le Village médiéval déserté de Montchauvet a été redécouvert en 1965 et sondé de 1965 à 1994. Le site archéologique et l'exposition permanente présentant les objets de la vie quotidienne se visite pendant l'été.

Essentiellement du XVIe siècle, c’est un édifice gothique marqué par des modifications au XIXe siècle. Il est surmontée d'un clocher octogonal sur porche.
Elle abrite un prestigieux mobilier, dans son trésor elle possède une Vierge en majesté du XIIe siècle, une Pietà du XVe siècle, trois croix processionnelles Renaissance richement ciselées en argent, dues aux orfèvres du Puy.
On y voit encore la châsse de saint Bénilde (1805 - 1862, canonisé en 1967), Frères des Écoles chrétiennes et premier instituteur de la localité.

  • L'ancien hôpital Saint-Jacques.

Devenu hospice, existe toujours. À côté, la chapelle des Pénitents avec sur son retable du XVIIe, les instruments de la Passion, est le siège d'une confrérie fondée en 1652, semblable à celle du Puy ; les Pénitents. Le Jeudi Saint, les membres de cette confrérie parcourent la ville en procession, dans un geste de foi et de pénitence en cagoule blanche, muni d’une lanterne, sauf ceux qui, en rouge et pieds nus, portent croix et "colonne aux outrages".

  • Le Mont Mouchet et les combats à la Vachellerie

Le Pays de Saugues a été le théâtre de la Résistance intérieure française en Margeride pendant la Seconde Guerre Mondiale. Le Musée de la Résistance du Mont Mouchet se visite.

Le 10 juin 1944, trois colonnes allemandes, soit 8000 hommes environ, convergent vers le Mont-Mouchet avec des blindés, la troisième, sur Monistrol d'Allier et Saugues. Elles tentent, sans y parvenir, de prendre au piège les Maquisards des réduits du Mont-Mouchet et de Saugues. Pendant toute la journée du 10 juin, ont lieu des violents combats. (...) À La Vachellerie (secteur de Saugues), une centaine de véhicules est arrêtée par la section des gendarmes, des sections des 33e et 34e Compagnies, renforcées par des éléments de la 12e Compagnie. La bataille fait rage toute la journée, et il faut attendre le soir une contre-attaque de deux sections de la 31e Compagnie qui prend l'ennemi de flanc, pour le rejeter sur la rive droite de l'Allier. Plusieurs véhicules ennemis sont détruits, dont un blindé. (...)

L'attaque allemande reprend, le 11 juin vers 9 heures, sur les mêmes axes que la veille. C'est une grosse division qui s'élance, avec des chars, de l'artillerie, de l'aviation. Les combats sont acharnés. L'artillerie écrase les Compagnies engagées, et, en fin de soirée, la Maison forestière, P.C. de l'État-Major. Une escadrille de bombardiers légers survole et mitraille en permanence les positions des F.F.I. et lâche même des bombes sur la sortie est de la petite ville de Saugues, détruisant plusieurs maisons. Partout, à Clavières, à Pinols, à Saugues, les Maquisards se battent avec courage, mais ne réussissent pas à empêcher la pénétration des blindés ennemis. Les munitions s'épuisent, et les unités de réserve apportent le ravitaillement nécessaire. Les Compagnies ont l'ordre de tenir jusqu'à la nuit. Celles du Mont-Mouchet se replient en direction du « Réduit de La Truyère ». Celles du réduit de Saugues, 31e et 32e Compagnies, se replient vers les forêts de la région de Berbezit (La Chaise-Dieu), et vers la région de la forêt de Mercoire (Haute-Lozère) pour les 33e, 34e, 35e Compagnies et la Compagnie de passage.(...)

Suite à ces évènements, le Dr Gerbier, maire de Saugues et le curé ont dû négocier avec les troupes allemandes pour éviter des représailles. Un monument à la Vachellerie et la statue de la Vierge rappelle cette période.

[modifier] Personnalités liées à la commune

  • Joachim Barrande (1799-1883), géologue et père de la paléontologie, né à Saugues.
  • Saint Bénilde (1805-1862), enseignant à Saugues de 1841 à sa mort.
  • Robert Sabatier (1923-), écrivain français né à Paris. Saugues est le village qu'il décrira dans Les Noisettes Sauvages.
  • Lucien Gires (1937-2002), artiste peintre, sculpteur qui créa le Musée fantastique de la Bête du Gévaudan.

[modifier] Jumelage

Saugues est jumelée avec la commune belge de Modave depuis 1992. Le comité de jumelage s’occupe d’entretenir les relations entre les deux communes, par le biais du comité de jumelage saugain et organise des activités qui servent à financer, en partie, le voyage de nos enfants à Modave, il s’investit financièrement aussi, lorsque les enfants de Modave viennent en Auvergne.

[modifier] Voir aussi


Étape précédente
Monistrol-d'Allier
Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle
Coquille Saint-Jacques
Via Podiensis
Étape suivante
Chanaleilles

[modifier] Références

  1. Extrait du site de Mr Roger Combe
  2. Les Cahiers de la Haute-Loire 2008

[modifier] Liens externes

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