Issoire
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| Issoire | |
| La ville depuis la Tour de l'Horloge | |
| Pays | |
|---|---|
| Région | Auvergne |
| Département | Puy-de-Dôme (sous-préfecture) |
| Arrondissement | Issoire (chef-lieu) |
| Canton | Issoire (chef-lieu) |
| Code Insee | 63178 |
| Code postal | 63500 |
| Maire Mandat en cours |
Jacques Magne[1] 2008-2014 |
| Intercommunalité | Issoire Communauté |
| Latitude Longitude |
|
| Altitude | 360 m (mini) – 560 m (maxi) |
| Superficie | 19,69 km² |
| Population sans doubles comptes |
14 778 hab. (2007) |
| Densité | hab./km² |
Issoire est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme et la région d'Auvergne.
Elle est l'une des quatre sous-préfectures du département avec Ambert, Riom et Thiers.
Ses habitants sont appelés les Issoiriens.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Située au sud de Clermont-Ferrand, près de l'A75, en bordure de l'Allier, elle est traversée par la Couze Pavin, affluent de l'Allier.
En venant de Clermont-Ferrand, on doit d'abord traverser une profonde gorge rocheuse où court la tumultueuse Allier. Au sortir de cette gorge, on découvre Issoire s'ouvrant sur la Limagne du même nom. C'est une vallée fertile se développant sur un axe nord-sud le long de l'Allier en direction de Brioude. Elle s'agrémente de nombreuses buttes d'origine volcanique aux formes douces, dont les plus remarquables sont le Puy d'Isson, Usson et Nonette. La Limagne d'Issoire est aussi bordée de beaux plateaux formés de coulées de basalte comme à Perrier. La région d'Issoire est marquée par une architecture au caractère nettement méditerranéen. La douceur du paysage, la qualité de la lumière ont valu à cette région le surnom de Toscane Auvergnate.
[modifier] Économie
Longtemps agricole, Issoire a commencé à se développer en 1855 avec l'arrivée du chemin de fer. Puis l'implantation d'un régiment a donné un nouveau souffle au commerce. C'est surtout au XXe siècle que l'industrie a pris son essor :
- usine Ducellier (1938), devenue Valeo, qui produit des accessoires pour l'automobile;
- Wassmer aviation, devenu Issoire-Aviation, qui produit l'avion Issoire APM-20 Lionceau;
- la marque Voxan, seule moto française encore commercialisée;
- surtout, métallurgie de l'aluminium destiné à l'aérospatiale, qui a valu à Issoire le titre de «capitale européenne de l'aluminium» : Alcan, Aubert et Duval, Interforge.
La Technopole Innomat est tournée vers les matériaux nouveaux. Issoire connaît également une activité commerciale importante.
La ville dispose d'une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Clermont-Ferrand / Issoire.
[modifier] Histoire
Dénommée jadis Isiodorensis, "Issoire la Belle" garde à travers son vocable le souvenir d'une origine gallo-romaine. Plusieurs objets datant de cette époque furent découverts dès 1780 : urnes antiques, monnaies gauloises et romaines, vases funéraires gallo-romains.
Le nom de la ville s'est écrit pendant longtemps Yssoire. Le "Y" qui apparaît dans les armoiries en témoigne. C'est à partir de la révolution que l'orthographe moderne Issoire s'est imposée. En occitan, la ville s'appelle Suire [ˈsɥirə]).
[modifier] Moyen Âge
Si les sources historiques demeurent difficiles à rassembler, il est probable qu'un premier monastère ait été fondé à Issoire par le premier évêque auvergnat, saint Austremoine, vers le milieu du IIIe siècle, d'après le témoignage le plus ancien, celui de l'historien Grégoire de Tours. Celui-ci aurait été pillé par les Wisigoths lors de leur passage en 474.
Du Ve au VIIIe siècle, la mémoire de saint Austremoine tomba dans l'oubli. Ses reliques furent transférées à Volvic, puis à l'abbaye de Mozac. En 816, des moines bénédictins venus de Charroux dans le Poitou et fuyant les invasions normandes, se réfugient dans la région, à Saint-Yvoine. L'un d'entre eux, nommé Gislebert, se rend à Issoire et décide de reconstruire l'ancien monastère de Saint-Austremoine. Le nouveau monastère sera consacré en 937 par Bernard, évêque de Clermont, sous le double vocable de Saint-Pierre et Saint-Austremoine.
Les moines décident la reconstruction complète du monastère et de son abbatiale vers le milieu du XIIe siècle, à l'image des autres églises majeures déjà édifiées. C'est le monument que nous pouvons admirer aujourd'hui.
[modifier] Guerres de religion
Un protestant est brûlé vif en 1548. Le 15 octobre 1575 (cinquième guerre de religion), la ville est prise et pillée par les troupes du capitaine Merle. Lors de la guerre suivante, en juin 1576, la ville est reprise et pillée par l'armée royale du duc d'Anjou[2].La ville d'Issoire est prise par les ligueurs le 10 février 1590. Le 11 février, Jacques de Villelume-Barmontet assiège les ligueurs réfugiés dans la citadelle, c'est alors que le chef de la Ligue Jean-Louis de La Rochefoucauld, comte de Randan, fait le siège de la ville tenue par les royalistes, commandés par Jacques de Villelume-Barmontet, maréchal de camp qui repoussent les ligueurs. Le 14 mars 1590, Jacques de Villelume-Barmontet, à la tête de cinquante cuirassiers aide les troupes royales, les contingents de Clermont et les volontaires menés par François de Chabannes, marquis de Curton à poursuivre le comte de Randan et à le défaire à la bataille de Cros-Rolland, près d'Issoire. Il se marie en 1578 avec Magdelaine, Dame de Vassel. Le 15 mars 1590, Jacques de Villelume-Barmontet est nommé gouverneur d'Issoire, et dans sa charge de maréchal de camp, continue à prendre part aux opérations contre la Ligue jusqu'en 1595. Un contemporain , Julien Blauf notable de la ville, rédigea une chronique des évenements de 1540 à 1622[3].
[modifier] Depuis le XIXe siècle
Issoire est restée longtemps agricole. Mais la crise du phylloxéra en 1895 fut un coup très dur. L'une des seules activités économiques est alors la batellerie: on transporte sur l'Allier, principalement, du bois de sapin. Il faut attendre 1831 pour que le premier pont sur l'Allier, à Parentignat, ne rende plus nécessaire le passage par un bac. L'arrivée du chemin de fer en 1855 entraîne la faillite des bateliers. L'installation d'un régiment d’artillerie donne un peu de souffle à l'économie. Il est remplacé ensuite par l'EATAT, puis par l'ENTSOA (École nationale technique des sous-officiers d'active), fermée et remplacée en 1999 par le 28e RT. L'essor économique de la ville date du milieu du XXe siècle, avec l'installation d'une importante usine métallurgique.
[modifier] Unités militaires ayant tenu garnison à Issoire
- Centre d'Entrainement des moniteurs de la Jeunesse en Algérie (CEMJA) Juillet 1957 - Juin 1962
- École des Apprentis Techniciens de l'Armée de Terre, 1er octobre 1963 - 1964
- École d'Enseignement Technique de l'Armée de Terre, 1964 - 1977
- Ecole Nationale Technique des Sous-Officiers d'Active, 1977 - juin 1998
- 35e Régiment d'Artillerie Divisionnaire, (avant) 1939 - 1940
- 36e Régiment d'Artillerie Légère, (avant) 1939 - 1940
[modifier] Unités militaires actuellement en garnison à Issoire
- 28e Régiment de Transmissions, depuis septembre 1998
[modifier] Héraldique
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blasonnement : d'azur à la lettre y d'or, la queue inversée à senestre et enroulée par la pointe, surmontée d'une couronne de marquis du même |
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 1977 | Jacques Lavédrine | PS | Député | |
| mars 1989 | Pierre Pascallon | UMP | Député de la 4e circonscription du Puy-de-Dôme 1986 à 1997. | |
| mars 2008 | Jacques Magne | PS | ||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Politique
Pour la première fois de son histoire, la ville d'Issoire, ancrée à droite, a voté en majorité pour un candidat de gauche (Ségolène Royal) dans une élection présidentielle, le 6 mai 2007.
[modifier] Démographie
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2007 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| 10 454 | 11 886 | 13 673 | 13 674 | 13 559 | 13 773 | 14 778 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
[modifier] Monuments remarquables
L'église Saint-Austremoine est l'une des plus belles églises romanes d'Auvergne, avec les quatre autres églises dites « majeures » :
- Notre-Dame du Port à Clermont-Ferrand,
- la Basilique Notre Dame à Orcival,
- l'église de Saint-Nectaire,
- l'église de Saint-Saturnin.
Ancienne église abbatiale bénédictine, elle fut bâtie au XIIe siècle grâce à différentes arkoses et calcaires.
Saccagée par le capitaine huguenot Merle lors des guerres de religion, elle fut restaurée plusieurs fois aux XIXe et XXe siècles. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis 1835.
Le chevet est la partie la plus valorisée de l'édifice et accuse, par son parti à chapelle axiale rectangulaire déjà rencontré à Souvigny et Saint-Menoux, le milieu du XIIe siècle. À l'intérieur, ce qui frappe c'est la couleur, qui date de 1859. Les chapiteaux du rond-point sont historiés et centrés sur la Passion du Christ. Ils racontent : la Cène, la visite des femmes au tombeau, les apparitions du Christ à Marie-Madeleine, etc.
Les chapiteaux du chœur illustrent différents moments vécus par le Christ entre le Jeudi Saint et le dimanche de Pâques. Ils sont probablement le fruit de sculpteurs expérimentés venus du Languedoc.
Sous le chœur se trouve une magnifique crypte, qui a échappé au « barbouillage ». On y trouve une belle châsse du XIIIe siècle en émail de Limoges. Elle fut achetée par l'abbé Daguillon en 1853 pour y placer les reliques de Saint-Austremoine. Ses faces décrivent la visite des Saintes Femmes au Tombeau et l'apparition du Christ à Marie-Madeleine. Volée en 1963, la châsse a été retrouvée à Hawaii en 1990 après un périple dans le monde. Elle est de nouveau dans la crypte depuis 1992.
[modifier] Célébrités
- François Albert-Buisson (1881-1961), né à Issoire, magistrat, économiste, homme politique (maire d'Issoire et sénateur du Puy-de-Dôme), historien et académicien français.
- Agénor Altaroche (1811-1884), homme de lettres et homme politique
- Antoine Duprat (né à Issoire en 1463 - décédé en 1535), chancelier de François Ier.
[modifier] Jumelage
Neumarkt (Allemagne) depuis 1971
[modifier] Anecdote
Issoire est, avec Ambert, l'une des deux sous-préfectures victimes des canulars arbitraires et anarchisants des sept héros des Copains, roman de Jules Romain paru en 1913.[5] Le choix s'était porté sur ces deux villes car, sur une carte de France, elles lorgnaient d'un mauvais œil les sept amis. Yves Robert en tira en 1964 un film du même nom (Les Copains).
[modifier] À voir aux environs
- Le village médiéval de Montpeyroux ;
- Le village d'Usson ;
- La vallée des saints, près de Boudes ;
- Les grottes de Perrier ;
- Le château de Siorac ;
- Le point de vue du puy d'Ysson au-dessus de Solignat.
[modifier] Notes
- ↑ Site de la préfecture du Puy-de-Dôme, consulté le 8 janvier 2008
- ↑ Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980, (ISBN 2-7242-0785-8 ) p. 325
- ↑ Julien Blauf, Texte revue et commenté par André Serre, « Issoire pendant les guerres de religion », La Française d'Édition et d'Imprimerie, Clermont-Ferrand, 1977, 297p.
- ↑ Issoire sur le site de l'Insee
- ↑ Jules Romains n'a pas hésité à intituler un chapitre de son roman « Destruction d'Issoire », même si le terme est légèrement excessif.

