Issoire
| Issoire | ||||||
La ville depuis la tour de l'Horloge |
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Blason |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Auvergne | |||||
| Département | Puy-de-Dôme (sous-préfecture) |
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| Arrondissement | Issoire (chef-lieu) |
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| Canton | Issoire (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Issoire Communauté | |||||
| Maire Mandat |
Jacques Magne[1] 2008-2014 |
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| Code postal | 63500 | |||||
| Code commune | 63178 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Issoiriens | |||||
| Population municipale |
14 416 hab. (2012) | |||||
| Densité | 732 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | 386 m (min. : 360 m) (max. : 560 m) | |||||
| Superficie | 19,69 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | http://www.issoire.fr/ | |||||
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Issoire est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme et la région d'Auvergne. Elle est l'une des quatre sous-préfectures du département avec Ambert, Riom et Thiers. Ses habitants sont appelés les Issoiriens. Issoire et Clermont-Ferrand partagent le même espace urbain.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Située au sud de Clermont-Ferrand, près de l'autoroute A75, en bordure de l'Allier, elle est traversée par la Couze Pavin, affluent de l'Allier.
En venant de Clermont-Ferrand, on doit d'abord traverser une profonde gorge rocheuse au niveau de l'horst de Saint-Yvoine, où court la tumultueuse Allier. Au sortir de cette gorge, on découvre Issoire s'ouvrant sur la Limagne du même nom. C'est une vallée fertile se développant sur un axe nord-sud le long de l'Allier en direction de Brioude. Elle s'agrémente de nombreuses buttes d'origine volcanique aux formes douces, dont les plus remarquables sont le Puy d'Isson, Usson et Nonette. La Limagne d'Issoire est aussi bordée de beaux plateaux formés de coulées de basalte comme à Perrier. La région d'Issoire est marquée par une architecture au caractère nettement méditerranéen. La douceur du paysage, la qualité de la lumière ont valu à cette région le surnom de Toscane Auvergnate.
Économie [modifier]
Longtemps agricole, Issoire a commencé à se développer en 1855 avec l'arrivée du chemin de fer. Puis l'implantation d'un régiment a donné un nouveau souffle au commerce. C'est surtout au XXe siècle que l'industrie a pris son essor :
- Wassmer Aviation (1905), devenu Issoire Aviation en 1978, implantée sur l'aérodrome d'Issoire - Le Broc et qui produit des pièces pour l'aéronautique et des avions légers ;
- Une usine des Établissements Ducellier (1938), devenu Valeo en 1986, qui produit des accessoires pour l’automobile (systèmes d'essuyage) ;
- La Société pour le forgeage et l’estampage des alliages légers (Forgeal) ;
- La Société centrale des alliages légers (SCAL) ;
- La Technopole Innomat est tournée vers les matériaux nouveaux ;
- Le Centre européen d’essais, de recherches et de techniques automobiles (CEERTA), circuit automobile d'Issoire.
Histoire [modifier]
Dénommée jadis Isiodorensis, "Issoire la Belle" garde à travers son vocable le souvenir d'une origine gallo-romaine. Plusieurs objets datant de cette époque furent découverts dès 1780 : urnes antiques, monnaies gauloises et romaines, vases funéraires gallo-romains.
Le nom de la ville s'est écrit pendant longtemps Yssoire. Le "Y" qui apparaît dans les armoiries en témoigne. C'est à partir de la Révolution que l'orthographe moderne Issoire s'est imposée. En occitan, la ville s'appelle Soire (ce qui se prononce [ˈsujre], [ˈsujrə] ou localement [ˈsɥirə]).
Du Ve au VIIIe siècle, la mémoire de saint Austremoine tomba dans l'oubli. Ses reliques furent transférées à Volvic, puis à l'abbaye de Mozac. En 816, des moines bénédictins venus de Charroux dans le Poitou et fuyant les invasions normandes, se réfugient dans la région, à Saint-Yvoine. L'un d'entre eux, nommé Gislebert, se rend à Issoire et décide de reconstruire l'ancien monastère de Saint-Austremoine. Le nouveau monastère sera consacré en 937 par Bernard, évêque de Clermont, sous le double vocable de Saint-Pierre et Saint-Austremoine.
Guerres de religion [modifier]
Un protestant est brûlé vif en 1548. Le 15 octobre 1575 (cinquième guerre de religion), la ville est prise et pillée par les troupes du capitaine Merle. Lors de la guerre suivante, en juin 1576, la ville est reprise et pillée par l'armée royale du duc d'Anjou[2]. La ville d'Issoire est prise par les ligueurs le 10 février 1590. Le 11 février, Jacques de Villelume-Barmontet assiège les ligueurs réfugiés dans la citadelle, c'est alors que le chef de la Ligue Jean-Louis de La Rochefoucauld, comte de Randan, fait le siège de la ville tenue par les royalistes, commandés par Jacques de Villelume-Barmontet, maréchal de camp qui repoussent les ligueurs. Le 14 mars 1590, Jacques de Villelume-Barmontet, à la tête de cinquante cuirassiers, aide les troupes royales, les contingents de Clermont et les volontaires menés par François de Chabannes, marquis de Curton à poursuivre le comte de Randan et à le défaire à la bataille de Cros-Rolland, près d'Issoire. Il se marie en 1578 avec Magdelaine, Dame de Vassel. Le 15 mars 1590, Jacques de Villelume-Barmontet est nommé gouverneur d'Issoire, et dans sa charge de maréchal de camp, continue à prendre part aux opérations contre la Ligue jusqu'en 1595. Un contemporain, Julien Blauf, notable de la ville, rédigea une chronique des évènements de 1540 à 1622[3].
Depuis le XIXe siècle [modifier]
Issoire est restée longtemps agricole. Mais la crise du phylloxéra en 1895 fut un coup très dur. L'une des seules activités économiques est alors la batellerie: on transporte sur l'Allier, principalement, du bois de sapin. Il faut attendre 1831 pour que le premier pont sur l'Allier, à Parentignat, ne rende plus nécessaire le passage par un bac. L'arrivée du chemin de fer en 1855 entraîne la faillite des bateliers. L'installation d'un régiment d’artillerie donne un peu de souffle à l'économie. Il est remplacé ensuite par l'EATAT, puis par l'ENTSOA (École nationale technique des sous-officiers d'active), fermée et remplacée en 1999 par le 28e RT. L'essor économique de la ville date du milieu du XXe siècle, avec l'installation d'une importante usine métallurgique.
Unités militaires ayant tenu garnison à Issoire [modifier]
- 35e Régiment d'artillerie divisionnaire, avant 1939 - 1940
- 36e Régiment d'artillerie légère, avant 1939 - 1940
- Centre d'entrainement des moniteurs de la Jeunesse en Algérie (CEMJA) juillet 1957 - juin 1962
- École des Apprentis techniciens de l'Armée de Terre, 1er octobre 1963 - 1964
- École d'Enseignement Technique de l'Armée de Terre , 1964 - 1977
- Ecole nationale technique des sous-officiers d'active, 1977 -1998
- 28e Regiment de transmissions, 1998
Héraldique [modifier]
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blasonnement : « d'azur à la lettre y d'or, la queue inversée à senestre et enroulée par la pointe, surmontée d'une couronne de marquis du même ». |
Politique [modifier]
Pour la première fois de son histoire, la ville d'Issoire, ancrée à droite, a voté en majorité pour un candidat de gauche (Ségolène Royal) dans une élection présidentielle, le 6 mai 2007.
Les maires qui se sont succédé à Issoire
Démographie [modifier]
Avec 14 416 habitants en 2009, Issoire est la cinquième commune la plus peuplée du département du Puy-de-Dôme. Pour la première fois, au recensement de 2006, elle franchit le seuil des 14 000 habitants, profitant de son statut attractif de sous-préfecture, au sud de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.
En 2010, la commune comptait 14 012 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Monuments remarquables [modifier]
L'église Saint-Austremoine d'Issoire est l'une des plus belles églises romanes d'Auvergne, avec les cinq autres églises dites « majeures » :
- la basilique Notre-Dame-du-Port à Clermont-Ferrand,
- la basilique Notre-Dame d'Orcival,
- l'église de Saint-Nectaire,
- l'église Notre-Dame de Saint-Saturnin.
- la Basilique Saint-Julien de Brioude
Elle est classée monument historique depuis 1840[6].
Ancienne église abbatiale bénédictine, elle fut bâtie au XIIe siècle grâce à différentes arkoses et calcaires.
Saccagée par le capitaine huguenot Merle lors des guerres de religion, elle fut restaurée plusieurs fois aux XIXe et XXe siècles. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis 1835.
Le chevet est la partie la plus valorisée de l'édifice et accuse, par son parti à chapelle axiale rectangulaire déjà rencontré à Souvigny et Saint-Menoux, le milieu du XIIe siècle. À l'intérieur, ce qui frappe c'est la couleur, qui date de 1859. Les chapiteaux du rond-point sont historiés et centrés sur la Passion du Christ. Ils racontent : la Cène, la visite des femmes au tombeau, les apparitions du Christ à Marie-Madeleine, etc.
Les chapiteaux du chœur illustrent différents moments vécus par le Christ entre le jeudi Saint et le dimanche de Pâques. Ils sont probablement le fruit de sculpteurs expérimentés venus du Languedoc.
Sous le chœur se trouve une magnifique crypte, qui a échappé au « barbouillage ». On y trouve une belle châsse du XIIIe siècle en émail de Limoges. Elle fut achetée par l'abbé Daguillon en 1853 pour y placer les reliques de Saint Austremoine. Ses faces décrivent la visite des Saintes Femmes au Tombeau et l'apparition du Christ à Marie-Madeleine. Volée en 1963, la châsse a été retrouvée à Hawaii en 1990 après un périple dans le monde. Elle est de nouveau dans la crypte depuis 1992.
Célébrités [modifier]
- François Albert-Buisson (1881-1961), né à Issoire, magistrat, économiste, homme politique (maire d'Issoire et sénateur du Puy-de-Dôme), historien et académicien français.
- Agénor Altaroche (1811-1884), homme de lettres et homme politique
- Antoine Duprat (né à Issoire en 1463 - décédé en 1535), chancelier de François Ier.
- Joseph-Henri Girot de Langlade (16 novembre 1782 - Issoire ✝ 11 avril 1856 - Paris), magistrat, haut-fonctionnaire et homme politique français du XIXe siècle.
Jumelage [modifier]
Neumarkt (Allemagne) depuis 1971
Veroli (Italie) depuis 2012
Issoire dans la littérature et au cinéma [modifier]
Les personnages du conte philosophie Jeannot et Colin de Voltaire sont originaires d'Issoire.
Issoire est, avec Ambert, l'une des deux sous-préfectures victimes des canulars arbitraires et anarchisants des sept héros des Copains, roman de Jules Romains paru en 1913[7]. Le choix s'était porté sur ces deux villes car, sur une carte de France, elles lorgnaient d'un mauvais œil les sept amis. Yves Robert en tira en 1964 un film portant le même nom, Les Copains.
À voir aux environs [modifier]
- Le village d'Usson ;
- La vallée des saints, près de Boudes ;
- Le point de vue du puy d'Ysson au-dessus de Solignat.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Site de la préfecture du Puy-de-Dôme, consulté le 8 janvier 2008
- Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p. 325
- Julien Blauf, Texte revue et commenté par André Serre, « Issoire pendant les guerres de religion », La Française d'Édition et d'Imprimerie, Clermont-Ferrand, 1977, 297p.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Notice no PA00092139, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Jules Romains n'a pas hésité à intituler un chapitre de son roman « Destruction d'Issoire », même si le terme est légèrement excessif.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Yves Morvan, Les peintures de la salle capitulaire d'Issoire, Revue d'Auvergne, Volume 106,Numéro 3. Société des amis de l'Université de Clermont. Ed. G. Mont-Louis, 1992.(ISSN 0035-1008)
