Agnès de Jésus

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Bienheureuse Mère Agnès de Jésus
Moniale Dominicaine
Naissance 17 novembre 1602
Le Puy-en-Velay, France
Décès 19 octobre 1634  (à 32 ans)
Langeac, France
Nationalité Drapeau : France Française
Béatification 20 novembre 1994 Rome
par Jean-Paul II
Vénéré par l'Église catholique romaine
Saint patron Invoquée pour les naissances difficiles, et pour le soutien des vocations sacerdotales.

Agnès Galand en religion Agnès de Jésus dite Agnès de Langeac (1602 - 1634), était une moniale dominicaine réputée pour sa charité et ses vertus.

Enfance et vocation[modifier | modifier le code]

Fille de Pierre Galand, coutelier, et de Guillemette Massiote, troisième de sept enfants, Agnès naquit le dimanche 17 novembre 1602 rue de Louche au Puy-en-Velay. Elle fut baptisée le lendemain de sa naissance au Baptistère Saint-Jean, près de la cathédrale.

À l'âge de 7 ans, Agnès, tandis qu'elle priait à la cathédrale, décida de se donner tout entière à la Sainte Vierge et en signe de cette consécration, prit une chaîne dans l'atelier de son père, qu'elle portera autour de la taille. Elle fait alors cette prière :

  • « Vierge sainte, puisque vous daignez vouloir que je sois à vous,
  • dès ce moment je vous offre tout ce que je suis
  • et je vous promets de vous servir toute ma vie en qualité d'esclave ».

Peu de temps après, elle fera vœu de virginité auprès de Notre-Dame-du-Puy.

Dès l'âge de 8 ans, constatant sa profonde piété, Agnès sera autorisée à communier, ce qui est exceptionnel à cet âge à cette époque. Elle prie longuement aussi, selon les conseils de son confesseur, qui lui avait dit : « Passe de longs moments en silence dans ta chambre et pense à Jésus ».

Agnès avait l'habitude de faire l'aumône à tous les indigents qu'elle croisait dans les rues du Puy. Petite fille, elle leur donnait bien souvent son goûter.

Agnès sera aussi active auprès de ses amies qu'elle réunira adolescente pour étudier les enseignements catholiques et prier ensemble. Elle mettra également un soin particulier, dans ses œuvres de charité, pour venir en aide aux femmes enceintes, que ce soit avant, pendant ou après l'accouchement.

Agnès dominicaine[modifier | modifier le code]

Depuis le XIIIe siècle, les frères prêcheurs étaient installés au Puy. L'église de leur couvent, Saint-Laurent, est proche de la maison d'Agnès. Elle y allait fréquemment prier et rencontrer des frères. L'un d'eux, le Père Panassière, devint son directeur spirituel. Il la reçut dans le Tiers Ordre Dominicain en avril 1621.

En 1623, désireuse de rejoindre la vie religieuse, elle quitte le Puy pour aller au monastère nouvellement créé à Langeac, sous le vocable de Sainte Catherine de Sienne.

Elle y fait profession le 2 février 1625. D'abord, dévolue aux tâches ancillaires vue sa condition sociale, elle est rapidement promue prieure, en 1627, et assume ses responsabilité avec bienveillance et amour de ses sœurs.

Par ses prière et ses conseils, elle va guider Jean-Jacques Olier vers la fondation des premiers Séminaires de Saint-Sulpice.

Elle meurt le 19 octobre 1634, en laissant comme charge spirituelle à ses filles de prier pour les prêtres et les vocations sacerdotales.

Béatification[modifier | modifier le code]

Agnès de Jésus a été béatifiée le 20 novembre 1994 par le Pape Jean-Paul II. Cette béatification qui peut paraître étonnante en raison du langage mystique parfois déroutant de Mère Agnès, cependant la grande simplicité de sa foi, sa vocation de prière pour les vocations sacerdotales et sa dévotion au Saint-Esprit ont été présentés comme modèles par le pape Jean-Paul II.

Miracles et tradition[modifier | modifier le code]

  • Agnès aimait tout particulièrement entourer les futures mères au moment de leur accouchement. C'est ainsi qu'en 1952 à Langeac, suite à une prière à Agnès, la naissance qui risquait de mettre la vie de la mère et de l'enfant en danger se déroula tout à fait naturellement. Ce miracle fut le point de départ de son procès en béatification.
  • On raconte que, comme elle allait entendre la messe à Notre-Dame, un pauvre vient à elle, et demande quelque aumône. Agnès, qui n'avait rien à lui donner, le lui dit, tristement : « Cherchez dans votre poche, reprit le pauvre, vous trouverez bien quelque chose à me donner ». Elle obéit, et rencontrant une pièce de monnaie, la tendit au pauvre ; mais il avait disparu.
  • Peu après son entrée au monastère de Langeac, Agnès fut chargée du soin de la cuisine, or, l'eau était loin, pour aller la chercher, elle devait accomplir de longs et pénibles trajets. Elle confia sa peine à Dieu qui, exauçant aussitôt sa prière, fit jaillir, dans la cuisine même, une source d'eau très limpide et très abondante. Cette source, aménagée plus tard, fut le siège de nombreux miracles.
  • Agnès de Jésus porta les stigmates sans que ceux-ci soient visibles extérieurement.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources - Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Agnès de Langeac : Le souci de la vie en ses commencements - Jean-Claude Sagne, Bernard Montagnes, Olivier-Thomas Venard, Martin de Framon - (édition du Cerf)
  • Mémoires sur la vie d’Agnès de Langeac - Esprit Panassière, o.p., confesseur d’Agnès - Édition originale sous la direction de B. Peyrous et J.-Cl. Sagne, o.p. Cerf 1994.
  • Agnès de Langeac, moniale dominicaine, mère spirituelle de Jean-Jacques Olier - 1602-1634 - Sœur Marie de la Trinité - 2e édition - Langeac 2001.
  • Grand Mémoire sur Agnès de Langeac - Arnaud Boyre - Arfuyen 2004.
  • Agnès de Langeac - René de Tryon - 1994.