Aiguilhe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Aiguilhe
Aiguilhe - Chapelle St-Michel
Aiguilhe - Chapelle St-Michel
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Haute-Loire
Arrondissement Puy-en-Velay
Canton Puy-en-Velay-Nord
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay
Maire
Mandat
Michel Roussel
2014-2020
Code postal 43000
Code commune 43002
Démographie
Population
municipale
1 577 hab. (2011)
Densité 1 434 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 03′ 06″ N 3° 53′ 08″ E / 45.0516666667, 3.88555555556 ()45° 03′ 06″ Nord 3° 53′ 08″ Est / 45.0516666667, 3.88555555556 ()  
Altitude Min. 609 m – Max. 751 m
Superficie 1,1 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Aiguilhe

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Aiguilhe

Aiguilhe est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Aiguilhe est situé juste à côté du Puy-en-Velay autour du piton volcanique sur lequel se trouve la chapelle Saint-Michel. Elle se trouve sur la Via Podiensis, le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle qui part du Puy. Elle est traversée par la Borne, affluent de la Loire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Anciens noms de la commune d'Aiguilhe : Eguilhe (1793) et Equilhe (1801).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2008 Jean-Louis Clavelier DVD  
mars 2008 en cours Michel Roussel[1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1577 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Une réforme du mode de recensement permet à l'Insee de publier annuellement les populations légales des communes à partir de 2006. Pour Aiguilhe, commune de moins de 10 000 habitants, les recensements ont lieu tous les cinq ans, les populations légales intermédiaires sont quant à elles estimées par calcul[2]. Les populations légales des années 2007, 2012, 2017 correspondent à des recensements exhaustifs[3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
350 411 381 315 330 439 493 514 540
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
485 580 578 594 657 605 624 588 611
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
616 642 658 595 635 693 675 812 885
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 016 1 137 1 304 1 376 1 452 1 555 1 595 1 601 1 577
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Âge de la population[modifier | modifier le code]

La pyramide des âges, à savoir la répartition par sexe et âge de la population, de la commune d'Aiguilhe en 2010[6]ainsi que, comparativement, celle du département de la Haute-Loire la même année[7], sont représentées avec les graphiques ci-dessous.

La population de la commune comporte 48,8 % d'hommes et 51,2 % de femmes. Elle présente en 2010 une structure par grands groupes d'âge plus âgée que celle de la France métropolitaine[8]. L'indice de jeunesse, égal à la division de la part des moins de 20 ans par la part des plus de 60 ans, est en effet de 0,55 pour la commune, soit 55 jeunes de moins de 20 ans pour cent personnes de plus de 60 ans, alors que pour la France métropolitaine il est de 1,06. Cet indice est également inférieur à celui du département (0,87) et à celui de la région (0,8)[9].

Pyramide des âges à Aiguilhe en 2010 en pourcentage[6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,2 
11,0 
75 à 89 ans
13,8 
19,3 
60 à 74 ans
23,1 
24,8 
45 à 59 ans
24,4 
16,1 
30 à 44 ans
14,7 
11,8 
15 à 29 ans
11,6 
16,5 
0 à 14 ans
11,2 
Pyramide des âges dans le département de la Haute-Loire en 2010 en pourcentage[7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,4 
7,9 
75 à 89 ans
12,3 
15,9 
60 à 74 ans
16,3 
21,7 
45 à 59 ans
20,2 
19,8 
30 à 44 ans
18,6 
15,6 
15 à 29 ans
14,0 
18,7 
0 à 14 ans
17,2 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Michel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Michel d'Aiguilhe.

L'origine géologique du rocher Aiguilhe sur lequel se trouve la chapelle, n'est comprise que depuis 1963, suite à l'éruption du volcan Surtsey en Islande. Il est le résultat de la création d'un volcan sous une couche d'eau[réf. nécessaire]. La forme élancée du rocher, de 85 mètres de hauteur, a donné son nom à la localité blottie à ses pieds.

Flanc méridional de l'église.

La chapelle[10] est un bijou d'architecture. On y accède au bout d’un cheminement d’accès comportant 268 marches (une dizaine de minutes environ).

Lieu sacré dès la plus haute époque, les vestiges d'un dolmen semblent avoir été utilisés pour les fondations. Plus tard, les Romains y rendirent un culte à Mercure.

Au Xe siècle Gothescalk, l'évêque du Puy, fit ériger la chapelle dédiée à Saint-Michel au retour d'un pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, pour accomplir un vœu. Inaugurée en 972, elle consistait, à l’origine, en une chapelle quadrangulaire dotée de trois absidioles. Au milieu du XIe siècle, l’édifice fut agrandi par l’ajout à l’ouest d’un clocher, inspiré de celui de la cathédrale du Puy, et d’une nef. Plus tard enfin, à la fin du XIe siècle, l’absidiole sud fut démolie pour, d’une part, faire place à une construction à l’usage du prêtre desservant, et d’autre part, réunir, en un édifice d’un seul tenant, la chapelle quadrangulaire primitive et la nef nouvellement ajoutée.

L’église possède à l’est un portail orné d'un arc polylobé d'influence mozarabe. La façade faite d'une mosaïque de pierres noire, grise, rouge et blanche date du XIXe siècle pour le bas et du XIIe pour le haut. On peut y admirer saint Jean, la Vierge Marie, le Christ, L'archange saint Michel et saint Pierre sculptés dans la pierre au-dessus du portail trilobé.

Le porche situé derrière ce portail, et couvrant sept marches supplémentaires, conduit à une façon de déambulatoire semi-elliptique, qui, s’appuyant sur des colonnes monolithiques, entoure un petit vaisseau central voûté en berceau. Quant à l’oratoire carré primitif, il se présente, à droite du porche, comme un étroit réduit carré surmonté d’une voûte en arc de cloître et orné de fresques du Xe siècle, restaurées en 2004, dont un Christ en majesté au haut de la voûte et une série de figures auréolées en contrebas. Derrière une grille, on peut admirer aussi un trésor découvert lors des travaux de restauration en 1955, comprenant un christ reliquaire, un coffret en ivoire byzantin du XIIe siècle et un autre reliquaire du XIIIe. Les vitraux ont été remplacés lors de ces mêmes travaux.

La chapelle est entourée d'un chemin de ronde qui permet une jolie vue sur la ville du Puy avec sa cathédrale Notre-Dame et sur le vieux pont à redents franchissant la Borne.

Un fragment de l'inscription SATOR retrouvé dans la Chapelle Saint-Michel d'Aiguilhe, est conservé au Musée Crozatier (au Puy-en-Velay). À proximité de la Chapelle Saint-Michel, sur la place du Temple de Diane, une reproduction de ce document historique est proposée au public. Ce symbole de l'Empire romain est présent également dans d’autres édifices religieux : à la Basilique Saint-Rémi (Stenay), à la Cathédrale de Sienne (Santa Maria Assunta), ainsi que dans de nombreux châteaux dont certains étaient fréquentés par les Rois comme le château de Loches ou le château de Chinon. Nautilus[11] démontre de façon documentée que l'exemplaire retrouvé à Pompéi sur l'une des colonnes de la Palestra Grande en 1936 a conservé la trace (triangle-rectangle) ensevelie avec lui sous les cendres du Vésuve (24 août de l'an 79 après J.-C.) et protégée pendant 1936 - 79 = 1857 années. Cette trace (triangle-rectangle), qui est absente sur toutes les copies reproduites ultérieurement à l'éruption du Vésuve, a motivé cette re-lecture du SATOR (Nautilus) qui fut enseveli à Pompéi (Palestra Grande).

Portail.
Détail du portail.
Nef centrale et déambulatoire.
Fresques de l’oratoire primitif.
Vue depuis le Puy.

La chapelle Saint-Clair[modifier | modifier le code]

Sur une placette à l’entrée du village s’élève, jouxtant l’ancienne mairie, la chapelle Saint-Clair, petit édifice du XIIe siècle, de plan octogonal, comportant une absidiole. Se dresse également sur cette placette une monumentale croix de pierre du XVe siècle, historiée sur les deux faces. Signalons enfin, à droite de la chapelle Saint-Clair, une fontaine moderne du XIXe siècle, d’imitation gothique (inscription aux monuments historiques 1889[12]).

De gauche à droite : ancienne mairie, croix du XVe siècle, chapelle Saint-Clair, fontaine néogothique.

Le pont d'Estroulhas[modifier | modifier le code]

Cet ouvrage, long de plus de 200 mètres et large de 5 mètres, franchit à quelque distance en amont du bourg d’Aiguilhe la rivière la Borne, où celle-ci forme la limite entre Aiguilhe et la commune limitrophe d’Espaly-Saint-Marcel. Le nom du pont, qui est mentionné pour la première fois en 1264, pourrait référer à une somme de trois liards qu’il fallait autrefois payer en guise d’octroi. De la quinzaine d’arches que compte le pont, seules deux enjambent la rivière proprement dite, les autres travées ne se déployant qu’au-dessus de terres naguère cultivées, en principe toujours à sec, mais appartenant sans doute jadis également au lit de la rivière ; deux de ces arches, aujourd’hui enfouies, font même fonction de caves. Les travées les plus au nord présentent un appareillage d’un caractère fort ancien, laissant à supposer qu’elles pourraient remonter à une époque préromane (inscription aux monuments historiques 1964[13]).

Autres[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]