Dupont Lajoie
Dupont Lajoie
| Réalisation | Yves Boisset |
|---|---|
| Acteurs principaux | Jean Carmet Jean Bouise Pierre Tornade Ginette Garcin Jean-Pierre Marielle Isabelle Huppert |
| Sociétés de production | Sofracima |
| Pays d’origine | |
| Genre | Drame |
| Sortie | 1975 |
| Durée | 100 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Dupont Lajoie est un film français réalisé par Yves Boisset en 1974 et sorti en salles en 1975.
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[modifier] Synopsis
Georges Lajoie est un cafetier parisien. Chaque année il va en vacances au « Camping du soleil » où il retrouve les familles Schumacher (dont un membre est huissier de justice à Strasbourg) et Colin (dont un membre est vendeur de soutiens-gorge sur les marchés).
Le séjour de ces gens ordinaires est légèrement troublé par la proximité d’un chantier où travaillent des ouvriers étrangers. Des commentaires xénophobes sont prononcés. Une altercation éclate entre Lajoie, Albert Schumacher et deux ouvriers nord-africains, un soir au bal.
Lors des jeux au camping, Georges, peu intéressé, choisit d’aller se promener. Il retrouve la jolie fille des Colin, qui est en train de bronzer à l’écart, à demi-nue. Le héros, légèrement échauffé par la jeune femme, tente de l’embrasser, elle refuse et le repousse. N'ayant qu'une idée en tête, il entame une tentative de viol. Dans la lutte qui s’ensuit, il la tue accidentellement (coup du lapin). Il organise une mise en scène, pour que les soupçons se portent sur les travailleurs étrangers.
Pour venger la petite Colin, et devant la réticence du commissaire de police d'accepter cette version des fais, une ratonnade est cependant organisée par les campeurs, et il y a un mort, Saïd, et un blessé du côté des ouvriers. Pour minimiser la gravité des faits, la thèse de l’accident est retenue.
Quelques années plus tard, un Nord-Africain entre dans le café de Georges et le tue avec un fusil de chasse en disant : "Tu te souviens ? Mon frère...".
[modifier] Fiche technique
- Titre : Dupont Lajoie
- Réalisation : Yves Boisset
- Scénario : Jean-Pierre Bastid et Michel Martens
- Dialogues : Jean Curtelin
- Production : Sofracima (Paris) / Arden Distribuzione (Rome)
- Producteur : Gisèle Rebillon et Catherine Winter
- Photographie : Jacques Loiseleux
- Décors : Jacques d'Ovidio
- Montage : Albert Jurgenson
- Musique : Vladimir Cosma
- Langue : français
- Son : mono
- Genre : drame social
- Durée : 100 minutes
- Sortie : 26 février 1975
- Le film est déconseillé aux moins de 12 ans lors de sa diffusion à la télévision[1].
[modifier] Distribution
- Jean Carmet : Georges Lajoie
- Pierre Tornade : Colin
- Ginette Garcin : Ginette Lajoie
- Pascale Roberts : Madame Colin
- Jean Bouise : l'inspecteur Boulard
- Michel Peyrelon : Albert Schumacher
- Jean-Pierre Marielle : Léo Tartaffione
- Robert Castel : Loulou
- Isabelle Huppert : Brigitte Colin
- Abderrahmane Ben Kloua : Saïd
- Jacques Villeret : Gérald
- Pino Caruso : Vigorelli
- Victor Lanoux : le fier à bras
- Mohamed Zinet : le frère de Saïd
- Jacques Chailleux : Léon Lajoie
- Henri Garcin : un haut fonctionnaire
[modifier] Récompenses
- Ours d'argent spécial du jury au Festival international du film de Berlin de 1975
- Prix du jury des lecteurs du Morgenpost au Festival international du film de Berlin de 1975
- Recommandation Interfilm au Festival international du film de Berlin de 1975
[modifier] Commentaires
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Le film fut mal accueilli par certains qui n’ont retenu que l’aspect polémique du sujet, mais il fut un grand succès public. Il est vrai qu’Yves Boisset y propose une peinture sans complaisance (mais sans inutile excès) de gens ordinaires qui, dans une sorte d’hystérie collective, se laissent gagner par le racisme le plus primaire dans une sorte de "pente naturelle" induite par toutes les frustrations et tous les refoulements possibles.
La réalisation ne se fit pas sans difficultés : lieu de tournage, intimidations, violences. La qualité de la distribution assure évidemment le succès du film, Carmet en tueur, Lanoux en "rouleur de mécaniques", des acteurs généralement sympathiques interprètent justement des personnages aussi odieux qu'ordinaires. Marielle et Tornade sont tout aussi emblématiques de ce fameux "Français moyen" qui, paraît-il, n'existe pas.
Une grande partie des scènes extérieures du film ont été tournée sur les plages de Saint-Aygulf, Fréjus-plage dans le Var. Le film s’inspire en partie de la vague de meurtres racistes commis dans le sud de la France au début des années 70, notamment à Marseille durant l’été 1973[2].
L'animation et jeu Intercamping animé par Léo Tartaffione (Jean-Pierre Marielle) est largement inspirée de l'émission télévisée Intervilles.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens externes
- Dupont Lajoie sur l’Internet Movie Database - Version plus complète en anglais
- (fr) Dupont Lajoie sur AlloCiné