Bruno Julliard

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Bruno Julliard
Delanoe Zenith 2008 02 27 n2.jpg
Bruno Julliard le 27 février 2008 lors d'un rassemblement pour la campagne de Bertrand Delanoë à Paris.

Fonctions
Adjoint au Maire de Paris chargé de la jeunesse
Actuellement en fonction
Depuis le 16 mars 2008
Président de l'UNEF
Juillet 20058 décembre 2007
Biographie
Nom de naissance Bruno Julliard-Landau
Date de naissance 9 février 1981 (1981-02-09) (30 ans)
Lieu de naissance Le Puy-en-Velay, Haute-Loire
Drapeau de France France
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Diplômé de Université Lumière Lyon 2
Profession juriste

Bruno Julliard, de son nom complet Bruno Julliard-Landau, né le 9 février 1981 au Puy-en-Velay, en Haute-Loire, est un homme politique socialiste français.

Il est membre du conseil de Paris et adjoint au maire de Paris, chargé de la jeunesse. Il est élu dans le 13e arrondissement depuis mars 2008, sur la liste du Parti socialiste. Depuis le Congrès de Reims de 2008, il est aussi secrétaire à l'éducation du Parti socialiste[1].

Bruno Julliard est un ancien militant étudiant, ayant occupé le poste de président de l'Union nationale des étudiants de France de juillet 2005 au 8 décembre 2007.

Sommaire

[modifier] Origines familiales, études et vie privée

Il est issu d'une famille engagée en politique. Sa mère, Arlette Arnaud-Landau, a exercé le mandat de maire socialiste du Puy-en-Velay de 2001 à mars 2008. Battue par Laurent Wauquiez le 16 mars 2008, elle siège aujourd'hui dans l'opposition du conseil municipal.

Après son baccalauréat obtenu en 1999, il entame un cursus en droit et était lors de l'année scolaire 2006-2007 étudiant en seconde année de master recherche de droit public[2].

Le 24 août 2011, dans le magazine Têtu, il fait son coming-out en annonçant son homosexualité[3].

[modifier] Engagements syndicaux

Bruno Julliard et Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, en tête de cortège d'une manifestation contre le contrat première embauche à Paris le 7 mars 2006.

Étudiant en droit public à l'Université Lumière Lyon 2, il adhère à l'Union nationale des étudiants de France - Indépendante et démocratique (UNEF-ID) en 1999.

Il est responsable du Comité d'action syndicale de Lyon II et vice-président étudiant de l'Université avant de devenir président de l'AGE de Lyon en 2001, puis d'entrer au Bureau national de l'UNEF en 2003. Il est le deuxième président de l'AGE réunifiée après Isabelle Dumestre, qui fut présidente pendant deux semaines avant d'entrer au Bureau national.

Durant son mandat de président de l'AGE de Lyon, Bruno Julliard est condamné pour diffamation à l’encontre de l’historien africaniste Bernard Lugan, qu’il accusait de « négationnisme », à payer la somme de 4 200 euros d’amende, par un arrêt de la Cour d’appel de Lyon du 30 juin 2004[4].

Bruno Julliard est aussi élu au CNESER de juin 2004 à juillet 2006, où il suit particulièrement les dossiers concernant la recherche.

À partir de juillet 2005, il devient le porte-parole de la tendance Majorité nationale et président de l'UNEF. Il a participé et a été un des leaders médiatique et politique de la mobilisation étudiante et lycéenne ayant abouti au retrait, le 10 avril 2006, de l'article 8 de la loi pour l'égalité des chances instaurant le contrat première embauche (CPE).

Il déclare avoir reçu durant les manifestations anti-CPE un coup de téléphone de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, lui déclarant son soutien[5]. Bruno Julliard déclare « C'est vrai que, factuellement, nos intérêts à ce moment-là étaient plutôt convergents. Lui, parce qu'il veut la tête de Villepin et nous, parce qu'on veut la tête du CPE ».

Le 30 novembre 2007, il annonce qu'il « quittera pour raisons personnelles » la présidence de l'Unef lors de la réunion du collectif national qui a lieu le samedi 8 décembre. Le vice-président, Jean-Baptiste Prévost, seul candidat à la présidence, le remplace alors[6].

[modifier] Engagements politiques

Il est animateur fédéral du Mouvement des jeunes socialistes en Haute-Loire en 2001. Il est alors membre de la Gauche socialiste dont il signe la motion pour le congrès de Grenoble de novembre 2000[7] avant de rejoindre Nouveau Monde puis Alternative socialiste, le courant d'Henri Emmanuelli.

Suite à son élection comme président de l'UNEF, il affirme, en juillet 2005, avoir rendu sa carte du Parti socialiste.

Dans le Figaro du 7 mars 2006, Bruno Julliard affirme qu'il lui arrivait de rencontrer le Premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, et le député des Landes Henri Emmanuelli[8]. Cependant, il prévient que les décisions de l'UNEF sont prises « par elle seule » et déclare que « les rapports entre l'UNEF et le PS sont les mêmes qu'avec l'ensemble des partis de gauche ».

Le 6 décembre 2007, il officialise sa présence sur la liste socialiste pour les municipales de 2008, conduite par Jérôme Coumet dans le 13e arrondissement de Paris[9]. Il est élu au Conseil de Paris en mars 2008[10], puis nommé adjoint au maire de Paris Bertrand Delanoë, chargé de la jeunesse.

Depuis le Congrès de Reims de 2008, il est secrétaire à l'éducation du Parti socialiste[1].

[modifier] Ouvrages

[modifier] Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

[modifier] Notes et références

  1. a et b Christine Garin, « Mme Aubry s'entoure d'une direction renouvelée et rajeunie », Le Monde, 9 décembre 08
  2. « Entretien n° 4 : Bruno Julliard, UNEF »
  3. « Jeunes politiques: Bruno Julliard fait son coming out dans le nouveau TÊTU »
  4. France 5: C à dire. Page biographique de Bruno Julliard
  5. Le 10 décembre 2008, invité sur le site internet Le Post et sur la radio Le Mouv', Bruno Julliard affirme que Nicolas Sarkozy le soutenait lors des manifestations anti-CPE, Le Monde, 11 débembre 2008
  6. « Bruno Julliard démissionne de la présidence de l'UNEF pour "raisons personnelles" », Le Monde, 30 novembre 2007.
  7. Attika : la motion
  8. « Entre le PS et l'Unef, la filiation idéologique garantit l'harmonie politique », Le Figaro, 7 mars 2006.
  9. « Torreton, Julliard, Benguigui... rejoignent les listes de Delanoë », Le Nouvel Observateur, 6 décembre 2007.
  10. Site du ministère de l'Intérieur.

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

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