Bruno Julliard

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Bruno Julliard
Bruno Julliard en 2013.
Bruno Julliard en 2013.
Fonctions
Premier adjoint au maire de Paris
En fonction depuis le 5 avril 2014
Prédécesseur Anne Hidalgo
Adjoint au maire de Paris, chargé de la Culture
En fonction depuis le 9 juillet 2012
Prédécesseur Christophe Girard
Adjoint au maire de Paris, chargé de la Jeunesse
16 mars 20089 juillet 2012
Successeur Isabelle Gachet
Président de l'UNEF
Juillet 20058 décembre 2007
Biographie
Nom de naissance Bruno Julliard-Landau
Date de naissance 9 février 1981 (33 ans)
Lieu de naissance Le Puy-en-Velay, Haute-Loire (France)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Diplômé de Université Lumière Lyon 2
Profession Conseiller auprès du ministre de l'Éducation nationale

Bruno Julliard, de son nom complet Bruno Julliard-Landau, né le 9 février 1981 au Puy-en-Velay, en Haute-Loire, est un homme politique, membre du parti socialiste français et, depuis avril 2014, premier adjoint au maire de Paris, chargé de la culture.

Il est membre du conseil de Paris et adjoint au maire de Paris depuis 2008. Il est élu dans le 13e arrondissement depuis mars 2008, sur la liste du Parti socialiste. Depuis le Congrès de Reims de 2008, il est aussi secrétaire à l'éducation du Parti socialiste[1]. De juin 2012 à janvier 2013[2], il est conseiller auprès du ministre de l'Éducation nationale Vincent Peillon, dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault.

Bruno Julliard est un ancien militant étudiant, ayant occupé le poste de président de l'Union nationale des étudiants de France de juillet 2005 au 8 décembre 2007.

Origines familiales, études et vie privée[modifier | modifier le code]

Il est issu d'une famille engagée en politique. Sa mère, Arlette Arnaud-Landau, a exercé le mandat de maire socialiste du Puy-en-Velay de 2001 à mars 2008. Battue par Laurent Wauquiez le 16 mars 2008, elle a siégé dans l'opposition du conseil municipal jusqu'en mars 2014.

Après son baccalauréat obtenu en 1999, il entame un cursus en droit et était lors de l'année scolaire 2006-2007 étudiant en seconde année de master recherche de droit public[3].

Le 24 août 2011, dans le magazine Têtu, il fait son coming-out en annonçant son homosexualité[4].

Engagements syndicaux[modifier | modifier le code]

Bruno Julliard et Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, en tête de cortège d'une manifestation contre le contrat première embauche à Paris le 7 mars 2006.

Étudiant en droit public à l'Université Lumière Lyon 2, il adhère à l'Union nationale des étudiants de France - Indépendante et démocratique (UNEF-ID) en 1999.

Il est responsable du Comité d'action syndicale de Lyon II et vice-président étudiant de l'Université avant de devenir président de l'AGE de Lyon en 2001, puis d'entrer au Bureau national de l'UNEF en 2003. Il est le deuxième président de l'AGE réunifiée après Isabelle Dumestre, qui fut présidente pendant deux semaines avant d'entrer au Bureau national. Durant son mandat de président de l'AGE de Lyon, Bruno Julliard est condamné pour diffamation à l’encontre de l’historien africaniste Bernard Lugan, qu’il accusait de « négationnisme », à payer la somme de 4 200 euros d’amende, par un arrêt de la Cour d’appel de Lyon du 30 juin 2004[5].

Bruno Julliard est aussi élu au CNESER de juin 2004 à juillet 2006, où il suit particulièrement les dossiers concernant la recherche.

À partir de juillet 2005, il devient le porte-parole de la tendance Majorité nationale et président de l'UNEF. Il participe et est un des leaders médiatique et politique de la mobilisation étudiante et lycéenne ayant abouti au retrait, le 10 avril 2006, de l'article 8 de la loi pour l'égalité des chances instaurant le contrat première embauche (CPE).

Comme président de l'UNEF, il participe à ce poste à l'autonomisation du syndicat vis-à-vis des partis de gauche, moins en opposition et plus réformiste[réf. nécessaire]. Il négocie avec Valérie Pécresse la réforme de l'université malgré le rejet du projet de loi par le syndicat. Il y défend la non-sélection en licence et en master, le maintien du contrôle national des droits d'inscription à l'université, et un statut unique pour les universités, jugeant cela préférable à l'autonomie à plusieurs vitesses[6].

Le 30 novembre 2007, il annonce qu'il « quittera pour raisons personnelles » la présidence de l'Unef lors de la réunion du collectif national qui a lieu le samedi 8 décembre. Le vice-président, Jean-Baptiste Prévost, seul candidat à la présidence, le remplace alors[7].

Engagements politiques[modifier | modifier le code]

Il est animateur fédéral du Mouvement des jeunes socialistes en Haute-Loire en 2001. Il est alors membre de la Gauche socialiste dont il signe la motion pour le congrès du Parti socialiste de Grenoble de novembre 2000[8] avant de rejoindre Nouveau Monde puis Alternative socialiste, le courant d'Henri Emmanuelli.

Suite à son élection comme président de l'UNEF, il affirme, en juillet 2005, avoir rendu sa carte du Parti socialiste.

Dans le Figaro du 7 mars 2006, Bruno Julliard affirme qu'il lui arrivait de rencontrer le Premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, et le député des Landes Henri Emmanuelli[9]. Cependant, il prévient que les décisions de l'UNEF sont prises « par elle seule » et déclare que « les rapports entre l'UNEF et le PS sont les mêmes qu'avec l'ensemble des partis de gauche ».

Le 6 décembre 2007, il officialise sa présence sur la liste socialiste pour les municipales de 2008, conduite par Jérôme Coumet dans le 13e arrondissement de Paris[10]. Il est élu au Conseil de Paris en mars 2008[11], puis nommé adjoint au maire de Paris Bertrand Delanoë, chargé de la jeunesse.

Depuis le Congrès de Reims de 2008, il est secrétaire à l'éducation du Parti socialiste[1]. Durant la campagne présidentielle, il est responsable de l'enseignement scolaire dans l'équipe de campagne de François Hollande[12]. De mai 2012 à janvier 2013, il est membre du cabinet de Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale[13],[14].

En juillet 2012, il est nommé adjoint à la Culture du maire de Paris. Il est remplacé au poste d'adjoint à la jeunesse par Isabelle Gachet[15].

Le 28 août 2013, Pascal Cherki est nommé porte-parole de la campagne d'Anne Hidalgo, candidate PS à la mairie de Paris à l'élection municipale de 2014, et est secondé de plusieurs porte-parole adjoints : Bruno Julliard, Rémi Féraud (également codirecteur de campagne)[16] puis en octobre Ian Brossat, Colombe Brossel, Seybah Dagoma et Myriam El Khomri[17]. Après la victoire de la candidate, il est nommé, le 5 avril, premier adjoint à la maire et adjoint à la culture.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Christine Garin, « Mme Aubry s'entoure d'une direction renouvelée et rajeunie », Le Monde,‎ 9 décembre 08
  2. Arrêté du 9 janvier 2013
  3. « Entretien n° 4 : Bruno Julliard, UNEF »
  4. « Jeunes politiques: Bruno Julliard fait son coming out dans le nouveau TÊTU », tetu.yagg.com, 23 août 2011
  5. Unef : Bruno Julliard s’en va, journalchretien.net, 3 décembre 2007
  6. « Mission accomplie pour Bruno Julliard », Le Point, 29 novembre 2007.
  7. « Bruno Julliard démissionne de la présidence de l'UNEF pour "raisons personnelles" », Le Monde, 30 novembre 2007.
  8. Attika : la motion
  9. « Entre le PS et l'Unef, la filiation idéologique garantit l'harmonie politique », Le Figaro, 7 mars 2006.
  10. « Torreton, Julliard, Benguigui... rejoignent les listes de Delanoë », Le Nouvel Observateur, 6 décembre 2007.
  11. Site du ministère de l'Intérieur.
  12. Bruno Julliard au cabinet de Peillon, Le Figaro, 7 juin 2012.
  13. « Bruno Julliard, benjamin du cabinet de Vincent Peillon », Le Monde, 23 mai 2012, consulté sur www.lemonde.fr le 25 mai 2012
  14. Arrêté du ministre de l'éducation nationale du 29 mai 2012, publié au J.O. du 7 juin 2012 [1]
  15. « Opération renouvellement au Conseil de Paris », Le Lab - Europe 1,‎ 9 juillet 2012
  16. Elsa Fouillac, « Municipales à Paris : Pascal Cherki sera porte-parole d’Anne Hidalgo », in leparisien.fr, 28 août 2013.
  17. Delphine Legouté, « Anne Hidalgo et les communistes affichent leur rassemblement », Europe 1,‎ 22 octobre 2013

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]