Autoroute A75 (France)

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Autoroute A75
A75
Image illustrative de l'article Autoroute A75 (France)
Début de l'autoroute à Clermont-Ferrand en mai 2010.
Carte de l'autoroute A75
Autres dénominations La Méridienne
Historique
Ouverture de 1989 à 2014
par ouverture directe ou mises aux normes autoroutières
Caractéristiques
Longueur 335 km
Direction nord/sud
Extrémité nord A71 A711 à Clermont-Ferrand
Intersections
Extrémité sud A9 à Béziers
Villes principales Clermont-Ferrand, Issoire, Massiac, Saint-Flour, Saint-Chély-d'Apcher, Marvejols, Millau, Lodève, Pézenas, Béziers
Réseau Autoroute française, également E11
Concessionnaire Compagnie Eiffage du Viaduc de Millau (entre les sorties 45 et 46)
ASF à Béziers
Gestionnaire DIR Massif Central
Territoire traversé
3 régions Auvergne, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées
6 départements Puy-de-Dôme, Haute-Loire, Cantal, Lozère, Aveyron, Hérault

L'autoroute A75, dite La Méridienne, est une autoroute reliant Clermont-Ferrand à Béziers, dans le prolongement de l'A71. Avec un point culminant à 1 121 mètres NGF, le col des Issartets, l'A75 est une des autoroutes les plus hautes d'Europe[1].

Description[modifier | modifier le code]

L'autoroute A75, longue de 335 km, traverse 6 départements : le Puy-de-Dôme, la Haute-Loire, le Cantal, la Lozère, l'Aveyron et l'Hérault. Au-delà de son rôle majeur d'aménagement du territoire, c'est un chaînon important du réseau routier national.

C'est, d'une part, un nouvel axe de transit nord-sud facilitant les trajets entre l'Europe du Nord et la région parisienne d'une part et l'Espagne et l'ouest de la façade méditerranéenne d'autre part, tout en contribuant au désenclavement du Massif central[2] et en améliorant la desserte locale[3].

Il s'agit donc d'une alternative aux autoroutes de la vallée du Rhône et de l'arc languedocien[3] :

Elle complète d'autre part le maillage autoroutier en s'intégrant au réseau constitué par l'A71 (OrléansClermont-Ferrand), l'A89 (Bordeaux – Clermont-Ferrand – Lyon) et la RN 88 (Lyon – Toulouse).

En mars 1987, à l'occasion d'un CIAT, l'axe A75 devait être réalisé aux normes autoroutières et sans péage pour « favoriser le développement économique et touristique du Massif central »[2].

Par ailleurs, l'autoroute A75, dont le coût s'élève à 2,2 milliards d'euros environ (soit 6,5 millions d'euros par kilomètre), est intégralement gérée par la DIR Massif central, donc sans péage (hormis le viaduc de Millau, concédé à Eiffage et le raccordement à l'A9, concédé à ASF).

Historique[modifier | modifier le code]

Premiers projets[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, il fut proposé plusieurs projets pour la réalisation de l'autoroute A75 entre le sud de Clermont-Ferrand et Lempdes-sur-Allagnon, au débouché de la route nationale 102, avec un passage à l'ouest d'Issoire et une barrière de péage à Authezat (projet de 1974)[4].

Chronologie[modifier | modifier le code]

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Premiers aménagements[modifier | modifier le code]

Les premiers aménagements sur la route nationale 9 commencent dans les années 1960, à commencer en 1969 entre les actuels échangeurs 51 et 52 de Poujols à Pégairolles-de-l'Escalette sur 4,5 km en réutilisant la D 149, puis la déviation de Clermont-l'Hérault et la création de la section comprise entre l'échangeur 55 et le raccordement avec l'actuelle A750 suite à la création du lac du Salagou coupant la RN 9 originelle.

La première déviation de Clermont-Ferrand, par l'aménagement de la RD 21, s'achève en 1973.

Au nord de Saint-Flour, le Col de la Fageole est dévié sur 1 km en 1976 et la même année, une section de 10 km est aménagée entre les échangeurs 40 et 41 en réutilisant la D 67 après La Canourgue jusqu'à la limite des départements de l'Aveyron et de la Lozère.

En 1977 sont mises en service les déviations de Pérignat-lès-Sarliève entre les échangeurs 2 (échangeur de Pérignat-lès-Sarliève) et 4 sur une longueur de 4 km au départ d'Aubière à la fin de la première déviation de Clermont-Ferrand actuelle RD 2009, de Coudes sur une longueur de 2 km entre les actuels échangeurs 7 et 8 ainsi que d'un barreau de 3 km à la sortie d'Issoire entre les actuels échangeurs 14 et 15.

En été 1978, la RN 9 commence à être aménagée à 2×2 voies entre Clermont-Ferrand et Issoire. L'ancienne RN 9 est déclassée[Note 1]. La section entre Pérignat-lès-Sarliève et Authezat, entre les échangeurs 4 et 7 sur une longueur de 13 km, est mise en service, assurant ainsi une continuité presque totale entre Clermont-Ferrand et Issoire, la section entre les échangeurs 8 et 11 n'étant pas encore aux normes autoroutières.

Une petite section de 2 km à la sortie du Pas de l'Escalette est mise à 2×2 voies en 1979.

Plus au nord, à la sortie de Millau, un petit secteur à 2×2 voies de 3 km de long est créé fin 1980, dans le cadre du doublement de la RN 9 ; à la sortie d'Aguessac, des travaux ont commencé sans jamais être achevés.

En novembre 1981, la déviation d'Issoire entre les actuels échangeurs 11 et 14 d'une longueur de 7 km est mise en service, de même qu'un tronçon à 2×2 voies entre les actuels échangeurs 29 et 30 sur 4 km à la sortie Sud de Saint-Flour.

En 1982, sont mises en service la déviation de Lodève sur 4 km et d'une section de 11 km entre les échangeurs 52 et 55 et la section entre Le Broc (éch. 15) et Lempdes-sur-Allagnon (éch. 19) sur une longueur de 13 km. Cette dernière section est prolongée jusqu'à la route nationale 102 (2 km) en 1984.

Dans le Cantal, une section de 7 km entre les échangeurs 26 et 27 de Vieillespesse au Col de la Fageole est ouverte en 1986.

La déviation de Pézenas est mise en service sur 5 km entre les échangeurs 59 et 61 en 1988. C'est la dernière section sous contrat de plan de l'État.

Premiers classements autoroutiers[modifier | modifier le code]

Fin 1988, la section entre Clermont-Ferrand (dans la continuité de l'autoroute A71) et l'échangeur 2 est directement ouverte comme autoroute. Celle-ci est prolongée par classement de la RN 9 en 1991 jusqu'à Lempdes-sur-Allagnon, Massiac et Saint-Flour[5].

En juin 1991, sont mises en service les déviations du Caylar, entre les échangeurs 49 et 50 d'une longueur de 3 km, et de Pézenas sur 5 km entre les échangeurs 59 et 61.

En octobre 1991, la section Massiac - Col de la FageoleVieillespesse, entre les échangeurs 23 et 26, d'une longueur de 18 km, et de la section entre le col de la Fageole et Saint-Flour, entre les échangeurs 27 et 29, d'une longueur de 10 km, sont ouvertes.

Le tronçon entre les échangeurs 30 et 31 (déviation de Garabit) ouvre fin 1992.

La déviation de La Canourgue, entre les échangeurs 39 et 40, sur 3 km, et un barreau de 4 km après l'échangeur 41 (Campagnac), sont ouverts fin 1993.

En 1994, la section entre Loubaresse et Aumont-Aubrac, entre les échangeurs 31 et 36, sur une longueur de 32 km, est ouverte. Celle située entre les échangeurs 37 et 39 (Le BuissonLe Monastier-Pin-Moriès), longue de 16 km, ouvre à la fin de la même année, tout comme la déviation de L'Hospitalet-du-Larzac sur 8 km de part et d'autre de l'échangeur 48 jusqu'à l'aérodrome de Millau.

En juin 1996, la section Aumont-AubracLe Buisson, entre les échangeurs 36 et 37, d'une longueur de 9 km, est ouverte.

La déviation de Sévérac-le-Château, entre les échangeurs 41 et 44 (au droit du col d'Engayresque), longue de 24 km, est achevée en juillet 1997 ; celle-ci ayant été déclarée d'utilité publique le 24 mars 1992[6].

La section comprise entre l'échangeur 40 et 41, créée en 1977, est mise en conformité fin 1997 par la réutilisation de la route départementale 67 après La Canourgue, malgré de nombreux problèmes liés au relief local en bordure du Causse de Sauveterre.

En 1998 :

Années 2000 et 2010 : finalisation[modifier | modifier le code]

La section de Clermont-l'Hérault à Pézenas-nord, entre les échangeurs 57 et 59, est réaménagée en juillet 2002.

Le 14 décembre 2004, le viaduc de Millau est inauguré par le Président de la République Jacques Chirac et par delà la section comprise entre l'échangeur 44 du col d'Engayresque et l'échangeur 47 à La Cavalerie.

Le contournement de Lodève, réaménagé par le Ministre des Transports Gilles de Robien, entre les échangeurs 52 et 54, est inauguré le 15 mars 2005 (mise en service le 25 mars, coût 160 millions d'euros pour 12 km avec le doublement du tunnel de la Vierge (longueur : 440 m), le viaduc de Fozières (longueur : 100 m, hauteur : 20 m) et le mur de Soumont en terre armée (longueur : 300 m, hauteur : 30 m)). Cette mise en service permet une liaison autoroutière continue de Clermont-Ferrand à Pézenas.

La transformation en 2×2 voies de la liaison entre Clermont-l'Hérault et Montpellier (A750) s'est achevée en 2008.

Les travaux de mise aux normes de l'A75 entre Pézenas et Béziers ont eu lieu dès 2009, avec :

  • en 2009, la déviation de Valros, avec un raccordement provisoire sur la RN 9) ;
  • le 23 juin 2010, l'ouverture de la section entre l'échangeur de Servian et l'A9 à Béziers (18 km, coût 200 millions d'euros financé par l'État[2]) ;
  • le 3 décembre 2010, l'achèvement de l'A75 entre l'échangeur de Servian et la déviation de Valros ;
  • fin 2010, la réalisation de la voie d'accès du diffuseur de Béziers Nord-Est et la RN 9 ;
  • la déviation de Pézenas, intégrée le 1er juillet 2014.

Tracé[modifier | modifier le code]

De Clermont-Ferrand au Viaduc de Millau[modifier | modifier le code]

L'autoroute A75 à proximité de Clermont-Ferrand
L'autoroute A75 au niveau de l'échangeur de Pérignat-lès-Sarliève à proximité de Clermont-Ferrand
L'autoroute A75 à Massiac
L'autoroute A75 à Massiac

Traversée du Viaduc de Millau[modifier | modifier le code]

La section entre les sorties 45 et 46, à péage, est concédée à la Compagnie Eiffage du viaduc de Millau (CEVM)[7].

  • Péage Péage de Saint-Germain
    • Aire de repos du Viaduc de Millau (dans les deux sens)
  • Viaduc de Millau

Du Viaduc de Millau à Béziers[modifier | modifier le code]

Traversée du Larzac
L'autoroute A75 à proximité de la sortie 58.
Vue de la sortie 61 de l'autoroute A75 à hauteur du sud de Pézenas.
La sortie 61 près de Pézenas.
  • sortie 46 : Albi (par RD 999), Saint-Affrique, Roquefort, Saint-Rome-de-Cernon (échangeur complet, km 234)
  • sortie 47 : Millau, Nant, La Cavalerie, Saint-Affrique, Roquefort, Sainte-Eulalie-de-Cernon, Gorges du Tarn (km 241)
    • Aire de service du Larzac (dans les deux sens)
  • sortie 48 : Alzon, Cornus, La Couvertoirade, L'Hospitalet-du-Larzac, Le Vigan (km 249)
  • sortie 49 : Le Caylar, La Couvertoirade, Vissec, Cirque de Navacelles, Bédarieux, Lunas + Aire de service du Caylar (dans les deux sens) (km 262)
  • sortie 50 : Saint-Félix-de-l'Héras, Les Rives, Tunnel du Pas de l'Escalette (demi-échangeur, km 265)
    • Aire de repos du Belvédère de la Lerque (sens Clermont-Béziers)
  • sortie 51 : Pégairolles-de-l'Escalette (km 272)
  • sortie 52 : Lodève, Soubès, Le Vigan, Ganges, Cirque de Navacelles, Tunnel de la Vierge (km 277)
  • sortie 53 : Lunas, Lodève, Bédarieux, Le-Bousquet-sur-Orb, Lamalou-les-Bains (demi-échangeur, km 281)
  • sortie 54 : Saint-Jean-de-la-Blaquière, Le Bosc, Lac du Salagou (trois-quart échangeur, km 286)
  • sortie 55 : Lac du Salagou (demi-échangeur, km 288)
  • sortie 56 : Salelles-du-Bosc, Saint-Jean-de-la-Blaquière (km 291)
  •  Échangeur entre A75 et A750 (Bifurcation de Ceyras) : Montpellier, Saint-Guilhem-le-Désert, Gignac, Saint-André-de-Sangonis
  • sortie 57 : Bédarieux, Canet, Nébian, Clermont-l'Hérault, Lac du Salagou (km 295)
    • Aire de repos de Paulhan (dans les deux sens) (km 304)
  • sortie 58 : Lézignan-la-Cèbe, Paulhan, Adissan (km 305)
  • sortie 59 : Sète, Marseillan, Mèze, Montagnac, Lézignan-la-Cèbe, Pézenas (km 310)
  • sortie 59.1 : Pézenas sud, Castelnau de Guers (km 313)
  • sortie 60 : Nézignan l'Eveque, Vias, Agde (km 315)
  • sortie 61 : Roujan, Pézenas-sud (km 316)
    • Aire de service de Valros (dans les deux sens) en projet (km 320)
  • sortie 62 : Servian (km 324)
  • sortie 63 : A75-63 (demi-échangeur) : Castres, Mazamet, Béziers-nord (km 330)
  • sortie 64 : Valras-Plage, Béziers-centre (km 332)
  • Péage Péage de Béziers-Cabrials (km 333)
  •  Échangeur entre A75 et A9 (km 334-335)

Travaux en cours[modifier | modifier le code]

De septembre à décembre, des travaux de finitions (pose d'écran anti-bruit, aménagement hydraulique) auront lieu sur la déviation de Pézenas.[réf. nécessaire]

Futur[modifier | modifier le code]

Il est prévu de mettre à 2×3 voies l'autoroute A75 entre le kilomètre 0 (continuité de l'A71 déjà à 2×3 voies depuis le péage de Gerzat depuis juillet 2014) et l'échangeur 5, probablement par une mise en concession APRR.[réf. nécessaire]

Trafic[modifier | modifier le code]

Lieux sensibles[modifier | modifier le code]

(uniquement les lieux à bouchons et les pentes dangereuses) :

  • km 0 à 7 : Contournement de Clermont-Ferrand (110 km/h) – bouchons fréquents en période de sortie de bureau dès la fin de l'A71.
  • km 24 à 35 : entre les sorties 8 et 11, virages sinueux de Coudes (Issoire) (90 km/h avec un radar automatique)
  • km 90 : Col de la Fageole — Endroit à brouillard et à congères, absence de bande d'arrêt d'urgence alors que l'on roule à une altitude de 1 100 m. Pente d'accès à Saint-Flour, souvent bloquée par de la neige en hiver.
  • km 175 : montée/descente du col de la Fagette à Banassac (90 km/h)
  • km 268 : montée/Descente de l'Escalette, au sud du Tunnel du Pas de l'Escalette réduction à (110 km/h) puis à (70 km/h) dans le sens Clermont/Béziers la traversée du Tunnel du Pas de l'Escalette se fait à 80 km/h dans les deux sens – Voies pour véhicules lents (dans les deux sens) et voies d'échappements pour les PL et VL en manque de freins (dans le sens Clermont Béziers).
  • km 330 Péage de Béziers-Cabrials (risque de bouchons éventuels).

Ouvrages d'art[modifier | modifier le code]

Viaduc de la Violette
Le viaduc de Millau

Nombre de ponts et de viaducs ont dû être construits de façon à ce qu'ils soient intégrés dans un milieu paysager « remarquable »[3].

Croisements autoroutiers[modifier | modifier le code]

L'autoroute A75 contient peu d'échangeurs autoroutiers (aucun après Clermont-Ferrand et avant Clermont-l'Hérault) :

Sites remarquables[modifier | modifier le code]

La liste suivante répertorie les villes et sites remarquables aux abords de l'autoroute :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Voir la catégorie : Autoroute A75 (France).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • C. Girard, « A75 - La Méridienne - Le chaînon manquant », Travaux, no 798,‎ juin 2003, p. 32-34
  • Philippe Mallaroni, Sabine Boisse de Black et Jean-Émile Sigaud, Étude de l'influence de l'autoroute A75 A750 sur la création de richesse entre Clermont-Ferrand et Montpellier, PREDIT,‎ 2006, 380 p.
  • M. Piquant et G. Le Lorc'h, « L'autoroute A75 (section Clermont-Ferrand - Sévérac-le-Chateau), facteur d'aménagement du territoire et de développement économique ? », Revue générale des routes et des aérodromes, no 867,‎ 2008, p. 73 et suiv.
  • A75, la Méridienne : Clermont-Ferrand à Montpellier et Béziers, Michelin, coll. « Guide vert »,‎ 2007, 128 p. (ISBN 978-2-06-713098-2)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. RD 978 entre Aubière et La Sauvetat et RD 229E puis RD 797 jusqu’à Coudes. Voir par exemple la carte IGN 49 à 1:100 000, édition 1983

Références[modifier | modifier le code]