Viperinae

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Les Viperinae ou Vipères sont une sous-famille de serpents de la famille des Viperidae[1]. Elle a été créée par Nicolaus Michael Oppel (1782-1820) en 1811.

Elle compte prés de 100 espèces. Les Viperinae avec les Azemiopinae et les Crotalinae forment la famille des Viperidae.

Distribution[modifier | modifier le code]

Les Viperinae se rencontrent en Afrique, en Asie et en Europe[1]. Elles ne sont pas présentes sur le continent américain, contrairement à leurs proches parents de la sous-famille des Crotalinae.

Liste des genres[modifier | modifier le code]

Selon Reptarium Reptile Database (22 janvier 2014)[2] :

Utilisation en pharmacie[modifier | modifier le code]

Outre leur utilisation dans la préparation de la thériaque, on considérait au XVIIe siècle que la chair de vipère était le meilleur antidote aux envenimations causée par cette espèce ou par d'autres. Les animaux, dans certaines régions étaient élevés dans des vipèreries, lieux qui survécurent jusqu'au XIXe siècle. L'ignorance autour de leur biologie en faisait de véritables panacées. Certains médecins ou pharmaciens de cette époque, comme Moïse Charas qui publie une étude assez sérieuse à leur sujet en 1670, en avaient fait leur spécialité. C'est probablement Francesco Redi (1626-1697) qui fut l'un des premiers à démontrer comment le venin de la vipère était injecté et qu'il était sécrété par une glande située dans la tête de l'animal.

Le venin de vipère est quelquefois utilisé dans des préparations pharmaceutiques visant à dissoudre un éventuel bouchon de cérumen.

L'ancrod est un extrait de venin d'une vipère de Malaisie (Calloselasma rhodostoma) ayant une activité anticoagulante importante par destruction rapide du fibrinogène, protéine intervenant dans la formation des caillots. L'ancrod a été testé dans différentes maladies et semble avoir une certaine efficacité dans les accidents vasculaires cérébraux pris très précocement[3].

La chair de vipère était réputée, au XVIIe siècle, avoir des vertus revigorantes permettant d'allonger la durée de vie. Elle n'était pas consommée comme telle, mais donnée à manger à de la volaille, cette dernière aboutissant sur la table des élites[4].

Quelques espèces de vipères[modifier | modifier le code]

La vipère dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

La vipère fut l'objet d'un culte chez de nombreux peuples, comme les Lombards (culte encore mentionné à Bénévent dans les années 660), ou en Asie mineure dans l'Antiquité[5].

Venin[modifier | modifier le code]

Les morsures de vipères françaises sont rarement mortelles : un adulte en bonne santé et sans problème cardio-vasculaire n'encourt aucun risque vital si la prise en charge est rapide en milieu hospitalier. En l'absence de traitement le pronostic peut être sévère et le décès est possible même si cela reste exceptionnel. En revanche, certaines espèces comme l'échide carénée (Echis carinatus) ou encore la vipère heurtante (Bitis arietans) peuvent être extrêmement dangereuses.

En cas de morsure, voir le plus rapidement possible un médecin et éviter tous autres gestes :

  • L'utilisation de dispositif type Aspivenin est inutile.
  • Ne pas inciser la plaie ce qui favoriserait les nécroses des tissus ou la surinfection de la morsure.
  • Ne pas mettre de garrot : le venin peut passer en longeant les gaines nerveuses, et cela risque d'engendrer de graves nécroses.
  • Ne pas sucer la plaie car il peut y avoir risque de s'envenimer si l'on a la moindre plaie dans la bouche.
  • Faites allonger la victime et rassurez-la pour que le venin se propage moins vite.
  • Prévenez les secours. (au téléphone, le Centre-Anti-Poison le plus proche ou le 15 en France et le 112 dans l'Union Européenne. )
  • Si vous êtes isolés, transportez la victime dans un hôpital sans la faire marcher.

La vipère dans le langage courant[modifier | modifier le code]

La vipère est à l'origine de certaines expressions françaises : voir Idiotisme animalier.

Publication originale[modifier | modifier le code]

  • Oppel, 1811 : Die Ordnungen, Familien und Gattungen der Reptilien, als Prodrom einer Naturgeschichte derselben. J. Lindauer, München (texte intégral).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Reptarium Reptile Database, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  2. Reptarium Reptile Database, consulté le 22 janvier 2014
  3. (en) Sherman, Atkinson, Chippendale, Levin, Ng, Futrell, Hsu & Levy, 2000 : Intravenous ancrod for treatment of acute ischemic stroke JAMA, vol. 283, no 18, p. 2395-2403 (texte intégral).
  4. Camporesi, 2008 : Les étranges adoptions de la gourmandise, dans Le Goût du chocolat, l'art de vivre au XVIIIe siècle, éditions Taillandier, collection Texto, p. 93-109.
  5. Le mystère apocryphe: introduction à une littérature méconnue