Ambert

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Ambert
Carte de localisation de Ambert
Pays France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Ambert (chef-lieu)
Canton Ambert
Code Insee 63003
Code postal 63600
Maire
Mandat en cours
Christian Chevaleyre
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Ambert
Latitude
Longitude
45° 33′ 01″ Nord
         3° 44′ 33″ Est
/ 45.5502777778, 3.7425
Altitude 514 m (mini) – 1 365 m (maxi)
Superficie 60,48 km²
Population sans
doubles comptes
7 057 hab.
(2006)
Densité 116,68 hab./km²

Ambert est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme et la région d'Auvergne. En occitan, elle se nomme Embèrt, prononcer Imbert.
Elle est l'une des quatre sous-préfectures du département avec Issoire, Riom et Thiers.
Ses habitants sont appelés les Ambertois.

Sommaire

[modifier] Géographie

La commune est traversée, en dehors de la zone urbanisée, par le cours de la Dore, affluent de l'Allier. Ambert se situe dans la plaine d'Ambert entouré à l'est par les Monts du Forez et à l'ouest par les Monts du Livradois

La commune d'Ambert est adhérente du Parc naturel régional Livradois-Forez.

[modifier] Toponymie et étymologie

Dans son Guide de l'Auvergne mystérieuse[1], Annette Lauras-Pourrat (fille d'Henri Pourrat), rapporte que le nom d'Ambert dériverait d'Amberitus qui aurait signifié, à l'époque gallo-romaine, le « gué sur la rivière » (la Dore).

[modifier] Lieux-dits et écarts

La ville d'Ambert s'étend au pied des monts du Livradois et du Forez.

Les Allées, Aubignat, la Barge, la Barrate, Beauvialle, la Bégonie, la Besseyre, Bioras, Boisseyre, les Bordes, la Borie, le Bost, les Bracons, la Brugerette, les Bruyères, les Bruyères de Châtelet, Bunangues, les Caires, le Champ de la Jarrige, le Champ de Clure, Chanabert, la Chardie, Châtelet, Chaudabris, les Chaux, Cleurettes, la Collange, la Combe, Combrias, Combris, le Cros de Dore, Cros de Montgolfier, Daragon, Étagnon, le Faveguy, Fougedoire, le Fournet, la Garde, la Gerle, Germanangues, Gonlaud, Goyes, le Grand Cheix, Grandsaigne, Gratarelles, Ladrye, Ligonne, les Loyes, Magnarot, Marcheval, le Mareynat, le Mas de la Farge, la Masse, Maufre, Meydat, le Monteix, le Montel, Montgolfier, Moulin de la Sagne, le Moulin du Lac, la Murette, Nouara, Paneton, Pellegrole, les Perriers, la Planche, Pomeyrolles, Pont de Chauttes, Pouteyre, le Poyet Marraud, le Poyet Valentin, Pradelles, Reveret, la Ribbe Basse, Richard de Bas, la Rodarie, la Roche, Rodde, la Sagne, Saint-Pardoux, Saint-Pierre, Saint-Roch, le Soldat, Terre Rouge, la Tolle, Valeyre, la Vaure, les Vergnes sous Goye, la Vernadelle, Viallis, Villeneuve, le grand Vimal, le petit Vimal, les Virands, la Visseyre, Zol.

Liste incomplète : manquent les lieux-dits et écarts visibles sur les cartes IGN-Série bleue 2732 E (Saint-Georges-en-Couzan) et 2733 E (Saint-Anthème-Viverols)

[modifier] Communes limitrophes

[modifier] Histoire

Selon une thèse non attribuée citée par Annette Lauras-Pourrat[1], les Ambertois auraient pu être « les Ambivareti dont César rapporte la dissidence d'avec les Arvernes et qui, même après Alésia, demeurèrent insoumis », ajoutant que ce nom aurait pu signifier « ceux qui sont défendus de toute part » (par les montagnes) et termine en disant que « les tenants de cette thèse ne manquent pas de faire le rapprochement avec les sites d'Amberg en Bavière et d'Amber en Inde ». Les rapprochements phonétiques sont cependant hasardeux et n'ont souvent rien à voir avec l'étymologie. "Am Berg" signifie "du mont", toponyme et patronyme courant tant en allemand qu'en français. Il vaudrait mieux s'inspirer de la racine gauloise amb- que l'on retrouve souvent. Cf en particulier le territoire des Ambarres dans la plaine de l'Ain, pourvu d'une abondance de toponymes en amb-, dont Ambérieu.

Jusqu'au XVe siècle, le bourg d'Ambert était morcelé en trois quartiers spécifiques, correspondant à une division ternaire de la société : un quartier marchand, un quartier ecclésiastique et monastique, et un quartier « seigneurial », qui se « mélangèrent » à partir de la construction de l'enceinte fortifiée dite des 19 tours (aujourd'hui disparue).

Ambert fut très éprouvée par les suites du massacre de la Saint-Barthélemy. Une bande de Huguenots, commandée par le capitaine Merle, s'empara de la ville en 1574 et y fit subir pillages, massacres et autres sévices à une population majoritairement catholique. La ville fut ensuite reprise par les catholiques.

Dans un registre plus paisible, l'histoire d'Ambert et de toutes les communes environnantes est indissociable de la fabrication de la pâte à papier à base de chiffon d'origine végétale (chanvre et lin), à laquelle se consacraient plus de 300 moulins au XVe siècle. Les maîtres papetiers avaient reçu leur savoir-faire de maîtres italiens. Les premiers tirages de l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot et d'Alembert, furent d'ailleurs imprimés sur de la pâte à papier d'Ambert.

Le brigand et contrebandier Mandrin fit un passage à Ambert le 12 octobre 1754 ; il existe toujours dans la ville une Tour Mandrin.

Le déclin progressif de l'industrie papetière, à partir de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, fut partiellement compensé par la montée en puissance, dès le XVIIe siècle, des métiers du tissage, de la passementerie, de la tresse et du lacet, de la broderie et de la fabrication de chapelets.

Blason Blasonnement
D'azur, à la croix d'argent cantonnée de quatre trèfles d'or.
Commentaires : On rencontre cependant D’azur au gammadion d’argent, écartelé de trèfles de sinople.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
7 160 7 328 7 603 7 722 7 420 7 309 7 057
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
mars 2008 2014 Christian Chevaleyre DVG Commerçant retraité, président de la communauté de communes
juin 1995 mars 2008 Jean Aulagnier UDF puis MoDem Universitaire, conseiller régional
1938 1940 Raymond Lachal AD Député
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Jumelages

[modifier] Économie

La gare d'Ambert

[modifier] Gastronomie

[modifier] Célébrités

[modifier] Patrimoine

[modifier] Patrimoine religieux

La tour de l'église St-Jean depuis le plan d'eau.
  • Église paroissiale Saint-Jean, de facture gothique, construite de 1471 à 1550

[modifier] Patrimoine civil

  • Dolmen de Boisseyres
  • Monument Henri Pourrat
  • Monument Alexandre Vialatte

[modifier] Architecture

La fameuse mairie ronde.
  • Mairie ronde, à l'origine Halle aux grains, construite en 1816 pour libérer la nef de l'église où se faisait le commerce des céréales depuis la Révolution. En 1823 est décidée une extension verticale de l'édifice, pour héberger certains services (salle du Conseil, Contributions indirectes).
  • Caisse d'Épargne et deux autres bâtiments du début du XXe siècle, construits dans un style inspiré de l'architecture des villes d'eaux, avec coupoles, etc.

[modifier] Musées

[modifier] Animation

  • Médiathèque Alexandre-Vialatte
  • Chaque année, la cyclosportive Les Copains a lieu à Ambert et dans sa région ; le départ se déroule au "coin" de sa mairie.
  • Chaque année également le festival de folklore La ronde des copains du Monde anime pendant une semaine la petite ville auvergnate
  • Tous les deux ans les Fourmofolies rassemblent les amoureux du fromage régional et international.
  • Gare de la ligne touristique du Livradois-Forez, exploitée par AGRIVAP Les trains de la découverte, en saison.

[modifier] Randonnée sur la commune

[modifier] Archives

  • Registres paroissiaux et d'état civil depuis :
  • Délibérations municipales depuis :

[modifier] Anecdote

Ambert est, avec Issoire, l'une des deux sous-préfectures victimes des canulars arbitraires et anarchisants des sept héros des Copains, roman de Jules Romains paru en 1913. Le choix s'était porté sur ces deux villes car, sur une carte de France, elles lorgnaient d'un mauvais œil les sept amis. Yves Robert en tira en 1964 un film du même nom (Les Copains), dont la musique fut le célèbre titre de Georges Brassens, Les Copains d'abord. Les copains y décident de se donner rendez-vous devant la façade de la mairie, chose difficile puisque la mairie est... ronde!

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

[modifier] Sources

[modifier] Notes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Ambert.

  1. ab Guide de l'Auvergne mystérieuse, Paris : Tchou, coll. « Guides noirs », 1973, rééditions diverses


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