Ambert
| Ambert | ||||||
La mairie ronde |
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Héraldique |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Auvergne | |||||
| Département | Puy-de-Dôme | |||||
| Arrondissement | Ambert (chef-lieu) | |||||
| Canton | Ambert (chef-lieu) | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays d'Ambert | |||||
| Maire Mandat |
Christian Chevaleyre 2008-2014 |
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| Code postal | 63600 | |||||
| Code commune | 63003 | |||||
| Démographie | ||||||
| Population municipale |
6 920 hab. (2010) | |||||
| Densité | 114 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 514 m – Max. 1 365 m | |||||
| Superficie | 60,48 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Ambert est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme et la région d'Auvergne. En occitan, elle se nomme Embèrt, mais est prononcée Imbert.
Elle est l'une des quatre sous-préfectures du département avec Issoire, Riom et Thiers ainsi que le siège du Pays d’Ambert Livradois Dore Forez.
Ses habitants sont appelés les Ambertois.
Sommaire |
Géographie[modifier]
La commune est traversée, en dehors de la zone urbanisée, par le cours de la Dore, affluent de l'Allier. Ambert se situe dans la plaine d'Ambert entouré à l'est par les Monts du Forez et à l'ouest par les Monts du Livradois
La commune d'Ambert est adhérente du Parc naturel régional Livradois-Forez.
Toponymie et étymologie[modifier]
Dans son Guide de l'Auvergne mystérieuse[1], Annette Lauras-Pourrat (fille d'Henri Pourrat), rapporte que le nom d'Ambert dériverait d'Amberitus qui aurait signifié, à l'époque gallo-romaine, le « gué sur la rivière » (la Dore).
Lieux-dits et écarts[modifier]
Aubignat, la Barge, la Barrate, Beauvialle, la Bégonie, la Besseyre, Bioras, Boisseyre, les Bordes, la Borie, Bost, les Bracons, la Brugerette, les Bruyères, les Bruyères de Châtelet, Bunangues, les Caires, le Champ de la Jarrige, le Champ de Clure, Chanabert, la Chardie, Châtelet, Chaudabris, les Chaux, Cleurettes, la Collange, la Combe, Combrias, Combris, le Cros de Dore, le Cros de Montgolfier, Daragon, Étagnon, le Faveyrie, la Fougedoire, le Fournet, la Garde, la Gerle, Germanangues, Gonlaud, Goyes, le Grand Cheix, Grandsaigne, Gratarelles, Ladrye, Ligonne, les Loyes, Magnarot, Marcheval, le Mareynat, le Mas de la Farge, la Masse, Maufre, Meydat, le Monteix, le Montel, Montgolfier, Moulin de la Sagne, le Moulin du Lac, la Murette, Nouara, Paneton, Pellegrole, les Perriers de Valeyre, la Planche, Pomeyrolles, Pont de Chauttes, Pouteyre, le Poyet Marraud, le Poyet Valentin, Pradelles, Reveret, la Ribbe Basse, Richard de Bas, la Rodarie, la Roche, Rodde, la Sagne, Saint-Pardoux, Saint-Pierre, Saint-Roch, Chez le Soldat, Terre Rouge, la Tolle, Valeyre, la Vaure, les Vergnes sous Goye, la Vernadelle, Viallis, Villeneuve, le grand Vimal, le petit Vimal, les Virands, la Visseyre, Zol[2].
Communes limitrophes[modifier]
- dans le canton d'Ambert :
- dans le canton de Saint-Amant-Roche-Savine (arrondissement d'Ambert) :
- Bertignat et Le Monestier ;
- dans le canton de Saint-Anthème (arrondissement d'Ambert) :
Histoire[modifier]
Selon une thèse non attribuée citée par Annette Lauras-Pourrat[1], les Ambertois auraient pu être « les Ambivareti dont César rapporte la dissidence d'avec les Arvernes et qui, même après Alésia, demeurèrent insoumis », ajoutant que ce nom aurait pu signifier « ceux qui sont défendus de toute part » (par les montagnes) et termine en disant que « les tenants de cette thèse ne manquent pas de faire le rapprochement avec les sites d'Amberg en Bavière et d'Amber en Inde ». Les rapprochements phonétiques sont cependant hasardeux et n'ont souvent rien à voir avec l'étymologie. "Am Berg" signifie "du mont", toponyme et patronyme courant tant en allemand qu'en français. Il vaudrait mieux s'inspirer de la racine gauloise amb- que l'on retrouve souvent. Cf en particulier le territoire des Ambarres dans la plaine de l'Ain, pourvu d'une abondance de toponymes en amb-, dont Ambérieu.
Jusqu'au XVe siècle, le bourg d'Ambert était morcelé en trois quartiers spécifiques, correspondant à une division ternaire de la société : un quartier marchand, un quartier ecclésiastique et monastique, et un quartier « seigneurial », qui se « mélangèrent » à partir de la construction de l'enceinte fortifiée dite des 19 tours (aujourd'hui disparue).
Ambert fut très éprouvée par les suites du massacre de la Saint-Barthélemy. Une bande de Huguenots, commandée par le capitaine Merle, s'empara de la ville en 1574 et y fit subir pillages, massacres et autres sévices à une population majoritairement catholique. La ville fut ensuite reprise par les catholiques.
Dans un registre plus paisible, l'histoire d'Ambert et de toutes les communes environnantes est indissociable de la fabrication de la pâte à papier à base de chiffon d'origine végétale (chanvre et lin), à laquelle se consacraient plus de 300 moulins au XVe siècle. Les maîtres papetiers avaient reçu leur savoir-faire de maîtres italiens. Les premiers tirages de l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot et d'Alembert, furent d'ailleurs imprimés sur de la pâte à papier d'Ambert.
Le brigand et contrebandier Mandrin fit un passage à Ambert le 12 octobre 1754 ; il existe toujours dans la ville une Tour Mandrin.
Le déclin progressif de l'industrie papetière, à partir de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, fut partiellement compensé par la montée en puissance, dès le XVIIe siècle, des métiers du tissage, de la passementerie, de la tresse et du lacet, de la broderie et de la fabrication de chapelets.
| Blasonnement :
D'azur, à la croix d'argent cantonnée de quatre trèfles d'or.
Commentaires : On rencontre cependant D’azur au gammadion d’argent, écartelé de trèfles de sinople.
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Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 6 920 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Administration[modifier]
Jumelages[modifier]
Annweiler am Trifels (Allemagne) depuis 1988
Gorgonzola (Italie) depuis 2002, jumelage « fromager ». À noter que les comités de jumelage ne l'ont sans doute pas fait exprès : les latitudes des deux villes sont quasiment identiques
Higashi-Chichibu (Japon) depuis 1989 , charte de l'amitié
Économie[modifier]
- Ambert est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie d'Ambert.
- Filière bois, fromage, tourisme, fabrication de tresses et câbles.
Gastronomie[modifier]
- Le fromage appelé la Fourme d'Ambert, AOC depuis 1972 (Fourme d'Ambert et de Montbrison) et 2002 (Fourme d'Ambert).
Célébrités[modifier]
- Les frères Angeli : Jean Angeli dit Jean l'Olagne (1886+1915) ami de Henri Pourrat avec lequel il écrit en 1912 La Colline Ronde dont son frère François Angeli (13/02/1890+30/05/1974) réalisa les illustrations.
- Gabrielle Barnicaud (1888-1964), écrivain
- Emmanuel Chabrier (1841-1894), compositeur, né à Ambert.
- Adrien-Vital Farjon (1850 Ambert +1907), conseiller général de Viverols, député, participa à la création de la buvette de l'Assemblée nationale.
- Théophile Gautier (fils) (1836-1904), littérateur français, sous-préfet d'Ambert.
- Jeanne Lichnerowicz (1888-1957), écrivain-romancière (née à Ambert) dite Claude DRAVAINE.
- Étienne Christophe Maignet (1758-1834) personnage de la Révolution française enterré à Ambert.
- Jean-Claude Mourlevat (1952-), écrivain
- Henri Pourrat (1887-1959), écrivain, né à Ambert où il passa presque toute sa vie.
- Pierre Pourrat (1758-1835), sous-préfet (1800-1814 et 1830-1834), maire (1818-1826), conseiller général (1818-1830) et député (1821-1824) d'Ambert, à l'origine de la mairie ronde.
- Pierre de Nolhac (1859-1936), écrivain et académicien, né à Ambert.
- Michel Rolle (1652-1719), mathématicien et géomètre, né à Ambert.
- Jules Romains (1885-1972) a choisi Ambert comme cadre pour Les Copains, en 1922. La première mention d'Ambert, dans le roman, est faite dans le chapitre chapitre initial, « Le Repas », dans les termes suivants :
« Mais la vue était soudain envahie par une carte de France. Le papier en semblait résistant. Deux barres de bois noir, une en haut, une en bas, lui donnaient de la rigidité. Une simple ficelle la suspendait à un clou. Bénin n’avait rien avancé que de vrai. Cette carte figurait quatre-vingt-six départements, et on ne sait combien de villes qui faisaient de l’œil. Les copains trouvèrent ça admirable.
— Des yeux ! cria Bénin, il y en a plus [ 27 ] que dans le bouillon du pauvre, plus que sur la queue du paon.. Il tendit le bras.
— Issoire ! Ambert !
Tous, au fond d’eux-mêmes, furent d’avis qu’effectivement Issoire et Ambert avaient un drôle d’air.
— Qu’allons-nous répondre, messieurs, à ce défi ? Issoire et Ambert narguent notre assemblée. La chose n’en restera pas là. »
- Philippe Russias (Né à Ambert en 1952-), avocat et écrivain, auteur de La Maison du Gagarine, Auvergneskaya, La Rose de Ladaland...
- Marguerite Soleillant (Née à Ambert en 1906 - décédée en 1999) poétesse. Marguerite Soleillant a été l'invitée de l'émission (enregistrée) "Les Chemins d'une Vie" présentée sur FR3 Auvergne Radio par Christian Lassalas ( 5 émissions du 16 au 20 novembre 1981)
- Alexandre Vialatte (1901-1971), chroniqueur et écrivain, Ambertois d'adoption.
- Jean-Joseph Vimal-Flouvat (1737-1810), député du Puy-de-Dôme et maire d'Ambert
- Claude Vorilhon (1946-) dit Raël, fondateur et chef spirituel du mouvement raëlien, a passé son enfance à Ambert.
Patrimoine[modifier]
Patrimoine religieux[modifier]
- Église paroissiale Saint-Jean, de facture gothique, construite de 1471 à 1550. L'église possède un orgue construit par Joseph Merklin à Lyon (1879).
Patrimoine civil[modifier]
- Dolmen de Boisseyres
- Monument Henri Pourrat
- Monument Alexandre Vialatte
Architecture[modifier]
- Mairie ronde, à l'origine Halle aux grains, construite en 1816 pour libérer la nef de l'église où se faisait le commerce des céréales depuis la Révolution. En 1823 est décidée une extension verticale de l'édifice, pour héberger certains services (salle du Conseil, Contributions indirectes).
- Caisse d'épargne et deux autres bâtiments du début du XXe siècle, construits dans un style inspiré de l'architecture des villes d'eaux, avec coupoles, etc.
Musées[modifier]
- Musée de la machine agricole et à vapeur (créé et géré par l'association AGRIVAP)
- Maison de la Fourme d'Ambert et des fromages
- Moulin à papier Richard de Bas
Animations[modifier]
- Médiathèque Alexandre-Vialatte.
- Chaque année, la cyclosportive Les Copains a lieu à Ambert et dans sa région ; le départ se déroule au « coin » de sa mairie (ronde).
- Chaque année également, le festival de folklore La ronde des copains du Monde anime pendant une semaine la petite ville auvergnate.
- Tous les deux ans, les Fourmofolies rassemblent les amoureux de la Fourme d'Ambert et des fromages AOP d'Auvergne.
- Gare de la ligne touristique du Livradois-Forez, exploitée par AGRIVAP Les trains de la découverte, en saison.
- Depuis 2008, la manifestation « Ambert côté jardin » se déroule en avril. Elle propose de faire découvrir le patrimoine jardiné de la ville avec un regard sur le développement durable.
- Le Centre Culturel Le Bief - Programmation culturelle, une artothèque de multiple - Direction Lionel Zwenger.
Randonnée sur la commune[modifier]
- Chemin des papetiers
Archives[modifier]
- Registres paroissiaux et d'état civil depuis :
- Délibérations municipales depuis :
Ambert dans la littérature et au cinéma[modifier]
Ambert est, avec Issoire, l'une des deux sous-préfectures victimes des canulars arbitraires et anarchisants des sept héros des Copains, roman de Jules Romains paru en 1913. Le choix s'était porté sur ces deux villes car, sur une carte de France, elles lorgnaient d'un mauvais œil les sept amis. Yves Robert en tira en 1964 un film du même nom (Les Copains), dont la musique fut le célèbre titre de Georges Brassens, Les Copains d'abord. Les copains y décident de se donner rendez-vous devant la façade de la mairie, chose difficile puisque la mairie est... ronde. Le réalisateur français Claude Berri réalisa en 1990 une partie du tournage du film Uranus dans la ville d'Ambert.
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Guide de l'Auvergne mystérieuse, Paris : Tchou, coll. « Guides noirs », 1973, rééditions diverses
- "Chez le soldat est appelé ainsi car un garçon de cette maison se faisait payer pour d'autres garçons durant leurs temps d'appelés militaires ; Zol était anciennement appelé Dapzol ou Apzol ; Beauvialle était anciennement appelé Bostvial = le vieil bois ;
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
- Communes du Puy-de-Dôme
- Anciennes communes du Puy-de-Dôme
- Football club union sportive ambertoise, club de football actuellement de niveau régional
