Gassin

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Gassin
La porte des Sarrazinsmarquant l'entrée du fort médiéval.
La porte des Sarrazins
marquant l'entrée du fort médiéval.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Draguignan
Canton Sainte-Maxime
Intercommunalité Communauté de communes du golfe de Saint-Tropez
Maire
Mandat
Anne-Marie Waniart
2014-2020
Code postal 83580
Code commune 83065
Démographie
Gentilé Gassinois
Population
municipale
2 658 hab. (2014)
Densité 107 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 13′ 47″ nord, 6° 35′ 09″ est
Altitude Min. 0 m – Max. 324 m
Superficie 24,74 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-gassin.fr

Gassin est une commune française située près de Saint-Tropez, dans le département du Var en région française Provence-Alpes-Côte d’Azur.

La commune est connue pour son carrefour de La Foux et pour son bourg, perché à 200 mètres d’altitude sur un rocher qui domine le golfe de Saint-Tropez et offre une vue sur la baie de Cavalaire et les Maures.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune est située sur le littoral sud-est du Var, au centre de la presqu’île de Saint-Tropez dans le massif des Maures, chaîne de montagnes qui s’étend d’Hyères à Fréjus.

Son territoire est limitrophe de ceux de quatre communes :

Communes limitrophes de Gassin
Cogolin Mer Méditerranée
Golfe de Saint-Tropez
Saint-Tropez
Cogolin Gassin Ramatuelle
La Croix-Valmer La Croix-Valmer Ramatuelle

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 474 hectares ; son altitude varie de 0 à 324 mètres[1]. Le bourg est située à 201 mètres d'altitude[2] et le point culminant, 324 mètres, se situe au Barri de Gassin, au nord des moulins de Paillas[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le fleuve côtier le Bélieu, long de 4,8 km[4], ainsi que par son affluent le Bourrian (appelé rivière de la Gassinière[5]), long de 8,9 km[6], et ses sous-affluents, le ruisseau de l’Escaled[7] et le ruisseau de la Vernatelle[8]. À l'est, le ruisseau la Bouillabaisse sert de frontière entre Gassin et Saint-Tropez, jusqu'à la plage éponyme que se partagent les deux communes[9],[10]. Les cadastres ou cartes anciennes évoquent d'autres cours d'eau : le ruisseau de la Rouillère, confondu avec le Bélieu[11], le Peynié, affluent du Bourrian[12]. Le Val de Bois, également appelé ravin de Patapan, est un autre cours d'eau traversant Gassin, affluent du Bélieu[13]. Le ruisseau de Valescure naît au Barri de Gassin pour passer immédiatement sur la commune de La Croix-Valmer et se jeter dans la Méditerranée, au sud[14], quand le Bélieu et le Bourrian s'y jettent au nord, dans le golfe.

Climat[modifier | modifier le code]

Présentation générale[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est un climat méditerranéen. Les étés y sont chauds et secs, même si la situation côtière de Gassin permet d’atténuer la rudesse des grandes chaleurs. Les jours de pluie sont rares mais les précipitations sont parfois violentes. La neige y est rare. La sécheresse estivale conduit régulièrement la préfecture du Var à prendre des mesures telles que des restrictions d’arrosage, l’interdiction des feux d’artifice et la fermeture des massifs. Le climat a eu une importance déterminante sur le développement de Gassin, notamment par le tourisme. La douceur des hivers a conduit au XIXe siècle à l’installation saisonnière de populations aisées.

Les vents dominants à Gassin sont le mistral (nord/ouest), vent de terre qui a donné son nom à une rue de Gassin, la montée Ven Terraou, et le levant (vent d’est). Le premier apporte généralement le beau temps, le second la pluie. Le ponant souffle habituellement du relief vers la mer.

Données[modifier | modifier le code]

Les données estimées sont[15] :

Données 2015 Hiver Printemps Eté Automne
Soleil
Heures d’ensoleillement 518 h 894 h 937 h 441 h
Moyenne nationale 331 h 722 h 708 h 353 h
Equivalent jours de soleil 22 j 37 j 39 j 18 j
Moyenne nationale 14 j 30 j 29 j 15 j
Pluie
Hauteur de pluie 257 mm 102 mm 179 mm 181 mm
Moyenne nationale 195 mm 154 mm 197 mm 144 mm
Vent
Vitesse de vent maximale 94 km/h 101km/h 86 km/h 97 km/h
Moyenne nationale 173 km/h 148 km/h 137 km/h 151 km/h

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

Le carrefour de La Foux fait de Gassin un lieu de passage important du golfe fréquemment saturé, notamment vers Saint-Tropez. Les accès routiers (RD 98, RD 559, RD 61, route des Moulins de Paillas) sont les seuls permettant de rallier la commune, dépourvue de voie ferroviaire comme d’infrastructure portuaire. Il est le lieu de fréquents embouteillages aux heures de travail et durant l’été notamment le mardi, jour de marché à Saint-Tropez[16],[17],[18].

La commune est accessible en voiture par l'A8 (E 80) en suivant la sortie « Draguignan-Le Muy-Saint-Tropez » puis la RD 25 jusqu’à Sainte-Maxime et la RD 559, ou encore par l’A57 avec la sortie « Le Cannet-des-Maures » puis par la RD 558 jusqu’à Grimaud puis par la RD 61 jusqu’au carrefour de La Foux.

La RD 559, passant par Gassin, permet par le bord de mer de rejoindre à l’ouest Toulon-La Valette-du-Var et à l’est Saint-Raphaël, Cannes, Nice, Monaco.

Accès maritimes[modifier | modifier le code]

Les ports les plus proches sont ceux de Cogolin, Port Grimaud ou Saint-Tropez pour la plaisance, ceux de la de Toulon, de Port Lympia à Nice ou du grand port maritime de Marseille pour les lignes commerciales.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Les aéroports les plus proches sont l’aéroport de La Môle - Saint-Tropez, l’aéroport de Cannes - Mandelieu, l’aéroport de Toulon-Hyères et l’aéroport de Nice-Côte d’Azur.

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Le territoire a été desservi durant plus de cinquante ans par le rail. La ligne du littoral varois des Chemins de fer de Provence a permis de désenclaver Gassin comme le reste de la presqu’île. Une gare fut construite en bas du village, dans un quartier qui a conservé ce nom. Par ailleurs, un tramway reliait le carrefour de la Foux à Saint-Tropez, principalement sur le territoire de Gassin. Le démantèlement de ces lignes à la fin des années 1940 a conduit à un accroissement du trafic routier qui demeure l’une des difficultés majeures du golfe.

Depuis, la gare de Saint-Raphaël-Valescure desservie par les TGV, iDTGV, Intercités et TER Provence-Alpes-Côte d’Azur, située à 39 kilomètres par la route, est la plus proche. L'offre est complétée au nord par la gare des Arcs-Draguignan (TGV, Intercités, Intercités de nuit, Thello et TER Provence-Alpes-Côte d'Azur), à 42 kilomètres a nord et par cette d'Hyères à 48 kilomètres à l'ouest (TGV et TER Provence-Alpes-Côte d'Azur).

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Les collégiens et lycéens de la commune disposent de transport en commun[19].

La commune est desservie par plusieurs lignes de Varlib, permettant de relier l’aire toulonnaise à l’ouest, la Dracénie au nord et vers l’est Fréjus, Saint-Raphaël ou Nice. Une seule de ces lignes dessert le village.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est urbanisé au niveau du village médiéval et de plusieurs hameaux (Minuty, Riboty, Saint-Jean, la Rouillère, Tras Barri) et lotissements (Saint-Martin, Sinopolis, Les Chênes).

Le village médiéval est situé sur une colline culminant à 200 mètres d’altitude, les hameaux se répartissent dans la plaine. Les autres secteurs urbanisés sont situés au carrefour de la Foux et sur le bord de mer menant à l’est vers Saint-Tropez. Les grands ensembles touristiques (parc Saint-James, village Air France) se trouvent au cœur de parcs de plusieurs dizaines d’hectares les rendant très peu visibles. Les vignes occupent une large part d’un territoire où ont été conservés d’importants secteurs forestiers.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total de logements dans la commune était de 3 763, alors qu’il était de 3 832 en 2008. Parmi ces logements, 34,0 % étaient des résidences principales, 63,7 % des résidences secondaires et 2,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 77,8 % d’entre eux des maisons individuelles et pour 20,8 % des appartements[I 1].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 59,8 %, en légère augmentation par rapport à 1999 (59,0 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) n’était que de 6,7 %[I 2].

Projets d’aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les origines du nom de Gassin sont l’objet de plusieurs interprétations.

Le toponymiste Charles Rostaing écarte l’hypothèse de l’origine latine Guardia Sinus (le gardien du golfe) arguant notamment que, jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, Gassin s’appelait Garcin[20], il propose une origine indo-européenne, avec un nom formé à partir des racines kar (pierre perchée) et sen (colline, bâti sur un rocher) qui aurait donné Garcin[21]. Gassin partagerait la même origine étymologique que La Crau, Cassis et le Carso.

Dans sa thèse sur les toponymes du Freinet, Élisabeth Sauze évoque la plus grande possibilité d'un nom de famille d'origine germanique[22] tout en classant Gassin dans les noms de lieux d'origine indéterminée.

La commune aurait pris le nom de Guardia Sinus après l’installation d’une vigie sur les hauteurs de la commune. Les habitants auraient alors délaissé le lieu original d’habitation, Borianum (aujourd’hui le Bourrian) pour se regrouper autour du poste d’observation[23]. Le nom du Bourrian est dérivé de castrum Borriani, ce dernier mot formé du patronyme Burrus et du suffixe latin -i-anum.

Beaucoup de noms de quartiers sont issus de la langue provençale. Le nom du quartier de Bagueirède est dérivé du baguié, le laurier-rose. D'autres sont des mots provençaux, devant parfois plus à un patronyme qu'à la signification du mot employé : Baou est un mot provençal désignant une colline, un promontoire rocheux souvent surmonté d'une surface plate ; Vernatelle une aulnaie, Cambon une plaine cultivée, Carteyron un quart de livre, le grafionier est le mot provençal pour le bigareautier, Roucas dou Casteous évoque le rocher du château.

Le quartier de Pimpinnon doit son nom au pin parasol, le pin pignon. Le nom de la Foux rappelle que l'eau se trouvait en abondance dans ce quartier autrefois marécageux. Tras Barri se trouvait après les rempart.

Histoire[modifier | modifier le code]

Extrémité de la rue Longue avec vue au nord sur le golfe de Saint-Tropez.

Des populations celto-ligures romanisées[modifier | modifier le code]

Des traces d’occupation humaine (silex) font remonter l’habitation humaine du secteur au néolithique[Note 1]. La région était peuplée à l’origine de populations ligures auxquelles se mêlèrent des Celtes. L’historien et géographe grec Strabon les désigne comme Celtolygiens, précisant que les auteurs anciens les nomment Salyens[24]. Pline l’Ancien, dans son Histoire naturelle, évoque comme populations dans ce secteur les Camulliques et les Sueltères[25].

Ces Celto-Ligures ont laissé les traces d’un oppidum à Monjean, actuellement à Cavalaire-sur-Mer. Le territoire fut marqué par la présence grecque comme en témoignent l’existence de la cité d’Heraclia Caccabaria, aujourd’hui disparue, et de vestiges divers. Après la fondation de Massilia, les Grecs fondèrent également des comptoirs dans la région. L’un d’eux, Athénopolis, évoqué par Pline l’Ancien[26] et et Pomponius Mela[27] est généralement situé dans le golfe de Saint-Tropez, entre les villes actuelles de Cavalaire et de Cogolin.

Le territoire de Gassin passa sous domination romaine lors de la conquête de la Gaule. Les légions romaines pacifièrent la zone ; tout indique que les populations locales ne participèrent pas au soulèvement contre l’autorité de Rome en -52. Les Salyens avaient participé entre -125 et -121 à une longue guerre contre les Romains, appelés à l’aide par les Marseillais. La presqu’île fit partie de la province romaine dénommée Gaule transalpine, puis Gaule romaine et Gaule narbonnaise. Lors de la réorganisation administrative menée vers 300 par Dioclétien, la région de Gassin fut intégrée à la Narbonnaise seconde. La capitale était Aquae Sextiae. L’itinéraire d’Antonin fait mention du Sinus Sambracitano, identifié au golfe de Saint-Tropez actuel. Pline l’Ancien mentionne l’existence d’Heraclia Caccabaria et d’une autre cité, Samblacis. Aucune n’apparaît sur la Table de Peutinger.

Des vestiges d’habitat antique ont été découverts dans le quartier de Ville Vieille (Villam Veterem en 1403)[28]. Près de là, à La Croix et Cavalaire, anciennement situé à Gassin, se trouve la Villa romaine de Pardigon. Divers objets, notamment des pièces, datant des temps du peuplement celto-ligure et romain ont été retrouvés[Note 2]. La découverte d’une inscription a permis de connaître une divinité celte vénérée alors, Lausco[29], Lauscus[30].

Les invasions et la construction du fort médiéval[modifier | modifier le code]

Porte ancienne de Gassin, dont le linteau porte la date de 1422.
Porte ancienne de Gassin, dont le linteau porte la date de 1422.

Les grandes invasions ayant accompagné la chute de l’Empire romain ne semblent pas avoir touché fortement la presqu’île de Gassin qui bénéficie de la protection naturelle des Maures.

Les côtes du Golfe, que ne protégeaient alors ni flotte ni système de surveillance, permirent à l’inverse des incursions de pirates et la ruine des habitats côtiers. Ce fut le cas pour Alconis, Saint-Tropez, Samblacis. Le chroniqueur Frédégaire rattache cet événement à la révolte de Mauront de Marseille, allié à Yusuf ibn ’Abd al-Rahman al-Fihri, contre Charles Martel.

Le territoire fut touché par la présence sarrasine. Selon le chroniqueur Liutprand de Crémone[31], vingt combattants venus d’Andalousie pénétrèrent dans la Presqu’île et y établirent un camp, le Fraxinet. Après l’invasion de l’Espagne en 711, des raids furent menés sur la Provence comme en 728 contre les îles de Lérins, en 838 à Marseille ou 842 et 869 à Arles, et au-delà Toulouse en 721, Nice en 813 ou Gênes en 935[32].

L’occupation musulmane du Fraxinet dura plusieurs décennies jusqu’au Xe siècle ; identifié à la Garde-Freinet[33], le centre névralgique des combattants andalous se situe, selon Philippe Sénac, plus proche du littoral, et donc de Gassin, dans la Presqu’île[34],[35]. De là, ils menaient des attaques à travers la Provence, jusque dans le Piémont et en Suisse.

L'un des caïds qui dirigea le groupe de combattants fut Nasr ibn-Ahmad, officier du calife Abd al-Rahman III[36].

Après l’enlèvement de Mayeul, abbé de Cluny, une expédition est organisée. L’offensive de Guillaume Ier de Provence et d’Ardouin (comte de Turin) mit fin à cette présence en 972-975 lors d’une offensive qui mit aux prises les ennemis à la Bataille de Tourtour[37]. C’est à cette occasion que Gibelin de Grimaldi obtint les terres de Grimaud et des alentours, dont Gassin.

Le territoire, par son site d’occupation principale alors, le quartier actuel du Bourrian (Borrianum), est évoqué dans le cartulaire de l’abbaye Saint-Victor de Marseille au XIe siècle[38],[39]. Il n’est fait mention d’aucun lieu nommé Gassin, Garcin ou ses dérivés.Seuls figurent dans le cartulaire des noms qui pourraient être rapprochés de Gassin : Arnulfus de Garcino et Aicardus de Garcin[40], Gaufridi de Garci et Guilelmus Garcinus. Dans une charte de 1083 émanant du comte de Provence Bertrand II, il est question d'un Petrus Garcinus[41] ; dans une autre datée de 1100 d'un « burgo Garcini »[42]. Gassin apparaît dans sa graphie ancienne dans les Statuts de la baillie de Fréjus, en 1235[43].

L'habitat se groupa autour de la chapelle Notre-Dame-de-la-Compassion. Lors de l'établissement par les Templiers d'une vigie sur le sommet de la colline dominant le golfe de Saint-Tropez, le bourg se déplaça au site actuel du village. L'habitat dispersé, fréquent durant l'antiquité, se raréfia à cause des longues périodes d'insécurité. Le village actuel garde de nombreuses traces de ce passé, notamment les remparts et l'habitat du vieux fort. La porte des Sarrasins marque l'entrée de ce secteur.[réf. nécessaire]

L'expulsion des Sarrasins ne met pas fin à l’insécurité qui dure encore plusieurs siècles. Les razzias font des morts parmi les populations locales, quand d'autres sont réduits en esclavage. L’enlèvement devient une source de revenus pour les pirates qui permettent parfois le rachat des captifs : plusieurs familles gassinoises sont ainsi réunies, après parfois des captivités de plusieurs années en Afrique du Nord. C'est le cas de l'un des deux frères Magnan, enlevés et détenus à Bône[44].

Le village à l'ère moderne[modifier | modifier le code]

Évolution urbaine du village de Gassin à travers les cadastres de 1516 à aujourd’hui.

Le cadastre de 1516 montre un village fortifié construit autour d'une seule rue (l’actuelle rue de la Tasco) et comptant notamment le château et une église, entouré d’un faubourg.

Le château a laissé ensuite la place à l’église, achevée en 1578, une cuve, et un nom : la rue du Fort. La cuve avait une importance capitale pour l'approvisionnement en eau sur ce piton rocheux.

L’hôtel de ville occupe la place qui est encore aujourd’hui la sienne. L’enceinte fortifiée s’étend jusqu’au faubourg d’autrefois. Le village a continué à grandir avec notamment, apparaissant sur le cadastre de 1728, l’hôpital au nord et la forge au sud. L'enceinte fortifiée compte alors deux entrées, l’une au nord, par le Portail Neuf, l’autre à l’ouest avec le Grand Portail.

Au XIXe siècle, le bourg castral a quasiment atteint sa composition actuelle.

La commune va connaître un important accroissement de population entre 1821 et 1856 (passant de 491 à 833 habitants). Le village compte deux fours, deux moulins à huile (cinq autres se trouvent sur le reste de la commune) et sept fabriques de bouchons (avec une huitième en dehors du village)[46]. Il connaît une seconde phase d'expansion démographique que n'arrête pas la guerre, la population passant de 899 habitants en 1896 à 2 314 trente ans plus tard.

L'habitat dispersé y est plus important que parmi les villages voisins, atteignant 69 % selon le recensement cadastral de 1841 (10 % à Saint-Tropez, 13 % à Cogolin et 45 % à Grimaud par exemple) chiffres s'expliquant par l'étendue de son territoire alors. L'économie ressort du secteur agricole pour 80 %[47].

L’essor du tourisme côtier et le territoire amputé[modifier | modifier le code]

La fin du XIXe siècle voit le développement du tourisme hivernal sur la Côte d’Azur. Avec Nice et Hyères, la presqu’île de Saint-Tropez devient prisée des populations aisées de France et d’Europe.

Le tourisme provoque une rupture entre la société traditionnelle rurale d'une part et de nouvelles unités urbaines qui croissent rapidement. Contrairement au village de Gassin, ses hameaux du bord de mer, Cavalaire et La Croix, se développent rapidement grâce au tourisme. Le secteur agricole, très fort à Gassin, est concurrencé par le secteur tertiaire dans les deux hameaux. Il y a déjà moins d'employés dans l'agriculture à La Croix que dans les services et l'administration. Les deux hameaux se distinguent aussi par les habitants qui sont nés hors de Gassin : ils sont 65 % à Gassin, 82 % à La Croix en 1926[48].

La commune profite des retombées économiques du tourisme et tente de s'y adapter. Par délibération du 16 mars 1913, la commune demande à être classée en station climatique. Si les conditions géographiques et météorologiques sont louées, la faiblesse des conditions hygiéniques est considérée comme rédhibitoire par la commission chargée d’étudier le dossier[49]. Le rapporteur loue au contraire les qualités de Cavalaire et La Croix.

Des habitants se manifestent pour réclamer leur indépendance, dénonçant notamment la mauvaise utilisation des impôts, l'absence de volonté du conseil municipal et l'opposition entre les deux entités. Après quatre ans de tensions et de négociations, Cavalaire est érigée en commune le 5 août 1929[48].

Dans les mêmes conditions, le hameau de La Croix-Valmer est séparé de Gassin le [48].

Gassin perd alors 650 puis 2 000 hectares, plus de deux tiers de ses habitants[50], et se voit amputée de secteurs particulièrement touristiques comme la baie de Cavalaire et une partie du secteur des Trois Caps.

L'arrivée du chemin de fer[modifier | modifier le code]

Le développement du tourisme est facilité par l'arrivé du train à la fin du XIXe siècle dans le golfe de Saint-Tropez. La fin du désenclavement du territoire est marqué par la mise en exploitation de la voie de chemin de fer entre la Foux et Hyères en 1890[51]. Ce tronçon permettait de relier Hyères à Saint-Raphaël par des voies situées principalement sur le bord de mer. Long de 54 kilomètres, il était ponctué de quatre arrêts sur le territoire de Gassin, trois stations et une halte : Cavalaire, La Croix (avec une simple halte), Gassin et La Foux[51].

La Grande Guerre[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Gassin, situé dans le cimetière de la commune.
Le monument aux morts de Gassin, situé dans le cimetière de la commune.

La Première Guerre mondiale coûta la vie à 35 soldats sur les 189 natifs ou résidents de Gassin mobilisés durant la guerre. Nombre d’entre eux faisaient partie du 15e corps d’armée, qui fut l’objet en août 1914 d’articles diffamateurs de la part de deux sénateurs, Auguste Gervais puis Georges Clemenceau. Ces derniers relayaient les attaques du général Joseph Joffre et d’Adolphe Messimy, ministre de la Guerre, saint-cyrien devenu journaliste et passé à la politique au Parti républicain, radical et radical-socialiste, parcours identique à celui de son ami Auguste Gervais. Cette affaire bouleversa durablement la Provence. En août 2016, la mairie de Gassin décida de baptiser trois places du nom des trois soldats de Gassin du XVe Corps morts durant le mois d’août 1914 : Louis Collomp, Charles Giordano et Léon Martel[52]. L’inauguration des plaques de rue se déroula le 17 septembre 2016 à l’occasion des Journées du patrimoine.

L’Occupation[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative de la libération.

Durant l’Occupation, le maréchal Erwin Rommel, venu inspecter les fortifications dans ce secteur, séjourne à l'hôtel Rustic au village[53]. Les lignes de défense allemandes n’empêchent pas le Débarquement de Provence en , même si les combattants alliés n’utilisent pas les plages de Gassin. La casemate allemande est l’objet d’un intense bombardement lors du débarquement, touchant notamment la ferme voisine.

Le développement du village[modifier | modifier le code]

À partir des années 1980, la municipalité développe une politique de promotion et d’accueil touristique. D’importants travaux d’aménagement sont réalisés : pavage des rues, aménagement de l’entrée du village, table d’orientation, création du golf, du polo, etc.[54].

L’extension du village, réalisée de 1989 à 1998 par François Spoerry — l'architecte qui a conçu Port Grimaud —, obtient le prix d’architecture européen Philippe Rotthier[55]. François Spoerry est également l’auteur du projet initial du golf de Gassin[56] qui fut modifié sous la pression de plusieurs associations et après de nombreux recours[57],[Note 3].

Ces politiques sont récompensées par une Marianne d’or en 1995.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Voir l'article principal Vie politique à Gassin.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d’habitants au dernier recensement étant compris entre 2 500 et 3 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 23[58].

Liste des baillis et des maires[modifier | modifier le code]

Liste des baillis successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1711   Joseph Raimond    
1734   Jean-François Tollon    
1750   Jacques Peironnet    
1758   Jean-Joseph Honoré Ricard    
1764 1775 Jean-François Martin    
1776 1779 Pierre-Jean Farnet    
1780 1782 Joseph Martin    
1783 1783 Charles Antiboul    
1784   Louis-Honoré Cartier    
1786 1790 Charles Antiboul    
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1791   Joseph Tournel    
1800 1803 Joseph Honoré Tournel    
1803 1809 Louis Ratagne    
1809 1821 Joseph Jean-François Tollon    
1821 1826 Michel Tournel    
1826 1830 Désiré Germondy    
1830 1836 Antoine Serrailler    
1836 1848 Joseph Toussaint Tollon    
1852   Jean-Martin Pardigon    
    Alphonse Pardigon    
1864 1870 Ernest Tollon    
1870 1888 Joseph Roubeuf    
1888 1903 Ernest Tollon    
1904 1914 Bertin Robeuf    
1914   Jules Pelissier    
    Siméon Peiret    
1919 1925 Jules Raymond    
1925 1929 Fernand Peirugues    
1929 1931 Louis Pellegrin    
1931 1932 Émile Nazaret    
1932 1944 Félix Ayot    
1945 1959 Henri Montanard    
1960 1977 René-Jean Chapelle    
1977 2002[Note 4] Robert Dho    
2003 2008[Note 5] Joseph Desderi    
mars 2008 mars 2014 Yvon Zerbone    
mars 2014 en cours
(au 30 avril 2014)
Anne-Marie Waniart[59]    

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Du point de vue administratif, la commune fait partie de l’arrondissement de Draguignan dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d’Azur et avant la réforme territoriale de 2014 du canton de Saint-Tropez. Gassin est l’une des communes de la communauté de communes du golfe de Saint-Tropez.

Du point de vue électoral, la commune fait partie de la quatrième circonscription du Var depuis le redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 2010 et depuis la réforme territoriale de 2014 elle fait partie du canton de Sainte-Maxime.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Le local de la police municipale se situe au village, près de la mairie. La caserne des sapeurs-pompiers est située à l’entrée du nouveau village, construit durant les années 1990. Par ailleurs, une brigade motorisée (BMO) de la gendarmerie nationale est également installée à Gassin.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Prévention des risques[modifier | modifier le code]

Le plan de prévention des risques identifie quatre risques principaux à Gassin : feu de forêt, inondation, mouvement de terrain et sismique (niveau 2)[60]. La commune a été touchée régulièrement ces dernières années par des inondations et des coulées de boue, conduisant à la prise par le gouvernement de huit arrêtés de reconnaissance d’état de catastrophe naturelle depuis 1983[61].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 2 août 2016, Gassin n’est jumelée avec aucune commune[62].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1315, le village abritait 188 foyers. En 1471, les documents font état dans l'agglomération de 14 foyers contribuables[63].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[64]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[65],[Note 6].

En 2014, la commune comptait 2 658 habitants, en diminution de -7,32 % par rapport à 2009 (Var : 2,98 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400 422 442 491 660 674 695 740 792
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
833 791 767 771 804 778 884 816 899
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 236 1 350 1 637 1 755 2 314 1 311 567 521 671
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
804 1 107 1 519 2 017 2 622 2 710 2 800 2 853 2 658
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[66] puis Insee à partir de 2006 [67].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Gassin est située dans l’académie de Nice.

En 2015-2016, la mairie administre une école maternelle de 78 élèves et une école élémentaire de 125 élèves[68].

Le département gère le collège Victor-Hugo situé route de Cavalaire[69]. D’une superficie de 7 500 m2, il peut accueillir 600 élèves. Construit sur les plans de l’architecte Jean-Pascal Clément[70], il a ouvert ses portes en 1999. Parmi les options proposées figurent le golf, grâce à la présence à Gassin d’un établissement, et le provençal.

La région gère le lycée du golfe-de-Saint-Tropez, situé face au centre technique municipal de Gassin, sur la route du Bourrian[71]. Le lycée, qui s’étend sur 15 000 m2 a été réalisé sur les plans de l’architecte Daniel Fanzutti et achevé en 2011[72].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le groupe Leï Masco (Les Masques) perpétue la culture provençale à Gassin.

Les Amis des Arts organisent de nombreuses activités culturelles.

Depuis plusieurs années, l’acteur américain Leonardo DiCaprio organise à Gassin une importante vente aux enchères pour la Leonardo DiCaprio Foundation. L’événement a attiré en 2016 environ 900 personnes, notamment des personnalités telles qu’Arnold Schwarzenegger, Albert II (prince de Monaco), Mariah Carey, Edward Norton, Naomi Campbell, Kate Hudson ou Bono. Plus de 40 millions d’euros ont été récoltés, dont une partie, l’événement se déroulant quelques jours après l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice, doit être reversée aux victimes de l’attaque[73],[74].

Chaque deuxième dimanche d’août, Gassin fête son saint patron, Saint-Laurent. Les manifestations sont organisées par la mairie, l’office municipal de l’animation, de la culture et des loisirs (OMACL) et le groupe Leï Masco. Aubade, procession, messe chantée en provençal, animations, repas provençal sont programmés chaque année.

Santé[modifier | modifier le code]

Au début des années 2000, un pôle santé a ouvert ses portes sur la commune, dans le quartier de la Foux, en remplacement de l’hôpital de Saint-Tropez. Sur une superficie de 15 000 m2, l’hôpital et la maternité disposent de 167 lits[75].

Sports[modifier | modifier le code]

Plusieurs associations et clubs de sports sont installés à Gassin[76] : danse (Salsa), chasse, fitness, judo, gymnastique, équitation, tennis.

L’école de voile de La Moune est ouverte à l’année, elle propose notamment des initiations au catamaran de sport et permet des sorties en paddle.

L’Avenir cycliste gassinois organise notamment chaque année la Caroubike, qui tire son nom du quartier où elle se déroule : Caruby. Cette course compte pour le championnat régional de VTT cross-country. Son tracé a été utilisé par l’Office municipal des animations, de la culture et des loisirs (OMACL) pour créer la Gassinoise, course pédestre d’environ onze kilomètres.

La commune dispose d’un golf de 18 trous sur un terrain qui domine partiellement Saint-Tropez. Son tracé a été réalisé avec le concours notamment de Gary Player, Gery Watine et Thierry Sprecher. Il a vu le jour après une longue bataille judiciaire opposant les porteurs du projet à des associations ayant évoqué des contradictions avec la loi littoral ou la protection d’espèces et des sites protégés. Lancé au milieu des années 1980 avec le groupe Pierre & Vacances-Center Parcs, le développement de cette zone d’aménagement concerté a été arrêté par de nombreux recours. Elle a repris en 2002 avec un partenariat entre Colbert Orco et la banque Lehman Brothers.

À quelques centaines de mètres de La Foux, où se trouvait un siècle plus tôt un hippodrome, a été implanté un polo dans le quartier du Bourrian, sur un terrain de plus de 100 hectares. Il s’est doté de nouvelles installations au milieu des années 2010 avec notamment la construction de 350 boxes. En 2016, il comptait quatre terrains, un cinquième pour l’entraînement, une piste d’entraînement de 360 mètres et un manège couvert.

Cultes[modifier | modifier le code]

L’église de Gassin.

Gassin compte deux lieux de culte catholiques : l’église Notre-Dame-de-l’Assomption et la chapelle Notre-Dame-de-la-Compassion.

La paroisse de Gassin est désormais rattachée à celle de La Croix-Valmer. Elle dispose d’une antenne de la communauté brésilienne Doce Mãe de Deus (Douce Mère de Dieu), l’une des communautés nouvelles de l’église. Cette dernière s’occupe en partie de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption et organise chaque année la Fête de la Saint-Jean.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 32 834 €, ce qui plaçait Gassin au 10 987e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[77].

En 2012, 72,6 % des foyers fiscaux étaient imposables[I 3].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2013, la population âgée de 15 à 64 ans s’élevait à 1 625 personnes, parmi lesquelles on comptait 77,0 % d’actifs : 65,9 % ayant un emploi et 11,1 % de chômeurs[I 4], soit un taux de chômage de 14,4 % alors qu’il n’était que de 12,8 en 2008[I 5].

On comptait 2 276 emplois dans la zone d’emploi, contre 2 303 en 2008. Le nombre d’actifs ayant un emploi résidant dans la zone d’emploi étant de 1 125, l’indicateur de concentration d’emploi[Note 7] est de 202,3 %, ce qui signifie que la zone d’emploi offre deux emplois par habitant actif[I 6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, Gassin comptait 755 établissements : 30 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 18 dans l’industrie, 68 dans la construction, 580 dans le commerce-transports-services divers et 59 étaient relatifs au secteur administratif[I 7].

En 2014, 57 entreprises ont été créées à Gassin[I 8], dont 32 par des autoentrepreneurs[I 9].

Agriculture[modifier | modifier le code]

La configuration géographique a réduit l'exploitation du sol de Gassin. En 1840, seul 6 % de son territoire était exploité, un taux nettement plus faible que les communes voisines[Note 8].

Jusqu'au milieu du XIXe siècle, l'agriculture gassinoise est conforme au schéma traditionnel méditerranéen avec la triple culture du blé, de la vigne et de l'olivier. Sur les 580 hectares exploités vers 1840, les vignes représentaient 46 % des terres exploitées, les terres 23 %, les vergers 20 % et les près 11 %.

La forêt exploitable ne représente pourtant alors qu'un cinquième de la superficie, le restant étant abîmé par les animaux et les incendies[47]. L'exploitation du liège ne commença à grande échelle qu'au XIXe siècle conduisant à une meilleure prise en compte de la forêt. Un siècle plus tard, elle occupe selon le cadastre près des trois-quarts du sol[47].

L'exploitation du vers à soie commence également au XIXe siècle et conduit à l'implantation de nombreux mûriers.

Une grande partie de la commune reste composée de terres agricoles, notamment pour la production de vins de Provence : neuf domaines viticoles se sont développés à Gassin, dont Château Minuty (cru classé). Les principales autres cultures sont l’olivier et le chêne-liège. Un producteur d’huile d’olive s’est installé à la fin des années 1990, l’oliveraie est composée en 2016 d’environ 3 100 arbres[78].

Commerces et artisanat[modifier | modifier le code]

Outre les commerces en ville, le centre commercial du Carrefour de La Foux est également situé à Gassin comme plusieurs autres zones commerciales aux Marines de Gassin, aux Cyclades et près du pôle de santé.

Industrie[modifier | modifier le code]

En 1912, un conglomérat d’entreprises britanniques fonde la Société française des torpilles Whitehead pour la construction d’une usine à l’est de Gassin, près de Cogolin. La marine nationale passe une première commande en 1914 et la guerre conduit à une forte demande d’obus. L’usine Whitehead travaille alors pour l’exportation dès ses débuts, une vocation qui n’a pas cessé depuis : en 2012, l’usine livrait des torpilles à quinze pays. Elle devient la propriété de la Société de construction des Batignolles et de la Société des aciéries et des forges de Firminy en 1925. L’entreprise, visée par la loi du sur la nationalisation des entreprises fabriquant des matériels de guerre, devint nationale en 1937. Elle fut intégrée à la Marine nationale. Elle dépend aujourd’hui de la DCNS, société redevenue privée en 2001[79],[80].

Au sein du « Var rouge », Gassin ne fait pas figure de haut lieu des luttes sociales. En 1856, alors que les conséquences de la crise économique de 1853 se font encore sentir, les ouvriers bouchonniers de Gassin se mettent en grève pour obtenir une augmentation, qu’ils obtiendront[81]. En 1922, quelques semaines après la scission menée par la frange communiste à la CGT, la Confédération générale du travail unitaire lance une grève à l’usine de torpilles de Gassin. Elle s’achève par un échec pour les grévistes après un mois d’arrêt.

Des prospections furent réalisées au XIXe siècle pour l'exploitation minière mais le projet n'aboutit pas.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Vue sur les îles d’Or depuis Gassin.

Comme de nombreuses communes du sud du Var et de la presqu’île de Saint-Tropez, l’économie de Gassin est fortement tournée vers le tourisme estival. Le tourisme à Gassin a d’abord été un tourisme hivernal, centré sur les hameaux de Cavalaire et La Croix et notamment la venue de riches propriétaires lyonnais.

La vue panoramique depuis le village sur les environs a accompagné le développement du tourisme[82],[83],[84]. Gassin a également bénéficié de sa position de voisine de Saint-Tropez quand cette dernière a acquis une renommée mondiale. La commune a créé en 2016 un office de tourisme municipal, le dernier avant l’entrée en vigueur de la loi NOTRe pour améliorer l’accueil touristique et mieux quantifier l’impact du tourisme.

« Gassin, station d’où une route de voiture monte à droite, à travers bois, [...] au haut d’un promontoire (de la terrasse de l’église, admirable panorama) », écrivait Paul Joanne en 1902 dans un guide des stations d’hiver de la Méditerranée[85].

Un projet d’aménagement touristique d’Henri Prost pour le Syndicat des communes du littoral varois précisait sur une carte, à propos de Gassin : « Point de vue remarquable sur le golfe de Saint-Tropez ». Dans un document écrit, il détaillait les atouts de la commune qui comprenait alors les secteurs de Cavalaire et de La Croix, érigées en communes respectivement en 1929 et 1934.

L’aménagement de la commune de Gassin est un des plus importants au point de vue tourisme.

Son territoire comprend la baie de Cavalaire et une grande partie de cette presqu'île sauvage formée par Gassisn-Saint-Tropez et Ramatuelle. Les aménagements de ces trois communes sont intimement liés. Le front de mer n'est pas seul à envisager ; le pittoresque de cette région nécessite des voies secondaires permettant de nombreuses excursions vers des points de vue remarquables. Les agglomérations de Gassin et Ramatuelle, très distantes du front de mer, sont des attractions charmantes en elles-mêmes par leur pittoresque et les panoramas que l'on découvre de leurs situations élevées[…]. L'agglomération de Gassin, très distante du front de mer est caractérisée par une silhouette pittoresque se profilant au sommet le plus élevé d'une colline (côte 195).

Dans cette petite ville, une terrasse à l’est de l’église domine le golfe de Saint-Tropez, le panorama s’étend jusqu’au-delà de l’Estérel ; c’est un des points d’attraction touristique analogue à celui que nous signalons d’autre part à Ramatuelle[86].
Panorama au-dessus de la table d’orientation.

Au , la capacité hôtelière était de 249 chambres réparties dans dix hôtels dont cinq hôtels cinq étoiles[Note 9], un hôtel quatre étoiles, deux hôtels trois étoiles, un hôtel deux étoiles et un hôtel non classé[I 10]. la commune dispose par ailleurs de deux campings pour une capacité totale de 716 places[I 11].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Inventaire des monuments historiques[modifier | modifier le code]

Buste de saint Laurent à l’église Notre-Dame-de-l'Assomption de Gassin.

La commune ne compte aucun monument répertorié à l’inventaire des monuments historiques[87] mais 31 lieux et monuments répertoriés à l’inventaire général du patrimoine culturel[88]. Par ailleurs, elle compte 10 objets répertoriés à l’inventaire des monuments historiques[89].

Les dix objets répertoriés à l’inventaire des monuments historiques se situent dans l’église paroissiale Notre-Dame-de-l’Assomption :

  • le tableau du XIXe siècle représentant « la bienheureuse Marguerite-Marie Alacoque »[90] ;
  • statue de la Vierge à l’Enfant, datée des XVIIe et XVIIIe siècles[91] ; ;
  • statue de la Vierge, datée du XVIIIe siècle[92] ;
  • buste-reliquaire de saint Laurent, daté du XVIIe siècle[93] ;
  • tableau : Saint François-de-Sales entre saint Louis-de-Gonzague, saint Sébastien et sainte Lucie, daté du XVIIIe siècle[94] ;
  • tableau : Vierge du Rosaire avec saint Dominique, sainte Catherine-de-Sienne et sainte Lucie, daté du XVIe siècle[95] ; Ce Don du rosaire (1587) est attribué à Coriolano Malagavazzo par Patrick Varrot[96],[97].
  • tableau : Vierge à l’Enfant entre saint Jean-Baptiste et saint Laurent, daté du XVIe siècle[98] ;
  • cloche, datée du XVIIIe siècle[99] ;
  • bénitier, daté du XVIe siècle[100] ;
  • statue du Christ, datée du XVIe siècle[101].

Inventaire général du patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

L’inventaire cite notamment dans l’ordre suivant :

Monument dédié à Saint-Joseph à Gassin
Monument dédié à Saint-Joseph à Gassin.
  • l’oratoire Saint-Joseph[102] ;
  • le cimetière[103]. Il a été construit à partir de 1881 à l’entrée nord du village. Auparavant, Gassin abritait deux cimetières : l’un près de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, l’autre près de la chapelle Saint-Sébastien ;
  • le monument dédié à saint Joseph[104]. Érigé en 1876 sur un rocher, il se trouvait à l’époque isolé dans la garrigue et les raisons de sa construction ne sont pas connues. Il comporte les noms de 16 personnes, possiblement les donateurs qui ont permis sa construction. Quinze ans plus tard, le cimetière fut créé à proximité immédiate du monument[105] ;
  • la maison acquise par la commune en 1996 à Caruby, abritant le centre aéré et des logements de fonction[106] ;
  • la mairie-école[107]. Elle fut construite au-dessus du four banal en 1584 ;
  • le presbytère[108]. Daté du XVIIe siècle, il accueille aujourd’hui la communauté brésilienne Doce Mãe de Deus ;
  • la maison acquise par la commune en 1936, abritant le Foyer des Campagnes. La commune y organise diverses activités, notamment en été des expositions de peintures. L’encadrement de l’entrée porte la date de 1552[109];
  • la maison acquise par la commune en 1905, a abrité de 1905 à 2016 le bureau de poste[110]. Ce dernier a laissé la place à un Relais La Poste en 2016, situé dans un commerce du nouveau village. La bâtiment date du XIXe siècle ;
  • le puits de la rue du Puits[54]. Les deux puits conservés dans le village ont été construits au XVIIe siècle. Ils sont tous les deux couverts avec une forme ogivale ;
  • le puits de la rue Saint-Jean-Baptiste[111]. Il possède une profondeur d’environ quatorze mètres ;
  • le vestige d’une tour médiévale[112] ;
  • la ferme[113] ;
  • le moulin Brûlat[114] ;
Chapelle Notre-Dame-de-la-Consolation à Gassin.
Chapelle Notre-Dame-de-la-Consolation à Gassin.
  • la chapelle Notre-Dame-de-la-Compassion[115], parfois dénommée Notre-Dame-de-la-Consolation. Située dans un petit parc arboré sous le village, la chapelle a servi de paroisse jusqu’à l’érection de l’église actuelle du village. Elle date de 1090. Autrefois entourée d’un cimetière, elle possède une pierre de seuil issue de la stèle mortuaire antique d’un marin qui appartenait à la flotte de Forum Julii. La chapelle, considérée comme la paroisse primitive de Gassin, est toujours utilisée pour la messe donnée lors de la fête du village ;
  • le bourg castral de Bourrian[116] ;
  • l’usine de torpilles de la DCNS[117] ;
  • le monument aux morts de la guerre 1914-1918[118]. Il a été réalisé par Henri-Paul Nénot, membre de l’ Institut de France et enterré dans le cimetière de Gassin dans un mausolée dessiné par ses soins ;
  • la demeure du domaine de Barbeyrolles[119] ;
  • la ferme au lieu-dit Saint-Martin[120] ;
  • le moulin au lieu-dit Saint-Martin[121] ;
  • la ferme au lieu-dit Riboty[122] ;
  • la ferme au lieu-dit le Moulin-d’eau[123] ;
  • la ferme au lieu-dit Médecin-Champagne[124] ;
  • la bergerie au lieu-dit Gourbenet[125] ;
  • le château lieu-dit Château Bertaud ou Château de Bertaud[126] ;
  • la ferme au lieu-dit Carteyron[127] ;
  • la chapelle Saint-Julien au lieu-dit Cambon[128]. Chapelle de style roman, elle a été intégrée à un bâtiment privé ;
  • l'église paroissiale Notre-Dame-de-l’Assomption (parfois appelée par erreur église Saint-Laurent par confusion avec le saint patron du village)[129]. Achevée en 1557 ou 1558, elle a été consacrée en 1582. Le clocher était une ancienne tour de guet. Les créneaux de cette tour-clocher ont été détruits lors de la Révolution française. L’église est bâtie sur la roche autour d’une nef rectangulaire avec deux travées de voûtes reposant sur quatre piliers.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’Androuno à Gassin, dite « la plus petite rue du monde ».

La commune s’enorgueillit de posséder « la plus petite rue du monde », l’Androuno (ruelle étroite en provençal). Des rues semblables existaient dans de nombreux villages de Provence. Cette ruelle, qui ne permet pas le passage d’un homme de face, fait figure de curiosité locale. Au plus étroit, elle ne mesure que 29 centimètres[130].

La chapelle Saint-Laurent est située dans le quartier éponyme de Gassin. Aujourd’hui en ruine, elle abritait jusqu’en 1778 les reliques de Saint-Laurent.

La chapelle Saint-Sébastien, dite chapelle des Pénitents blancs, se trouvait au niveau du puits de la rue Saint-Jean-Baptiste. Un cimetière se trouvait à côté. Les pénitents de Gassin firent l’objet d’une censure épiscopale en 1754[131].

La commune abrite un blockhaus de type R680 dans le quartier de la Foux. Ce bunker a été édifié durant la Seconde Guerre mondiale par l’armée allemande dans le but d’empêcher un débarquement allié dans le cadre du Mur de la Méditerranée (le Débarquement de Provence se déroula en partie dans ce secteur : la force Alpha au niveau de Cavalaire-sur-Mer et La Croix-Valmer, et la force Delta à Sainte-Maxime). Situé sur un terrain privé, il a fait l’objet d’une convention entre son propriétaire privé et la mairie pour permettre à une section locale du Le Souvenir français de s’occuper des lieux[132].

Marie-Thérèse L’Hardy-Halos au cœur du jardin L’Hardy-Denonain.

Sur près de 2 500 m2, le jardin privé de Marie-Thérèse L’Hardy-Halos, accessible gratuitement, propose plusieurs centaines d’espèces végétales méditerranéennes et provençales[133],[134]. Créé par Germaine L’Hardy-Denonain en 1973, il reçoit le label officiel « jardin remarquable » du ministère de la Culture en 2009[135]. Il fait partie des lieux qui participent aux Rendez-vous aux jardins organisés chaque année par le ministère de la Communication et aux journées du patrimoine.

La commune, qui abritait autrefois le Pin de Bertaud, un pin parasol d’une circonférence de tronc et d’une taille remarquable, accueille aujourd’hui l’un des deux plus vieux oliviers de France[136].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La Plage de La Moune.

La commune dispose de trois plages sur son littoral : la plage de la Moune qui accueille une école de voile, celles du Treizain et de la Bouillabaisse, que Gassin partage avec Saint-Tropez, parsèment le littoral de Gassin. Un sentier littoral permet de parcourir une partie du bord de mer gassinois.

Trois sentiers balisés ont été aménagés. À partir du mini-stade au nouveau village, les Boucles de l’Arlatane permettent de découvrir la forêt provençale notamment grâce à des panneaux botaniques installés sur le parcours. Le sentier s’étire sur un total de 3,5 kilomètres. Une aire de pique-nique est aménagée près de la source de l’Arlatane.

Le Chemin de la chapelle Notre-Dame-de-la-Consolation est un circuit de 4,1 kilomètres. Il passe par la route qui longe la vue sur les Maures puis descend dans la forêt et les vignobles Gassinois avant de remonter vers une bergerie et la chapelle.

Le dernier parcours, de 16,9 kilomètres, descendant jusqu’à La Croix-Valmer avant de remonter au village, emprunte un petit passage du GR 51.

Les espèces végétales sur le territoire de Gassin sont caractéristiques des zones méditerranéennes. Les forêts sont constituées de chênes pubescents, de chênes verts, de pins parasols notamment. Les pins blancs de Provence y poussent également. Sur la place Deï Barri et autour du village se retrouvent des Micocoulier de Provence.

Ces éléments et la faune provençale en général sont mis en valeur dans le jardin remarquable L’Hardy-Denonain, mais aussi dans un parcours découverte dans la forêt municipale. Des panneaux botaniques ont été installés sur une partie du sentier des Boucles de l’Arlatane.

Le territoire de la commune est situé dans deux zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique de type II : la ZNIEFF 83-103-100 dite « Maures de la Presqu’île de Saint-Tropez »[137] et la ZNIEFF 83-200-100 dite « Maures »[138].

La faune compte 14 espèces patrimoniales : pour les oiseaux le circaète Jean-le-Blanc, le faucon hobereau et le Petit-duc scops en espèces déterminantes ainsi que des pics épeiches et des bruants ortolans ; des tortues d’Hermann (Gassin fait partie des communes où s’applique le plan national d’actions en faveur de la tortue d’Hermann), des cistudes d’Europe et des lézards ocelés pour les animaux terrestres ; le cardiophorus exaratus, l’ amaurops abeillei et l’ amaurops aberrans ; le cyclops halicyclops septentrionalis et enfin la limace deroceras.

Gassin fait partie de l’aire optimale d’adhésion (AOA) du Parc national de Port-Cros.

Gassin et l'art[modifier | modifier le code]

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Plusieurs scènes de films et téléfilms ont été tournées à Gassin :

Peinture[modifier | modifier le code]

Paul Signac, Le Pin Bertaud à Gassin, huile sur toile 72x92
Paul Signac, Le Pin Bertaud à Gassin, huile sur toile 72 × 92

Le village est son territoire apparaissent dans diverses œuvres artistiques.

Littérature[modifier | modifier le code]

Gassin a été évoqué dans plusieurs œuvres littéraires, directement ou indirectement dans :

  • le Journal de Paul Landowski qui y raconte notamment l'enterrement de Madeleine Nénot[143] au cimetière de Gassin, "dans un des plus grands paysages qui soit"[144] ;
  • les romans de la série de Maurin des Maures de Jean Aicard. Le héros possède une cabane de bois au quartier de la Foux, au nord de Gassin, dans un quartier frontalier avec Cogolin. C'est sa seule habitation connue et le lieu où loge sa mère. Elle y élève le plus jeune des fils de Maurin. C'est le centre du petit royaume de Maurin qui s'étend sur « les communes d'Hyères, de La Londe, de Bormes, de Collobrières, de Pignans, de Gonfaron, de la Garde-Freinet, des Mayons-du-Luc, de Cogolin, de la Molle, de Saint-Tropez, de Sainte-Maxime et du Muy »[145]. Deux des trois romans, Maurin des Maures et L'Illustre Maurin (mais pas Le Rire de Maurin) ont été portés à l'écran à plusieurs reprises au cinéma Maurin des Maures en 1932, et dans une série télévisée en 1970 en 1974 ainsi qu'en bande bande dessinée en 2013[146].

Légende locale[modifier | modifier le code]

Selon une légende dont l’origine n’est pas connue à ce jour, Gassin est le village des sorcières.

Une version situe la naissance de ce mythe à l’époque où la peste ravageait la Provence. Les survivants avaient abandonné le village pour échapper à l’épidémie. Une vieille paysanne qui ne craignait plus la mort, resta sur place pour maintenir le village en vie. Et alors que le soleil s’effaçait dans le ciel, la vieille Gassinoise allait de foyer en foyer pour y allumer un feu. Il se raconte qu’elle propageait une flamme dans le creux de sa main sans jamais se brûler… Cette légende est à l’origine du nom du groupe provençal de Gassin, Leï Masco, les masques désignant ici les sorcières[147].

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Personnalités ayant marqué Gassin[modifier | modifier le code]

  • Rollet de Garcin ( -1229), troubadour, homme de guerre et religieux. La commune lui a rendu hommage en donnant son nom à une rue.

Personnalités nées à Gassin[modifier | modifier le code]

La présence d'une maternité à Gassin dans un secteur fréquenté par de nombreuses personnalités du monde du spectacle conduit la commune à voir naître des personnalités connues aujourd’hui comme Inès de la Fressange, le compositeur Igor Wakhévitch ou Sarah Biasini. D'autres personnalités y ont vu le jour comme les sportifs David Ginola, Nathalie Demangeot et Thomas Vaubourzeix. Ils sont nés à la clinique de l’Oasis[Note 11] de Gassin, près de l’entrée de Saint-Tropez.

Personnalités mortes à Gassin[modifier | modifier le code]

Les acteurs Jean-Pierre Aumont et André Pousse sont décédés à Gassin parmi d'autres personnalités.

Autres personnalités liées à Gassin[modifier | modifier le code]

Monument mortuaire de la famille Nénot à Gassin, construit par l'architecte Henri-Paul Nénot et situé dans l'axe du monument aux morts construit également par lui.
Monument mortuaire de la famille Nénot à Gassin, construit par l'architecte Henri-Paul Nénot et situé dans l'axe du monument aux morts construit également par lui.

De nombreuses célébrités ont séjourné à Gassin au siècle dernier : Colette, qui dînait souvent à l’hôtel Rustic, comme Jean Tardieu, Michèle Morgan, qui y fêtait l’anniversaire de son fils, Marcel Pagnol qui y dégustait l’aïoli, Brigitte Bardot, qui y séjourna durant le tournage de Et Dieu… créa la femme, Édith Piaf, Yehudi Menuhin lors de son voyage de noces, Otto Preminger, Jean Seberg et David Niven qui, lors du tournage de Bonjour tristesse, se retrouvèrent au Bello Visto. Le village reçut également la visite de Napoléon III et, dans d’autres circonstances, de Erwin Rommel, qui séjourna en 1944 à l’hôtel Rustic alors qu’il venait visiter les défenses installées par l’armée allemande sur la côte[148].

Plusieurs d’entre eux (Jean Tardieu, Gunter Sachs, Pierre Brasseur, Philippe Tallien, le romancier Gordon Merrick (en), la parolière Rachel Thoreau, Richard Anthony ou Colette Yver) possédèrent des propriétés et habitèrent Gassin.

L’architecte Henri-Paul Nénot, qui a construit le monument aux morts de la Grande Guerre, est enterré à Gassin.

Un autre architecte, Paul Landowski, a vécu et travaillé à Gassin. Il était le beau-fils d'Henri-Paul Nénot.

Le peintre Emmanuel-Charles Bénézit a habité à Gassin après la Première Guerre mondiale. Il y a peint plusieurs tableaux dont « Place du village de Gassin » et « L'église de Gassin », présenté au salon des tuileries de 1928[149].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Gassin (Var).svg

Les armoiries de Gassin se blasonnent ainsi :

D'azur au château donjonné de trois tours d'argent, maçonné, ouvert et ajouré de sable.

Logotype[modifier | modifier le code]

Logo de la commune.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de la commune est « May d’honour que d’honours », maxime en provençal qui peut être traduit ainsi « Plutôt l’honneur que les honneurs ». Elle se retrouve sur le blason officiel de la commune. Il s’agit de la devise de la famille Castellanne-Saint-Juers, qui furent les seigneurs de Gassin.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux consacrés à Gassin[modifier | modifier le code]

  • Colette Peirugues, Gassin. Au fil du temps..., Millau, Gassin, Mairie de Gassin, 1994, 188 p. (ISBN 2-9508428-0-1)
  • Mireille Rey-Brot, Gassin. Vigie mystérieuse du golfe de Saint-Tropez, CPM, 1993, 142 p.

Gassin au cœur de la presqu’île de Saint-Tropez[modifier | modifier le code]

Raymond Bernardi, Les villages du golfe de Saint-Tropez : Saint-Tropez, Ramatuelle, Gassin, La Croix-Valmer, Cavalaire, Le Rayol-Canadel, La Môle, Grimaud, Cogolin, La Garde-Freinet, Le Plan-de-la-Tour, Sainte-Maxime, Barbentane, Équinoxe, « Le temps retrouvé », 1998, 320 p.

Géologie[modifier | modifier le code]
  • Philippe Allée, Dynamiques hydrosédimentaires actuelles et holocènes dans les systèmes fluviaux de moyenne montagne (Limousin, hautes Cévennes, Maures), Habilitation à diriger des recherches des recherches : contribution à l’étude des discontinuités spatiotemporelles dans le fonctionnement du système bassin versant, Géographie, Université de Limoges, 2003. (lire en ligne).
  • Édith Platelet, « D’un paysage actuel des Maures à la reconstitution d’un paléoenvironnement : exemple de la dépression permienne de Hyères à Fréjus (Var) », in Freinet Pays des Maures, Conservatoire du patrimoine du Freinet, no5, 2004.
  • Edith Platelet, « Le volcanisme dans le massif des Maures », in Freinet Pays des Maures, Conservatoire du patrimoine du Freinet, no6, 2005-2006.
  • Édith Platelet, « Sols et roches de la plaine et du massif des Maures : l’éveil au regard géologique », in Freinet Pays des Maures, Conservatoire du patrimoine du Freinet, no7, 2007.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Bénédicte Fénié et Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Sud Ouest université, 2002.
  • Claude Gritti, Des Maures aux Iles d'Or. Chronique historique,sociologique et toponymique, 1989, 255 pages
  • Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Genève, 3 vol., 1990-1991 (Publications romanes et françaises, 193-195). [U I 76] Vol. I, Formations préceltiques, celtiques, romanes; Vol. II, Formations non-romanes, formations dialectales; Vol. III, Formations dialectales (suite) et françaises. Index des noms modernes.
  • Jean Sylvestre Morabito, Atlas de la Ligurie primitive. Essai de reconstitution d'une toponymie originelle protoceltique, L'Harmattan, 2014.
  • Ribot (Henri), Peretti (Antoine), Les noms de lieux de l’ouest Varois : Dictionnaire toponymique et historique, Sanary-sur-Mer, 2009 (Cahiers du Patrimoine Ouest Varois 2009, n° 12).
  • Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence, depuis les origines jusqu’aux invasion barbares, Paris, thèse de Lettres, s. d. [1950], 480 pages.
  • Élizabeth Ulrich-Sauze, Les noms de lieux des cantons de Grimaud et de Saint-Tropez, thèse d’École des chartes, 1969.
Cartes marines[modifier | modifier le code]
  • Mediterranean-France South coast : Gulf of St Tropez, Londres, W. J. L. Wharton, Hydrographic office, 1959 [carte 52 × 71 cm]
  • Mer Méditerranée - côte de France : du Cap Camarat au cap Roux, Paris, Service hydrographique de la Marine, 1953 [carte 74 × 103 cm]
  • Mer Méditerranée- Côte de France : Golfe de St Tropez, Service hydrographique de la Marine, Paris, 1952 [carte 74 × 105 cm]
  • Mer Méditerranée-Côte de France : de Marseille à St-Tropez, Paris, Service hydrographique de la Marine, 1955 [carte 74 × 105 cm]
  • Mer Méditerranée-Côte de France : de Marseille à St-Tropez, Paris, Service hydrographique et océanographique de la Marine, 1976 [carte 74 × 105 cm]
  • Mer Méditerranée-Côte sud de France : de Saint-Tropez à Menton, Paris, Service hydrographique et océanographique de la Marine, 1982 [carte 118 × 84]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]
  • J. Bérato, M. Borréani, C. Gébara, J.-M. Michel, « L’âge du Fer dans la dépression Permienne des Maures et de l’Estérel (Var) », in Documents d’Archéologie Méridionale, n° 18, 1995, p. 45-77.
  • J.-P. Brun, J.-M. Michel, « Sanctuaires de l’Âge du Fer dans le Var », in Le Temps des Gaulois en Provence, à l’occasion du 24e colloque tenu à Martigues par l’Association Française pour l’Étude de l’Âge du Fer et l’exposition au Musée Ziem, 2000, p. 260-263.
  • Jean-Pierre Brun, Jean-Marie Michel, « Sanctuaires de l’Âge du Fer dans le Var », in Le Temps des Gaulois en Provence, Chausserie-Laprée, Jean Ed., Martigues, Ville de Martigues / Musée Ziem, 2000, p. 260-263.
  • S. Burri, « Campagne de relevés dans le massif des Maures », Bulletin scientifique du SRA PACA, 2010, SRA PACA, Aix-en-Provence, pp. 206-207.
  • Jean Courtin, Gabriel Chabaud, « Nouvelles stations néolithiques de la côte varoise, environs de Saint Tropez (Var) », in Bulletin du Musée d’histoire naturelle de Marseille, 42, 1982, p. 19-33.
  • Commandant Laflotte, « Les Mégalithes du Var », Mémoires de l’Institut Historique de Provence, Congrès de Toulon, 1928, pages 328 à 363.
  • Florian Mothe, « Les dolmens du massif des Maures », in Freinet Pays des Maures, Conservatoire du patrimoine du Freinet, no6, no10, 2012-2013.
  • Patrick Orsolini, Hervé Chamley, « Alluvionnement argileux et dynamique sédimentaire dans la région de Saint-Tropez », in Géologie méditerranéenne, 7 fasc. 2, 1980, p. 155-159 [quaternaire]
Antiquité[modifier | modifier le code]
Généralité[modifier | modifier le code]
  • Jean-Pierre Brun, Carte archéologique de la Gaule, Var, 83/1, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1999, 488 pages, 530 figures (voir notamment page 428 et suivantes).
  • Anne-Marie Ledoux, Carte archéologique du canton de Saint-Tropez, Mémoire de maîtrise, Université de Paris I, Panthéon-Sorbonne, 1989, [un exemplaire au CEPAM]
  • Jean-Pierre Brun, Jean-Pierre Dewert, Gaëtan Congès, Autour d’Heraclea Caccabaria : archéologie de la Côte des Maures [exposition], Toulon, Centre de documentation archéologique du Var, 1988, 64 p.
  • M. Clerc, « Inscriptions romaines de Garéoult », in Revue des Études anciennes, Annales de la Faculté des lettres de Bordeaux et des Universités du Midi, tome XVI, année 36, pages 79-80.
  • « Fouilles archéologiques. Dossiers par sites mégalithiques et gallo-romains », [Fouilles à Gassin, rapport sur le site ; Correspondance, 1928-1929], conservé à la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine (Charenton-le-Pont), cote 0080/026/0053.
  • Albert Germondy, « Géographie gallo-romaine. Cantons de Saint-Tropez et de Grimaud, Grimaud », Bulletin trimestriel de la Société des sciences, belles lettres et arts du département du Var, no 32e et 33e année, 1864-1865..
  • Anne Lopez-Joncheray, Jean-Pierre Joncheray, 100 épaves en Côte d’Azur : de La Ciotat à Saint-Tropez, Challes-Les-Eaux, Éditions Gap, 2007, 352 p.
  • G. Mafart, « Gassin : Quartier des Bayes », in Gallia Informations, 1990, 1 et 2, 1991, p. 218 [cabane, sigillée, amphore].
  • J.-P. Joncheray, « Sous la mer entre Maures et Estérel, quatre épaves gallo-romaines chargées de la céramique dont deux énigmatiques "pipettes" », in Freinet Pays des Maures, Conservatoire du patrimoine du Freinet, no7, 2007.
  • Schneider Laurent, Fauduet Isabelle, Isa Odenhardt-Donvez, "Structures du peuplement et formes de l’habitat dans les campagnes du sud-est de la France de l’Antiquité au Moyen Âge (IVe-VIIIe s.) : essai de synthèse", in Gallia, tome 64, 2007. pp. 11-56. (lire en ligne)
Démographie[modifier | modifier le code]
  • Frédérique Bertoncello, « Villa/vicus : de la forme de l’habitat aux réseaux de peuplement », in Revue archéologique de Narbonnaise, 2002, 35, p. 39-58. [Dossier villa et vicus en Narbonnaise]
  • Philippe Leveau, « L’habitat rural dans la Provence antique : villa, vicus et mansio : études de cas », in Revue archéologique de Narbonnaise, 35, 2003, p. 59-92. [Dossier villa et vicus en Narbonnaise]
Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture

  • Jean-Pierre Brun, « Vinum vetus : de la viticulture antique dans le Var », in Centre archéologique du Var, 2001, p. 133-146.
  • Jean-Pierre Brun, « La Viticulture antique en Provence », in Gallia, 58, 2001, p. 69-89. (lire en ligne)
  • Jean-Pierre Brun, Philippe Aycard, Gabriel Cazalas, Pascal Lecacheur, Martine Leguilloux, György Pálfi, "La villa romaine des Platanes à Saint-Tropez (Var)", in Revue archéologique de Narbonnaise, tome 30, 1997. pp. 203-217. (lire en ligne)
  • Gaëtan Congès, Pascal Lecacheur, « Exploitation et domaine sur la côte varoise à l’époque romaine : l’exemple de la plaine de Pardigon (Cavalaire, Croix-Valmer) », in Travaux du Centre archéologique du Var 1996-1997 : hommage à Pascal Lecacheur, 1996-1997, p. 53-66.
  • Gaëtan Congès, Pascal Lecacheur, «  Exploitation et domaine sur la côte varoise à l’époque romaine : exemple de la plaine de Pardigon, Cavalaire, Croix-Valmer, Var », in Documents d’archéologie française, 42, p. 279-287
  • Martine Leguilloux, Sébastien Lepetz, « L’élevage en Narbonnaise et en Gaule du Nord : continuités ou ruptures ? », in Le IIIe siècle en Gaule Narbonnaise. Données régionales sur la crise de l’Empire (Table ronde du GDR 954, Aix-en-Provence, 15-16 septembre 1995), 1996, p. 257-275.
  • Martine Leguilloux, « La Faune des villae gallo-romaines dans le Var : aspects économiques et sociaux », in Revue archéologique de Narbonnaise, 22, 1989, p. 311-322. (lire en ligne)

Autres

  • Jacques Bérato, Franck Dugas, Michel Pasqualini, « Les Tuiles romaines dans le Var », in Annales de la Société des sciences naturelles et d’archéologie de Toulon et du Var, 40 fasc. 3, 1988, p. 133-142.
  • Jean-Pierre Brun, « L’oléiculture antique en Provence d’après les recherches archéologiques récentes », Classical views, 28, fasc. 2, 1984, p. 249-262.
Moyen Âge[modifier | modifier le code]
Généralité[modifier | modifier le code]
  • A. Bucaille, « Les Templiers dans le Var », in Bulletin de la Société des amis du Vieux Toulon, 1941, pages 137 à 159.
  • Albert Germondy, « Géographie historique du Freinet du Ve au XVIe siècle, simples notes », Bulletin trimestriel de la Société des sciences, belles lettres et arts du département du Var, 32e et 33e année, 1864-1865.
  • Élisabeth Sauze, Philippe Sénac, Un pays provençal, le Freinet ; de l’an mille au milieu du XIIIe siècle, Minerve, 1986.
  • Élisabeth Sauze, « Cavalaire au Moyen-âge », in Freinet Pays des Maures, Conservatoire du patrimoine du Freinet, no4, 2003.
  • [Franciscus Laurentius Simonin], Inventaire général des titres, papiers, chartres, documents, brevets de chevallerie, pensions et grâce accordés à l’illustre maison de Castellane de Provence renfermés dans les archives du château de Grimaud, précédé d’une histoire de la maison de Castellane de Provence, pour servir à celle de Castellane St-Jeurs et Grimaud, fait en l’année 1781, Marseille, Impr. St-Léon, 1902, XV-203 p. (lire en ligne)
Architecture et habitat[modifier | modifier le code]
  • M.-L. Barthélémy, Procès-verbal de la visite en 1323 des fortifications des côtes de Provence, Mélanges historiques, T. IV, Paris, 1882.
  • Roderic Béra, Christophe Claramunt, « Can relative adjency contribute to space syntax in the search for a structural logic of the city », in Geographic Information Science, volume 3234, série Lecture Notes in Computer Science, pages 38 à 50.
  • P. Bernardi et Élisabeth Sauze, Gassin, le développement urbain d’après les cadastres d’Ancien Régime, rapport dactylographié inédit.
  • Jacques Félix Girardin, « Notice ou description historique du diocèse de Fréjus », in Bulletin de la Société d’études scientifiques et archéologiques de Draguignan, 1871, 8, p. 1-311.
  • M. Guérard, Cartulaire de l’abbaye de Saint Victor de Marseille, collection des cartulaires de France, Typographie de Ch. Lahure, Paris, 1857.
  • B. Hillier. et J. Hanson, Cambridge, Cambridge University Press, 1984, 1e éd., poche (ISBN 978-0-521-36784-4), (LCCN 83015004) [dans la théorie de la syntaxe spatiale, Gassin a été l'un des modèles utilisé dès l'origine par B. Hillier. Cet exemple est repris depuis dans de nombreuses études se fondant ou utilisant la syntaxe spatiale]
  • Bernard Romagnan, « Datations nouvelles des édifices religieux de Saint-Tropez », Freinet pays des Maures, n° 3, 2002, p. 21-32.
  • Bernard Romagnan, « La chapelle N.-D. L’Annonciade de Cavalaire », Freinet pays des Maures, n° 3, 2002, p. 9-19.
  • Charles-Laurent Salch, , Strasbourg, Editions Publitotal, 4e trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3) (Gassin, p. 504)
  • Élisabeth Sauze, « Le phénomène castral dans le massif des Maures » in Freinet, pays des Maures, no 6, 2005-2006, Conservatoire du patrimoine du Freinet, La Garde-Freinet [lire en ligne].
Incursions sarrasines[modifier | modifier le code]
  • Amargier P.-A., « La capture de Saint-Mayeul de Cluny et l'expulsion des Sarrazins de Provence », Revue Bénédictine, Paris, 1963, p. 316-323.
  • Fernand Benoît, « Documents historiques sur le incursions des Sarrazins et des Barbaresques en Camargue au Moyen Âge », Revue tunisienne, p. 301-306.
  • Pierre Guichard, « Les débuts de la piraterie andalouse en Méditerranée occidentale (798-813) », Revue de l’Occident musulman et de la Méditerranée, t. 35, 1983, p. 55-76.
  • Didier Hamoneau, L'histoire méconnue de l'Islam en Gaule (VIIIe-Xe siècle) - La Gaule arabo-berbère de l'émirat de Narbonne à La Garde-Freinet, La Ruche.
  • Philippe Jansen, Annliese Nef et Christophe Picard, La Méditerranée entre pays d’islam et monde latin, SEDES, « Regards sur l’histoire », 2000.
  • P. Malausséna, "Promissio redemptionis : le rachat des captifs chrétiens en pays musulman, à la fin du XIVe siècle", in Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 80, N°88, 1968. pp. 255-281. (en ligne [archive]
  • Bernard Romagnan, « Morisques en Provence, les chemins de l’exil », in Les Sarrasins en Méditerranée au Moyen-âge, Qantara n° 90, 2014, p. 50-54.
  • Philippe Sénac, Provence et piraterie sarrasine, Paris, 1982.
  • Philippe Sénac, « Le califat de Cordoue et la Méditerranée occidentale au Xe siècle : le Fraxinet des Maures », in Zones côtières littorales dans le monde méditerranéen au Moyen Âge : défense, peuplement, mise en valeur, Rome-Madrid, éd. J.-M. Martin, 2001, p. 113-126.
Économie[modifier | modifier le code]
  • H. Amouric, « Pratiques et usages de la forêt provençale au Moyen-Âge », in La vida medieval a les dues vessants del Pirineu. Actes del 12 curs d’arqueologia d’Andorra 1988 i 1989, Patrimoni artistic nacional, Andorra, 1991, pages 77 à 89.
  • S. Burri, « La saisonnalité des techniques : l’exemple de la levée du liège dans le massif des Maures à la fin du Moyen Âge », Artisanats et métiers en Méditerranée, Ouerfelli (M.) ed., Presses universitaires de Provence, Le Temps de l’Histoire (2014).
  • S. Burri, « Production et commerce de la poix et de l’huile de cade en basse Provence au Moyen Âge », in Des hommes et des plantes. Exploitation et gestion des ressources végétales de la Préhistoire à nos jours. Session Usages et Symboliques des plantes, Actes des XXXe Journées internationales d’archéologie et d’histoire d’Antibes. 22-24 octobre 2009, Delhon (C.), Théry-Parisot (I.) et Thiébault (S.) eds, Antibes.
Époque moderne[modifier | modifier le code]
Architecture et habitat[modifier | modifier le code]
  • Caroline Espigues, « Château Minuty : une chapelle privée en terre gassinoise (Var) », in Freinet Pays des Maures, Conservatoire du patrimoine du Freinet, no5, 2004.
Économie[modifier | modifier le code]
  • Marie-Pierre Berthet, « Activités minières et métallurgiques dans le massif des Maures », in Freinet Pays des Maures, Conservatoire du patrimoine du Freinet, no5, 2004.
  • Étienne Juillard, "La côte des Maures. Son évolution économique et sociale depuis cent ans, étudiée dans la région de Saint-Tropez", Revue de géographie alpine, 1957, Volume 45, Numéro 2, pp. 289-350. (lire en ligne)
  • Bernard Romagnan, « Gestion de la mouture du blé dans une communauté de la Provence orientale à l’Époque moderne : Saint-Tropez (fin XVe-début XIXe) », in Agriculture méditerranéenne, variétés des techniques anciennes, Cahier d’histoire des techniques n°5, Publication de l’Université de Provence, 2002, p. 197-208.
  • Bernard Romagnan, « À quoi servait l’augue sur la presqu’île de Saint-Tropez du XVIIe au début du XXe siècle ? », Freinet pays des Maures, n° 4, 2003, p. 9-12.
  • Bernard Romagnan, « L’exploitation de la feuille d’arbousier dans le massif des Maures à l’époque moderne (XVIe-XVIIe siècles) », in Plantes exploitées plantes cultivées, cultures, techniques et discours, Cahier d’histoire des techniques n°6, Publication de l’Université de Provence, 2003, p. 139-146.
  • Bernard Romagnan, « Le liège à tout faire : l’exemple des Maures », in Le bois, l’écorce et la sève, les artisans forestiers et l’identité des terres rurales en Méditerranée, Collection du Monde alpin et rhodanien, 2012, p. 78-93.
  • Bernard Romagnan, « L’exploitation du liège dans les massifs des Maures et de l’Estérel au cours des périodes médiévale et moderne », Provence historique, fascicule 251, 2013, p. 51-63.
  • Nathalie Leydier, « L’art du foudrier », in Freinet Pays des Maures, Conservatoire du patrimoine du Freinet, no3, 2002.
  • L. Tregaro, « Les Maures et l'Estérel, étude de géographie humaine », in Bulletin de la société languedocienne de géographie, t. II, 1931.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

  • Laurent Boudinot, « L’apiculture à La Garde-Freinet et dans le massif des Maures de la fin du XVIe siècle au milieu du XVIIIe siècle », in Freinet Pays des Maures, Conservatoire du patrimoine du Freinet, no6, no9, 2010-2011.
  • Romain Garrouste, « La Diane, un papillon des zones humides méditerranéennes qui mérite d’être protégé plus efficacement », in Freinet Pays des Maures, Conservatoire du patrimoine du Freinet, no7, 2007.
  • Denis Huin, Dominique Rombaut et Antoine Catard, « Les mares et les ruisseaux temporaires dans les Maures », in Freinet Pays des Maures, Conservatoire du patrimoine du Freinet, no5, 2004.
  • Denis Huin, « Le retour des grands rapaces dans les Maures », in Freinet Pays des Maures, Conservatoire du patrimoine du Freinet, no6, 2005-2006.
  • André Joyeux, « Typologie et particularités du cortège amphibien du massif des Maures », in Freinet Pays des Maures, Conservatoire du patrimoine du Freinet, no7, 2007.

Démographie[modifier | modifier le code]

  • E. Faussillon, L’homme et l’espace dans le massif des Maures et sa périphérie, thèse de doctorat, Université de Nice Sophia-Antipolis, 1997.

Santé[modifier | modifier le code]

  • Edmond Cissé, Pierre Hebel, Cassandre Lê, Gilles Maignant, Sandra Perez, Camille Renou, Pierre Sicard, Pascal Staccini, « L’interface Habitat / Habitant : quand le lieu de vie est porteur de maladie - Le cas du radon en PACA », SHS Web of Conferences, Les Interfaces : enjeux de Nature, de Sciences et de Sociétés, mai 2012, Aix-en-Provence, France, 2012, Vol. 3. (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Des outils en silex datés du paléolithique supérieur ont été retrouvés à la citadelle, une lame de silex opaque du néolithique a été découverte au Val de Bois, une autre aux Paris, un éclat de silex daté du néolithique a été découvert à Pimpinon ; M. Borréani, du Centre archéologique du Var, a retrouvé un fragment d'anse daté de l'âge de bronze au Barri de Gassin, où aurait existé un oppidum à l'âge de fer.
  2. Des tegulae, des imbrice et des poteries sigillées ont été découverts aux Bayes (aux Patapans) ainsi qu'un habitat de colline en pierre sèche ; des céramiques sigillées, un fond de lampe, une amphore, un vase en pierre ollaire, une pierre à aiguiser et des murs en pierre sèche à Villevieille ; des tegulae marquées « Mari » à Cambon (chapelle Saint-Julien) ; des tegulae marquées « Mari » au Gourbenet-La Vernatelle ; un flacon de verre carré dans une jarre, trois urnes intactes, une cuillère à parfum à tige et des tombes (sarcophage en plomb) à l'Escaled ; une dalle de grès portant des inscriptions faisant référence à un marin de la flotte de Forum Julii à la chapelle Notre-Dame-de-la-Consolation, où elle utilisée comme pierre de seuil.
  3. Il donna lieu à un célèbre arrêt du Conseil d'État le 12 février 1993 ([1]|lire en ligne]), commenté notamment par exemple par Norbert Calderaro dans un article de La Revue Juridique de l'Environnement ("La protection de l'environnement dans les espaces remarquables et les espaces proches du rivage" en 1997 (en ligne
  4. Robert Dho, maire, meurt en 2002 durant la mandature.
  5. Joseph Desderi, maire, meurt en 2008 durant la mandature.
  6. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  7. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.
  8. ontre 60 % pour Saint-Tropez, 35 % pour Cogolin, 31 % pour Grimaud et 21 % pour Ramatuelle (Étienne Juillard, "La côte des Maures. Son évolution économique et sociale depuis cent ans, étudiée dans la région de Saint-Tropez", Revue de géographie alpine, 1957, Volume 45, Numéro 2, pp. 289-350.)
  9. Ce nombre de cinq hôtels cinq étoiles pour une commune de bord de mer de moins de 3 500 habitants serait une situation unique en France.
  10. Notamment : Douceur de vivre à Gassin, huile 114 × 146 cm, Le polo à Gassin, huile 114 × 146, François dans son jardin à Gassin, huile 60 × 73, Gassin, floraison de février, huile 116 × 89, Gassin, huile 114 × 146, Le gros pin à Gassin, huile 114 × 146, Les vignes à Gassin, huile 89 × 116 cm, Les terrasses de Gassin, croquis 114 × 146, Le jardin de Madame L'hardy à Gassin, croquis
  11. Le site de la clinique de l'Oasis est désormais occupé par le Kube Hotel

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  2. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  3. REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2012.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T4 - Chômage (au sens du recensement) des 15-64 ans.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2013.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2014.
  9. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2014.
  10. TOU T1 - Nombre et capacité des hôtels au 1er janvier 2016.
  11. TOU T2 - Nombre et capacité des campings au 1er janvier 2016.

Autres sources[modifier | modifier le code]

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    « D’Antipolis, maintenant, à Massalia, voire même un peu au-delà, les Alpes qui bordent la côte sont habitées par les Salyens ; la côte elle-même sur certains points nous offre des Salyens mêlés aux Grecs. Dans les anciens auteurs grecs les Salyens sont appelés Ligyens et le nom de Ligystique désigne tout le territoire dépendant de Massalia; les auteurs plus modernes nomment les Salyens Celtoligyens et leur attribuent tout le pays de plaine qui s’étend jusqu’à Luerion (59) et au Rhône »

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