Monflanquin

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Monflanquin
Vue générale.
Vue générale.
Blason de Monflanquin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Villeneuve-sur-Lot
Canton Le Haut agenais Périgord
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes des Bastides en Haut-Agenais Périgord
Maire
Mandat
Nathalie Founaud-Veysset
2014-2020
Code postal 47150
Code commune 47175
Démographie
Gentilé Monflanquinois
Monflanquinoises
Population
municipale
2 312 hab. (2014)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 31′ 59″ nord, 0° 46′ 07″ est
Altitude Min. 64 m – Max. 207 m
Superficie 62,21 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la mairie

Monflanquin est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Monflanquinois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur une colline surplombant la vallée de la Lède, à la frontière du Périgord, du Quercy et de la Guyenne en Pays du Dropt, Monflanquin est classée parmi les plus beaux villages de France.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Monflanquin
Saint-Eutrope-de-Born
Boudy-de-Beauregard
Laussou Paulhiac
Castelnaud-de-Gratecambe Monflanquin Montagnac-sur-Lède
La Sauvetat-sur-Lède Villeneuve-sur-Lot Lacaussade
Savignac-sur-Leyze

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par la Lède et ses affluents la Leyze et le Laussou.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 6 221 hectares ; son altitude varie de 64 à 207 mètres[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès par la route départementale D 676 (ancienne route nationale 676).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1252, Guillaume Amanieu, seigneur de Calviac, cède la montagne de Monflanquin à Alphonse de Poitiers. Ce dernier y fonde une bastide du XIIIe siècle. Dans l'état actuel de nos connaissances tout porte à penser que la "montagne de Monflanquin" a été cédée à Alphonse de Poitiers sans paréage. En 1256, Alphonse de Poitiers commence la fondation de la bastide. En 1269, la charte de fondation est confirmée. À la mort d'Alphonse de Poitiers après son épouse, Jeanne de Toulouse, fille de Raymond VII, sans héritier, ses terres entrent dans le domaine royal de Philippe III. En 1279, Monflanquin devient un des douze bailliages de l'Agenais. L'archevêque de Bordeaux, Bertrand de Got, rend visite à la ville en 1304. Il est élu pape l'année suivante sous le nom de Clément V. La bastide étant passée dans la mouvance anglaise, le roi Édouard III confirme les privilèges de la ville en 1318. En 1374, les habitants de Monflanquin aident l'armée du roi de France qui se dirige vers Tonneins pour chasser les Anglais de l'Agenais.

Le 31 août 1574, Guy de Montferrand[2], seigneur de Langoiran, gouverneur du Périgord "pour ceux de la religion réformée" et Geoffroy de Vivans prirent avec leurs 2000 hommes la ville et firent prisonniers 125 gentilshommes.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

La commune fut le centre d'exploitation des Tramways de Lot-et-Garonne, une compagnie de chemin de fer secondaire à voie métrique qui constituait le réseau départemental de Lot-et-Garonne, de 1911 à 1933[3].

La gare de Monflanquin, vers 1912.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Monflanquin Blason D'azur au mont d'or mouvant de la pointe, surmonté de deux étoiles du même, au chef aussi d'azur chargé d'un mur crénelé surchargé d'une tour et de deux demies, le tout d'or[4].
Détails Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes (Monflanquin/mont).
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la communauté de communes des Bastides en Haut-Agenais Périgord et du canton du Haut agenais Périgord (avant le redécoupage départemental de 2014, Monflanquin faisait partie de l'ex-canton de Monflanquin).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie, place des Arcades
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2008 Daniel Soulage UDF Ancien sénateur,
ancien député
mars 2008 2014 Francis Bordes DVD Vétérinaire
2014 en cours Nathalie Founaud-Veysset DVG Documentaliste
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[5].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 312 habitants, en diminution de -1,45 % par rapport à 2009 (Lot-et-Garonne : 1,06 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 690 5 038 5 365 5 010 5 201 5 057 5 075 4 980 4 912
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 164 3 842 3 789 3 468 3 299 3 235 3 089 3 172 3 086
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 017 3 039 3 090 2 596 2 646 2 534 2 512 2 525 2 416
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 308 2 354 2 368 2 356 2 431 2 258 2 352 2 346 2 312
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006 [9].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[10] 1975[10] 1982[10] 1990[10] 1999[10] 2006[11] 2009[12] 2013[13]
Rang de la commune dans le département 19 26 26 23 26 25 25 26
Nombre de communes du département 326 311 313 317 317 319 319 319

Économie[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Monflanquin fait partie de l'académie de Bordeaux.

Santé[modifier | modifier le code]

Culture et festivité[modifier | modifier le code]

Médiathèque, marché tous les jeudis,

Sports[modifier | modifier le code]

Club de rugby à XV qui évolue en championnat de France de rugby à XV de 3e division fédérale.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-André.
  • L'Église Saint-André[14] : l'église a été fondée entre 1250 et 1290. Elle a conservé de cette époque la base de ses murs et le portail. Elle faisait partie de l'enceinte de la ville aussi son chevet était-il fortifié. Les voûtes de la nef s'étant effondrées, l'église est restaurée en 1715, le chevet est repris. Les voûtes sont reconstruites en 1864. Le clocher prend son aspect fortifié en 1923. Le chevet est ajouré pour y placer des vitraux. L'église a été classée Monument historique le 16 juillet 1925.
  • Le temple protestant occupe l'ancienne chapelle des Augustins.
  • Église Saint-Martin de Calviac

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La maison dite du Prince Noir.

La Maison du Prince Noir[modifier | modifier le code]

La maison dite du Prince Noir[15] située sur la place des Arcades, fut construite au XIVe siècle. Le prince Noir, qui a battu le roi Jean II le Bon à la bataille de Poitiers, y aurait séjourné.

Château de Roquefère, aile est.

Le château de Roquefère[modifier | modifier le code]

Le château de Roquefère[16] a été acheté en 1280 par Jean Ier de Grailly, sénéchal de Gascogne et d'Agenais, à Hugues de Castelmoron. Le 7 juillet 1305, Bertrand de Got, archevêque de Bordeaux, couche au château. Jean de Grailly cède la seigneurie de Roquefère avec le château à Jean Chandos, sa vie durant, à condition que la seigneurie lui revienne ou à ses héritiers après sa mort. À la mort de Jean de Grailly, en 1376, sans enfant, le château devient l'enjeu d'un long conflit entre la famille Hébrard et la famille de Blanche de Foix, mère de Jean de Grailly. À la mort de Jean Chandos, Jean et Jacmet Hébrard et Guillon de La Martinie avaient pris possession du château sans droit.
En 1470, par décision de Charles, duc de Guyenne, le château redevient la propriété de Jean de Foix, comte de Caudale, captal de Buch, fils de Gaston de Foix, avait cédé à Jean Chandos, à la condition qu'il lui revienne à sa mort. Sa fille se marie avec Jacques de Chaussade et prend possession de la seigneurie en 1495 par arrêt du parlement de Bordeaux.
Par mariage, dans la première moitié du XVIe siècle, le château entre dans la famille de La Mothe. Jean II de Rochefort, marquis de Théobon (le château de Théobon se trouve dans la commune de Loubès-Bernac), captal de Puychagut, seigneur de Monneins, Courouneau (le château se trouve dans la commune de Margueron), ... se marie le 8 décembre 1637 avec Anne de La Mothe, dame de Roquefère et de Lespinassat. Il est lieutenant-général de l'armée de Condé en Guyenne. Il fait du château de Roquefère une base des opérations de l'armée du prince de Condé pendant la Fronde. Louis Pons, marié à Guyonne de Rochefort, vend le château à Jean Fournie Gorre, médecin du duc d'Orléans, natif de Monflanquin. En 1781, le château appartient à Charles Raymond de Berail.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. A. Communay, Essai généalogique sur les montferrand, Librairie Veuve Moquet, Bordeaux, 1889
  3. http://www.trains-fr.org/facs/lig47.htm
  4. Cercle Héraldique, Généalogique et Historique du 47
  5. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr,‎ (consulté le 10 janvier 2016)
  11. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  14. « Notice no PA00084177 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Église Saint-André
  15. « Notice no PA00084178 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Maison dite du Prince Noir
  16. « Notice no PA00084176 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Château de Roquefère