Garéoult

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Garéoult
Mairie de Garéoult
Mairie de Garéoult
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Garéoult
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes du Val d'Issole
Maire
Mandat
Gérard Fabre
2014-2020
Code postal 83136
Code commune 83064
Démographie
Population
municipale
5 486 hab. (2012)
Densité 348 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 42″ N 6° 02′ 44″ E / 43.3282, 6.045643° 19′ 42″ Nord 6° 02′ 44″ Est / 43.3282, 6.0456
Altitude Min. 295 m – Max. 659 m
Superficie 15,75 km2
Localisation

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Garéoult est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait partie de l'intercommunalité du Pays de la Provence verte. Les premiers habitants (gallo-romains) baptisèrent ce village "Gardia Altissima" ce qui signifie "La garde la plus haute".

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Garéoult est un gros village en « Provence verte »[Note 1], dans le centre Var entre mer et collines, placé au centre d'une plaine préservée, dont l'altitude moyenne est de 320 mètres, qui est traversée par l'Issole affluent du Caramy. Il n'est pas situé au bord même de la rivière, mais un peu à l'écart comme beaucoup de villages provençaux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Roquebrussanne Brignoles Brignoles Rose des vents
La Roquebrussanne N Forcalqueiret
O    Garéoult    E
S
La Roquebrussanne Néoules Rocbaron

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Garéoult se situe au sud-est de la montagne de la Loube, dans le prolongement de la chaîne de la Sainte-Baume.

Le nord de la commune est une zone collinaire, ceinturée à l'ouest par la barre des Chaberts avec son culmen (659 m), et au nord par le vallon de Cavaillon. Au milieu de ces collines, se trouve le vallon Mourreut. Le sud du territoire communal est représenté par une plaine qui se caractérise par un petit parcellaire fortement planté de vignes.
Entre les deux, se situe la zone urbanisée de Garéoult.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Issole (Var).

L'Issole est le principal cours d'eau. Long de 46,4 km, il traverse d'ouest en est, sur près de 4,8 km, le sud de la commune où il reçoit les eaux de deux affluents : le ruisseau du Cendrier[1] et le ruisseau de la Source de Trian[2].

La commune bénéficie aussi de la présence de plusieurs sources au nord du village. Ce sont les sources de Saint Martin, de Saint Médard et de la Clastre.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Le climat est de type mésoméditerranéen. Les pluies et vents (mistral) sont parfois violents.

Dans le secteur septentrional, flanqué sous la barre des Chaberts, se trouve le bois communal de Garéoult, un massif boisé d'environ 700 ha, composé essentiellement de chênes blancs et de pins sylvestres. La zone urbanisée occupe le centre communal. Le secteur méridional est occupé par des vignes sur environ 500 ha, dont la majorité est classée AOP Coteaux Varois en Provence.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

Plusieurs routes donnent l'accès au village de Garéoult :

  • de l'ouest, la route D64 venant de La Roquebrussanne ;
  • de l'est, la route D554 reliée à la D43 à Forcalqueiret ;
  • du sud-est la route D81 arrivant de Rocbaron ;
  • du sud la route D268 faisant jonction avec la D68 ;
  • du sud-ouest la D554 depuis sa jonction avec la D5

Transports[modifier | modifier le code]

Garéoult est distant de 40 km de la gare de Toulon desservie par des TGV, et de 70 km de la gare TGV d'Aix-en-Provence.

L'aéroport le plus proche est celui de Toulon-Hyères distant de 40 km. L'aéroport de Marseille Provence est quant à lui distant de 70 km.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La zone urbanisée occupe le secteur central de la commune. Au sud de la zone, se situe le centre ville avec la mairie, l'église paroissiale, les établissements d'enseignement (école maternelle Chabaud, école élémentaire Pierre Brossolette, collège Guy de Maupassant), la crèche, le siège de la police municipale, le bureau de la Poste, etc. Le nord du centre ville s'est fortement développé ces dernières décennies, avec la création de très nombreux lots de maisons individuelles.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Garéoult s'écrit en occitan provençal Gareut selon la norme classique ou Garéut selon la norme mistralienne.[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

90 sépultures ont été découvertes lors de campagnes de fouilles en 1988. Certaines d'entre elles dateraient de l'époque gallo-romaine. D'autres, plus récentes, dateraient du Moyen Âge.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le site était occupé à la fin du Moyen Âge comme en atteste son four banal daté antérieur à 1500 ou encore les vestiges découverts lors des fouilles de 1988.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

  • 1789, la municipalité appartenait au royaume de France.
  • 1793 (an II), la municipalité de Gareoud se trouvait dans le canton de Gareoud, dans le district de Brignoles, dans le département du Var.
  • 1801, au bulletin des Lois, la commune se nomme Garcoult. Elle se trouve dans le canton de La Roque-Brassane (La Roquebrussanne), dans l'arrondissement de Brignolles (Brignoles), département du Var.
  • 1854 - En août, une épidémie de choléra fait 70 victimes en 25 jours[3].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • 1926, Garéoult bascule dans l'arrondissement de Toulon.
  • 1974, Garéoult retourne dans l'arrondissement de Brignolles (Brignoles)[4]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1991 M. Paul Emeric    
1991 Mars 2001 M. Jean-Louis Bosio    
Mars 2001 Janvier 2005 M. Michel Laffineur    
Février 2005 février 2008 M. Gérard Fabre    
Février 2008   M. Gérard Fabre    

Population et société[modifier | modifier le code]

La Maison de Garéoult

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 5 486 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
715 782 768 953 991 1 051 962 996 1 001
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
991 1 083 1 106 1 112 1 104 742 684 736 740
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
798 697 625 564 568 582 672 637 619
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
674 711 1 051 1 849 3 432 4 882 5 435 5 592 5 486
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Le marché du mardi
  • Viticulture : coopérative vinicole (Les vignerons de la Provence Verte) et domaines de Cambaret, de Garbelle, de la Bastide des Oliviers, Château des Chaberts et Harmonie des arpents.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Coopérative vinicole La Garéoultaise, actuellement Le Cellier Provençal[modifier | modifier le code]

La coopérative vinicole construite au début du XXe siècle, est en bon état de conservation. Elle est reprise à l'Inventaire général du patrimoine culturel[7].

Église paroissiale Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

Intérieur de l'église Saint-Étienne

L'église Saint-Étienne, de style roman, a été construite entre 1045 et 1048. Cette église est surmontée d'un campanile en fer forgé provençal de type ornemental construit en 1842. L'église a été détruite en partie puis reconstruite avec les pierres d'origine en 1848.

L'édifice religieux renferme quinze œuvres classées : six statues et bustes, quatre tableaux, deux cloches, la chaire à prêcher, un plat à quêter, et l'ensemble autel, retable, tableau : Saint Pons, saint Eloi et saint Antoine[8].

Chapelle Saint-Félix[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Félix

L'édifice religieux a été construit en 1885 sur le coteau de Saint-Médard, proche du cimetière. Érigée par les habitants, elle est dédiée à Saint-Félix, protecteur de Garéoult, qui en août 1854 par un miracle sauva la population du choléra. La chapelle a été restaurée en 2011.

Tous les 1ers dimanches de septembre une procession a lieu vers cette chapelle.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La nécropole Louis Cauvin[modifier | modifier le code]

C'est en creusant leur piscine, en 1988 que des Garéoultais résidant dans la rue Louis-Cauvin, ont mis au jour des vestiges anciens. Ils ont fait appel à des archéologues. Grâce aux fouilles qui ont été organisées, 90 sépultures ont été découvertes. Après les avoir étudiées, il s'avérait que les plus anciennes dataient de l'époque gallo-romaine et les plus récentes du Moyen Âge. On peut donc être sûr qu'au Ier siècle il y avait déjà des habitants à l'emplacement actuel du village.

La nécropole "Louis Cauvin" est un musée où l'on peut voir :

  • une sépulture du Ier  siècle de notre ère ;
  • des objets de la vie quotidienne gallo-romaine en terre cuite ;
  • neuf panneaux illustrés qui donnent des explications sur les fouilles et les rites funéraires à travers le temps.

Le moulin à huile[modifier | modifier le code]

Vers 1500, un moulin à huile actionné par des animaux a été construit au centre du village. Le fonctionnement de ce moulin s'est arrêté en 1956 à la suite du gel des oliviers situés sur la commune. Le moulin est resté exactement dans l'état où il était.

Les fontaines[modifier | modifier le code]

On trouve huit fontaines dans le village alimentées par la source St Médard. La plus ancienne de ces fontaines, la fontaine des 4 saisons, fut construite avant 1745. Elle a été restaurée en l'an 2000 par le tailleur de pierre du village. Elle possède une forme de poignard pour montrer la puissance du seigneur. Ses quatre visages sculptés en marbre blanc représentent les quatre saisons. Elle donne un vrai style provençal à la place de la mairie, ombragée par des platanes plusieurs fois centenaires.

Le four banal[modifier | modifier le code]

Son nom vient de la taxe, "le ban", que les habitants du village devaient payer au seigneur pour aller faire cuire leurs pains. Le four banal du village a plus de 500 ans.

À l'heure actuelle deux fournées par an sont réalisées, à la Noël et à la Saint-Jean.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Un magnifique site naturel avec son aven se trouve à la sortie du village.

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Garéoult est concernée par trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique de 2e génération :

Montagne de la Loube

La zone, un espace forestier ayant conservé un aspect sauvage, couvre une superficie de 4 001 ha de six communes. La montagne de la Loube présente 25 km de sites dolomitiques ruiniformes très pittoresques entrecoupés de larges vallons, de ravins (ravin des Orris), de défilés (défilé de l'Amaron)[9].

Plaine de la Roquebrussanne

La zone couvre une superficie de 1 641 ha concernant cinq communes : Garéoult, Méounes-lès-Montrieux, Néoules, Rocbaron et La Roquebrussanne. Elle s'étend sur toute une dépression séparée par le plateau d'Agnis, la Loube, les barres de Cuers, entre les villages de La Roquebrussanne, de Garéoult et de Néoules. Issue d'une déchirure au Trias, elle a été colmatée par des alluvions quaternaires. Il s'agit d'une plaine agricole culminant autour de 320 m, soit dans l'étage climatique du mésoméditerranéen[10].

Ripisylves et annexes de la vallée de L'Issole et du Caramy

La zone couvre une superficie de 649 ha concernant quinze communes. L’issole et le Caramy prennent tous deux leur source sur les contreforts du Moure d’Agnis. Après avoir contourné la Montagne de la Loube, l’un par le nord , l’autre par le sud, les deux cours d’eau se rejoignent à la retenue de Carcès. Durant leurs trajets respectifs, les deux rivières traversent des territoires essentiellement agricoles[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Ecial, écrivain. Il a écrit plusieurs ouvrages, notamment, pour ce qui est de Garéoult : Garigoule : étude géophysique des environs de Garéoult aux éditions « Les Presses Littéraires », 2002.
  • Claude Muras, artiste peintre

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Garéoult (Var).svg

Les armoiries de Garéoult se blasonnent ainsi :

D'argent à la plante de sinople
Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes.
La plante représentée est le garou ou sainbois (Daphne gnidium).
Ce blason a été enregistré avant 1696.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La Provence verte est une dénomination de l'Office du Tourisme
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]