Ginasservis

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Ginasservis
Ginasservis
Église Saint-Laurent.
Blason de Ginasservis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Intercommunalité Communauté de communes Provence Verdon
Maire
Mandat
Hervé Philibert
2020-2026
Code postal 83560
Code commune 83066
Démographie
Gentilé Ginasservois, Ginasservoises
Population
municipale
1 874 hab. (2019 en augmentation de 19,97 % par rapport à 2013)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 40′ 19″ nord, 5° 50′ 58″ est
Altitude Min. 312 m
Max. 490 m
Superficie 37,47 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Ginasservis

Ginasservis [ʒinasɛʁvi] est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Ginasservis se situe à 7 km de Saint-Julien et 8 de Vinon-sur-Verdon[1], 17 de Saint-Paul-lez-Durance, 23 de Manosque et 55 d'Aix-en-Provence.

Stratégiquement, il se trouve en effet au croisement de quatre départements : Var, Bouches-du-Rhône, Vaucluse et Alpes-de-Haute-Provence.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Saint Damasse[2].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est membre du parc naturel régional du Verdon.

Ginasservis fait partie d'un massif très forestier avec un taux de boisement de 63 %, principalement publics dont 77 hectares soumis au Régime forestier[3].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe trois zones de sismicité dans le Var. La commune de Ginasservis est en zone sismique de faible risque Ib[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Cours d'eau traversant la commune :

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger[7].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Ginasservis est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[8],[9],[10]. La commune est en outre hors attraction des villes[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (71,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (72,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (22,5 %), terres arables (18,2 %), zones agricoles hétérogènes (6,7 %), zones urbanisées (3,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[14].

La commune dispose d'un plan local d'urbanisme[15] dont la dernière procédure a été approuvée le 15 octobre 2020[16],[17].

Le Schéma de cohérence territoriale (SCOT) regroupe les 3 Communautés de Communes du CA plus la Communauté de Communes de Provence Verdon. Le SCoT Provence Verte Verdon 2020-2040 a été approuvé le 30 janvier 2020. Il est applicable depuis le 11 septembre 2020[18].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté de communes Provence Verdon et du Pays de la Provence Verte.

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Agriculteurs, éleveurs[19]. Le recensement général réalisé en 2010 avait comptabilisé 9 exploitations agricoles, soit deux fois moins qu'en l'an 2000.
  • Le Moulin d'Espagne, ferme pédagogique[20].
  • Centre équestre de Bastidan[21].
  • Producteur de miel.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Commerces et services[modifier | modifier le code]

  • Commerces de proximité[27].
  • Le Domaine des Chênes Verts et ses espaces de réception[28].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ginasservis apparaît dans les archives sous le nom de Ginacervis, du latin Gymnasium Cervorum (parc des cerfs)[29].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au sommet de Montmajor se trouve un oppidum (site gaulois fortifié)[30].

Les Romains ont établi des domaines, en dessous du village, à Saint-Antoine et à la Foux, en d’autre lieux peut-être.

Vers 970, les moines de Saint-Victor de Marseille ont fondé un prieuré à la Foux. À cette époque le village de Ginasservis a déjà un site fortifié et un seigneur ; l’un d’eux est cité en 1031, un autre en 1113 sert d’otage pour son suzerain. En 1175, d’autres prieurés existent aussi à Saint-Damase et Saint-Antoine. L’histoire bien connue de Ginasservis commence en 1241 quand ce territoire revient à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem ; jusqu’en 1789 le commandeur d'Aix en est le seigneur temporel et spirituel[31]. Les Hospitaliers construisent ici un important château fort où réside souvent le commandeur et dont il reste aujourd’hui quelques ruines. Ce château est plusieurs fois délabré ; reconstruit une dernière fois au XVIIe siècle, il était devenu, comme ailleurs, une simple résidence seigneuriale entièrement démolie à la Révolution. Les hospitaliers bâtirent aussi une enceinte fortifiée à Saint-Antoine dans un domaine de plusieurs centaines d’hectares.

1765, construction de la fontaine (actuelle du Plan) où l’eau est amenée grâce à 700 mètres de canalisations. Après la Révolution, Ginasservis est plusieurs fois chef-lieu de canton. Au XIXe siècle, la commune entre dans l'ère industrielle : école pour les garçons et les filles, service postal, amélioration des chemins, agrandissement du village autour de sa place…

Cependant Ginasservis garde longtemps ses activités traditionnelles : passage de la transhumance deux fois dans l’année ; chaque année la pratique de la « rusco » du chêne vert qui fournit charbon de bois et écorce pour le tannage

Cinéma[modifier | modifier le code]

C'est à Ginasservis qu'est tourné, en 1997, le film Les Quatre Saisons d'Espigoule, réalisé par un « enfant du pays » : Christian Philibert. Le même réalisateur y avait déjà tourné le court métrage La Revanche de M. Seguin en 1995[32].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1896
Période Identité Étiquette Qualité
1896 1914 Marc Félicien Richaud   Docteur en médecine
1914 1919 Achille Edmond Feraud    
1919 1939 Marc Félicien Richaud    
1939 1945 Constant Menut    
1945 1952 Emile Philibert    
1952 1953 Marcel Philibert    
1953 1971 Eugène Mourou    
1971 2001 Guy Lombard PS Conseiller général
2001 2008 André Porporat    
2008 En Cours Hervé Philibert[34] SE Responsable technique au Centre CEA de Cadarache. Président de la Communauté de communes Provence Verdon[35]

Budget et fiscalité 2020[modifier | modifier le code]

En 2020, le budget de la commune était constitué ainsi[36] :

  • total des produits de fonctionnement : 152 000 , soit 832  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 258 000 , soit 686  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 379 000 , soit 205  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 246 000 , soit 134  par habitant ;
  • endettement : 467 000 , soit 255  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 10,00 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 12,50 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 70,00 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2018 : médiane en 2018 du revenu disponible, par unité de consommation : 21 700 [37].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[39].

En 2019, la commune comptait 1 874 habitants[Note 2], en augmentation de 19,97 % par rapport à 2013 (Var : +4,68 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750782775839862816840837803
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
797795889800775787791735661
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
636580555512504420404455424
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
5116126437799119841 3821 5231 782
2019 - - - - - - - -
1 874--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[42] :

  • École maternelle,
  • École primaire,
  • Collèges à Vonon-sur-Verdon, Barjols, Manosque,
  • Lycées à Manosque.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[43] :

  • Médecins à Ginasservis, Vinon-sur-Verdon,
  • Hôpitaux à Manosque, Pertuis, Maison médicale à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume[44],
  • Pharmacies à Vinon-sur-Vernon,
  • Centre médicalisé pour adultes autistes[45].

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Culte catholique, l'église Saint-Laurent à Ginasservis est rattachée au Secteur Paroissial Interdiocésain Lavande - Var - Verdon[46], Diocèse de Fréjus-Toulon.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux :

Patrimoine civil :

  • Coopérative vinicole La Ruche[52]. Elle est devenue la maison des associations qui réunit de nombreuses activités culturelles et sportives[53].
  • Bories (cabanes en pierres sèche)[54].
  • Fontaine du Plan.
  • Le bourg castral, ensemble au bâti dense qui a conservé sa morphologie urbaine, ses îlots compacts, un bâti en lanière, ses ruelles.
  • Les ruines du château[55], commanderie médiévale en 1240.
  • L'ancien canal du Verdon.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason de Ginasservis

Les armoiries de Ginasservis se blasonnent ainsi : « De gueules à la croix de Malte d'argent bordée d'or[57]. » La croix de Malte rappelle que l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem posséda cette seigneurie pendant plus de cinq siècles[58].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. itinéraire
  2. Paroisse Saint Damasse
  3. Rapport de présentation du PLU. Le Potentiel énergétique du territoire, pp. 43 à 45
  4. sismicité du Var sur le site de la préfecture
  5. Ruisseau de Boutre
  6. Ruisseau de Malvallon
  7. Table climatique
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  15. Rapport de présentation
  16. PLU
  17. [1]
  18. Le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) Provence Verte Verdon
  19. Agriculteurs, éleveurs
  20. Le Moulin d'Espagne
  21. Centre équestre de Bastidan
  22. Parc animalier
  23. Hôtel Le Hameau Le Bastier
  24. Hôtel et restaurant
  25. Camping
  26. Gîtes de France
  27. Commerces de proximité
  28. Le Domaine des Chênes Verts
  29. Joseph-Antoine Durbec, Templiers et Hospitaliers en Provence et dans les Alpes-Maritimes, Éditions Le Mercure Dauphinois, 2001.
  30. Ginasservis, au cœur de la Provence : Histoire
  31. Joseph Piégay, Au Moyen-Âge entre Durance et Verdon, Éditions Résonnances, 2004.
  32. (en) « Filming Location Matching "Ginasservis, Var, France" », sur imdb.com (consulté le ).
  33. Joseph Salvarelli, Les Administrateurs du département du Var (1790-1897). Notices biographiques (1897), pp.348-349[2]
  34. Composition du conseil municipal
  35. Bureau communautaire
  36. Les comptes de la commune
  37. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  38. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  39. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  40. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  41. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  42. Établissements d'enseignements
  43. Professionnels et établissements de santé
  44. Maison médicale à Saint-Maximin
  45. Ginasservis : le seul centre médicalisé pour adultes autistes
  46. Secteur Paroissial Interdiocésain Lavande - Var - Verdon Ginasservis
  47. Ginasservis – église Saint-Laurent
  48. « Chapelle des Pénitents », notice no PA00081630, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  49. Notice no PM83000335, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de la chapelle Notre-Dame de l'Annonciation des Pénitents
  50. Chapelle Saint-Damase
  51. Monument aux Morts
  52. « coopérative vinicole La Ruche », notice no IA83001342, base Mérimée, ministère français de la Culture enquête thématique régionale (coopératives agricoles de Provence-Alpes-Côte d'Azur)
  53. La vie associative
  54. Bories
  55. Le patrimoine local
  56. Le nom de Georges Cisson fut également donné, dans le Var, à une rue et une place à Ginasservis
  57. Verdon Mont-Major : Ginasservis, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  58. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, Éditions Bachelin-Deflorenne, Paris, 1866, sur le site de Google books.