Ginasservis

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Ginasservis
Église Saint-Laurent.
Église Saint-Laurent.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Intercommunalité Communauté de communes Provence Verdon
Maire
Mandat
Hervé Philibert
2014-2020
Code postal 83560
Code commune 83066
Démographie
Population
municipale
1 636 hab. (2014)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 40′ 19″ nord, 5° 50′ 58″ est
Altitude Min. 312 m
Max. 490 m
Superficie 37,47 km2
Localisation

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Ginasservis est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est membre du parc naturel régional du Verdon.

Ginasservis se situe près de Vinon-sur-Verdon au croisement de quatre départements : Var, Bouches-du-Rhône, Vaucluse et Alpes-de-Haute-Provence.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ginasservis
Saint-Paul-lès-Durance Vinon-sur-Verdon Saint-Julien
Saint-Paul-lès-Durance, Rians Ginasservis La Verdière
Rians Artigues Saint-Martin

Relief[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe trois zones de sismicité dans le Var. La commune de Ginasservis est en zone sismique de faible risque Ib[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Centre médicalisé pour adultes autistes[2]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Ginasservis (Var).svg
« De gueules à la croix de Malte d'argent bordée d'or. »

Histoire[modifier | modifier le code]

Au sommet de Montmajor se trouve un oppidum (site gaulois fortifié)[3].

Les Romains ont établi des domaines, en dessous du village, à Saint-Antoine et à la Foux, en d’autre lieux peut-être.

Vers 970, les moines de Saint-Victor de Marseille ont fondé un prieuré à la Foux. À cette époque le village de Ginasservis a déjà un site fortifié et un seigneur ; l’un d’eux est cité en 1031, un autre en 1113 sert d’otage pour son suzerain. En 1175, d’autres prieurés existent aussi à Saint-Damase et Saint-Antoine. L’histoire bien connue de Ginasservis commence vers 1240 quand ce territoire revient à l’ordre des chevaliers hospitaliers d’Aix. Jusqu’en 1792 cet ordre reste le seigneur du lieu. Il construit ici un important château fort où réside souvent le commandeur et dont il reste aujourd’hui quelques ruines. Ce château est plusieurs fois délabré ; reconstruit une dernière fois au XVIIe siècle, il était devenu, comme ailleurs, une simple résidence seigneuriale entièrement démolie à la Révolution. Les hospitaliers bâtirent aussi une enceinte fortifiée à Saint-Antoine dans un domaine de plusieurs centaines d’hectares.

1765, construction de la fontaine (actuelle du Plan) où l’eau est amenée grâce à 700 mètres de canalisations. Après la Révolution, Ginasservis est plusieurs fois chef-lieu de canton. Au XIXe siècle, la commune entre dans l'ère industrielle : école pour les garçons et les filles, service postal, amélioration des chemins, agrandissement du village autour de sa place…

Cependant Ginasservis garde longtemps ses activités traditionnelles : passage de la transhumance deux fois dans l’année ; chaque année la pratique de la « rusco » du chêne vert qui fournit charbon de bois et écorce pour le tannage

Cinéma[modifier | modifier le code]

C'est à Ginasservis qu'est tourné, en 1997, le film Les 4 saisons d'Espigoule, réalisé par un « enfant du pays » : Christian Philibert.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1896
Période Identité Étiquette Qualité
1896 1914 Marc Félicien Richaud    
1914 1919 Achille Edmond Feraud    
1919 1939 Marc Félicien Richaud    
1939 1945 Constant Menut    
1945 1952 Emile Philibert    
1952 1953 Marcel Philibert    
1953 1971 Eugène Mourou    
1971 2001 Guy Lombard PS Conseiller général
2001 2008 André Porporat    
2008 En Cours Hervé Philibert    

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[4] :

  • total des produits de fonctionnement : 1 292 000 , soit 816 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 111 000 , soit 702 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 489 000 , soit 309 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 245 000 , soit 155 par habitant.
  • endettement : 616 000 , soit 389 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 9,13 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 11,56 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 68,00 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 636 habitants, en augmentation de 11,37 % par rapport à 2009 (Var : 2,98 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750 782 775 839 862 816 840 837 803
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
797 795 889 800 775 787 791 735 661
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
636 580 555 512 504 420 404 455 424
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
511 612 643 779 911 984 1 382 1 523 1 636
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Laurent, XVIIe siècle[9] ;
  • Chapelle des Pénitents, XIVe siècle, sans doute l'ancienne église, inscrite sur l'inventaire supplémentaires des monuments historiques[10], mais à l'abandon, et sa cloche de 1739[11]  ;
  • Chapelle Saint-Damase, XIIe siècle[12], remaniée à plusieurs reprises, relevée en 1879 et restaurée en 1997.
  • Monument aux morts[13].
  • Coopérative vinicole La Ruche[14]. Elle est devenue la maison des associations qui réunit de nombreuses activités culturelles et sportives[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]