Ginasservis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Ginasservis
Ginasservis
Église Saint-Laurent.
Blason de Ginasservis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Intercommunalité Communauté de communes Provence Verdon
Maire
Mandat
Hervé Philibert
2020-2026
Code postal 83560
Code commune 83066
Démographie
Gentilé Ginasservois, Ginasservoises
Population
municipale
1 930 hab. (2020 en augmentation de 17,97 % par rapport à 2014)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 40′ 19″ nord, 5° 50′ 58″ est
Altitude Min. 312 m
Max. 490 m
Superficie 37,47 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Législatives Huitième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Ginasservis
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Ginasservis
Géolocalisation sur la carte : Var
Voir sur la carte topographique du Var
Ginasservis
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Voir sur la carte administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Ginasservis

Ginasservis [ʒinasɛʁvi] est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Ginasservis se situe à 7 km de Saint-Julien et 8 de Vinon-sur-Verdon[1], 17 de Saint-Paul-lez-Durance, 23 de Manosque et 55 d'Aix-en-Provence.

Stratégiquement, il se trouve en effet au croisement de quatre départements : Var, Bouches-du-Rhône, Vaucluse et Alpes-de-Haute-Provence.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Saint Damasse[2].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est membre du parc naturel régional du Verdon.

Ginasservis fait partie d'un massif très forestier avec un taux de boisement de 63 %, principalement publics dont 77 hectares soumis au Régime forestier[3].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe trois zones de sismicité dans le Var. La commune de Ginasservis est en zone sismique de faible risque Ib[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Cours d'eau traversant la commune[5] :

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Ginasservis est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[6],[7],[8]. La commune est en outre hors attraction des villes[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (71,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (72,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (22,5 %), terres arables (18,2 %), zones agricoles hétérogènes (6,7 %), zones urbanisées (3,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %)[11]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

La commune dispose d'un plan local d'urbanisme[12] dont la dernière procédure a été approuvée le 15 octobre 2020[13],[14].

Le Schéma de cohérence territoriale (SCOT) regroupe les 3 Communautés de Communes du CA plus la Communauté de Communes de Provence Verdon. Le SCoT Provence Verte Verdon 2020-2040 a été approuvé le 30 janvier 2020. Il est applicable depuis le 11 septembre 2020[15].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté de communes Provence Verdon et du Pays de la Provence Verte.

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Agriculteurs, éleveurs[16]. Le recensement général réalisé en 2010 avait comptabilisé 9 exploitations agricoles, soit deux fois moins qu'en l'an 2000.
  • Le Moulin d'Espagne, ferme pédagogique[17].
  • Centre équestre de Bastidan[18].
  • Producteur de miel.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Commerces et services[modifier | modifier le code]

  • Commerces de proximité[24].
  • Le Domaine des Chênes Verts et ses espaces de réception[25].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ginasservis apparaît dans les archives sous le nom de Ginacervis, du latin Gymnasium Cervorum (parc des cerfs)[26].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au sommet de Montmajor se trouve un oppidum (site gaulois fortifié)[27].

Les Romains ont établi des domaines, en dessous du village, à Saint-Antoine et à la Foux, en d’autre lieux peut-être.

Vers 970, les moines de Saint-Victor de Marseille ont fondé un prieuré à la Foux. À cette époque le village de Ginasservis a déjà un site fortifié et un seigneur ; l’un d’eux est cité en 1031, un autre en 1113 sert d’otage pour son suzerain. En 1175, d’autres prieurés existent aussi à Saint-Damase et Saint-Antoine. L’histoire bien connue de Ginasservis commence en 1241 quand ce territoire revient à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem ; jusqu’en 1789 le commandeur d'Aix en est le seigneur temporel et spirituel[28]. Les Hospitaliers construisent ici un important château fort où réside souvent le commandeur et dont il reste aujourd’hui quelques ruines. Ce château est plusieurs fois délabré ; reconstruit une dernière fois au XVIIe siècle, il était devenu, comme ailleurs, une simple résidence seigneuriale entièrement démolie à la Révolution. Les hospitaliers bâtirent aussi une enceinte fortifiée à Saint-Antoine dans un domaine de plusieurs centaines d’hectares.

1765, construction de la fontaine (actuelle du Plan) où l’eau est amenée grâce à 700 mètres de canalisations. Après la Révolution, Ginasservis est plusieurs fois chef-lieu de canton. Au XIXe siècle, la commune entre dans l'ère industrielle : école pour les garçons et les filles, service postal, amélioration des chemins, agrandissement du village autour de sa place…

Cependant Ginasservis garde longtemps ses activités traditionnelles : passage de la transhumance deux fois dans l’année ; chaque année la pratique de la « rusco » du chêne vert qui fournit charbon de bois et écorce pour le tannage

Cinéma[modifier | modifier le code]

C'est à Ginasservis qu'est tourné, en 1997, le film Les Quatre Saisons d'Espigoule, réalisé par un « enfant du pays » : Christian Philibert. Le même réalisateur y avait déjà tourné le court métrage La Revanche de M. Seguin en 1995[29].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1896
Période Identité Étiquette Qualité
1896 1914 Marc Félicien Richaud   Docteur en médecine
1914 1919 Achille Edmond Feraud    
1919 1939 Marc Félicien Richaud    
1939 1945 Constant Menut    
1945 1952 Emile Philibert    
1952 1953 Marcel Philibert    
1953 1971 Eugène Mourou    
1971 2001 Guy Lombard PS Conseiller général
2001 2008 André Porporat    
2008 En Cours Hervé Philibert[31] SE Responsable technique au Centre CEA de Cadarache. Président de la Communauté de communes Provence Verdon[32]

Budget et fiscalité 2020[modifier | modifier le code]

En 2020, le budget de la commune était constitué ainsi[33] :

  • total des produits de fonctionnement : 152 000 , soit 832  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 258 000 , soit 686  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 379 000 , soit 205  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 246 000 , soit 134  par habitant ;
  • endettement : 467 000 , soit 255  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 10,00 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 12,50 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 70,00 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2018 : médiane en 2018 du revenu disponible, par unité de consommation : 21 700 [34].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[36].

En 2020, la commune comptait 1 930 habitants[Note 2], en augmentation de 17,97 % par rapport à 2014 (Var : +4,52 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750782775839862816840837803
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
797795889800775787791735661
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
636580555512504420404455424
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
5116126437799119841 3821 5231 782
2020 - - - - - - - -
1 930--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[39] :

  • École maternelle,
  • École primaire,
  • Collèges à Vinon-sur-Verdon, Barjols, Manosque,
  • Lycées à Manosque.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[40] :

  • Médecins à Ginasservis, Vinon-sur-Verdon,
  • Hôpitaux à Manosque, Pertuis, Maison médicale à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume[41],
  • Pharmacies à Vinon-sur-Verdon,
  • Centre médicalisé pour adultes autistes[42].

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Culte catholique, l'église Saint-Laurent à Ginasservis est rattachée au Secteur Paroissial Interdiocésain Lavande - Var - Verdon[43], Diocèse de Fréjus-Toulon.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux :

Patrimoine civil :

  • Coopérative vinicole La Ruche[49]. Elle est devenue la maison des associations qui réunit de nombreuses activités culturelles et sportives[50].
  • Bories (cabanes en pierres sèche)[51].
  • Fontaine du Plan.
  • Le bourg castral, ensemble au bâti dense qui a conservé sa morphologie urbaine, ses îlots compacts, un bâti en lanière, ses ruelles.
  • Les ruines du château[52], commanderie médiévale en 1240.
  • L'ancien canal du Verdon.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason de Ginasservis

Les armoiries de Ginasservis se blasonnent ainsi : « De gueules à la croix de Malte d'argent bordée d'or[54]. » La croix de Malte rappelle que l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem posséda cette seigneurie pendant plus de cinq siècles[55].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. itinéraire
  2. Paroisse Saint Damasse
  3. Rapport de présentation du PLU. Le Potentiel énergétique du territoire, pp. 43 à 45
  4. sismicité du Var sur le site de la préfecture
  5. « Cours d’eau de la commune », sur le site du service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre) (consulté le ).
  6. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  8. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  12. Rapport de présentation
  13. PLU
  14. [1]
  15. Le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) Provence Verte Verdon
  16. Agriculteurs, éleveurs
  17. Le Moulin d'Espagne
  18. Centre équestre de Bastidan
  19. Parc animalier
  20. Hôtel Le Hameau Le Bastier
  21. Hôtel et restaurant
  22. Camping
  23. Gîtes de France
  24. Commerces de proximité
  25. Le Domaine des Chênes Verts
  26. Joseph-Antoine Durbec, Templiers et Hospitaliers en Provence et dans les Alpes-Maritimes, Éditions Le Mercure Dauphinois, 2001.
  27. Ginasservis, au cœur de la Provence : Histoire
  28. Joseph Piégay, Au Moyen-Âge entre Durance et Verdon, Éditions Résonnances, 2004.
  29. (en) « Filming Location Matching "Ginasservis, Var, France" », sur imdb.com (consulté le ).
  30. Joseph Salvarelli, Les Administrateurs du département du Var (1790-1897). Notices biographiques (1897), pp.348-349 [2]
  31. Composition du conseil municipal
  32. Bureau communautaire
  33. Les comptes de la commune
  34. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  35. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  36. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  38. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
  39. Établissements d'enseignements
  40. Professionnels et établissements de santé
  41. Maison médicale à Saint-Maximin
  42. Ginasservis : le seul centre médicalisé pour adultes autistes
  43. Secteur Paroissial Interdiocésain Lavande - Var - Verdon Ginasservis
  44. Ginasservis – église Saint-Laurent
  45. « Chapelle des Pénitents », notice no PA00081630, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  46. Notice no PM83000335, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de la chapelle Notre-Dame de l'Annonciation des Pénitents
  47. Chapelle Saint-Damase
  48. Monument aux Morts
  49. « coopérative vinicole La Ruche », notice no IA83001342, base Mérimée, ministère français de la Culture enquête thématique régionale (coopératives agricoles de Provence-Alpes-Côte d'Azur)
  50. La vie associative
  51. Bories
  52. Le patrimoine local
  53. Le nom de Georges Cisson fut également donné, dans le Var, à une rue et une place à Ginasservis
  54. Verdon Mont-Major : Ginasservis, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  55. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, Éditions Bachelin-Deflorenne, Paris, 1866, sur le site de Google books.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]