Néoules

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Néoules
Cave coopérative de Néoules.
Cave coopérative de Néoules.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Garéoult
Intercommunalité Communauté de communes du Val d'Issole
Maire
Mandat
André Guiol
2014-2020
Code postal 83136
Code commune 83088
Démographie
Population
municipale
2 612 hab. (2014)
Densité 104 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 18′ 43″ nord, 6° 00′ 48″ est
Altitude Min. 305 m – Max. 700 m
Superficie 25,08 km2
Localisation

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Néoules est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Néoules est un village qui se situe au cœur du Var, au sein de la Provence Verte . Entouré de vignes, il est à 30 minutes de la mer (Hyères, Toulon). C'est un peu le centre de la Provence, car comme le disaient les anciens avec une certaine pointe d'humour "Marsilho, Z'aï, Draguignan, Neùlo es où mitan" (Marseille, Aix, Draguignan, Néoules est au centre). En effet, Néoules est à la même distance de toutes ces villes (60 Kilomètres).

Administrativement, le village est rattaché au canton de la Roquebrussanne qui regroupe huit communes (Garéoult, La Roquebrussanne, Forcalqueiret, Rocbaron, Néoules, Méounes-les-Montrieux, Mazaugues et Sainte-Anastasie-sur-Issole).

La commune s’étend sur une superficie de 2508 hectares et repose sur quatre sources : Font Veille, Font Robert, Font Gayaou et Font Marcellin. Située à l’écart des grands axes et flux de circulation du secteur (RD 54, RD 5 et RD 64), Néoules offre une tranquillité et un cadre de vie incomparables.

Adossé au massif de la Verrerie et du Saint Clément (705 mètres), ensembles boisés dominant vers le sud la vallée du Gapeau par la barre de Cuers, le village de Néoules fait face à la montagne de la Loube (850 mètres) de l’autre côté de la plaine arrosée par l’Issole. Il est situé sur un coteau rocheux à une altitude de 325 mètres.

C'est une des 39 communes du Pays de la Provence Verte, qui a obtenu le label « Pays d’art et d’histoire »[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

On compte cinq sources sur la commune[2] :

  • Font Gayaou, première source alimentant le village,
  • Font Vieille,
  • Font Robert,
  • Font Marcellin, appelée « la mère des eaux »,
  • La Servette.

Cours d'eau

Histoire[modifier | modifier le code]

Il semblerait, comme en témoignent la grotte préhistorique de la Baume (abri sous roche) qui se trouve sous le village fortifié de Saint-Thomé, ou encore les vestiges Romains trouvés au quartier de Trians (ruines de la chapelle Notre-Dame située à l'emplacement d'une ville Gallo-Romaine), que Néoules ait été depuis longtemps habité. Cependant, les origines du peuplement restent méconnues. Le Regay, avent situé au sud-est du village, a livré de la céramique préhistorique[7] sans que l'on sache s'il s'agissait d'un habitat ou d'une réserve d'eau. Les âges du bronze et du fer n'ont, jusqu'à présent, livré aucun site archéologique. Il faudra attendre la mise en valeur de la plaine à l'époque Romaine pour ainsi voir apparaître un certain nombre de fermes parmi lesquelles celles de Trians et du quartier Saint-Jean. Mais, à l'heure actuelle, il n'en reste aucun vestige architectural visible.

Le premier établissement de population s'est effectué sur le piton de Saint-Thomé en raison de sa double position: géographique et stratégique. Au XVIe siècle, ce site fut abandonné au profit des terres agricoles où se sont constitués les hameaux de la Bataillère et Font Gayou, ainsi que le village actuel (qui s'appelait Ribière) et ce, autour du château édifié entre janvier et novembre de l'année 1585 (délai mentionné sur le devis de commande de l'époque) et de l'église Saint-Jean-Baptiste édifiée, elle, en 1565.

En 1200, le territoire fait partie de la seigneurie de Signes. Charle Ier, comte de Provence, fait son entrée en Provence en 1246 à Aix, tout d'abord, puis à Brignoles. À la suite d'une affaire criminelle, son autorité est reconnue. Mais Charles Ier ne conserva pas longtemps la seigneurie de Néoules. En effet, dans le cadre de sa politique de prise de contrôle des principales villes de Provence, la seigneurie de Néoules lui servit de monnaie d'échange avec plusieurs autres seigneuries ou parts de seigneuries (Signes, La Roquebrussanne, Méounes, Meynarguette, Le Béranger, Orves) afin d'acquérir la juridiction et les droits temporels détenus par l'évêque de Marseille. Cette transaction fut conclue le 30 août 1257, et l'évêque de Marseille devint, de fait, le principal seigneur de Néoules, bien que le village appartienne au diocèse de Toulon.

Au XVIe siècle, le village (descendu de la colline Saint-Thomé au quartier Ribière) est possédé par plusieurs seigneurs (les sieurs Reybiol et Blancart, ainsi que l'évêque de Marseille).

À partir de 1657, un certain André Allard se met à acheter, petit à petit, les différentes parts de la seigneurie de Néoules, si bien qu'avant la fin du XVIIe siècle, il en est le seul et unique seigneur. Jean-François Allard[8], né en 1750, fut le dernier seigneur de Néoules. Thérèse Henriette lui succéda. Cette parente est devenue par la suite marquise de Grimaldi-Régusse, ce qui explique que les archives des Allard furent déposées au palais des Princes de Monaco.

En 1908, à la suite de la révolte des vignerons de 1907, Néoules crée la deuxième cave coopérative du Var.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[9] :

  • total des produits de fonctionnement : 3 152 000 €, soit 1 222 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 2 789 000 €, soit 1 081 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 1 700 000 €, soit 659 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 1 345 000 €, soit 556 € par habitant ;
  • endettement : 2 669 000 €, soit 1 034 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 16,32 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 16,69 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 96,26 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 35,33 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 37,31 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours André Guiol PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 612 habitants, en augmentation de 6,09 % par rapport à 2009 (Var : 2,98 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
460 513 485 611 666 627 613 598 625
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
634 630 580 599 574 420 360 342 360
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
369 337 353 318 318 323 335 305 316
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
304 439 372 619 1 110 1 617 2 206 2 486 2 612
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006 [13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château Renaissance, édifié en 1584[14].
  • L'église Saint-Jean-Baptiste[15] édifiée en 1528 et agrandie en 1567, et sa cloche de 1723[16]. La première église paroissiale de Néoules était dédiée à saint Thomas[17].
  • Monuments commémoratifs[18],[19],[20].
  • Chateauloin (tour gardant l'entrée du village)[21].
  • La Pierre Plantée de Néoules : signalé comme dolmen probable par le Commandant Laflotte en 1929[22], il ne s'agit pas d'une structure mégalithique mais d'un simple clapier comme l'a attesté une fouille de sauvetage entreprise en 1985 par Philippe Hameau[23].
  • La fontaine républicaine[24].
  • Le château d'eau de l'avenue Font Marcellin[25].
  • La ragaie de Néoules[26].
  • La grotte profonde de la Baume, abri sous roche, d'où jaillit la source Fouan Croutado[27].

Animation, tourisme[modifier | modifier le code]

  • Animations créées par l’association “Châteauloin-Chemins Pluriels”[28].
  • Création d'Esprit de Cirque[29]. Le chapiteau a été monté à l'année depuis juillet 2008[30].

Économie[modifier | modifier le code]

  • Coopérative vinicole « L'Indispensable »[31]. C’est à Néoules que fut créée, en 1908, la seconde cave coopérative du Var. Elle a été agrandie en 1911[32].
  • Château de Trians, domaine viticole du XVIIIe siècle[33],[34].
  • Brasserie artisanale « La Blonde & la Brune »[35].
  • Apiculteur ; Les Ruches de Saint Thomé ; Oliveraie du Peyronnier ; Truffes[36]...

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La commune de Néoules et le Pays d’art etd’histoire de la Provence Verte
  2. Le patrimoine de la commune
  3. Fiche cours d'eau L'Issole (Y5100600)
  4. L'eau dans la commune de Néoules
  5. Schéma d'alimentation en eau potable : Etat des lieux
  6. Fiche cours d'eau Ruisseau de la Foux (Y5101280)
  7. La céramique préhistorique -connaissance des techniques par la méthode expérimental
  8. Essais historiques sur le parlement de Provence : depuis son origine jusqu'à sa suppression, 1501 - 1790, Volume 1 Prosper Cabasse 1 janvier 1826, Pihan Delaforest : Jean-François Allard
  9. Les comptes de la commune
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. Le château
  15. L'église Saint Jean-Baptiste
  16. « Notice no PM83000394 », base Palissy, ministère français de la Culture cloche de l'église Saint-Jean-Baptiste
  17. La première église paroissiale
  18. Monument aux Morts avenue de la Libération, Plaque commémorative dans l'église Saint-Jean Baptiste
  19. Conflits commémorés 1914-18 et 1939-45
  20. Conflits commémorés AFN - Algérie (54-62
  21. Néoules-revue: études religieuses, histoire locale, questions agricoles, Volumes 1 à 3, 1899, 85 pages
  22. La Pierre Plantée de Néoules, Commandant Laflottes, Bulletin de la Société préhistorique de France, Année 1929 Volume 26 Numéro 5 pp. 317-319
  23. Le dolmen de Néoules dit «La Pierre Plantée», Rapport de fouilles N°03513, 1985, Philippe Hameau, Direction régionale des Affaires culturelles Provence-Alpes-Côte d'Azur
  24. La fontaine républicaine
  25. Le château d'eau de l'avenue Font Marcellin
  26. Le ragaie de Néoules, cavité « active » avec la présence d’une rivière souterraine
  27. Communes du Var, Grottes et sanctuaires, par Jeannine de Ridder et Émilie Michaud-Jeannin
  28. Le Festival de Néoules
  29. Esprit de cirque à Néoules
  30. Conservatoire d'Art Equestre
  31. « coopérative vinicole L'Indispensable, enquête thématique régionale (coopératives agricoles de Provence-Alpes-Côte d'Azur) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. Néoules, village de la Provence Verte
  33. Domaine de Trians
  34. Le patrimoine et l'économie de la commune
  35. (fr+en)Brasserie Artisanale La Blonde & La Brune à Néoules, en Territoire Provence Verte et Pays de la Provence Verte
  36. Les Ruches de Saint Thomé