Les Adrets-de-l'Estérel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Les Adrets-de-l'Estérel
Les Adrets-de-l'Estérel
Place de l'Église.
Blason de Les Adrets-de-l'Estérel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Draguignan
Intercommunalité Communauté d'agglomération Var Estérel Méditerranée
Maire
Mandat
Jean-Pierre Klinholff
2020-2026
Code postal 83600
Code commune 83001
Démographie
Population
municipale
2 784 hab. (2019 en augmentation de 0,36 % par rapport à 2013)
Densité 125 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 15″ nord, 6° 48′ 38″ est
Altitude Min. 60 m
Max. 420 m
Superficie 22,26 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Les Adrets-de-l'Estérel
(ville isolée)
Aire d'attraction Cannes - Antibes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Raphaël
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Voir sur la carte administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur
City locator 14.svg
Les Adrets-de-l'Estérel
Géolocalisation sur la carte : Var
Voir sur la carte topographique du Var
City locator 14.svg
Les Adrets-de-l'Estérel
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Les Adrets-de-l'Estérel
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Les Adrets-de-l'Estérel
Liens
Site web http://lesadretsdelesterel.fr/

Les Adrets-de-l'Estérel est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village des Adrets-de-l'Estérel est situé à l'extrême sud-est du département du Var, en limite de département avec les Alpes-Maritimes. Dominant la baie de Cannes, il offre un panorama sur les îles de Lérins (Sainte-Marguerite et Saint-Honorat), ainsi que sur le mont Vinaigre.

Accès[modifier | modifier le code]

À 17 kilomètres de Théoule-sur-Mer, 18 kilomètres de Mandelieu-La Napoule et 20 kilomètres de Fréjus[1], entre Cannes et Saint-Raphaël, entre la Méditerranée et la forêt de l'Estérel, ce village est desservi notamment par la RN 7 ainsi que par l'échangeur Sortie 39 de l'A8 (Vinci Autoroutes), composé d'un ensemble de deux giratoires réalisés en 2010.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Le village est divisé en deux quartiers historiques, distants de deux kilomètres : le quartier du Planestel en hauteur, et le quartier de l'Église en contrebas. Les principaux autres lieux-dits sont : Séguret, le Logis de Paris, les Bastians, les Gabriel, Pélicouet, la Verrerie, le Couvent, la Baïsse[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Callian (Var) Montauroux Tanneron Rose des vents
Bagnols-en-Forêt N Tanneron
O    Les Adrets-de-l'Estérel    E
S
Fréjus Fréjus Fréjus

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'ensemble de la commune des Adrets-de-l'Estérel est situé au nord du massif de l'Estérel[3], mais les géologues situent la commune dans le sous-ensemble géologique du massif de Tanneron[4], précisément dans le Tanneron oriental, séparé du Tanneron occidental par le sillon houiller du Reyran[5].
Le massif de Tanneron est un socle cristallin, alors que le massif de l'Estérel proprement dit est volcano-sédimentaire[6]. La roche dominante aux Adrets-de-l'Estérel est la Leptynite, roche métamorphique.

Le vallon du chemin charretier est formé de gneiss. A la limite ouest de la commune, la vallée du Reyran est un rift, ou bassin d'effondrement formé au carbonifère, il y a 290 à 300 millions d'années (Ma).

Le point culminant est le Collet du Sarde (424 m).

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe trois zones de sismicité dans le Var[7] :

  • Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer ;
  • Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la montagne Sainte-Victoire au massif de l'Estérel ;
  • Zone Ib : Risque faible. Ce risque, le plus élevé du département (qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale), concerne 21 communes du nord du département ;

La commune est en zone sismique de très faible risque « Ia ».

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Lac des Trois Vallons.

Cours d'eau sur la commune[8] :

Lacs :

Les Adrets-de-l'Estérel dispose d'une station d'épuration d'une capacité de 1200 équivalent-habitants[10].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csa dans la classification de Köppen et Geiger[11].

Les Adrets-de-l'Estérel bénéficie d’un climat méditerranéen aux étés chauds et secs mais tempérés par l'altitude de la commune, et aux hivers doux et humides. La température moyenne du village sur l'année est de 13,2 °C et il tombe en moyenne 856 mm de pluie par an. La commune est soumise à différents régimes de vent, dont :

  • le mistral, venant du nord au nord-ouest. La position abritée de la commune dans le massif de l'Estérel atténue la force de ce vent froid, sec et souvent violent ;
  • le levant, venant de l'est, doux, humide, et associé à la pluie.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune des Adrets-de-l'Estérel est traversée par la route départementale 237 qui relie la route nationale 7 en deux points, et par la route départementale 837 reliant le centre du village à l'autoroute A8 et au lac de Saint-Cassien.

L'autoroute A8, dite La Provençale, traverse le territoire de la commune et la dessert par la sortie 39, dite des Adrets.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Commune desservie par le réseau régional de transports en commun Zou ! (ex Varlib). Les collectivités territoriales ont en effet mis en œuvre un « service de transports à la demande » (TAD), réseau régional Zou ![12].

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Trois lignes de bus relient Les Adrets-de-l'Estérel avec les communes voisines :

Le transport est assuré par la société Beltrame sous-traitant de Varlib.

Aéroport en Provence-Alpes-Côte d'Azur[modifier | modifier le code]

L’aéroport de Cannes - Mandelieu est situé à dix-huit kilomètres, l’aéroport de Nice-Côte d’Azur à quarante-cinq kilomètres, l’aéroport de Toulon - Hyères à cent kilomètres et l'aéroport de La Môle - Saint-Tropez à soixante-et-un kilomètres.

Ports[modifier | modifier le code]

En bateau, le service de navettes Bateaux de Saint-Raphaël relie Port-Fréjus, Saint-Aygulf et Saint-Raphaël. Au départ de Port-Fréjus, des vedettes permettent de rallier Saint-Tropez et Cannes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Les Adrets-de-l'Estérel est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[13],[14],[15]. Elle appartient à l'unité urbaine des Adrets-de-l'Estérel, une unité urbaine monocommunale[16] de 2 750 habitants en 2017, constituant une ville isolée[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cannes - Antibes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 24 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (86,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (87,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (45,8 %), forêts (40,5 %), zones urbanisées (12,2 %), zones agricoles hétérogènes (1,1 %), eaux continentales[Note 3] (0,3 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[22].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'adret, du provençal l'adré, de l'ancien provençal l'adrech, désigne le versant sud d'une montagne ou d'une colline, le versant ensoleillé. Le nom occitan provençal de la commune est Lei Adrechs selon la norme classique et Lei Adré selon la norme mistralienne, signifie "les versants ensoleillés". Ce mot est fréquent dans de nombreux lieux-dits provençaux.

Les habitants sont appelés traditionnellement en occitan Lei Adrechans.

L'Estérel, l'Esterèu en provençal, est le nom du massif où se situe le village.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans l'antiquité, la région entre les actuelles Fréjus et Antibes est occupée par l'une des quarante-cinq tribus celto-ligures : les Oxybiens, qui construisent de nombreux oppidums. Ils sont cités par Pline l'Ancien dans son Histoire Naturelle[23].

La voie Julia Augusta, qui s’appellera plus tard voie Aurélienne, reliant Arles à Rome et venant de la cité proche de Forum Julii, est ouverte vers 13 av. J.-C., une quarantaine d'années après la fondation de la cité portuaire. On peut voir l'une des bornes milliaires qui bornaient cette voie près de l'Auberge des Adrets, sur la RN 7. Les Oxybiens perturbent le commerce et les mouvements militaires romains et ce n'est que vers l'an 5 que la victoire définitive sur les tribus celto-ligures permet aux romains une occupation durable.

Dans le courant du Ier siècle apr. J.-C., un aqueduc est construit dans la vallée du Reyran. Il doit servir à alimenter Forum Julii en eau. Au sud de l'actuel lac de Saint-Cassien, sur le territoire actuel de la commune, une galerie de 852 mètres est percée pour permettre le franchissement du col des Vaux.

En 1647, la paroisse de Montauroux dont dépend le village est si éloignée que les habitants adressent une supplique à l’évêque de Fréjus Pierre Camelin afin d'obtenir la création d'un lieu de culte aux Adrets. La chapelle Notre-Dame-des-Maures est bénite le . C'est le que la chapelle est érigée en paroisse par l'évêque Martin du Bellay, là-aussi après une requête des habitants des Adrets[24].

Le est créé le département du Var. Montauroux, dont fait partie le village des Adrets, est intégré au district de Fréjus, canton de Callian.

Les districts disparaissent en 1795, la commune intègre alors l'arrondissement de Fréjus.

En 1860, l'arrondissement de Grasse est détaché du département du Var pour intégrer le nouveau département des Alpes-Maritimes. Le village des Adrets devient limitrophe de ce nouveau département.

La commune obtient une existence légale administrative le , jour où un décret de Napoléon III crée la commune de « Les Adrets-de-Montauroux » par démembrement de la commune de Montauroux. Elle fait alors partie de l'arrondissement de Draguignan, canton de Fréjus.

En 1877, un important incendie épargne de peu Les Adrets, le vent ayant tourné[25]. Les incendies sont un problème permanent et déjà en 1886 puis en 1933, dans ses livres Les forêts de la France et l'homme et la forêt, l'auteur Fernand Depelchin attire l'attention sur la nécessité de prévenir les incendies dans l'Estérel et les Maures par le débroussaillement et le maintien de l'activité agricole.

Le , la commune change de nom et devient « Les Adrets-de-Fréjus ». Cette dénomination créant une « zizanie postale » avec la ville de Fréjus, le la commune est de nouveau rebaptisée pour prendre son nom actuel de « Les Adrets-de-l'Estérel ».

Le , lors du « Grand Prix de la ville d'Antibes », dans la descente de l'Estérel dans le sens Fréjus-Cannes et un peu après l'« hostellerie Saint-Jean », le coureur cycliste niçois Adrien Buttafocchi entre en collision avec une voiture qui monte dans l'autre sens. Il meurt des suites de ses blessures[26].

1960 voit la création du lac de Saint-Cassien, dont la mise en eau a lieu en 1966. L'extrémité sud du lac s'étend sur le territoire des Adrets-de-l'Estérel.

Le , un incendie ravage 2 450 ha de forêt. C'est le onzième incendie le plus destructeur dans le Var depuis 1973[27].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1867 1888 Fortuné Hébréard[28]   Propriétaire
1888 1896 Auguste Niel   Propriétaire
1896   Joseph Coudenq   Propriétaire
1901 1944 Jean-Joseph Graille   Agriculteur
1944 1958
[réf. nécessaire]
Albert Coudenq[29] SFIO Cultivateur
Élu en 1945, réélu en 1947 et 1953
Maire en 1962[30] 1994
(démission)
Roger Coudenq PS Enseignant
1994 22 mai 2020 Nello Broglio[31] DVG Médecin généraliste retraité
2e vice-président de la CA Var Estérel Méditerranée
Réélu en 1995, 2001, 2008 et 2014
23 mai 2020 26 octobre 2020
(démission)
Jean-Paul Reggiani[32],[33] SE Retraité
Ancien directeur des constructions publiques de la ville de Cannes
10 novembre 2020 En cours
(au 14 novembre 2020)
Jean-Pierre Klinholff[34] SE Retraité
Ancien directeur général des services adjoint de la ville de Cannes

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises aux Adrets-de-l'Estérel en 2009[35]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 10,24 % 0,00 % 6,15 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 14,26 % 0,00 % 7,43 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 70,13 % 0,00 % 23,44 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 20,23 % 0,00 % 8,55 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010).

Budget et fiscalité 2020[modifier | modifier le code]

En 2020, le budget de la commune était constitué ainsi[36] :

  • total des produits de fonctionnement : 2 573 000 , soit 914  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 2 299 000 , soit 817  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 308 000 , soit 109  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 501 000 , soit 178  par habitant ;
  • endettement : 3 820 000 , soit 1 357  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 9,97 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 14,39 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 68,31 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés revenus et pauvreté des ménages en 2018 : médiane en 2018 du revenu disponible, par unité de consommation : 26 930 [37].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune n'a actuellement pas d'accord de jumelage.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1872. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[39].

En 2019, la commune comptait 2 784 habitants[Note 4], en augmentation de 0,36 % par rapport à 2013 (Var : +4,68 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
351363441320300281275274310
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
312331280266223257320361424
1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015 2019 -
6841 4742 0632 5582 6502 6292 7412 784-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 26,8 %, soit en dessous de la moyenne départementale (30,2 %). De même, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 32,4 % la même année, alors qu'il est de 32,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 339 hommes pour 1 427 femmes, soit un taux de 51,59 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,95 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[42]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,6 
90 ou +
3,4 
7,7 
75-89 ans
9,2 
23,0 
60-74 ans
19,7 
24,3 
45-59 ans
24,8 
15,9 
30-44 ans
16,5 
11,6 
15-29 ans
10,5 
15,8 
0-14 ans
15,8 
Pyramide des âges du département du Var en 2018 en pourcentage[43]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90 ou +
2,3 
9,6 
75-89 ans
12,1 
19,4 
60-74 ans
20,6 
20,3 
45-59 ans
20,2 
17,2 
30-44 ans
16,7 
15,7 
15-29 ans
13,5 
16,8 
0-14 ans
14,6 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'Académie de Nice et dispose de deux écoles[44] :

  • l'école maternelle Les Santolines, de 3 classes,
  • l'école primaire Leï Suve, de 7 classes.

Pour le collège, les élèves dépendent du collège Léonard-de-Vinci de Montauroux. Pour le lycée, les élèves se rendent à Fréjus, Saint-Raphaël ou Cannes.

Un système de transport en commun par bus est mis à disposition plusieurs fois par jour.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[45] :

Cultes[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Dans la commune il est possible de pratiquer plusieurs activités sportives :

Le football est pratiqué depuis 1986 à l'Association Sportive de l'Esterel.

Le Tennis Club des Adrets dispose de trois courts en béton poreux homologués par la Fédération française de tennis. Deux padels ont été installés en 2020.

L'Estérel Club Cycliste Adréchois, club affilié à la Fédération française de cyclotourisme, organise depuis 2007 la Gaspard de Besse, événement cyclotouriste et pédestre.

Plusieurs sentiers de randonnée pédestre sont balisés. Des chemins permettent de randonner en direction du Mont Vinaigre ou du lac de l'Avellan. Un sentier de grande randonnée reliant Saint-Raphaël aux gorges du Verdon, le GR 49, traverse les-Adrets-de-l'Estérel.

On peut pratiquer également le tir à l’arc, la danse et la zumba au stade municipal. A la salle des fêtes, se tiennent des activités comme la gymnastique, la gym tonique, le karaté, le judo et la gymnastique rythmique.

Chasse et pêche[modifier | modifier le code]

La Société de Chasse l'Adréchoise exerce une activité cynégétique sur la commune. Elle est fédérée dans un groupement d’intérêt cLynégétique avec les sociétés de chasse de Fréjus, Saint-Raphaël et Bagnols-en-Forêt. Le GIC de l'Estérel est seul autorisé à chasser dans la forêt domaniale de l'Estérel, territoire s'étendant sur 4 497 hectares[54].

La pêche en bateau ou sur rive est pratiquée sur le lac de Saint-Cassien.

Économie[modifier | modifier le code]

Le village s’est développé grâce au levage du liège[55], l’exploitation des gisements de charbon et de fluorine.

De nos jours, la proximité de la Côte d'Azur et des zones d'activité commerciales, industrielles ou de service de l'agglomération de Fréjus-Saint-Raphaël fait que la commune a majoritairement un caractère résidentiel.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Jusqu'aux années 1980, l'agriculture occupait une place importante dans la vie économique de la commune. Le chêne-liège a été exploité, les vignes, les arbres fruitiers, les céréales y étaient cultivés, ainsi que les fraises qui étaient réputées dans la région. Aujourd'hui, un apiculteur est installé aux Adrets, ainsi qu'un agriculteur bio.

Commerces[modifier | modifier le code]

Le commerce de proximité est développé, avec la présence d'un secteur alimentaire, mais également des services divers : coiffeurs, garagistes, téléphonie, arts ménagers…

Tous les mercredis et les dimanches, un marché couvert est organisé en face de la mairie de 8 h à 12 h.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La commune compte des gîtes, hôtels et restaurants, ainsi que des activités liées à la nature : randonnées, activités équestres. Le camping Les Philippons[56] ouvre du 1er avril au 30 septembre. Un Musée de l'Estérel arts et traditions populaires est en projet.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sites miniers[modifier | modifier le code]

Voir : « Carrières et mines souterraines en Région PACA », sur http://carol.brgm.fr (consulté le )

  • Mine des Vaux : située aujourd'hui entre le lac de Saint-Cassien et la route départementale 37. La houille y est exploitée à partir de 1855. La mine emploie une quarantaine de mineurs en 1869 et alimente notamment les fours à chaux de Cannes[64].
  • Mine des Trois-Vallons : située dans la vallée du Riou de l'Argentière. La fluorine y a été exploitée dans un filon de l'époque permo-carbonifère de huit mètres de largeur sur cinq niveaux.
  • Mine du Charbonnier : recherche d'uranium à la fin des années 1960. Autunite, Dewindtite, Torbernite[65]. Non exploitée.
  • Mine de La Magdeleine/les Adréchons : recherche de bitume et de houille en 1865. Non exploitée.
  • Mine de Fréjus-nord : recherche de houille en 1910. Non exploitée.

L'ancienne mine de Fontsante, située sur la commune de Callian et plus exploitée depuis 1987, a également contribué à la vie économique des Adrets. Des wagons entrainés par des treuils montaient jusqu'au village et servaient à charger le minerai sur des camions qui emportaient celui-ci vers la gare ou le port de Fréjus. Le site est actuellement interdit d'accès, en raison de la pollution des sols (métaux lourds, cyanure, arsenic, amiante) et d'installations industrielles délabrées. Comme dans les années 1990, la commune s'oppose à la réutilisation du site de la mine comme centre de stockage de déchets[66], en raison des risques de pollution du Lac de Saint-Cassien et de contamination de l'environnement.

Trémie de déchargement de la mine de Fontsante[67].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Les Adrets-de-l'Estérel Blason
Écartelé : au 1er d’azur à la hure de sanglier contournée de sable, au 2e d’or à la croisette latine de gueules, au 3e d’azur à la croisette patriarcale de gueules la traverse inférieure plus grande et combinée à un chevronel alésé du même, au 4e d’or à la branche de chêne de sinople posée en barre et fruitée du champ ; sur le tout, d’argent à la tour du même, ouverte, ajourée et maçonnée de sable[68].
Détails
Utilisé par la commune pour sa communication.
Alias
Alias du blason de Les Adrets-de-l'Estérel
Au premier coupé au I d'argent à la croix latine de gueules et au II de gueules à la croix d'argent, au second d'argent au pin maritime de sinople (adopté le 23 octobre 1983).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Itinéraires
  2. Le village et ses hameaux
  3. Les Adrets de l'Estérel
  4. Le Massif du Tanneron, Massif du mimosa
  5. Grands traits de la géologie de la partie orientale du Massif de Tanneron, par Gilbert Crévola
  6. L’Esterel : Un paysage issus d’une longue histoire géologique
  7. Information Acquéreurs Locataires : Risque sismique
  8. L'eau dans la commune
  9. Rivière Le Reyran
  10. Description de la station LES ADRETS - VILLAGE
  11. Table climatique
  12. Réseau régional de transports en commun
  13. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  14. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  15. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Unité urbaine 2020 des Les Adrets-de-l'Estérel », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  17. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  18. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « Liste des communes composant l'aire d'attraction des Cannes - Antibes », sur insee.fr (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  23. Pline, Histoire Naturelle, III, 5
  24. L'église des Adrets, Georges Cappa
  25. Histoire des incendies en Provence
  26. « Paris-soir » du 30 juin 1937 sur Gallica.
  27. Var-Matin, Les incendies les plus ravageurs dans le Var depuis 1973
  28. Joseph Salvarelli, Les Administrateurs du département du Var (1790-1897). Notices biographiques (1897), p.388 « [1]
  29. La fiche biographique de COUDENQ Albert sur le Maitron en ligne
  30. « Le conseil municipal et Monsieur Roger Coudenq, maire, demandèrent que le nom de notre commune fut à nouveau modifié en « Les Adrets en Estérel » » [2]
  31. « Broglio : le goût des autres », Var-Matin,‎ (lire en ligne).
  32. « Qui est Jean-Paul Reggiani, le nouveau maire des Adrets, tombeur de Nello Broglio », Var-Matin,‎ (lire en ligne).
  33. « Le maire des Adrets-de-l'Estérel démissionne », Var-Matin,‎ (lire en ligne).
  34. « Jean-Pierre Klinholff: de la Croisette à la mairie des Adrets-de-l'Estérel », Var-Matin,‎ (lire en ligne).
  35. « Impôts locaux aux Adrets-de-l'Estérel », taxes.com.
  36. Les comptes de la commune
  37. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  38. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  39. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  40. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  41. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  42. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune des Adrets-de-l'Estérel (83001) », (consulté le ).
  43. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département du Var (83) », (consulté le ).
  44. : Etablissements d'enseignements
  45. Professionnels et établissements de santé
  46. Professionnels et organismes de santé
  47. Centre hospitalier intercommunal de Fréjus-Saint-Raphaël
  48. Maison de Retraite de L'Hôpital Bonnet de Puget-sur-Argens
  49. Paroisse Les Adrets-de-l'Estérel
  50. Notre-Dame de l'Assomption, Diocèse de Fréjus-Toulon
  51. Culte protestant, église Réformée de l’Est-Varois à Saint-Raphaël
  52. A.C.I. de Fréjus – St Raphaël
  53. La nouvelle mosquée
  54. « La chasse dans l'Estérel », sur http://esterel.n2000.fr (consulté le ).
  55. Georges Cappa, Leveur de liège, Cheminements, , 123 p. (ISBN 978-2-84478-398-1, lire en ligne).
  56. Camping Les Philippons
  57. Eglise Notre-Dame
  58. paroisse Notre-Dame de l'Assomption
  59. Le pont dit romain
  60. Itinéraire et communes du var traversées
  61. Notice no ARR93_05833222, base Mémoire, ministère français de la Culture Aqueduc : Vue aérienne de la vallée du Reyran en amont de Malpasset, vers les Adrets-de-l'Estérel et le lac de Saint-Cassien
  62. Monument aux morts
  63. Notice no MHR93_20108300379, base Mémoire, ministère français de la Culture Monument aux morts de la guerre de 1914-1918
  64. Théophile de Valcourt, Cannes et son climat, G. Baillière (Paris), (lire en ligne), p. 51.
  65. « Collection de micromontures. AFM - Mines ParisTec - Liste des espèces présentes en collection par gisement. ».
  66. Var-Matin, 8 novembre 2018
  67. La mine de Fontsante et ses minéraux
  68. Pays Mer Estérel : Les Adrets-de-l'Estérel, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau