Rayol-Canadel-sur-Mer

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Rayol-Canadel-sur-Mer
Le domaine du Rayol.
Le domaine du Rayol.
Blason de Rayol-Canadel-sur-Mer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Arrondissement de Draguignan
Canton La Crau
Intercommunalité Communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez
Maire
Mandat
Jean Plénat
2014-2020
Code postal 83820
Code commune 83152
Démographie
Population
municipale
717 hab. (2013)
Densité 105 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 09′ 34″ Nord 6° 27′ 45″ Est / 43.1594, 6.4625
Altitude Min. 0 m – Max. 494 m
Superficie 6,83 km2
Localisation

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Rayol-Canadel-sur-Mer

Rayol-Canadel-sur-Mer est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur le cadastre de 1808, consultable auprès des archives du conseil général du Var, le territoire du Rayol-Canadel est une forêt de chênes-liège et de bruyères, ne comportant que quelques cabanes de bergers ou d'exploitants de liège (démasclage). Ce n'est que vers 1925 que fut créée la station balnéaire et climatique du Rayol-Canadel par la « Compagnie d'entreprises immobilières pour l'aménagement et l'extension des villes » sur 300 hectares des versants sud des collines de front de mer de la commune de La Môle. Cette création a été facilitée par la ligne des Chemins de fer de Provence créée en 1889 et reliant Saint-Raphaël à Hyères. D'importants travaux d'aménagement furent entrepris : 35 km de voies, des escaliers, des jardins publics, plusieurs hôtels, la pergola du Patec, une jetée de la plage, le tout organisé autour d'un « village provençal ». La commune du Rayol-Canadel a été finalement constituée le 30 août 1949 par une scission de la commune du Môle, prenant acte des divergences d'intérêts entre la commune du Môle, à tradition plutôt agricole à l'époque, et ceux du Rayol-Canadel résolument orientés vers le tourisme.

Le 15 août 1944, les plages de la commune servirent à l'opération Anvil Dragoon lors du débarquement de Provence. La première vague de commandos devait débarquer sur la plage du Rayol (facilement repérable grâce au grand escalier qui dessert la plage est) mais débarqua finalement, à la suite d'une erreur de navigation, sur la plage du Canadel. Deux stèles commémoratives ont été érigées au Canadel : la « Borne n°1 » et la « Stèle des Commandos d'Afrique ». Plusieurs rues de la commune portent le nom de militaires ou de corps ayant participé à la libération (Général-Bouvet, Commandant-Rigaud, Capitaine-Thorel, Commandos-d'Afrique, etc.). La journée de commémoration du 15 août est souvent l'occasion de défilés de véhicules militaires d'époque.

La station prend finalement son plein essor dans les années d'après-guerre. Son caractère calme et familial en fait une destination de vacances très appréciée. Dans les années 1970-1980, les plages, le club de tennis tenu par la famille Auray sont des lieux où les vacanciers se retrouvent. Des personnalités peuvent y passer leurs vacances loin de l'agitation des médias, comme Sacha Distel, Christian Lopez ou Jacques Loussier, tout en appréciant néanmoins sa proximité avec Saint-Tropez.

Grâce au respect du plan d'origine du lotissement des années 1920 et aux règles d'urbanisme de l'époque, et malgré quelques excès, la commune du Rayol-Canadel est aujourd'hui une des zones du littoral méditerranéen français les plus préservées. Le grand domaine Courmes, puis Potez est depuis le début des années 1990 propriété du Conservatoire du littoral.

Néanmoins, et principalement à cause de l'envolée des prix de l'immobilier et du vieillissement de la population partiellement consécutif, le Rayol-Canadel est la commune du département du Var ayant perdu, en proportion, le plus de population entre les deux derniers recensements (1999-2006 : -17 %).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Pour mémoire, la commune du Rayol-Canadel est créée en 1949.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  -      
mars 2014   M. Jean Plenat    
mars 2001 mars 2014 Mme Anne-Marie Coumarianos    
mars 1995 mars 2001 M. Henry-Paul Goy - -
1959 mars 1995 M. Etienne Gola    
1949 1959 M. Michel Goy - -
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 717 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1954. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008
368 456 613 846 868 871 700 508 630
2010 2013 - - - - - - -
727 717 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Toutefois, les recensements démographiques ne rendent pas compte d'un phénomène très particulier lié au statut de station balnéaire : l'arrivée massive lors des périodes de vacances, notamment en juillet et en août, de vacanciers. La commune ne comporte aucun camping et peu d'hôtels, mais de très nombreuses résidences secondaires. Ainsi, les estimations municipales considèrent que la population estivale de la commune est d'environ 5000 personnes. Cet important « gonflement  » de la population, sur l'ensemble du littoral d'ailleurs, a des conséquences très concrètes sur le volume des eaux usées à traiter par exemple. Elle explique aussi la diversité et l'importance du nombre de commerces pour de petites communes (Le Rayol bénéficie d'un cabinet médical, d'une pharmacie, de restaurants, d'un tabac-presse, d'une boucherie, d'un peintre en bâtiment, d'un plombier, etc.) dont la survie économique ne pourrait se faire sans l'important apport de marché que représentent les « estivants ».

D'un point de vue sociologique, seuls les « hivernants » (ceux qui passent l'hiver au Rayol-Canadel, et donc par extension qui y résident à l'année) sont considérés localement comme de « vrais » Rayolais-Canadéliens, quand bien même certains « estivants » passent depuis des décennies plusieurs mois par an dans la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument à la mémoire des morts des Commandos d'Afrique, débarqués le 4 août 1944[3],[4],[5] dont la Nécropole nationale du Rayol-Canadel-sur-Mer.
  • Église Sainte-Thérèse. Elle a la particularité de posséder un amphithéâtre extérieur, à son chevet. L'été, les volets qui ferment extérieurement l'abside du chœur sont ouverts et la messe a lieu en plein air. Les fidèles sont protégés du soleil par des vélums tendus spécialement. Des concerts de musique classique y sont également donnés.
  • Pergola ronde du Patec[6] et grand escalier fleuri (les Degrés du centre). Ils sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 14 décembre 1989[7]. Ils ont été récemment restaurés.
  • Les Degrés du centre, escalier qui relie la plage du Rayol au « Drapeau », point culminant de la commune à 315,6 m. Si les premières portions sont maçonnées, une partie supérieure de l'escalier était en rondins de bois. Des campagnes de restauration successives au cours des années 2010 ont permis de restituer récemment cet ensemble jusqu'au sommet où est installé un drapeau métallique.
  • La commune abrite un jardin botanique renommé, le domaine du Rayol[8], propriété du Conservatoire du littoral.
  • Col du Canadel, sur la route de la Môle. Superbe panorama sur la mer et les Îles d'Hyères.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le banquier Alfred Théodore Courmes (1859-1934) achète en 1910 des terrains et fait bâtir une demeure qui domine toute la baie du figuier (ou baie de Fontarabie), puis fait construire vers 1920 « Le bastidon » par l’architecte Guillaume Tronchet dans un style « pittoresque ».
  • Le peintre Pierre-André De Wisches (1909-1997) créateur du subconscientisme au milieu des années 1960 ; mouvement pictural qu'il qualifiait lui-même d'« abstrait figuratif », a souvent séjourné dans la commune entre 1950 et 1997. Il figure dans le monde de l'art (Who’s Who) comme un visionnaire du XXe siècle[9]. Pour marquer son attachement à la commune, une grande toile a été offerte par le peintre à la municipalité à la fin des années 1970. Cette toile est visible dans le bureau du maire. P A de Wisches repose au cimetière communal.
  • Le compositeur français Charles Koechlin (1867-1950) a résidé dans la commune. C'est au Canadel qu'il s'est éteint le 31 décembre 1950, dans la villa qu'il y avait fait construire en 1914 sur ses propres plans. Son nom a été donné à une voie communale.
  • Le pianiste et organiste-compositeur Eugène Reuchsel (1900-1988) possédait une résidence au Rayol dans laquelle il séjournait lorsqu'il n'était pas en tournée de concerts. Grand interprète de Chopin et le Liszt il a laissé une importante discographie et repose au cimetière communal. La commune a su honorer sa mémoire en donnant le nom d'Eugène-Reuchsel à une rue du Rayol.
  • Le compositeur Jean-Patrick André, né en 1954, qui fût l'élève d'Eugène Reuchsel, réside au Canadel. Nombre de ses œuvres y ont été composées et pour certaines, créées en public lors de concerts estivaux qui sont donnés dans l'hémicycle de l'église du Rayol.
  • Le Dr Paul Goy, écrivain-poète (1883-1964) y vécut de 1952 à son décès, dans sa villa Mirabel. Plusieurs de ses poèmes témoignent de ses impressions méridionales, de la beauté et de la magie du site. Il repose au cimetière de Pertuis (Vaucluse).
  • Le guitariste de jazz, compositeur et chanteur français Sacha Distel (1933-2004) y séjourna souvent dans la villa de sa belle-famille. Il y est décédé le 22 juillet 2004 et y repose.
  • Le mécanicien anglais, pionnier de l'histoire de l'automobile et cofondateur de la marque automobile Rolls-Royce, Henri Royce (1863-1933) a séjourné plusieurs hivers au Canadel avec ses équipes d'ingénieurs et de mécaniciens. Une plaque est apposée au Canadel en sa mémoire.
  • L'ingénieur aéronautique Henry Potez (1891-1981) y séjourna pendant la Seconde Guerre mondiale dans le grand domaine racheté à Mme Courmes en janvier 1940 (aujourd'hui domaine du Rayol, propriété du Conservatoire du littoral.). Il y amena son équipe de direction (dont Abel Chirac, père du futur président Jacques Chirac) et y employa dès 1942 Michel Goy (1914-1983) (premier maire de la commune en 1949) en tant que régisseur et Étienne Gola (deuxième maire de la commune) comme jardinier.
  • Le peintre Édouard Georges Mac-Avoy (1905-1991) y possédait une maison (Babou). Une rue de la commune porte son nom.
  • L'homme d'état, homme politique et ancien président de la République française Jacques Chirac y séjourna avec ses parents pendant la Deuxième Guerre mondiale. Il y fit plusieurs visites officielles, notamment en 1978 et 1995 accompagné de l'homme politique et ancien ministre Jean-Pierre Fourcade.
  • L'éditeur Jean-Jacques Pauvert (1926-2014) y prit sa retraite dans sa propriété de vacances qu'il avait fait construire dans les années 1970 et y épousa Brigitte Lozerec'h le 25 avril 2014.
  • Le chanteur, auteur-compositeur Bob Geldof renouvelle ses vœux de mariage le 20 septembre 2015 avec Jeanne Marine au Rayol-Canadel. La réception qui suivit sur la plage du Canadel a vu de nombreux invités célèbres : Demi Moore, Mick Jaeger, Bono, Richard Brandson, Sarah Ferguson...

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Rayol-Canadel-sur-Mer (Var).svg

Les armoiries de Rayol-Canadel-sur-Mer se blasonnent ainsi :

D'azur au soleil d'or mouvant de la pointe, à douze rayons convergeant vers la pointe et s'élargissant vers le chef, au croissant de gueules brochant sur les rayons, figurant la coque d'une nef contournée avec une voile du même chargée d'une étoile d'or; au chef cousu de sinople chargé de trois écureuils accroupis d'or et tenant une pomme de pin du même.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

L'association « La Draye du Patec » (18, avenue du Commandant-Rigaud - 83820 Le Rayol-Canadel) a publié deux livres consacrés à l'histoire du village :

  • Premier Cahier « Le Rayol-Canadel - Origines d'une station balnéaire sur la corniche des Maures », 104 pages, 275x215mm, 2011.
  • Deuxième Cahier : « Villas et paysages de la corniche des Maures »

« Ce jour-là: 15 août 1944 : le débarquement de Provence », par Jacques Robichon, éditions Robert Laffon, 1962.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  3. « Notice no IA83000849 », base Mérimée, ministère français de la Culture Monument commémorant le débarquement des Commandos d'Afrique en 1944
  4. « Notice no IA83000884 », base Mérimée, ministère français de la Culture Monument à la mémoire des morts des Commandos d'Afrique
  5. « Notice no IA83000844 », base Mérimée, ministère français de la Culture Cimetière aménagé pour les membres du Commando Teixier. L'aménagement actuel date de 1974.
  6. Certains articles dans des revues touristiques la qualifient d'ancienne aire de battage de grains, ce qui est un non-sens historique (la pergola et les escaliers du centre résultent d'un aménagement des années 1920) et géographique (une telle aire de battage n'aurait pu s'expliquer que par de vastes champs de céréales, qui n'ont jamais existé dans la commune).
  7. « Notice no PA00081786 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Notice no IA83000420 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Sam Aberg, P A de Wisches génie visionnaire de l'art, Éditions Renaissance (Canada)