Oingt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune du Rhône
Cet article est une ébauche concernant une commune du Rhône.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Oingt
Tour d'Oingt.
Tour d'Oingt.
Blason de Oingt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Canton Le Bois-d'Oingt
Intercommunalité Communauté de communes Beaujolais-Pierres Dorées
Statut commune déléguée
Maire délégué Antoine Duperray
2017-2020
Code postal 69620
Code commune 69146
Démographie
Gentilé Iconiens
Population 661 hab. (2014)
Densité 169 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 55″ nord, 4° 34′ 59″ est
Altitude Min. 358 m – Max. 652 m
Superficie 3,92 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Val d'Oingt
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Rhône

Voir sur la carte administrative du Rhône
City locator 15.svg
Oingt

Géolocalisation sur la carte : Rhône

Voir sur la carte topographique du Rhône
City locator 15.svg
Oingt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 15.svg
Oingt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 15.svg
Oingt

Oingt est une ancienne commune française située dans le département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle a disparu depuis sa fusion, au avec les communes du Bois-d'Oingt et de Saint-Laurent-d'Oingt pour former la nouvelle commune de Val d'Oingt. C'est un village médiéval classé et restauré, dominant la vallée de l’Azergues et appartenant au Pays des Pierres dorées. C'est l'un des plus beaux villages de France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se situe dans le Beaujolais, au nord-ouest de Lyon, à l'ouest de Villefranche-sur-Saône et de l'autoroute A6. Il est desservi par la D 120 (du nord au sud, vers Le Bois-d'Oingt) et la D 96 (reliant la commune à Saint-Laurent-d'Oingt à l'est à Theizé à l'ouest).

Topographie et hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire, allongé du nord au sud, se situe sur des collines. Le village historique s'est implanté en haut de l'une d'elles, à environ 520 mètres d'altitude. Le ruisseau de Nizy, qui prend sa source à l'est du village, descend vers le sud dans le lit d'un vallon, jusqu'à 358 mètres en limite communale. Le point le plus haut se situe sur une colline au nord-est du village, à 652 mètres.

Les lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • la Picotière
  • la Gondolière
  • Font-Vieille
  • le Crêt du Layet
  • les Vechères du Layet
  • le Layet du haut et du bas
  • le Bourg d'en bas
  • la Guillardiere.
  • le Patin

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Ville-sur-Jarnioux Rose des vents
Saint-Laurent-d'Oingt N Theizé
O    Oingt    E
S
Le Bois-d'Oingt Moiré

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Iconium en 1010 dans un acte notarié [1].

Le nom a évolué en Ioing après la chute du -c- intervocalique et finalement en Oingt.

D'origine gauloise avec ic-onna, « la colline entre les vallées » ou ico-nay, « la bonne source ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Oingt fut un castrum romain bâti en vue de Lyon sur la voie romaine d’Anse à Feurs, alors nommé Yconium. Les Romains y introduisirent rapidement la culture de la vigne, culture encore prédominante de nos jours (Beaujolais).

La première mention de la seigneurie d'Oingt figure dans le cartulaire de l'abbaye lyonnaise de Savigny : dans un acte de 1093 y est mentionné Umfred d’Oingt dont les descendants exercèrent la seigneurie sur le village jusqu’en 1382.

Au XIIIe siècle, Guichard III seigneur d'Oingt fit construire un château à motte. On doit également à cette famille seigneuriale plusieurs constructions aux alentours (en particulier le château de Châtillon d'Azergues) ; la seigneurie d'Oingt s'étendait, en effet, bien au-delà du village actuel [Note 1]. On peut encore admirer dans le village d'Oingt de nombreux vestiges du XIIIe siècle du château Neuf, comme la porte du Nizy, le donjon d’où l’on domine toute la région de la vallée d’Azergues, l’ancien logis seigneurial.

L'actuelle église est l'ancienne chapelle castrale ; elle est remarquable par ses statues en bois doré, et par le chœur gothique où les voûtes sont supportées par huit culots sculptés, que l'on a proposé d'identifier avec la famille du seigneur Guichard IV d'Oingt (dont l'une des filles, Marguerite d'Oingt, est une des premières écrivains en franco-provençal).

Faute de descendants mâles, la seigneurie d'Oingt passa à la famille de Fougères, puis en 1525 à la famille de Châteauneuf, originaire du Vivarais, qui prit le nom de Châteauneuf de Rochebonne.

Le bourg d’Oingt fut totalement détruit en 1562 par le baron des Adrets, il s’ensuivit une épidémie de peste qui décima une grande partie de la population du village.

Le dernier seigneur de la lignée des Châteauneuf de Rochebonne fut Charles-François de Chateauneuf de Rochebonne, archevêque de Lyon de 1731 à 1740. Après lui, la seigneurie fut vendue.

Le , la foudre s'abattit sur le clocher, que le curé avait fait construire en 1745, tuant six personnes et en terrassant deux-cents, dont quarante furent blessées. La tradition rapporte que seul le curé fut épargné.

Depuis une cinquantaine d'années, le village est restauré pour la sauvegarde de ses richesses historiques. La chapelle du château a été l'objet de soins attentifs ; devenue aujourd'hui l'église du village, elle est remarquable par la qualité de son appareil, les culots du chœur ou la statuaire. Le programme s'est poursuivi par la vieille Maison commune du XVe siècle (où sont actuellement organisées des expositions diverses), le pavage de la rue Trayne-Cul, l’une des plus anciennes de la commune, l'aménagement et ouverture au public du donjon, la mise en place d’un éclairage aux lanternes dans le village, ainsi que par la réfection de la mairie et de l’ancien lavoir (compluvium). Le label « Plus beaux villages de France » est venu récompenser ces efforts.

Comme beaucoup de communes françaises, Oingt subit des dégâts au cours de la tempête de décembre 1999. L'école, l'église et de nombreuses toitures majoritairement à l'ouest du village ont été les victimes de cette tempête qui a touché également les forêts au nord-ouest du bourg.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Oingt

Les armes de Oingt se blasonnent ainsi : D'argent à la fasce de gueules chargée de trois étoiles d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1969 Maurice Deflache    
  [1995] Claude Rouet UDF Conseiller général (1967-1998)
[1995 en cours Antoine Duperray UMP Conseiller départemental Vice Président Développement Durable, ressource en eau, Préservation des milieux naturels et Forêts
Les données manquantes sont à compléter.

En juillet 2016, les municipalités d'Oingt, du Bois-d'Oingt et de Saint-Laurent-d'Oingt votent un regroupement en une seule commune portant le nom de Val d'Oingt[2].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes Beaujolais-Pierres Dorées.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d'un plan local d'urbanisme depuis 2006[3].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée à deux communes[3] :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 661 habitants, en augmentation de 8,9 % par rapport à 2009 (Rhône : 5,17 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
452 424 487 401 453 438 416 409 420
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
386 416 436 491 512 545 541 467 414
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
395 389 384 319 297 264 259 247 231
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
235 253 276 363 445 523 569 618 661
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006 [7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château d'Oingt, fondé par des vassaux du comte de Forez au XIe siècle, est reconstruit au XIIIe siècle ou XIVe siècle. Il est détruit pendant les guerres de religion. La chapelle castrale est citée en 1079. Il subsiste de l'époque médiévale le donjon cylindrique du XIVe siècle, classée comme édifice fortifié aux monuments historiques depuis 1937[8], et les restes des logis des XIVe et XVe siècles.
  • La porte du Nizy.
  • L'église.
  • Le château de Prony, situé en contrebas du bourd d'Oingt, est « embelli » au XIXe siècle, mais il conserve des éléments des XIVe siècle ou XVe siècle. Il a été la propriété de Gaspard de Prony (1755-1839).

Petit patrimoine[modifier | modifier le code]

Des murs, puits et cadoles (cabanes) en pierre sèche participent à la richesse du patrimoine communal. Le plan local d'urbanisme recense également la croix du Layet du bas, ainsi que du patrimoine naturel avec la haie Danguin et des arbres isolés comme le chêne guillard ou un sorbier roche[9].

Panorama[modifier | modifier le code]

La commune profite d'un cône de vue remarquable sur la vallée.

Économie[modifier | modifier le code]

Le village est fortement orienté vers le tourisme, avec le classement « plus beaux villages de France ». Des artistes et artisans d'art sont présents sur la commune, qui compte plusieurs restaurants, trois gîtes et une chambre d'hôte, ainsi que cinq caveaux et domaines[3]. Une épicerie et quelques petites entreprises sont également présentes.

Vie locale[modifier | modifier le code]

L'école municipale compte 63 élèves en 2010. Une nouvelle école a été construite, avec plancher chauffant, tuiles rouges, menuiseries et bardage bois[3].

Un festival international d’orgues de Barbarie et de musique mécanique se déroule sur la commune, qui a également ouvert un musée sur ce thème[3].

Depuis 2004 et pendant le mois de décembre, le village d'Oingt organise Oingt en crèches. Tout le village se mobilise pour exposer plus de 90 crèches de créations uniques, réalisées pour la plupart par les habitants eux-mêmes. Elles sont exposées dans les différentes rues ; la visite est libre et gratuite.

La commune travaille à un agenda 21 local. Elle a reçu, ainsi que cinq autres villes ou villages du Rhône, le logo agenda 21 local France, ainsi que le label « terre d'avenir » de l'association nationale « Notre Village », défendant la ruralité des villages de moins de 2 000 habitants. La communauté de communes a mis en place un tri sélectif. Les déchèteries sont situées à Theizé et Saint-Laurent-d'Oingt, et Oingt est équipée de deux points de collecte sélective ainsi que d'un kit collecteur en mairie (piles, cartouches d'imprimantes et téléphones mobiles)[3].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Bruno Galland, La seigneurie de Oingt au Moyen Age, Académie de Villefranche-sur-Saône, 1991.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Depuis la permutatio de 1173, la famille d'Oingt était chargée par les archevêques-comtes de Lyon, de protéger la frontière nord du diocèse, relevant alors du Saint-Empire, des menées des sires de Beaujeu, vassaux du roi de France.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Anne-Marie Vurpas et Claude Michel, Noms de lieux de la Loire et du Rhône, Éd. Bonneton, Paris, 1997
  2. « C’est définitif : le Val d’Oingt se fera à trois », Le Progrès,‎ (lire en ligne)
  3. a, b, c, d, e et f Site de la commune d'Oingt
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Base Mérimée
  9. PLU de la commune, 2006