Saint-Jean-de-Côle

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Saint-Jean-de-Côle
Le village de Saint-Jean-de-Côle.
Le village de Saint-Jean-de-Côle.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Dordogne
Arrondissement Nontron
Canton Thiviers
Intercommunalité Communauté de communes du Pays thibérien
Maire
Mandat
Francis Sedan
2014-2020
Code postal 24800
Code commune 24425
Démographie
Population
municipale
364 hab. (2013)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 25′ 19″ Nord 0° 50′ 21″ Est / 45.4219444444, 0.839166666667
Altitude Min. 135 m – Max. 252 m
Superficie 12,70 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-saint-jean-de-cole.fr

Saint-Jean-de-Côle est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Elle fait partie de l'association « Les Plus Beaux Villages de France ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Saint-Jean-de-Côle s'est développé au carrefour des routes menant de Thiviers à Nontron (route départementale 707, ancienne RN 707) et celle venant de Brantôme (RD 78). Le site permettait de traverser facilement la Côle.

Elle est membre de l'association « Les Plus Beaux Villages de France ».

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Jean-de-Côle
Saint-Martin-de-Fressengeas
Villars Saint-Jean-de-Côle Saint-Romain-et-Saint-Clément
Saint-Pierre-de-Côle Vaunac

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune tire son nom de saint Jean-Baptiste et de la Côle, la rivière qui l'arrose[1].

En occitan, la commune porte le nom de Sent Joan de Còla[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Saint Jean de Côle se confond avec celle du château de La Marthonie et celle du prieuré, qui fut édifié en 1083 par Raynaud de Thiviers, évêque de Périgueux, sur les bords de la Côle, au carrefour des voies menant de Nontron à Thiviers ou à Brantôme. Bien protégé par le château de la Marthonie, construit à la même époque, et abritant initialement seize chanoines réguliers suivant la règle de Saint Augustin, le prieuré rayonne rapidement sur toute la région et moins d'un siècle après sa création, ses possessions s'étendent jusqu'à Limoges et Périgueux, tandis qu'un village prospère naît et se développe autour du prieuré.

En 1394, les Anglais ravagent et incendient le château, ainsi que le prieuré, dont les terres sont dévastées et les chanoines dispersés. Fortifiant le village pour se préserver des attaques, les Anglais s'installent jusqu'en 1404. En 1436, le Pape Eugène IV encourage la reconstruction du prieuré, mais un siècle plus tard, durant les guerres de religion, de nombreuses troupes de passage dévastent à nouveau le village et les protestants dispersent les biens des religieux. En 1669, l'évêque de Périgueux exige la réalisation des travaux de réparation et contraint les religieux à adopter la règle des Génovéfains.

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de Saint Jean de Colle.

À la Révolution, les chanoines disparaissent ; les bâtiments sont vendus, les livres et les manuscrits sont brûlés. Le village de Saint-Jean-de-Côle connut une nouvelle prospérité au cours du XIXe siècle, avec la construction puis la mise en service de la voie ferrée Angoulême - Brive, qui passait par Nontron, Saint-Jean-de-Côle et Thiviers. La commune compta alors jusqu'à 800 habitants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Jean-de-Côle est rattachée, dès 1790, au canton de Thiviers qui dépendait du district d'Excideuil. En 1800, les districts sont supprimés. Le canton est alors rattaché à l'arrondissement de Nontron[3].

Au 1er janvier 2002, Saint-Jean-de-Côle intègre dès sa création la communauté de communes du Pays thibérien.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
décembre 1876 1880 François Cros-Desperrières    
1880 janvier 1881 Élie Boniface   Adjoint faisant fonctions de maire
janvier 1881  ? Jean Négrier    
mai 1884 mai 1888 Alfred Rey    
mai 1888 septembre 1888 Jean Prince    
septembre 1888 mai 1892 Alfred Rey    
mai 1892 mai 1896 Jean Négrier    
mai 1896 avril 1902 Louis de Falvelly[Note 1]    
juillet 1902 mai 1908 Humbert de Falvelly    
mai 1908 avril 1915 Jean Rey[Note 2]   Conseiller général
1915 décembre 1919 Bertrand Lapeyronnie   Adjoint faisant fonctions de maire
décembre 1919 mai 1935 Humbert de Falvelly    
mai 1935 (1942 ou 1943) Joseph Lassine    
(1942 ou 1943) 1943 Aubin Rebière    
1943 mai 1945 Pierre Meynard    
mai 1945 mars 1971 Charles Jardry    
mars 1971 mars 2008 Pierre de Beaumont   Exploitant agricole
mars 2008[4] (réélu en mars 2014) en cours Francis Sedan SE Artisan électricien retraité

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2015, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[5].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Saint-Jean-de-Côle sont appelés les Jean-Colois.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Saint-Jean-de-Côle depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Saint-Jean-de-Côle[6]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales. En 2013, Saint-Jean-de-Côle comptait 364 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
825 887 738 810 894 922 902 885 970
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
932 939 959 879 894 864 1 107 824 751
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
794 815 722 613 603 518 505 479 419
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
381 318 318 343 339 326 335 349 351
2013 - - - - - - - -
364 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année depuis 1982[9], début mai, pendant tout un week-end, de nombreuses personnes se rendent aux floralies de Saint-Jean-de-Côle (35e édition en 2016 sur le thème de la poésie[10]), soit pour acquérir les plantes qui embelliront balcons, terrasses ou jardins, soit pour apprécier le village dans un cadre différent, haut en couleurs.

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Économie[modifier | modifier le code]

Carrière d'extraction de quartz à Saint-Jean-de-Côle.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[11], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 147 personnes, soit 40,8 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (vingt-trois) a augmenté par rapport à 2007 (quinze) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 15,3 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte trente-neuf établissements[12], dont vingt-deux au niveau des commerces, transports ou services, six relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, cinq dans l'industrie, quatre dans la construction, et deux dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche[13].

Entreprises[modifier | modifier le code]

L'entreprise Imerys extrait du quartz d'une carrière sur le territoire de la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Au nord-est, en amont de l'ancienne voie de chemin de fer désaffectée, les vallées de la Côle et de son affluent la Queue d'âne forment une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1[16],[17].

L'ensemble du village de Saint-Jean-de-Côle est constitué de deux sites inscrits[18],[19],[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Grillon, Lavergne et Secret, Saint-Jean-de-Côle, village médiéval en Périgord Vert, 1981
  • Notice rédigée par Ribault de Laugardière, Essais sur l'arrondissement de Nontron
  • Tome V du Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Décédé en fonctions.
  2. Décédé en fonctions ; mort pour la France.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 329-330.
  2. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 27 mars 2014.
  3. « Notice communale de Saint-Jean-de-Côle », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 8 juillet 2012)
  4. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 28 août 2014.
  5. Site des villes et villages fleuris, consulté le 27 décembre 2015.
  6. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 27 mars 2014)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  9. Pierre-Manuel Réault, « Des fleurs en folie », Sud Ouest édition Dordogne, 6 mai 2011.
  10. Jacques Guine, « Les Floralies autour de la poésie », Sud Ouest édition Périgueux, 7 mai 2016, p. 22.
  11. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 10 octobre 2015.
  12. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 10 octobre 2015).
  13. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 10 octobre 2015.
  14. Évelyne Proust, L'église de Saint-Jean-de-Côle, pp. 293-301, dans Congrès archéologique de France. 156e session. Monuments en Périgord. 1999 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1999
  15. Les rues sur le site de Saint-Jean-de-Côle
  16. [PDF] DIREN Aquitaine - Réseau hydrographique du Côle en amont de Saint-Jean-de-Côle. Consulté le 9 avril 2010.
  17. Carte de la ZNIEFF 27100000 sur le site de la DIREN Aquitaine. Consulté le 9 avril 2010.
  18. [PDF] DIREN Aquitaine - Partie du village, bords de la Côle, et terrains. Consulté le 9 avril 2010.
  19. [PDF] DIREN Aquitaine - Quartiers. Consulté le 9 avril 2010.
  20. Carte du village de Saint-Jean-de-Côle sur le site de la DIREN Aquitaine. Consulté le 9 avril 2010.