Joseph (Nouveau Testament)

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Joseph
Saint chrétien
Image illustrative de l'article Joseph (Nouveau Testament)
Saint Joseph dans son atelier de charpentier
Saint
Vénéré par toutes les Églises chrétiennes qui admettent le culte des saints
Fête 19 mars ; 1er mai
Attributs Équerre, bâton fleuri, gourde, lys
Saint patron de l'Église catholique (proclamé par le pape Pie IX en 1870), des charpentiers, des travailleurs, de l'Amérique, de l'Océanie,de l'Autriche (ainsi que des Land suivants : Vorarlberg, Tyrol, Carinthie et Styrie), de la Belgique, de la Croatie, du Canada, des États-Unis, du Mexique, du Pérou, de la Chine, de la Corée du Sud, du Vietnam, du Canton de Nidwald (Suisse), de la ville de Turin[1], du troisième millénaire et de la nouvelle évangélisation

Joseph (יוֹסֵף (Yosef) en hébreu ; Ἰωσήφ (Ioséph) en grec) est un personnage juif qui apparaît pour la première fois dans l'Évangile selon Matthieu et dans l'Évangile selon Luc : il s'agit de passages sans doute ajoutés ultérieurement et appelés les évangiles de l'enfance de Jésus (Mt 1,18 et Lc 2,3). Joseph apparaît aussi dans un texte plus tardif, le Protévangile de Jacques, composé au milieu du IIe siècle ; cette version est incompatible par certains aspects avec celle des évangiles canoniques.

D'après les Évangiles synoptiques, puis selon les auteurs chrétiens et notamment les Pères de l'Église, Joseph serait un lointain descendant d'Abraham et du roi David (Mt 1,1-17). Il est fiancé à Marie lorsque celle-ci se retrouve enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Il épouse alors Marie et, acceptant l'enfant, devient le père nourricier de Jésus, qui, de ce fait, appartient à sa lignée, celle de David. Les Évangiles synoptiques insistent sur ce point, car pour eux Jésus est « le Messie fils de David ». Joseph est présenté comme un « homme juste » qui a accepté d'accueillir Marie et son enfant à la suite du message de l'archange Gabriel. Des textes juifs polémiques comme les passages censurés du Talmud ou les Toledot Yeshu présentent Jésus comme étant né d'une relation hors mariage.

Il est indiqué en Mt 13,55 que Joseph est « charpentier », sans que l'on sache s'il faut prendre ce terme au sens premier ou avec celui « d'homme sage ». Joseph est mentionné pour la dernière fois lors du pèlerinage familial à Jérusalem lorsque Jésus, âgé de douze ans, est retrouvé au Temple (Lc 2,41-50). La tradition chrétienne ainsi qu'une partie de la critique historique en ont déduit qu'il était mort avant que Jésus n'entre dans la vie publique.

Joseph est appelé « Joseph le fiancé [de Marie] » dans la tradition orthodoxe ou plus généralement « saint Joseph ». Il est devenu un personnage de la tradition chrétienne.

Dans les évangiles synoptiques[modifier | modifier le code]

Les récits néotestamentaires[modifier | modifier le code]

Les Épîtres de Paul, qui sont les premiers documents chrétiens existants, ne font aucune référence à Joseph ni à un quelconque père de Jésus, pas plus que l'Évangile selon Marc (Mc), considéré comme le plus ancien des évangiles[2]. Plusieurs théologiens estiment même que la formulation offensante de Mc[3], pour lequel Jésus est « fils de Marie » et non « fils de Joseph », suggère que sa mère est veuve ou que l'identité du père de Jésus est douteuse, voire inconnue. Cette origine pourrait expliquer certaines des attitudes que les Évangiles prêtent à Jésus-Christ, qui se serait vu, à tort ou à raison, comme un bâtard né de père inconnu[4],[5].

C’est donc dans les évangiles de Matthieu (Mt) et de Luc (Lc) qu’il faut trouver la première apparition de Joseph. Chacun des deux contient une généalogie de Jésus qui fait remonter ses origines au roi David, mais tous deux partent de fils de David différents : Mt (Mt 1,1-16) suit la lignée royale ainée de Salomon, tandis que Lc (Lc 3,23-38) suit une ligne cadette, celle de Nathan (en), un autre fils de David et de Bethsabée. Il en résulte qu’entre David et Joseph tous les noms sont différents. Selon Matthieu « Jacob était le père de Joseph », tandis que, selon Luc, Joseph est dit être d’« Eli (en) ». Certains théologiens concilient ces généalogies en considérant la lignée de Salomon selon Mt comme la lignée ainée de Joseph, et la lignée par Nathan dans Lc comme la lignée cadette de Marie[6],[7]. Selon l'historien Charles Guignebert, ces deux récits de la Nativité ne résistent pas à l'examen critique et sont du reste inconciliables[8] et, selon Géza Vermes, la descendance royale de Joseph est un embellissement théologique de ces deux rédacteurs bibliques[9].

Mt et Lc sont également les seuls à inclure les évangiles de l'enfance, et là encore ils diffèrent. Dans Lc, c'est à Nazareth que vit Joseph et il se rend à Bethléem pour obéir aux exigences d'un recensement ordonné par Rome[10]. C'est pourquoi Jésus y est né. Dans Mt, Joseph résidait à ce moment à Bethléem, et ensuite il s'est installé à Nazareth avec sa famille après la mort d'Hérode. Mt est le seul évangile qui relate le récit du Massacre des Innocents et la Fuite en Égypte (Mt 2,13-16) : après la Nativité, Joseph reste à Bethléem pendant une durée indéterminée (peut-être deux ans) avant d'être forcé par Hérode de se réfugier en Égypte ; à la mort de celui-ci, il retourne avec sa famille en Judée, puis s'installe à Nazareth[11]. À partir de ce moment, on ne trouve plus de mention de Joseph au moins par son nom, bien que l'épisode de Jésus dans le Temple, alors qu'il était dans sa douzième année, inclue une référence à « ses deux parents ». La tradition chrétienne représente Marie comme étant veuve pendant le ministère de son fils devenu adulte.

Joseph le charpentier[modifier | modifier le code]

Les évangiles décrivent Joseph comme un « tektōn (en) » (τέκτων, mot grec que « charpentier » rend mal. Les textes canoniques et apocryphes racontent que Joseph, issu de la lignée de David, exerce, malgré ses origines royales, l'humble métier de charpentier (faber lignarius). La tradition a en effet interprété le mot dans le sens restrictif de « charpentier »[12]. Or le terme grec a une signification plus large : il évoque un artisan travaillant le bois en général (charpente, meubles, outils), mais aussi les métaux ou la pierre, c'est-à-dire capable de participer comme maçon, voire comme architecte, à la construction d'édifices assez importants, comme le rappelle Maurice Sachot, qui ajoute que le terme de « charpentier » peut alors être synonyme d'« homme sage » dans le milieu où évolue Jésus[13]. Une tradition, moins répandue et qui n'a eu qu'une faible postérité, reprend le sens habituel du mot faber, « fèvre », pour faire de Joseph un forgeron[14]. L'apologète Justin Martyr[15] présente Jésus comme « fils de Joseph le charpentier », lui-même charpentier : il introduit ainsi des accessoires qui combinent le bois et le fer, pour faire de Jésus un fils qui comme son père « fabriquait ces ouvrages de charpentiers, des charrues et des jougs, enseignant à la fois les symboles de justice et la vie active »[16].

Ce terme de « tekton » comporte une connotation d'habilité et de sagesse, cette activité de « tekton » pouvant nécessiter une formation assez longue et des connaissances techniques approfondies (les meilleurs artisans étaient très recherchés, notamment pour les travaux d'agrandissement et d'embellissement du Temple commencés sous Hérode le Grand)[17]. La bourgade de Nazareth ne comptait à l'époque de Joseph que quelques centaines d'habitants. Étant trop petite pour assurer la subsistance d'un charpentier, il est possible que Joseph et ses fils aient offert leurs services (charpentier, vendeur de meubles, journalier) ou trouvé du travail à Sepphoris, une des plus grandes villes de Galilée, et dans d'autres localités opulentes[18]. Joseph et ses enfants cultivaient peut-être également un lopin de terre comme le faisaient, si l'on en croit Eusèbe de Césarée, les petits-enfants de son fils Jude Joseph. Quoi qu'il en soit, s'il était loin d'être riche, il ne devait pas compter parmi les habitants de Nazareth les plus démunis[19]. La détermination du métier de Joseph et de Jésus grâce aux maigres indices bibliques à ce sujet n'est pas sans intérêt pour tenter de mieux cerner solidarités et clivages sociaux dans lesquels se trouvait pris ces Galiléens, ce qui explique que « tout un pan de la recherche la plus récente spécule sur ces indices pour éclairer le message de Jésus, et la portée qu'il entendait lui donner »[20].

Les évangiles ne donnent que très peu d'autres informations sur Joseph. On ne rapporte jamais ses paroles. Mt raconte quatre rêves dans lesquels Joseph est informé de façon surnaturelle avant et après la naissance de Jésus et pendant ses premières années. Dans le premier rêve, un ange confirme à Joseph que Marie est enceinte d'un enfant conçu par l'Esprit Saint, et qu'elle mettra au monde un fils nommé Jésus, qui sauvera son peuple de ses péchés ; Joseph ne devrait donc pas hésiter à l'épouser (Mt 1,20). Dans le deuxième rêve, un ange dit à Joseph d'emmener Marie et Jésus en Égypte (depuis Bethléem) et d'y demeurer jusqu'à ce que l'ange en dise plus, car Hérode cherche à tuer Jésus (Mt 2,13). Dans le troisième rêve de Joseph, un ange ordonne à Joseph de retourner avec sa famille en Palestine, ce qui implique qu'Hérode est mort (Mt 2,20). Cependant, Joseph apprend que le fils d'Hérode, Archélaos, règne sur la Judée, et il a peur de continuer le voyage. Dans le quatrième rêve, Dieu Lui-même avertit Joseph[21] qu'il doit éviter de retourner en Judée (i. e. à Bethléem). Joseph s'installe alors avec Marie et Jésus à Nazareth, dans la province de Galilée.

Dans des textes apocryphes[modifier | modifier le code]

Le Protévangile de Jacques[modifier | modifier le code]

L'Histoire de Joseph le charpentier[modifier | modifier le code]

Dans un texte des apocryphes[22], les apôtres rapportent le récit que Jésus leur a fait de la vie et de la mort de son père Joseph. Cet apocryphe a probablement été rédigé en Egypte vers les VII-VIIIe siècles, en langue copte, plus précisément en copte sahidique ; il aurait été ensuite traduit en copte bohaïrique, et de cette langue, en arabe (les premières traductions de l'Histoire dans l'Europe moderne sont effectuées à partir du texte arabe). Certains spécialistes supposent l'existence d'un original grec perdu, composé au IVe siècle, dont le texte copte serait la traduction, mais cette hypothèse est contestée[23].

"Par sa diffusion [cette œuvre] a certainement contribué à une certaine image de Joseph dont nous sommes dépendants encore aujourd'hui[24]".

Comme les récits des évangiles, celui-ci réécrit des épisodes de la Bible hébraïque (Ancien testament) - où apparaissait déjà un personnage nommé Joseph. Ainsi par exemple, l'âge auquel meurt Joseph (père de Jésus), cent onze ans (début du chapitre 14), est à mettre en rapport avec l'âge auquel meurt le patriarche Joseph (père d'Ephraïm et de Manassé) dans le Livre de la Genèse, qui est de cent dix ans (Genèse, 50, 26). Cette année supplémentaire pourrait être "une façon de donner au père terrestre de Jésus la préséance sur son homonyme[25]".   Le personnage de Joseph présenté dans cette Histoire emprunte par ailleurs aux évangiles canoniques et à des évangiles apocryphes comme le Protévangile de Jacques et l'Histoire de l'enfance de Jésus (ou évangile du Pseudo-Thomas).

Jésus « fils de Pantera »[modifier | modifier le code]

Plusieurs sources indépendantes et émanant de différentes cultures mentionnent que Jésus était fils de Panthera ou de Pantera ou de Pentera, ou appellent Panthera le père de Jésus. Certaines sont des sources polémiques anti-chrétiennes, qui effacent le personnage de Joseph, et attribuent la paternité de Jésus à un amant de Marie : c'est notamment le cas des passages censurés du Talmud, et du Discours véritable de Celse, philosophe païen du IIe siècle. D'autres sources, en réponse à ces imputations injurieuses, récupèrent l'appellation de Jésus ben Pantera, et la justifient en l'inscrivant dans la généalogie "officielle" de Jésus, selon laquelle Jésus est bien le fils adoptif de Joseph : c'est le cas notamment d'écrits chrétiens comme la Didascalie syriaque ou ceux d'Epiphane de Salamine.

Dans les passages censurés du Talmud, Jésus est parfois appelé Jésus le nazôréen[26], mais est en général[27] appelé Jésus ben Pantera[28]. Selon Dan Jaffé, ce nom, "Fils de Pantera", est "une représentation juive du christianisme", "une raillerie commune et répandue dans le monde juif afin de tourner en dérision la croyance en la conception et en la naissance virginales de Jésus[29]". Un ouvrage de Celse datant du IIe siècle conforte cette hypothèse : Celse rapporte les propos d'un juif érudit selon lesquels Jésus serait le fils illégitime d'un soldat romain nommé Pantera (l'ouvrage de Celse est perdu, toutefois ces rumeurs polémiques au sujet de la naissance adultérine de Jésus sont citées par Origène, Père de l'Église, dans son Contre Celse, dans le but de les réfuter)[30]. Ces accusations sont également attestées dans les Actes de Pilate (IVe siècle), qui évoquent les "relations coupables" dont Jésus serait le fruit[31].

D'autres hypothèses ont été avancées à ce sujet[28]. Selon Thierry Murcia, Panthera serait tout simplement un autre nom (ou le surnom) de l'époux de Marie : Joseph (évangiles) et Panthera (Discours véritable de Celse et sources rabbiniques) seraient donc un seul et même personnage[32] « On l'a rapproché du grec pentheros le « beau-père ». On en a fait une déformation du grec parthenos, la « vierge »[33]. » D'autres ont estimé qu'il s'agirait d'un ancien surnom donné à Jésus dont on ne connaîtrait plus la signification[30]. Il pourrait aussi s'agir d'un titre ou d'un indicateur péjoratif appliqué à plusieurs ascendants de Jésus, tant dans sa branche paternelle que maternelle. La question est en débat et aucun consensus ne se dessine à ce sujet[28].

« Au IVe siècle, Épiphane affirme dans le Panarion 78, 7, que Pantera a été le surnom de Jacob, le père de Joseph, l'époux de Marie. Dans la Didascalie syriaque, un écrit liturgico-canonique du début du IIIe siècle, la mère de Jésus est fille de Joachim, fils de Pantera, frère de Melchi, de la famille de Nathan et fils de David[30]. » Pour Simon Claude Mimouni, « cette explication paraît assez vraisemblable, d'autant que la Didascalie syriaque rapporte nombre de traditions chrétiennes d'origine juive[30]. » À ce sujet voir également Tiberius Iulius Abdes Pantera.

Dans les dogmes de certaines Églises[modifier | modifier le code]

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L'Église catholique reprend une tradition orale, liée à saint Jérôme qui relate que Joseph s'était consacré à Dieu avant de connaître la Vierge Marie, et explique donc que les termes de « frères et sœurs » de Jésus cités dans les Évangiles doivent être compris comme étant des cousins proches par le sang, l'affection et les relations, selon l'usage sémitique de ces mots (voir l'article : Proches de Jésus). Cette consécration préalable de Joseph est en outre conforme à l'usage juif de l'époque en ce qui concerne l'union des vierges consacrées au Seigneur.

L'Église orthodoxe enseigne de son côté que « Joseph était déjà veuf au moment où il s'est fiancé avec Marie, et il aurait eu des enfants d'une précédente union dont, Jacques « le frère du Seigneur », c'est-à-dire son demi-frère ». Cette tradition s'appuie sur le Protévangile de Jacques où il est dit que l'enfant d'Anne et Joachim, Marie, a été consacré au Seigneur, c’est-à-dire resterait vierge, et que Joseph a eu des fils lors d'un premier mariage : « Anne répondit : « Aussi vrai que vit le Seigneur Dieu, je ferai don de mon enfant, garçon ou fille, au Seigneur mon Dieu et il le servira tous les jours de sa vie. » » (Protév. Jc 4,1). « Alors le prêtre : « Joseph, Joseph, dit-il, tu es l'élu : c'est toi qui prendras en garde la vierge du Seigneur. ». Mais Joseph protesta : « J'ai des fils, je suis un vieillard et elle est une toute jeune fille. Ne vais-je pas devenir la risée des fils d'Israël ? » » (Protév. Jc 9,1-2).

Cette interprétation permet de comprendre, entre autres, que Jacques soit appelé le "frère du Seigneur" (par Paul dans l'Épître aux Galates | Ga 1,19) : celui-ci serait un des fils de Joseph, issus de son premier mariage. Joseph, selon la tradition orthodoxe (mais aussi une certaine tradition iconographique en occident) était beaucoup plus âgé que Marie. Sa mort expliquerait l'absence totale de mention à son propos dans les Actes des Apôtres, contrairement aux autres membres de la famille de Jésus.

Adoptèrent cette théorie : Évangile selon Pierre, Protévangile de Jacques, Clément d'Alexandrie, Origène, Eusèbe de Césarée, Hilaire de Poitiers, Ambrosiaster, Grégoire de Nysse, Épiphane, Ambroise de Milan, Jean Chrysostome, Cyrille d'Alexandrie.

Les catholiques objectent à cette tradition concernant Joseph que la tradition juive de l'époque mariait les jeunes gens très jeunes et non à des personnes nettement plus âgées qu'eux. Dans ce cas Joseph se serait retrouvé veuf très rapidement après son premier mariage. D'autre part, l'Évangile de Luc, lorsqu'il relate des épisodes de l'enfance du Christ, ne parle jamais d'un « frère » de Jésus à cette époque[34].

Cependant Joseph est souvent représenté comme un homme plus âgé que Marie, et parfois même vraiment âgé. Pour Charles Perrot, il était au contraire un jeune homme au moment de son mariage car les filles « étaient mariées entre douze et quinze ans et les garçons n'étaient guère plus vieux »[35].

La Contre-Réforme a donné à Saint Joseph une place importante. Les Jésuites le considéraient comme leur protecteur et Thérèse d'Avila lui dédia plusieurs couvents et fait de lui le protecteur de l'Ordre des Carmes déchaux[36].

Dans les arts[modifier | modifier le code]

Roman[modifier | modifier le code]

Ma Vie de Jésus de Eduardo Manet (Grasset, 2005) "raconte l'histoire de Jésus vue à travers les yeux de son père Joseph. Soupçonnant une infidélité sexuelle de sa femme, Joseph se montre hostile à Jésus enfant, puis quitte le domicile conjugal "en claquant la porte, ce qui expliquerait, pour une part, le silence gêné des évangiles à son sujet[37]". Par la suite, cependant, Joseph revient en Galilée, au moment de la condamnation à mort de Jésus ; à la demande de son "fils", il fait disparaître son cadavre et "pour faire croire à la résurrection de Jésus, "Joseph s'empare de ses vêtements, se grime le visage, et se fait passer pour lui pendant quelques heures[37]".

Scénario de film[modifier | modifier le code]

Le cinéaste Peter Greenaway publie en 2016 le script d'un nouveau film, Joseph, "portrait ironique de Joseph, père nourricier de Jésus, dont Dieu devient peu à peu jaloux[38]".

Peinture[modifier | modifier le code]

Saint Joseph fut peint par Georges de La Tour.

Autres représentations :

Culte[modifier | modifier le code]

Saint Joseph et l'Enfant.

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon une tradition antique, le culte rendu à Joseph s’est développé dès le Ve siècle dans certains monastères égyptiens où est rédigé l'apocryphe Histoire de Joseph le charpentier et où sa fête est fixée à la date du 20 juillet (il demeure inscrit à ce jour au calendrier copte). Le culte de ce saint se répand aussi autour de la « maison de Joseph » depuis au moins le VIIe siècle[39].

Cependant, on prie peu Joseph dans toute la première partie du Moyen Âge et son culte reste marginal, comme le montre la rareté des toponymes qui le concernent (on n'en trouve guère qu'au Canada, ce qui ne remonte pas au-delà de trois siècles, dans le meilleur des cas). Ce « vieillard », ni précurseur, ni apôtre, ni martyr, intéresse peu les fidèles et embarrasse les théologiens : que faire de son épineux statut d’époux de la Vierge ? Quelle paternité attribuer à celui qui a élevé le fils de Dieu ? Dans les écrits des Pères de l’Église, les traités de l’époque carolingienne ou les sermons de saint Bernard, il n’est jamais considéré par lui-même et n’apparaît qu’au sein de discours sur le mariage et la virginité de Marie.

Sa fête fixée au 19 mars apparaît pour la première fois en l'an 800 dans un martyrologe gallican abrégé de Rheinau, dans lequel il est appelé Ioseph sponsus Mariae (« Joseph époux de Marie »). Le choix de cette date six jours avant la fête de l'Annonciation est probablement dû à une confusion avec le nom d'un martyr d'Antioche nommé Joseph ou Josippe fêté déjà le 19 mars et également une concordance syncrétique avec les Quinquatries, fêtes religieuses en l'honneur de la déesse Minerve[40]. La célébration de sa fête se limite aux grandes abbayes bénédictines. Joseph reste « dans l’ombre de la Vierge » : un retrait nécessaire pour valoriser l’incarnation du Christ qui s’est faite par Marie et non par lui. Les siècles suivants, il n'est plus simplement connu comme l'époux de Marie mais comme père, Nutritor Domini (« Nourricier du Seigneur »).

C'est à partir du XIIIe siècle qu'il sort de l’ombre, en lien avec une plus forte humanisation du Christ et des représentations de plus en plus nombreuses de la Nativité. Cet homme humble, pauvre, modeste et obéissant, père putatif et nourricier, modèle de dévotion au Christ et à la Vierge, séduit en particulier les franciscains (devenus les gardiens de la « maison de Joseph » et dont le chapitre général d'Assise adopte en 1399 sa fête du 19 mars), qui débattent pour savoir s’il est le dernier des patriarches ou le premier des saints. L’humble charpentier devient modèle pour tous les chrétiens. Au XVe siècle, durant le Grand Schisme et les rivalités entre Armagnacs et Bourguignons, c’est une véritable campagne de promotion en faveur de Joseph qui est lancée. Gerson, l’un des plus célèbres théologiens de l’époque, multipie les écrits de 1413 à 1418 pour célébrer les noces de Joseph et de Marie, louer sa paternité responsable, le comparer à Jean-Baptiste (ses deux textes les plus importants : Les Considérations sur saint Joseph entre 1413 et 1414, et le sermon Jacob autem genuit, prononcé à Constance le 8 septembre 1416). À la fin du XVe siècle, l’Église institue une fête en l’honneur de Joseph. Une authentique dévotion populaire naît alors, qui connaîtra son apogée au XIXe siècle. La promotion de Joseph à la fin du Moyen Âge est particulièrement visible dans l'iconographie de la Nativité dans laquelle son personnage s'autonomise. Il devient reconnaissable grâce à des attributs spécifiques : vieillard, parfois nimbé, il tient très souvent le bâton fleuri et la gourde[41].

  • Saint Joseph voit son culte prendre de l'ampleur au XVIe siècle ;
  • en 1621 le pape Grégoire XV éleva la fête de saint Joseph le 19 mars au rang de fête d'obligation ;
  • en 1642 le pape Urbain VIII confirma à son tour le rang de cette fête ;
  • en 1661, après l'apparition et le miracle de la source de Cotignac, Mgr Joseph Ondedei, évêque de Fréjus, reconnaît officiellement les apparitions de saint Joseph et en approuve le culte ;
  • cette même année 1661 le roi Louis XIV de France, qui devient père pour la première fois, consacre la France à saint Joseph, chef de la Sainte Famille ;
  • en 1678, l'empereur Léopold Ier, n'ayant pas de fils de ses deux premiers mariages, prénomme Joseph, le fils que lui donne sa troisième épouse Éléonore de Neubourg (Joseph étant un prénom jusqu'alors inusité dans les Maisons royales).
  • en 1741, Marie-Thérèse d'Autriche, fille et héritière de l'empereur Charles VI, mère de trois filles et se débattant dans la guerre de succession d'Autriche, prénomme également son fils Joseph.
  • le le pape Pie IX déclara officiellement saint Joseph Patron de l'Église universelle, et fit du 19 mars une fête solennelle ; par ailleurs il institua la solennité de saint Joseph, patron de l'Église universelle, fixée au 3e dimanche après pâques.
  • en 1889, le pape Léon XIII démontra comment saint Joseph est le modèle des pères de famille et des travailleurs, et lui décerna officiellement le titre de « saint patron des pères de famille et des travailleurs », titre que la piété populaire lui avait déjà décerné depuis des siècles ;
  • en 1955 le pape Pie XII reprit le principe de la fête du travail en instituant la mémoire de saint Joseph artisan et en la fixant au 1er mai de chaque année ; saint Joseph est ainsi l'un des saints que l'on fête deux fois dans l'année (19 mars et 1er mai) ;
  • le pape Jean XXIII a ajouté son nom au canon de la Messe.
  • Joseph est le personnage le plus célébré au fronton des 67 000 établissements publics français (recensement en 2015) : pas moins de 880 écoles, collèges et lycées lui ont donné son nom, devant Jules Ferry (642), Notre-Dame (546), Jacques Prévert (472), Jean Moulin (434), Jean Jaurès (429), Jeanne d'Arc (423), Antoine de Saint-Exupéry (418), Sainte Marie (377), Victor Hugo (365), Louis Pasteur (361), Marie Curie (360), Pierre Curie (357), Jean de la Fontaine (335)[42].

Lieux[modifier | modifier le code]

Saint Joseph est vénéré plus particulièrement :

  • à l'église Saint-Joseph de Nazareth où une tradition ancienne fixe sa maison.
  • à Cotignac dans le Var, en Notre-Dame-de-Grâces, et à 3 km à Saint-Joseph du Bessillon. Le , Joseph serait apparu apparu à Gaspard Ricard, un berger, apparition au cours de laquelle il aurait fait jaillir une source qui coule toujours (voir Monastère Saint-Joseph du Bessillon). À Cotignac, on vénère également la Vierge Marie et la Sainte Famille.
  • à Knock, Sanctuaire de Knock) : le , 15 personnes (de tous âges) ont vu, sur le pignon sud de l'église communale de Knock, la Vierge Marie, Saint Joseph et Saint Jean (l'évangéliste) ainsi que Jésus.
  • à Fátima, (voir Notre-Dame de Fátima) : le , aux voyants de Fátima, tenant l'Enfant Jésus dans ses bras
  • à l’oratoire Saint-Joseph, à Montréal (Québec).
  • à Smakt, commune de Venray, aux Pays-Bas.
  • à Bruxelles l’église Saint-Joseph, perle du patrimoine historique de Bruxelles, fut construite en 1842-1849 dans le « Quartier Léopold » à la suite de l’extension de la ville et grâce à la volonté politique du Roi Léopold Ier. Elle fut dédiée à saint Joseph (saint Joseph était déjà le saint patron de la Belgique depuis 1679). En effet, à la demande du roi Charles II d’Espagne, le pape Innocent XI, dans la bulle "Eximia Pietas" du [43], proclamait saint Joseph patron et protecteur de la Belgique, donc bien avant l’indépendance du pays en 1830. Et à cette époque il n’y avait encore aucun monument national dédié à saint Joseph dans la capitale. L’église se trouve square Frère-Orban qui s’appelait anciennement, place Saint-Joseph (Cette église a été vendue par l'Eglise catholique à la Fraternité Saint Pie XII, schismatique, et sert actuellement au culte de cette Fraternité) [44].
  • à Fakarava en Polynésie française. Le Saint Joseph de Fakarava est une représentation de saint Joseph immergée à proximité de la passe Nord de l’atoll de Fakarava. Cette statuette installée face à l’océan sur l’un des plus beaux sites de plongée du monde est dédiée à tous ceux qui ont perdu un père, un enfant, ou plus généralement un parent en plongée sous-marine. Les colliers de coquillages déposés autour de la statuette sont traditionnels de la Polynésie. On offre ces colliers à une personne au moment de son départ. On en pare les morts également avant les obsèques. Les colliers de fleurs, eux, sont offerts aux arrivants.

Ordres[modifier | modifier le code]

  • Congrégation des Joséphites

En 1817, l'abbé Constant Van Crombrugghe crée dans l'Église catholique la Congrégation des Joséphites sous l’invocation de saint Joseph ; son but est de travailler avec les pauvres. Les premiers Joséphites en Amérique ont consacré leur mission dans l’Ordre à exercer leur ministère auprès des anciens esclaves noirs récemment émancipés.

  • Ordre des Carmes déchaux

Au XVIe siècle, lors de sa réforme du Carmel, Thérèse d'Avila place Saint Joseph comme patron et protecteur des carmes déchaux[45]. Elle place les monastères de son ordre sous la protection de Saint Joseph en lui dédiant le premier monastère (Saint Joseph d'Avila), ainsi que plusieurs autres. Anne de Jésus appelée pour fonder le premier carmel déchaussé en France insiste pour qu'il soit dédié à Saint Joseph (et mis sous sa protection), à la suite de l'opposition de Pierre de Bérulle, ce sera finalement le second carmel ouvert à Pontoise en 1605 (il s'agit du second carmel déchaussé ouvert en France) qui prendra le nom de "Saint Joseph" [46].

Saint Joseph est aussi, pour Thérèse d'Avila, un modèle spirituel, modèle de prière silencieuse : « Que celui qui n’a pas de maître dans l’oraison prenne ce glorieux saint pour guide, il ne risquera pas de s’égarer »[47]. Pour Thérèse, Joseph, par sa vie silencieuse (les textes bibliques ne rapportent aucune parole qu'il a prononcée), son écoute de la volonté divine (Joseph reçoit des demandes de Dieu lors de songes[48], et se met immédiatement en action), Joseph est un exemple de vie carmélitaine[45].

Saint Patron[modifier | modifier le code]

Joseph le charpentier entouré de la Sainte Famille.

Saint Joseph était le patron de la Sainte Famille. Il s'est occupé de tout ce qui était nécessaire à la Vierge Marie et à Jésus. Il est donc le saint patron des familles, des pères de famille, des artisans (menuisiers, ébénistes, charpentiers, charrons, bûcherons, barilliers, tanneurs et tondeurs), des travailleurs, des voyageurs et exilés, des fossoyeurs et des mourants[49]. Ainsi, il est devenu le patron des affaires matérielles. Des catholiques confient à sa prière leurs affaires matérielles sérieuses : une recherche d'emploi, une recherche de logement, etc[50]. Par ailleurs, en raison de sa qualité d'homme juste, beaucoup de catholiques demandent son intercession pour discerner leur vocation, rencontrer le bon époux, la bonne épouse, etc.

Il est également le protecteur et le saint patron à divers degrés de nombreuses villes, régions et pays, notamment de la Belgique, de la Chine, du Canada, du Vietnam, des États-Unis, de la Russie, de l'Autriche, du peuple croate, de la Corée du Sud, du Mexique et du Pérou[51].

Jean-Paul II a considéré saint Joseph comme étant le modèle du témoin du Royaume de Dieu, en l’appelant « minister salutis » dans son exhortation apostolique Redemptoris Custos : « le serviteur du salut »[52],[53]. Pour cette raison, il l'a voulu le patron du troisième millénaire[54],[53] et le patron de la nouvelle évangélisation[55],[53].

Choisi par Dieu pour protéger la fragile présence de son Fils Jésus sur terre, il est aussi modèle pour les prêtres, à qui Dieu a confié la fragile présence eucharistique de Jésus[56], et celle de l'Esprit Saint dans les cœurs des fidèles.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages d'histoire[modifier | modifier le code]

Ouvrages de piété[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Voir la page MARY OF THE ANGELS (1661-1717) sur le site carmelnet.org
  2. Spong, John Shelby. Jesus for the non-religious. HarperCollins. 2007. (ISBN 0-06-076207-1)
  3. Mc 6,3
  4. (en) Raymond E. Brown, The Birth of the Messiah: A Commentary on the Infancy Narratives in the Gospels of Matthew and Luke, Yale University Press, , p. 540.
  5. (en) Harvey K. McArthur, « Son of Mary », Novum Testamentum, vol. 15,‎ , p. 38–58.
  6. Luke par Harry A. Ironside (en) 2007 (ISBN 0-8254-2919-6) pages 73-75.
  7. Basic Theology par Caldwell Ryrie (en), 1999 (ISBN 0-8024-2734-0) pages 279-280
  8. Charles Guignebert, Jésus, Albin Michel, , p. 90.
  9. (en) Géza Vermes, The Changing Faces of Jesus, Penguin UK, , p. 129.
  10. Lc 1,26-27 et Lc 2,1-7
  11. (Mt 2,19-23)
  12. Diane Jonte-Pace, Teaching Freud, p. Oxford University Press, 4 mars 2003, p. 109.
  13. Maurice Sachot, L'Invention du Christ : Genèse d'une religion, Odile Jacob, 1998, 2011 (ISBN 978-2-7381-2694-8).
  14. Louis Réau, Iconographie de l'art chrétien, Presses universitaires de France, , p. 752.
  15. Justin Martyr, Dialogue avec Tryphon, 88, 8
  16. Emmanuel Luhumbu Shodu, La mémoire des origines chrétiennes selon Justin Martyr, Saint-Paul, , p. 137.
  17. Lucien Deiss, Joseph, Mary, Jesus, Liturgical Press, 1er janvier 1996, p. 14
  18. Pierre-Antoine Bernheim, Jacques, frère de Jésus, Noêsis, , p. 64
  19. Michel Quesnel, Philippe Gruson, La Bible et sa culture. Jésus et le Nouveau testament, Desclée de Brouwer, , p. 75
  20. Paul Mattei, Le christianisme antique. De Jésus à Constantin, Armand Colin, , p. 54.
  21. Mt 2,22
  22. Texte consultable sur le site remacle.org.
  23. Jean Longère, Edouard Cothenet, Marie dans les récits apocryphes chrétiens, Volume 1, Mediaspaul, 2004, p. 141-142, https://books.google.fr/books?id=Rc2Gpp9V-HIC&pg=PA139&lpg=PA139&dq=apocryphe+histoire+de+joseph+le+charpentier&source=bl&ots=Si-be50573&sig=cZxXUfSueXiKTknjxIFmbx_Ro_k&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjR25PAt7XQAhWJvhQKHf-bAdA4ChDoAQgvMAQ#v=onepage&q=apocryphe%20histoire%20de%20joseph%20le%20charpentier&f=false
  24. Jean Longère, Edouard Cothenet, Marie dans les récits apocryphes chrétiens, Volume 1, Mediaspaul, 2004, p. 142, https://books.google.fr/books?id=Rc2Gpp9V-HIC&pg=PA139&lpg=PA139&dq=apocryphe+histoire+de+joseph+le+charpentier&source=bl&ots=Si-be50573&sig=cZxXUfSueXiKTknjxIFmbx_Ro_k&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjR25PAt7XQAhWJvhQKHf-bAdA4ChDoAQgvMAQ#v=onepage&q=apocryphe%20histoire%20de%20joseph%20le%20charpentier&f=false
  25. Jean Longère, Edouard Cothenet, Marie dans les récits apocryphes chrétiens, Volume 1, Mediaspaul, 2004, p. 147, https://books.google.fr/books?id=Rc2Gpp9V-HIC&pg=PA139&lpg=PA139&dq=apocryphe+histoire+de+joseph+le+charpentier&source=bl&ots=Si-be50573&sig=cZxXUfSueXiKTknjxIFmbx_Ro_k&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjR25PAt7XQAhWJvhQKHf-bAdA4ChDoAQgvMAQ#v=onepage&q=apocryphe%20histoire%20de%20joseph%20le%20charpentier&f=false.
  26. cf. Mimouni 2004, p. 113.
  27. Selon Simon Claude Mimouni, pour échapper à la censure chrétienne, la majorité des textes imprimés remplacent Pantera par Peloni, c'est-à-dire « untel », Mimouni, 2004, p. 108.
  28. a, b et c Mimouni 2004, p. 108.
  29. Dan Jaffé, « Une ancienne dénomination talmudique de Jésus : Ben Pantera. Essai d’analyse philologique et historique », in Theologische Zeitschrisft 64, 2008, p. 258-270 (p. 267). L'article est disponible en ligne : https://www.academia.edu/22449049/_Une_ancienne_d%C3%A9nomination_talmudique_de_J%C3%A9sus_Ben_Pantera._Essai_d_analyse_philologique_et_historique_in_Theologische_Zeitschrisft_64_2008_p._258-270
  30. a, b, c et d Mimouni 2004, p. 109.
  31. Dan Jaffé, « Une ancienne dénomination talmudique de Jésus : Ben Pantera. Essai d’analyse philologique et historique », in Theologische Zeitschrisft 64, 2008, p. 258-270 (p. 265), https://www.academia.edu/22449049/_Une_ancienne_d%C3%A9nomination_talmudique_de_J%C3%A9sus_Ben_Pantera._Essai_d_analyse_philologique_et_historique_in_Theologische_Zeitschrisft_64_2008_p._258-270
  32. Thierry Murcia , « Yeshua Ben Panthera : l'origine du nom. Status quaestionis et nouvelles investigations », dans Judaïsme ancien / Ancient Judaism 2, 2014, p. 157-207.
  33. Mimouni 2004, p. 108-109.
  34. Lc 2,7-52
  35. Charles Perrot, Les récits de l'enfance de Jésus, Cahiers Évangile no 18, Cerf, 1976.
  36. L'Ordre du Carmel sur le site du Monastère Notre-Dame du Mont-Carmel à Haïfa
  37. a et b Bruno Thibault, Un Jésus postmoderne: Les récritures romanesques contemporaines des Évangiles, Rodopi, 2016, p. 102
  38. http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=4917
  39. Pierre Jounel, Le Renouveau du culte des saints dans la liturgie romaine, C.L.V., , p. 115
  40. Les archives de folklore, Presses de L'Université Laval, , p. 71
  41. Paul Payan, Joseph : Une image de la paternité dans l’Occident médiéval, Paris, Aubier, 2006, p; 253-269
  42. « De Jules Ferry à Pierre Perret, l'étonnant palmarès des noms d'écoles, de collèges et de lycées en France », sur lemonde.fr, (consulté en octobre 2017).
  43. saint Joseph - Un grand méconnu sur le site des frères maristes
  44. Anecdotes : Le 24 juillet 1887 sur le site L'Almanach de Cassandre
  45. a et b Joseph et le mystère du Père sur le site du carmel
  46. La fondation du Carmel de Dijon sur le site dédié à Élisabeth de la Trinité
  47. Livre de la vie, chapitre 6, Thérèse d'Avila. Voir aussi ici
  48. Lorsque Joseph se rend compte que Marie est enceinte et qu'il prévoit de la répudier en secret, l'ange lui dit de la prendre chez lui (Mt 1,20-24). Puis après la visite des Rois mâges, l'ange lui dit de fuir en Égypte(Mt 2,13-14).
  49. Le culte de Joseph patron des agonisants et de « la Bonne Mort » est issu d'une tradition qui veut que Joseph reçoit une mort douce, assisté de Jésus et de Marie. Ce culte provient d'Italie et s'impose en France à partir des années 1640. Source : La circulation des dévotions, Presses Universitaires Blaise Pascal, , p. 26.
  50. Jean-Robert Maréchal, Les saints patrons protecteurs, Cheminements, , p. 382-386
  51. Jean-Robert Maréchal, Les saints patrons protecteurs, Cheminements, , p. 202
  52. Gilles de Christen, Andrzéj Laton, Daniel J. Picot, Tarcisio Stramare et Joseph-Marie Verlinde, La place de saint Joseph dans la nouvelle évangélisation. Actes du Colloque 19-20 mars 2011, Saint-Maur, Parole et Silence, 2012, 1re éd. (1re éd. 2012), p. 17.
  53. a, b et c (fr) Exhortation apostolique Redemptoris Custos de sa Sainteté Jean-Paul II sur la figure et la mission de saint Joseph dans la vie du Christ et de l'Église, Rome, mardi 15 août 1989
  54. Gilles de Christen, Andrzéj Laton, Daniel J. Picot, Tarcisio Stramare et Joseph-Marie Verlinde, Op. cit., p. 19.
  55. Gilles de Christen, Andrzéj Laton, Daniel J. Picot, Tarcisio Stramare et Joseph-Marie Verlinde, Op. cit., p. 20.
  56. « exemple de prière sacerdotale à Saint Joseph »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]