Micocoulier de Provence

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Celtis australis

Le micocoulier de Provence ou micocoulier du Midi (Celtis australis) est un arbre familier des régions tropicales ou tempérées. Il appartient à la famille des Cannabaceae (anciennement aux Ulmaceae).

Description[modifier | modifier le code]

Celtis australis au parc de l'épinette à Libourne.
Rameau de micocoulier avec jeunes fruits

Le micocoulier est un arbre d'ornement caduc apprécié dans le paysage méditerranéen où il peut vivre jusqu'à à 600 ans. Au fur et à mesure de son développement, il prend un port arrondi et étalé et peut atteindre 15 à 25 m en hauteur et 8 à 10 m en diamètre dans son milieu d'origine (Europe du Sud et Asie mineure). Dans les régions fraîches, il forme un petit arbre.

Son écorce grise marquée de protubérances ressemble à celle du hêtre.

Élancé et régulier, le tronc qui atteint facilement 1 m de diamètre, montre à la base d'importants contreforts.

Ses feuilles ovales, dentées et alternes sont rêches et ressemblent à celles de l'ortie, le nom anglais le plus courant de l'arbre est d'ailleurs nettle tree ("ortie en arbre").

Cet arbre monoïque donne, au printemps, de petites fleurs vertes pollinisées par le vent.

Les fruits sont charnus (drupes) et comestibles, très appréciés par la faune. On les nomme micocoules et on en aromatise un alcool.

Il est très utile dans les travaux de restauration et de sécurisation des terres dégradées.

Il nourrit les larves du lépidoptère persimilis hestina.

Culture[modifier | modifier le code]

Le micocoulier est un arbre de croissance rapide. Il apprécie les sols humides bien drainés (sableux ou limoneux) y compris les sols pauvres; il peut tolérer la sécheresse, mais pas l'ombre. Le climat méditerranéen est particulièrement adapté mais il peut tolérer un climat plus froid (USDA Zone 7B) s'il n'est pas exposé à des longues périodes de gel.

Il se reproduit aussi bien par semis que par boutures.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Tandis que son bois dur et souple convient parfaitement à la confection de manches d'outils, ses branches remarquablement élastiques fournissent un matériau particulièrement adapté à la fabrication de manches de fouet, sticks, cravaches, instruments de musique, roues de charrette et cannes à pêche. Pour cet emploi, l'arbre est arrosé pour en accélérer la croissance. Les branches sont fendues pour n'en conserver que le pourtour dont les lamelles sont encore assouplies à la vapeur avant d'être tressées.

Le feuillage pouvait servir de fourrage autrefois et la racine fournissait une teinture jaune.

Les fruits du micocoulier sont utilisés pour fabriquer des desserts et des produits de boulangerie.

Résistant bien à la pollution, on l’utilise comme arbre d'alignement ou comme arbre d’ornement dans les communes du sud de la France.

Artisanat local[modifier | modifier le code]

Il subsiste à Sorède, dans les environs de Perpignan, un atelier qui est peut-être le dernier au monde à travailler le micocoulier comme on le faisait dès le XIIIe siècle dans la région. Tandis qu'à Sauve, dans le Gard, le micocoulier est encore cultivé pour la fabrication traditionnelle des fourches.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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