Grignan

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Grignan
Grignan
Vue générale de Grignan, avec le château et la collégiale Saint-Sauveur.
Blason de Grignan
Blason
Grignan
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes Enclave des Papes-Pays de Grignan
Maire
Mandat
Bruno Durieux
2020-2026
Code postal 26230
Code commune 26146
Démographie
Gentilé Grignanais
Population
municipale
1 551 hab. (2017 en diminution de 4,14 % par rapport à 2012)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 25′ 13″ nord, 4° 54′ 32″ est
Altitude Min. 130 m
Max. 471 m
Superficie 43,43 km2
Élections
Départementales Canton de Grignan
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web ville-grignan.fr

Grignan est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Grignan depuis le sud-ouest en juin 2014, avec un cumulonimbus.

Grignan est située sur la façade est du couloir rhodanien, dans la Drôme provençale, sud du département de la Drôme (à 77 km au sud de Valence (préfecture), non loin du département du Vaucluse (à 68 km d'Avignon), à proximité du mont Ventoux, dans le Tricastin.

Grignan est située à 177 km de Lyon[1] par l'A7 prise à Montélimar-sud, et seulement 156 km de Marseille par Uchaux et l'A7 prise à Orange. La grande ville la plus proche est toutefois Grenoble, située à environ 120 km à vol d'oiseau.

Grignan jouxte l'Enclave des papes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Grignan (197 m) est situé sur un piton rocheux, au cœur de la plaine du Tricastin, entourée de reliefs du nord au sud-est, et limitée à l'ouest par le Rhône[réf. nécessaire].

Les reliefs suivants peuvent être admirés depuis les terrasses du château de Grignan. Madame de Sévigné avait qualifié la vue comme « belle et triomphale »[réf. nécessaire].

  • Le relief le plus marquant est la montagne de la Lance au nord-est. Elle culmine à 1 338 m au rocher Garaux. Cette montagne est aussi une barrière climatique[réf. nécessaire].
  • Au nord se situe un petit massif d'environ 500 m d'altitude, la montagne de la Série, faisant la limite avec la plaine de la Valdaine. Ce petit massif est reconnaissable à ses éoliennes[réf. nécessaire].
  • À l'est, les montagnes de Nyons et des Baronnies poursuivent l'écrin montagneux avec la montagne de Vaux, Garde Grosse (944 m) et le rocher Saint-Julien[réf. nécessaire].
  • Au sud-est, le mont Ventoux, avec ses 1 911 m et son antenne, est souvent visible, sauf par temps brumeux[réf. nécessaire].
  • Vers l'ouest, on voit bien la crête Saint-Amand (730 m) et les dentelles de Montmirail (627 m), massif calcaire très reconnaissable, relevé par la faille de Nîmes[réf. nécessaire].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de Grignan est arrosée par le Lez, la Berre, ainsi que par la Chalerne, un affluent de 8 km du Lez[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Grignan est méditerranéen[3] à influence semi-continentale. Il est marqué par un important ensoleillement[4], d'environ 2500 heures par an[5],[6], avec de belles journées ensoleillées hivernales, par des précipitations assez abondantes[7] réparties surtout au printemps et à l'automne[3]. L'hiver et l'été sont assez secs[réf. nécessaire].

Le mistral souffle fréquemment, parfois fort. Il augmente la sensation de froid ressenti en hiver. Le brouillard est exceptionnel[8]. Grignan partage le climat de Valréas[réf. nécessaire].

Le nombre annuel de jours de gel est assez limité. En général, ce dernier n'est pas fort, mais des gelées exceptionnelles peuvent survenir[réf. nécessaire]. La neige n'est pas rare. Les chutes de neige de plus de 40 cm sont possibles mais exceptionnelles[réf. nécessaire].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L'accès par l'autoroute A7 se fait en sortant à Montélimar-Sud (depuis le nord) ou Bollène (depuis le sud). La commune est accessible par la route départementale RD 541 depuis Grillon, à l'est, ou Valaurie à l'ouest, ainsi que par la RD 71, depuis Chamaret, au sud, et Taulignan, au nord[réf. nécessaire].

De 1907 à 1932, la commune était desservie par le Chemin de fer Taulignan-Grignan-Chamaret, une ligne de chemin de fer secondaire annexe de celle de Pierrelatte à Nyons[réf. nécessaire].

Plusieurs lignes de transport en commun desservent la commune de Grignan :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Logements[modifier | modifier le code]

La commune comptait 975 logements en 2009, contre 724 en 1999. Les 2/3 sont des résidences principales, 80 % sont des maisons individuelles[12].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Une modernisation du village ancien a été menée sous l'impulsion du maire Bruno Durieux. Ce dernier a fait appel à l'architecte Jean-Michel Wilmotte pour la restauration de la place Sévigné, de la place du Jeu-de-Ballon, du Grand Faubourg, du Petit Faubourg et de la rue Montant-au-Château. L'aménagement de la Maison de pays (espace d'Art François-Auguste-Ducros) et de son esplanade sont également l'œuvre de Jean-Michel Wilmotte[réf. nécessaire].

Après avoir été en zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP), la commune est en aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (AVAP)[13]. Les modifications qui sont apportées au bâti existant sont soumises à une autorisation de l'architecte des Bâtiments de France[réf. nécessaire].

L'association pour la sauvegarde et la restauration de la collégiale de Grignan est à l'origine de la superbe restauration de la double porte d'entrée, de la porte latérale du XVIIe siècle et de la restauration des fonts baptismaux[réf. nécessaire].

Le jardin Sévigné, situé au pied du Château, est l'œuvre de l'artiste, et résidente du village, Françoise Vergier. Il est né d'une commande publique de l'État et fut conçu à l'occasion de la célébration nationale du tricentenaire de la mort de madame de Sévigné en 1996. Le nom Sévigné, écrit à la surface du sol, définit et délimite la plantation des buis et forme un labyrinthe pour les promeneurs, petits et grands[réf. nécessaire].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[14] :

  • 1119 : Castrum de Grainan (Juénin : Histoire de Tournus, 145).
  • 1178 : Castrum Gramnat (Juénin : Histoire de Tournus, 174).
  • 1253 : Grasignanum (archives de la Drôme, E 2442).
  • 1262 : Graignanum (cartulaire de Montélimar, 20).
  • 1276 : Greynihani (Nadal : Les Adhémar, 253).
  • 1280 : Grasinhanum (Nadal : Les Adhémar, 23).
  • 1285 : Grainanum (archives de Taulignan).
  • 1295 : Greygna (La Mure : Histoire de Forez, III, 84 bis).
  • 1296 : Territorium et Castrum de Graignano (inventaire des dauphins, 254).
  • XIIIe siècle : Grainiha (sceau à M. Flachaire de Roustan).
  • 1301 : Grasinanum (archives Morin-Pons).
  • 1329 : Grenhano (cartulaire de Saint-Paul-Trois-Châteaux).
  • 1334 : mention de l'église Saint-Vincent : Ecclesia Sancti Vincentii de Greynhano (Long, notaire à Grignan) (et[15]).
  • 1341 : Greynhanum (cartulaire de Montélimar, 46).
  • 1361 : Castrum de Grayano et Grayhano (choix de docum., 87).
  • 1375 : Guïrinhan et Dominus de Guirinhani (inventaire Morin-Pons, I, 87 et 89).
  • 1383 : Granyanum et Graynhanum (cartulaire de Montélimar, 76).
  • 1395 : Grainham et Grigne (ann. d'Aiguebelle, I, 524 et 528).
  • XIVe siècle : mention de la paroisse : Capella de Greignhano (pouillé de Die).
  • 1415 : mention de la paroisse : Capella de Greyniano (archives de la Drôme, fonds de l'év. de Die).
  • 1442 : Castrum Greniani (choix de docum., 279).
  • 1444 : Grignen (cartulaire de Montélimar, 121).
  • 1449 : mention de la paroisse : Capella de Greygnhano (pouillé historique).
  • 1461 : Graignanum (Bull. de la Soc. d'archéol., XIX, 238).
  • 1498 : Graynhanum (Mss. de Peiresc).
  • 1500 : Grinhianum (Bull. de la Soc. d'archéol., XIX, 238).
  • 1510 : Grehan (inventaire Morin-Pons, I, 139).
  • 1513 : Locus Greyhani (Long, notaire à Grignan).
  • 1516 : mention du chapitre : Collegium ecclesie de Grignano (rôle de décimes).
  • 1520 : Greignanum (archives municipales de Grignan).
  • 1523 : Grenhan (de Coston : Histoire de Montélimar, II, 152).
  • 1524 : Grignanum (de Coston : Histoire de Montélimar, II, 152).
  • 1525 : Grinhas (archives de la Drôme, E 4545).
  • 1538 : mention du chapitre Saint-Jean : L'église collegialle de Saint-Jehan de Greynhe (Long, notaire à Grignan).
  • 1540 : Greignan (inventaire Morin-Pons, I, 186).
  • 1540 : mention de la nouvelle église Saint-Sauveur : Ecclesia Sancti Salvatoris de Grignano (Long, notaire à Grignan).
  • 1544 : mention de la nouvelle église Saint-Sauveur : L'église de Sainct-Salveur et de Sainct-Jehan de Greignan (Long, notaire à Grignan).
  • 1891 : Grignan, chef-lieu de canton, arrondissement de Montélimar.

1891 : mention d'un quartier de Grignan : Grignaneau, mentionné au XVIIIe siècle sur la carte de Cassini[16].

Autres sources :

  • Vers 1138-1163 : Gradinano[17].
  •  : Greignan (inventaire du château de Grignan)[18].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Grignan viendrait du latin Gratinius, formé sur gratus, « qui a de la grâce »[17].

(nh se pronone [ɲ] en provençal).

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Vestiges préhistoriques[19].

Protohistoire : les Celtes[modifier | modifier le code]

Oppidum[19] / Oppidum de Beauregard.

Au niveau de l'actuel château, il y a eu une occupation protohistorique et antique attestée par des tessons de céramique trouvés sur place (mais sans trace d'habitat retrouvée)[20].

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

  • Vestiges gallo-romains : tombe, borne milliaire[19].
  • Colonne romaine avec inscriptions latines actuellement présentée à la mairie[réf. nécessaire]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

L'histoire médiévale de Grignan semble commencer à Cordy (à l'ouest du village) et à la Motte[20].

Citadelle au Moyen Âge[19].

845 : Grignan est rattaché au Royaume de Provence[21].

Chronologie générale

La seigneurie[14] :

  • Grignan est une baronnie appartenant aux Adhémar.
  • 1257 : les Adhémar l'hommagent aux comtes de Provence et donnent aux habitants des libertés municipales.
  • 1558 : Grignan devient le chef-lieu d'un comté, comprenant, outre la commune de ce nom, celles de Chamaret, Chantemerle, Clansayes, Colonzelle, Montjoyer, Montségur, Réauville et Salles.
  • 1561 : bien que légué aux Lorraine-Guise, l'héritage des Adhémar passe aux Castellane.
  • 1714 : passe (par mariage) chez les Simiane-Treschenu.
  • 1732 : le comté est vendu aux Félix du Muy, derniers seigneurs.
Détail

En 1125 puis 1195, après les partages de la Provence[22], les nouveaux seigneurs de Grignan, les Adhémar, se sentirent menacés au nord par les comtes de Valentinois et au sud par les comtes de Toulouse. Ils prêtèrent hommage, dès 1239, pour tous leurs domaines, à Raymond-Béranger V, comte de Provence, afin d'obtenir sa protection[23]. Leurs terres furent ainsi volontairement ajoutées à celles dont ce dernier était déjà le seigneur ou suzerain.

Comme pour d'autres terres (Montdragon, Les Saintes-Maries-de-la-Mer, Les Baux, Salon, Aurons, Aureille, Entrevaux, Saint-Tropez appelé alors Saint-Nazaire, Monieux, Aurel, Saint-Trinit, Ferrassières)[23], ces terres furent considérées comme petites terres et terres adjacentes par opposition aux grande terres de Provence. Les seigneurs de ces territoires ne pouvaient pas participer aux assemblées provinciales, et ces terres étaient imposées séparément[23].

Le bourg castral est mentionné dès 1105 et se développe aux XIIIe siècle et XIVe siècle, notamment sous l'égide de la puissante famille des Adhémar de Monteil. Les Adhémar prirent possession au XIIe siècle d'un castrum édifié un siècle auparavant[20]. La branche cadette de la famille, les Adhémar de Grignan, prend possession de manière définitive de la seigneurie en 1239[réf. nécessaire].

1257 : dans l'inventaire du château de Grignan du (fait par des avocats de la cour d'Aix chargés de la succession de François de Grignan), une liasse est retrouvée, dans laquelle se trouve un hommage rendu au Roi Charles de Provence et à madame Béatrix, sa femme, par Adhémard seigneur de Grignan en l'année 1257[18].

Le village qui s'étend au pied et tout autour de son château reste abrité à l’intérieur de ses murailles jusqu'à la fin du XVe siècle. Il faudra attendre le milieu du XVIe siècle pour voir apparaître la première extension de l'agglomération avec la construction de places et de lieux encore présents aujourd'hui. C'est le cas du Grand et du Petit Faubourg, de la promenade et du jeu du Mail (1550). De cette même période, datent aussi l'édification de la collégiale Saint-Sauveur (1535-1542) et les grands travaux d'embellissement du château (1543–1557). Ces travaux transforment l'ancienne forteresse médiévale en un palais de la Renaissance[réf. nécessaire].

Grignan, et tout le territoire qui en dépend, fut une terre rattachée à la Provence mais enclavée dans le Dauphiné (d'où le nom parfois utilisé de terre adjacente). Les monnaies trouvées dans les fouilles du château attestent surtout d'échanges avec le Comtat Venaissin voisin (monnaies papales)[20].

Gaucher Adhémar acquit le droit de battre monnaie en ses terres en 1356. Ce texte attestant de ce privilège octroyé par Charles le Quart à Gaucher fut aussi retrouvé au château lors de l'inventaire de 1555[réf. nécessaire].

La sœur de Gaucher, Jeanne Adhémar, épousa en 1439 Pierre de Glandevès, seigneur de Faucon, grand échanson du roi René[réf. nécessaire].

Guyot Adhémar fut chambellan du roi de Sicile, comte de Provence en 1419[24].

Gaucher Adhémar, baron de Grignan dès 1476-1477, fut échanson en 1456, puis écuyer en 1475, de Louis, dauphin (puis roi sous le nom de Louis XI). Jusqu'en 1481, il rendit hommage, pour sa baronnie, aux comtes de Provence, comme ses pères, qui étaient parfois aussi à leur service[18].

Les seigneurs de Grignan ont rendu de nombreux hommages aux comtes de Provence pour leur baronnie[18].

Jusqu'à la Révolution française, Grignan reste une seigneurie de Provence[25], enclavée en Dauphiné et jouxtant le Comtat Venaissin[26].

Dans l'inventaire du château de Grignan du [18], à la mort de Gaucher, plusieurs documents attestent de la situation de Grignan, enclave de Provence en Dauphiné :

  • p. 5 : ... ladite ville, terre, place et seigneurie de Grignan, assise dans le Comté de Valentinois, [...], au ressort toutefois de Provence, [...], dans le diocèse de Die.
  • p. 26, CIIIIXXIII/II : item ung hommage faict par Giraud Adhaymar seigne(ur) de Greignan au conte de Prouvence de ladite barronye de Grignan et ses appartenences en datte de l'an mill deux cens nonante et le quinzième janvier 1290, [...], puis suivent de nombreux hommages des Adhémar au Comte de Provence.
  • p. 27 : autre hommage faict par Giraud Adhyamar, seigneur de Greignan, à Jehanne, contesse de Prouvence, de ladite baronnye et ses appartenances et autres plusieurs terres.
  • p. 29 : Aultre instrument d'hommage faict par Messire Loys Adhaymar de Monteil au Roy conte de Provence de ladite barronye de Greignan et ses dépendances [...] en datte de l'an mil cinq cens dix sept et le dixième décembre 1517.

En 1558, la baronnie de Grignan est érigée en comté par lettres patentes de Henri II[21] pour Louis Adhémar (qui est à l'origine de la reconstruction du château et de l'édification de la collégiale).

Le comté de Grignan en Provence ne correspond pas exactement aux petites terres de Provence, puisque Chamaret, faisant partie du comté, y constitue une enclave dauphinoise, et que Aleyrac est dauphinois. Par ailleurs, Allan, hors du comté de Grignan, est une terre provençale[23].

En 1558, la maison de justice des seigneurs de Grignan comportait un bailliage (première instance) avec un juge (bailli), son lieutenant, un procureur et un greffier, ainsi qu’une cour d’appel ressortissant en partie au Parlement de Provence à Aix[27].

Carte du comté de Grignan de Provence aux environs de 1700.

François de Grignan fut l'époux de la fille de Madame de Sévigné, Françoise Marguerite, avec qui il s'est marié en 1669. Leur union les amena à séjourner régulièrement au château de Grignan et est à l'origine de la célèbre correspondance épistolaire qu'a entretenu la comtesse de Grignan avec sa mère qui résidait à Paris. La comtesse mourut en 1696 au village et fut inhumée dans la collégiale Saint-Sauveur[réf. nécessaire].

Sous Louis XIV, François de Grignan fut nommé lieutenant général des armées en Provence pendant 45 ans. Il a participé à de nombreux sièges, dont Nice et Orange (qui sera ralliée à la couronne de France après la destruction du château des Nassau sur ordre de Louis XIV[21]). Ses victoires apportent au bourg et au château une certaine notoriété durant le XVIIe siècle[21]. Il est l'un des personnages illustres de la dynastie des seigneurs de Grignan.

Il est cependant resté dans l'ombre de son illustre belle-mère, madame de Sévigné, qui a donné son nom à de multiples endroits et établissements du village (Place Sévigné, Fontaine Sévigné, bar Le Sévigné, tabac Le Sévigné, hôtel Le Sévigné, Espace Sévigné (salle des fêtes), etc.).

Au XVIIIe siècle, la carte de Cassini (section de Vaison-la-Romaine)[28] fait état des limites du comté de Grignan, qui est noté comme inclus en Provence, tandis que la ville adjacente de Taulignan est incluse dans le Dauphiné[25].

En , une procédure est faite à Grignan par les commissaires du parlement d'Aix contre les habitants du Comtat venaissin pour avoir derrivé (sic) la rivière du Lez[18].

Sous l'Ancien Régime, la communauté gérait ses affaires de manière autonome. Tous les habitants avaient part à l'assemblée du village qui était cependant peu fréquentée[29].

Avant 1790, Grignan était une des terres adjacentes de Provence, c'est-à-dire une communauté du ressort du parlement et de l'intendance d'Aix. Cette communauté était le siège d'un bailliage, tribunal composé d'un bailli ou grand juge, d'un lieutenant et d'un procureur fiscal, connaissant sur appel des causes de toutes les communautés ou paroisses du comté de Grignan[14].

Dernièrement divisée en deux paroisses, dites de Grignan et de Bayonne (voir ce nom), cette communauté n'en forma pendant longtemps qu'une seule, dont l'église était dès 1106 sous le vocable de Saint-Vincent et dépendait du prieur des Tourrettes qui y prenait la dîme[14] :

  • En 1345, cette première église fut remplacée par une autre, que l'on dédia à saint Jean-Baptiste en 1458, et dans laquelle fut établi, en 1484, par les seigneurs de Grignan, un chapitre composé de six chanoines sous un doyen, auquel furent unis, en 1539, avec le prieuré des Tourrettes, ceux du Val-des-Nymphes, de Revest, d'Esparron et des Pallières, plus le doyenné de Colonzelle.
  • Ainsi devenu décimateur à Grignan, ce chapitre auquel furent encore unis les prieurés de Chamaret, de Clansayes, de Montségur, d'Ortigues et de Saint-Amand, fut transféré, en 1543, dans une nouvelle église dite de Saint-Sauveur qui, celle de Saint-Jean-Baptiste ayant été ruinée pendant les guerres de religion, devint alors et est restée, jusqu'à la Révolution, collégiale et paroissiale.
  • Le chapitre de Grignan se composait, en dernier lieu, d'un doyen, ayant toute juridiction sur les membres du chapitre, avec le droit de porter la mitre, la crosse et l'anneau, et de donner la première tonsure ; d'un sacristain, qui était en même temps curé ; d'un capiscol ; d'un maître de choeur ; de six chanoines et de quatre hebdomadiers.

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

Par la loi du 7 mars 1790, Grignan forma à lui seul un canton de l'arrondissement de Montélimar, dans lequel la réorganisation de l'an VIII a fait entrer les communes de Chamaret, Chantemerle, Colonzelle, Montjoyer, Montbrison, Le Pègue, Réauville, Roussas, Rousset, Saint-Pantaléon, Taulignan et Valaurie. Cependant Taulignan fut le chef-lieu du canton ainsi constitué jusqu'au 9 frimaire an X, date à laquelle Grignan le devint[14].

Grignan au XIXe siècle illustré par Victor Cassien (1808 - 1893).

XIXe siècle : le maire François-Auguste Ducros fait édifier le lavoir place du Mail (1840)[30], la mairie de style néo-classique (1857) à la place des anciennes halles du XVIe siècle[31]. Il fait aussi abattre trois portails d'entrée dans la ville pour faciliter le passage des charrettes[21].

La « gare » du tramway, au pied du château.

Le bourg fut desservi de 1907 à 1928 par le Chemin de fer Taulignan-Grignan-Chamaret [32], ligne métrique appelée localement tramway à vapeur permettant de rejoindre (à Chamaret) la ligne Pierrelatte-Nyons du Paris-Lyon-Méditerranée[réf. nécessaire] [33].

L'agriculture de cette époque est marquée par de nombreux élevages, notamment ovins, des truffières, une polyculture. Un abattoir pour agneaux était présent sur la commune (c'est aujourd'hui un bâtiment de l'actuelle caserne des pompiers)[réf. nécessaire]. La vigne et le lavandin se sont beaucoup développés après 1950[réf. nécessaire]. Grignan avait aussi des carrières de pierre de taille, dans le Rouvergue (territoire situé entre Grignan et Chantemerle-lès-Grignan)[34][réf. nécessaire].

Le , la piscine municipale est inaugurée[21].

le , l'ancienne gare du chemin de fer Taulignan-Grignan-Chamaret est détruite[21].

Le est inauguré le nouveau pont Sévigné sur le Lez. Il permet la mise en place de la déviation autour de Grignan, mettant ainsi fin à la traversée obligatoire du village par les voitures et camions se rendant à Valréas et Nyons[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[35]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1830 1837 Joseph-Etienne Salamon[36],[37]   Baron d'Empire, Officier de la Légion d'honneur,
officier d'état-major, chef du bureau au Ministère de la guerre
Conseiller général de Grignan (1833 → 1839)
24 juillet 1837 29 octobre 1868 François Auguste Ducros[Note 1]   Notaire, chevalier de la Légion d'honneur[réf. nécessaire].
1869 1869 Joseph François Pize    
1869 1870 Joseph Auguste Labaume    
1870 1870 Émile Loubet Républicain Avocat
Futur président de la République
1870 1871 Pierre Léon Courtés    
1871 1871 Léon Armandy    
1871 1877 Bernard Albert Martin    
1877   Théodore Flachaire de Roustan    
1878 1878 Pierre Courtés    
1878 1881 Dieudonné Chapouton    
1881 1884 Séverin Feschet    
1884 1894 François Peyrremond   Médecin
Conseiller général de Grignan (1889 → 1894 et 1925 → 1926)
1894 1904 Jules Chapon Républicain  
1904 1919 François Peyrremond   Conseiller général de Grignan (1889 → 1894)
1920 1924 Louis Crozat    
1924 1926 François Peyrremond   Médecin
Conseiller général de Grignan (1889 → 1894 et 1925 → 1926)
Décédé en fonction
1926 1945 André Vergier   médecin
1945 1947 Léopold Veyrier DVG Cadre SNCF
Conseiller général de Grignan (1945 → 1949)
1947 1953 André Vergier   Médecin
1953 1959 Léopold Veyrier DVG Cadre SNCF
1959 1971 Maurice Chapouton   Trésorier payeur
1971 1983 Roger Monteillet   Exploitant agricole
1983 1995 Marcel Robert PCF Directeur d'école
1995 En cours
(au 17 juin 2019[38])
Bruno Durieux[Note 2],[39] CDS
puis MDR
puis DVD
Polytechnicien, administrateur de l'Insee, inspecteur général des finances,
Ministre (1990 → 1993)
Président du comité national des conseillers du commerce extérieur de la France (CNCCEF) (1999 → 2014)
Membre de la commission de déontologie de la fonction publique (2001 → 2009)
Président de la commission des comptes de santé[réf. nécessaire]
Président de la CC du Pays de Grignan ( ? → 2013)
Vice-président de la CC Enclave des Papes-Pays de Grignan (2017 → )

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Nyons du département de la Drôme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la troisième circonscription de la Drôme.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Grignan[40]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est désormais le bureau centralisateur, est modifié, passant de 13 à 21 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Grignan, jusqu'alors membre d'aucune intercommunalité à fiscalité propre, est devenue membre le de la communauté de communes Enclave des Papes-Pays de Grignan créée par la fusion de la petite communauté de communes du Pays de Grignan et de la communauté de communes de l'Enclave des Papes.

Cette intercommunalité a la particularité de s'étendre sur deux régions, Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La collecte des emballages recyclables n'est pas encore organisée. Le village n'a pas encore rejoint les nombreux villages de France qui éteignent les lampadaires après minuit pour des raisons économiques, écologiques (biodiversité, animaux nocturnes) et astronomiques (observation du ciel, lutte contre la pollution lumineuse)[réf. nécessaire]

Les rues du villages ne sont plus désherbées à l'aide d'herbicides. Le village est fleuri. Il fait partie des villages botaniques de la Drôme. Il comporte une grande collection de rosiers anciens plantés et entretenus par l'Association Pierres et Roses anciennes avec une éthique environnementale. Les avancées environnementales ont surtout été obtenues par l'aboutissement des longs efforts d'habitants et associations. Ce sont les habitants qui ont exhorté la municipalité à ne plus utiliser d'herbicide[réf. nécessaire]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[42].

En 2017, la commune comptait 1 551 habitants[Note 3], en diminution de 4,14 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7021 6691 9621 6072 0251 9011 9481 9571 917
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9791 9341 9321 8401 8021 7481 7071 6571 539
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5031 4661 4561 2281 1221 1351 0941 0751 052
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 0721 1131 0991 1471 3001 3531 4521 6071 534
2017 - - - - - - - -
1 551--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le groupe scolaire Émile-Loubet accueille les élèves de classes de maternelle et primaire. Il est composé de six classes pour 138 enfants[44].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête communale : lundi de Pâques[19].
  • Fête patronale : deuxième dimanche d'août[19].
  • Concerts d'orgues et musique ancienne (collégiale, à Pentecôte)[19].
    • Ces concerts sont organisés par le Comité des Orgues de Grignan, et échelonnés au long de l'année[réf. nécessaire].
  • Fin mars a lieu depuis quelques années le comptoir des poètes[45].
  • Début mai se déroule la Fiero au Païs, foire agricole du pays de Grignan[46], marquée par un concours de fauchage à l'ancienne, un spectacle chaque année différent, une exposition sur le thème de l'agriculture et une fête foraine[réf. nécessaire].
  • Durant cinq jours de la première semaine de juillet a lieu le Festival de la Correspondance[47].
  • En juillet et en août se déroulent les fêtes nocturnes du château de Grignan. Chaque année se joue, devant la façade est du château de Grignan, en plein air, une pièce de théâtre[réf. nécessaire].
  • À la fin du mois d'août, pendant cinq jours, a lieu depuis quelques années un festival de musique : les Soirées musicales de Madame de Sévigné.
  • Grignan propose des activités culturelles tout au long de l'année avec la MJC (théâtre, peinture, section botanique organisant une sortie mensuelle avec le groupe de Clansayes...).

Crèches de Noël[modifier | modifier le code]

La crèche de Grignan, installée dans une chapelle de la collégiale Saint-Sauveur, de style provençal, a pour particularité d'être animée. De nombreuses maisons du village ont été reproduites à l'échelle, avec quelques imperfections (linteaux plats au lieu d'être cintrés par exemple) et quelques maisons manquantes. L'ensemble est d'une grande qualité. Le ciel a été peint par Sergio Ferro, un artiste brésilien résidant une grande partie de l'année à Grignan[réf. nécessaire].

Une autre crèche, permanente celle-là, est installée en périphérie du village dans le quartier de la Petite Tuilière. Sa visite est payante. Elle est considérée comme la plus grande du monde[réf. nécessaire]. Ce village provençal miniature[48] est composé de plus de quatre-vingts maisons dont la hauteur s'étage entre 1 mètre et 1,20 mètre. Elles ont été construites avec les mêmes matériaux que ceux qui sont traditionnellement utilisés dans la région (pierre, bois, ciment). Elles ont été recouvertes de 60 000 tuiles ; ces toitures pèsent entre 50 et 120 kilos chacune. La crèche, qui couvre 1 116 m2, est animée par plus de 1 000 santons[49].

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Randonnées (itinéraires champêtres)[19].
  • Piscine[19].
  • Chasse et pêche[19].

Santé[modifier | modifier le code]

Plusieurs médecins généralistes et dentistes sont installés à Grignan, ainsi que des infirmières, trois masseurs-kinésithérapeutes, deux ostéopathes, une diététicienne et une pharmacienne[réf. nécessaire].

La commune ne dispose pas d'hôpital. Le plus proche se situe à Valréas (9 km) mais les hospitalisations nécessitant une intervention chirurgicale ou des examens complémentaires (scanner, IRM, etc.) doivent se faire à l'hôpital de Montélimar à environ 30 km[réf. nécessaire].

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La piscine municipale de Grignan est ouverte du 1er juillet au , et dispose d'un bassin de 25 m[50] et d'un grand bassin pour les enfants. La commune dispose également d'un stade de football, de terrains de tennis, et d'un boulodrome[51]. Des évènements sportifs annuels sont également organisés : « La Foulée de la marquise » (une course à pied) et à une course à VTT, « Les Cyclos grignanais » organisent plusieurs courses de cyclotourisme et à VTT[52].

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique, dotée de la collégiale Saint-Sauveur de Grignan dépend du diocèse de Valence, paroisse Saint-Jean-François-Régis-sur-Lez.

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : lavande (essence), vignes (vin AOC Coteaux du Tricastin), ovins, apiculture (miel), truffes[19].

  • Produits locaux : pognes Boeuf grignan, confiserie Rochers Sévigné[19].
  • Marché : mardi (truffes du 1er octobre au 1er avril)[19].

Culture de lavandin (coopérative agricole de distillerie de lavande), de truffes, de vigne (vin AOC Grignan-les-adhémar et de tournesol. De nombreux apiculteurs produisent du miel[réf. nécessaire].

Artisanat[modifier | modifier le code]

De nombreux artisans y sont implantés (ferronniers, maçons, tailleur de pierres, potier, céramiste d'art, etc.)[réf. nécessaire]

Commerce[modifier | modifier le code]

Commerçants, hôtels, restaurants[réf. nécessaire].

Industrie[modifier | modifier le code]

  • Entreprise Durance en Provence[53].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Syndicat d'initiative[19].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Grignan, côté ouest (bâtiments sur la cour du puits) et collégiale Saint-Sauveur.
  • Restes du castrum médiéval des Adhémar.
  • Four banal : l'ancien four banal est mentionné à plusieurs reprises dans les archives du village. On retrouve des textes qui, dès le XIVe siècle, rappellent aux habitants l'obligation de cuire leur pain dans le four du seigneur. Ses restes sont visibles dans la rue du Four. Les voûtes ruinées qui le précèdent sont les restes d'une maison qui avait été bâtie devant.[9]
  • Chapelle romane Saint-Vincent (IMH).
    • Elle se situe au cimetière. C'est aujourd'hui le monument le plus ancien de Grignan. De style roman primitif, la chapelle date du XIe siècle. Sa façade et la régularité de sa construction en petit appareil en font un édifice remarquable. Mentionnée dans une bulle du pape Pascal II datée du , elle dépendait du prieuré des Tourrettes, du diocèse de Die, et fut église paroissiale de 1280 jusqu'au XVe siècle. Son abside, voûtée en cul de four, paraît avoir subi de nombreuses transformations au XIVe siècle[réf. nécessaire]. En 2013, ses vitraux XIXe siècle ont été retirés pour faire place aux créations contemporaines de Ann Veronica Janssens.
  • La Porte du Tricot : cette porte fortifiée est l'une des deux portes fortifiées ayant subsisté à Grignan. Elle date du XIIIe siècle et a été surélevée en 1600 afin d'accueillir une cloche et une horloge qui lui valent son surnom de beffroi. Le parement de la voûte a été restauré[54]. L'autre porte fortifiée est située au nord-est près de l'hôtel Sévigné, mais ne présente pas autant d'intérêt. On voit des traces (insertion d'un claveau) de la porte de Coste-Chaude et la porte de la rue Saint-Louis[réf. nécessaire].
    • Beffroi (XIIe siècle) (MH) et porte (XIVe siècle).
  • Maison de Justice (XIIe siècle).
    • La Maison du Bailli. Cette maison de justice est l'un des édifices les plus anciens de Grignan avec la chapelle Saint-Vincent. Ses bâtiments ont hébergé la chapelle Saint-Louis qui servit d’église paroissiale à la fin du XVIe siècle, puis la Confrérie des Pénitents blancs du Saint-Sacrement aux XVIIe et XVIIIe siècles.
    • Au XIXe et au début du XXe siècle, elle abritait une école de garçons (1831-1965).
    • Des fenêtres percées au XIXe siècle en ont beaucoup modifié l'aspect. Une intéressante ouverture murée en plein cintre, romane, est visible depuis la Poste.
    • Aujourd'hui, cette maison abrite Colophon, Maison de l'imprimeur, à la fois musée de l'imprimerie avec une collection de presses du XIXe siècle, atelier, librairie et éditeur[55].
  • Maisons anciennes (style gothique) : voûtes dans les vieilles rues (XIIe siècle au XIVe siècle).
  • Ancien hôpital (XVe siècle).
  • Château de Grignan : trois corps de bâtiments (XVIe siècle),façade des Prélats et mur avec portail (XVIIe siècle) (IMH)[19].
Collégiale Saint-Sauveur - Façade.
  • Église (MH) et son escalier (MH) : ancienne collégiale Saint-Sauveur (XVIe siècle) : verrières, portail Renaissance entre deux tours, nef voûtée d'ogives flamboyantes, abside à cinq pans, boiseries (XVIIe siècle), tribune seigneuriale (14 m), buffet (XVIe siècle), retable (XVIIe siècle), réserve baptismale (XVIIe siècle), orgue (XVIIIe siècle), toiles (XVIIe siècle et XVIIIe siècle), nombreux objets classés dont le plateau de quête[19].
    • Orgue construit par Le Royer en 1663[56].
  • Le presbytère (ou cure), ancien palais de la doyenneté, il servit de mairie de la Révolution jusqu'en 1857. Aujourd'hui c'est une maison privée qui conserve une cheminée classée du XVIe siècle. Cet édifice inscrit aux Monuments historiques a cependant été modifié en 2013 avec des surhaussements, et deux extensions arrondies à l'Est et au Sud. L'ancien escalier de la mule qui desservait l'étage depuis la rue sous les remparts a été détruit pour laisser place à une entrée de garage[réf. nécessaire].
  • Les restes de la rue couverte : au XVIe siècle existait, pour permettre la circulation, autour des remparts de la ville, de la garnison militaire, une rue couverte et voûtée. Cette rue s'étendait sur l'actuelle montée du Tricot (aujourd'hui à ciel ouvert) et se poursuivait le long des remparts. On en retrouve des traces. La plus visible est la voûte située près de la calade entre l'escalier appelé escalier Neuf (au sud) et la Grande Rue (au nord). Cette section de voûte a été correctement terminée par de belles pierres et une liaison au mur après la création de cet escalier neuf et de la calade au XIXe siècle[réf. nécessaire].
  • Hôtel particulier de la rue du Grand Faubourg
Au no 27 de la rue du Four s'élève un ancien hôtel particulier édifié à partir de 1680[57] mais surtout au milieu du XVIIIe siècle[58] où les travaux ont été commandés par M. Flachaire (famille qui prendra le nom de Flachaire de Roustan à partir de 1875)[59]. La façade sur rue présente une ordonnance de cinq travées, avec des fenêtres cintrées, une porte imposante, dominée par un balcon supporté par d'importantes consoles sculptées, et agrémenté d'un garde-corps en ferronnerie. Les clés de voûte des fenêtres n'ont pas été terminées ; elles ont été posées mais non sculptées, ce qui laisse à penser que la décoration a été brutalement interrompue[57]. Cet hôtel particulier a abrité l'école privée Sainte-Thérèse au XXe siècle (jusqu'à sa fermeture définitive au début des années 2000)[réf. nécessaire].
  • Place du Mail et lavoir monumental[19].
  • Mairie (XIXe siècle)[19].
  • Statue de la marquise de Sévigné (XIXe siècle)[19].
Autres maisons remarquables[réf. nécessaire]
  • Près de la calade menant de la rue du Four au Chemin de ronde se trouvent les restes d'un bel hôtel particulier de la fin du XVe siècle, en grande partie reconstruit. Quelques pierres sculptées de style gothique flamboyant peuvent être admirées, notamment sur la partie ruinée non relevée.
  • Rue Saint-Sauveur, au numéro 7, se trouve un grand hôtel particulier à la façade reconstruite au XVIIIe siècle. Il est particulièrement remarquable vu depuis le sud du village où il forme un alignement de grandes fenêtres cintrées.
  • Rue Saint-Louis, près du numéro 13, se trouve un ancien hôtel particulier du XVIe siècle dont les fenêtres à meneaux et le porche voûté donnant sur la cour ont été vendus à des acheteurs des États-Unis au début du XXe siècle. Des gravures montrent le porche encore présent (il est aujourd'hui remplacé par un linteau de béton). À l'intérieur de ce bâtiment se trouve un très bel escalier à vis qui eut à souffrir des ondes de choc du séisme qui détruisit Clansayes sous Louis XV et qui fit quelques dégâts à Grignan (linteaux et marches fissurés).
  • En face se trouve un bel édifice avec une avancée et une fenêtre moulurée. Des balustrades provenant des pillages du château de Grignan sont visibles depuis la rue de l'Hôpital et la rue Coste-Froide.

Hors du village[modifier | modifier le code]

  • Bayonne : fermes fortes et maisons (XVIIe siècle)[19].
  • Bayonne : chapelle Saint-Pierre, remaniée[19].
  • Sarson : église clunisienne ruinée : clocher (XIIe siècle et XIIIe siècle)[19].
    • Sarson (bord de la RD 56 en allant vers Réauville, après Bayonne) : à cet endroit s'élevait une abbaye, avec une église clunisienne des XIIe-XIIe siècles. Il subsistait, jusqu'à une époque récente, une partie de la voûte du chœur. Comme elle menaçait ruine, elle a dû être abattue pour des raisons de sécurité au moment de la transformation de la ferme (du XIXe siècle édifiée à l'emplacement de l'abbaye) en chambres d'hôtes. De vieux murs subsistent[14]. Désormais, le domaine de Sarson est loué pour des mariages ou séminaires[60].
  • Tourette : murs ruinés de l'église pré-romane[19].
    • Tourrette (bord de la RD 56 en allant vers Salles-sous-Bois) : un monastère s'élevait à cet endroit où il existe aujourd'hui des bâtiments d'habitation XIXe siècle. On peut encore y voir un imposant mur de l'église pré-romane[14].

Monuments disparus[modifier | modifier le code]

Près du cimetière se trouvait aussi la chapelle Notre-Dame-de-Beaulieu ou de l'Aumône[61],[15], qui dépendait du diocèse de Saint-Paul-Trois-Châteaux et de l'archevêché d'Arles (archives de Valence). Cette chapelle était en ruines en 1836[20],[62] puis ses pierres ont servi à la construction d'un pont sur la Berre. Elle avait une forme de croix latine à abside mesurant douze mètres dans œuvre, et un clocher-mur à arcades sur le chœur[20].

À côté de cette chapelle se trouvait l'Aumône, établissement destiné aux malades et aux pauvres, attesté dès le XIIe siècle par une bulle du pape Pascal II datée du . Cet hospice s'élevait à l'ouest du fossé dit « vallat de l'Andrône », sur la terre de Notre-Dame, actuel pré Chapouton où a lieu le concours de fauchage de la foire agricole[61].

Dans le village se trouvait la chapelle Saint-Louis. Cette chapelle ayant été transformée en temple par les protestants, ce sont les catholiques qui la détruisirent au XVIe siècle. Seule la crypte et quelques rares vestiges extérieurs sont encore visibles dans une propriété privée où la crypte sert de cave[réf. nécessaire].

L'entrée de l'hôpital de Grignan était située dans l'actuelle rue d'Or où, en 1444, dame Alix Auriole, veuve de Bertrand de Vesc, lègue la maison qu'elle y possède pour y fonder un premier établissement intra-muros qui est à l'origine de l'hôtel-Dieu de la Croix, devenu asile, pensionnat, école primaire de filles, et dont les bâtiments abritent aujourd'hui la poste et la bibliothèque de la commune[63],[64]. Si l'ensemble des bâtiments a été assez profondément modifié au XVIIIe siècle et au XIXe siècle, la porte d'entrée du XVe siècle a subsisté. Elle est visible rue d'Or où elle arbore le monogramme « IHS » sur son linteau. De même, dans la rue montant au château où l'on voit une tourelle en léger encorbellement avec ses moulures et sa petite fenêtre à meneau murée est un beau reste. Des restes de fenêtres à meneaux sont décelables derrière le crépi de la maison du 3, rue Montant au Château (au-dessus des encadrements cintrés XVIIIe siècle). Un reste de fenêtre gothique à remplages a été conservé dans un mur du grenier de cette maison[réf. nécessaire]).

Plusieurs portes fortifiées ont été détruites, dont on peut encore observer des restes : un claveau permettant la liaison entre l'arc de la porte fortifiée et le mur, une porte près de l'actuelle place Coste-Chaude, ancienne « place aux Herbes » du cadastre de 1836), une porte rue Saint-Louis.

La gare de l'ancienne ligne de tramway à vapeur Taulignan-Grignan-Chamaret se trouvait près de l'actuelle piscine. Cette gare peut être vue sur d'anciennes cartes postales[réf. nécessaire].

Murs et cabanes de pierre sèche[modifier | modifier le code]

Le Pays de Grignan est parsemé de murets de pierre sèche, qui sont, selon les endroits, en mollasse ou en calcaire. Beaucoup de ces murs, faute d'être régulièrement entretenus, se dégradent ou s'écroulent. Les rares murets reconstruits ne le sont pas selon les règles puisqu'ils font appel à du mortier. À Taulignan, se trouvaient des murets faits de grandes dalles calcaires placées verticalement et alignées les unes à côté des autres. Ces constructions se raréfient.

Les cabanes du pays de Grignan sont à base carrée. Elles datent pour la plupart du XIXe siècle. Beaucoup sont ruinées, certaines ont la voûte effondrée mais les murs en bon état. D'autres sont détruites et pillées par des voleurs de pierres. Aucune loi ne permet leur protection. Leur avenir dépend donc du bon vouloir de leurs propriétaires (qui reculent souvent devant les frais de restauration par des professionnels de la pierre sèche). C'est un patrimoine en péril à Grignan, alors qu'à d'autres endroits, la présence de cabanes en pierres sèches est devenue un attrait touristique, comme dans le Causse de Gramat (Lot) ou sur le plateau des Claparèdes (Vaucluse)[réf. nécessaire].

Au cours des années 2010, Jean-Pierre Couren, ancien conseiller municipal délégué à la culture, ancien conservateur des Monuments historiques, avait commencé un programme d'inventaire et de restauration. Le muret de pierres sèches bordant l'ancien chemin de Donzère a ainsi été restauré, dans la limite des moyens financiers, grâce à Loys Ginoul (murailler de Provence) et une équipe de personnes en réinsertion[réf. nécessaire].

Désormais, les anciens murets de pierres sèches sont reconstruits avec du mortier, en tentant de respecter l'appareillage traditionnel et l'assise sommitale de pierres en délit (inclinées) (exemple: route de Montélimar)[réf. nécessaire].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Musée municipal : mobilier, tapisseries (XVIIe siècle)[19].

Espace d'Art François-Auguste Ducros[modifier | modifier le code]

L'Espace d'Art François-Auguste Ducros est un lieu municipal principalement consacré à l'art contemporain qui comporte trois salles d'expositions. Il est installé dans une ancienne demeure bourgeoise au cœur du village. Cet espace porte le nom d'un ancien maire de Grignan à qui l'on doit l'essentiel du développement du village dans la première moitié du XIXe siècle.

  • Le bâtiment qui abrite l'espace a été rénové en 2004 par l’architecte Jean-Michel Wilmotte, par la volonté du conseil municipal et sous mandat du maire Bruno Durieux. Le bâtiment comprend également l'Office du Tourisme du Tourisme du Pays de Grignan, la bibliothèque municipale, le Syndicat des Vignerons de l'AOC Grignan-Les-Adhémar et son caveau de dégustation.
  • Cet espace fonctionne actuellement au rythme de trois expositions par an en partenariat avec des acteurs de la région.
    • La première exposition est programmée par l'association Les Enfants du Facteur vouée au rapprochement des arts singuliers et natifs (dont le précurseur est, pour de nombreux artistes, le facteur Cheval) à l'art contemporain.
    • La deuxième exposition est réalisée par l'Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne/Rhône-Alpes qui présente, en juillet, des œuvres de sa collection en rapport avec la thématique du Festival de La Correspondance.
    • La troisième exposition est proposée par la commission culturelle de la ville de Grignan. Elle permet de présenter le travail d'artistes, régionaux principalement.
  • Ce lieu culturel est gratuit est accessible à tous, les animaux sont également acceptés.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Grotte de Rochecourbière (site classé) : abri sous roche aménagé au XVIIe siècle[19].
    • La grotte[65],[66], est située à environ un kilomètre du village. C'est une avancée de rocher baptisée « la roche courbée » ou Rochecourbière. Il s'agit d'un site préhistorique.
      • Il a fait partie des possessions des seigneurs de Grignan et a été recensé dans les biens seigneuriaux en 1789 comme « garenne de Rochecourbière ».
      • La grotte a été aménagée au XVIIe siècle par le chevalier de Grignan, Joseph Adhémar, frère du comte François-Adhémar de Grignan, époux de Françoise, comtesse de Grignan et fille de la célèbre madame de Sévigné. On a pu dès lors accéder à la grotte par un grand escalier conduisant à une esplanade sur laquelle se trouve une fontaine qui recueillait, jusqu'à récemment, un mince filet d’eau s'écoulant du rocher.
      • Ce lieu est symbolique du rapport intime qu'entretenait la comtesse de Grignan avec sa mère et que l'on retrouve dans leur correspondance. La marquise, lors de ses séjours à Grignan où elle rendait visite à sa fille, se promenait souvent vers la grotte qu'elle qualifiait de « lieu enchanté ». C'est un endroit qu’elle affectionnait particulièrement et qu’elle mentionnait régulièrement dans ses lettres. La comtesse de Grignan a également fait aménager le site pour le rendre plus agréable et venir s’y reposer. Elle y donnait des fêtes et des banquets lors de la saison estivale.
      • En 1732, les biens de la famille Castellane-Adhémar sont passés aux Du Muy. Ils seront par la suite saisis à la Révolution puis partiellement rendus. Au XIXe siècle, la grotte est rachetée aux derniers héritiers des Du Muy, par le général Joseph-Étienne Salomon, baron d’Empire et maire de Grignan de 1830 à 1837. Il restaure le site et installe la table en pierre de style Louis XIV toujours présente. Comme l’indique l'inscription qui se trouve sur une plaque sur la paroi de la grotte, « la grotte de la Rochecourbière a été donné à la commune de Grignan par Monsieur le Baron Salomon, le  ».
      • Au XIXe et au début du XXe siècle, des concerts y étaient donnés et des fanfares y jouaient. Plus tard, dans les années 1930, la population se rendait à Rochecourbière le lundi de Pâques et y dansait à la clarté des lanternes une fois la nuit tombée.
      • Par arrêté du ministère de l’Éducation nationale, le , la grotte de la Rochecourbière est classée parmi les sites et monuments naturels de caractère artistique historique, scientifique, légendaire ou pittoresque.

Flore[modifier | modifier le code]

  • La flore est assez nettement méditerranéenne[67],[68].
  • Grignan est situé dans la zone de l'olivier, même si sa culture n'est pas traditionnelle en raison d'une exposition trop forte au mistral.
  • Les essences d'arbres spontanées les plus fréquemment rencontrées sur le territoire communal sont le chêne vert et le chêne pubescent. On peut aussi trouver des pins d'Alep, des pins maritimes, des aulnes des rivières et des peupliers blancs le long des cours d'eau. Les filaires, genévriers de Phénicie ou érables de Montpellier se rencontrent plutôt dans des stations bien exposées des communes proches (Réauville) avec des plantes comme les cistes, les pistachiers térébinthes, les asperges sauvages (bien moins nombreuses que plus au sud), la badasse, etc.
  • Forêts (bois) de Grignan et de Salles[19].

Faune[modifier | modifier le code]

La faune est assez riche, avec la présence d'une flore méditerranéenne, d'une flore continentale, d'insectes assez méditerranéens (empuses juvéniles, mantes décolorées par exemple[69]). On note la présence d'oiseaux méditerranéens[70] (estivale, comme pour le guêpier d'Europe ou le rollier d'Europe, permanente comme pour la cisticole des joncs qui parvient à passer les hivers pas trop froids) en plus des espèces assez ubiquitaires (chevreuil européen, lièvre d'Europe, renard roux, etc.). Toutefois, il n'existe plus vraiment d'endroit véritablement sauvage : la plupart des bois sont des forêts secondaires ; les cultures de lavandins ou de chênes truffiers sont peignées en rangs ; les truffières sont de plus en plus protégées par des grillages et des clôtures électriques ; les maisons neuves occupent de plus en plus d'espace. Une réflexion est cependant menée par la municipalité sur la meilleure manière de répondre aux impératifs de la démographie humaine sans trop nuire à l'identité du terroir[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Grignan Blason
D'or à trois bandes d'azur.
Détails
Armes de la famille d'Adhémar, barons de Grignan (baronnie érigée en comté en 1558, branche éteinte en 1559).
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marc Pitre et Daniel Hickey, « Rendre justice dans une communauté rurale de l'Ancien Régime : Grignan et l'affaire Bertholon en 1702 », Cahiers d'histoire en ligne, 44-3 | 1999.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'un des maires qui ont fait le plus pour Grignan : construction de la nouvelle mairie, du lavoir, de fontaines, du « pont Sévigné » traversant le Lez pour rejoindre Grillon. Restauration de la collégiale. C'est cependant sous ses mandats que trois portes fortifiées ont été détruites pour faciliter le passage de charrettes (sous les remparts, petit Faubourg, jeu de ballon).
  2. Ce maire a été à l'origine d'un véritable renouveau de Grignan : reconstruction de rues pavées, restauration du lavoir, rachat et modernisation de l'actuelle « maison de Pays », création d'un nouvel escalier permettant de rejoindre la rue du Tricot, création de fontaines modernes, le tout sans augmentation des impôts locaux.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

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