Saint-Julien (Var)

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Saint-Julien
Image illustrative de l'article Saint-Julien (Var)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Intercommunalité Communauté de communes Provence Verdon
Maire
Mandat
Emmanuel Hugou
2014-2020
Code postal 83560
Code commune 83113
Démographie
Gentilé Saint-Juliennois, Saint-Juliennoises
Population
municipale
2 345 hab. (2014)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 31″ nord, 5° 54′ 28″ est
Altitude Min. 297 m – Max. 596 m
Superficie 75,88 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-saint-julien-le-montagnier.fr

Saint-Julien[1], localement nommée Saint-Julien-le-Montagnier, est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Julien est située au nord-ouest du département du Var, sur la rive gauche du Verdon, à la hauteur des basses gorges et du lac d'Esparron. Le village, perché sur une butte isolée, domine les plans de Haute-Provence, succession de plateaux rocheux, couverts d'une maigre végétation arbustive, sur lesquels de place en place une petite agglomération forme le centre d'une surface bien cultivée où dominent quelques céréales, la vigne, la lavande et les oliviers.

La commune de Saint-Julien est incluse dans l'aire du parc naturel régional du Verdon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vinon-sur-Verdon Gréoux-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence) Saint-Martin-de-Brômes
Esparron-de-Verdon
Rose des vents
Vinon-sur-Verdon N Quinson (Alpes-de-Haute-Provence)
O    Saint-Julien    E
S
Ginasservis La Verdière Montmeyan

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Saint-Julien est arrosée par un petit ruisseau qui le traverse du sud-est au nord-ouest et s'échappe par l'étroit vallon de Malaurie pour se jeter dans le Verdon, et par son affluent le vallon de Goure. Elle est traversée selon une diagonale perpendiculaire par l'ancien canal du Verdon et le plus récent canal de Provence, tous deux en grande partie souterrains, qui se détachent du Verdon au lac d'Esparron et se dirigent vers Aix-en-Provence et la côte méditerranéenne.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le village est desservi par plusieurs petites routes qui rayonnent autour du hameau de Saint-Pierre, au pied du village, et le relient à Gréoux-les-Bains, Vinon-sur-Verdon, Ginasservis, la Verdière et Montmeyan. L'ancienne route vers Esparron-de-Verdon est noyée. L'ancienne route nationale 554 reliant la rivière Durance au centre du département du Var passe au sud de la commune.

Hameaux et lieux-dits (ou en Provence « quartiers »)[modifier | modifier le code]

Le village ne regroupe sur son promontoire (hameau du Vieux-Village), qu'une partie de la population. Le reste est réparti en vingt-huit hameaux : les Bernes, Boisset[2], les Bourdas, les Campaux, le Clos du Loup, le Courcoussier, l'Éclou, les Garduères, les Gillets, les Gillets/Tonnets, les Guis, le Jas des Hugou, les Jonquiers, Malaurie, la Mantuane, les Mayons, les Maurras, la Mouroye, le Pas de la Colle, les Peyres, le Pilantier, Phéline, les Pontiers, les Puits Neufs, Regagnole, la Ricarde, les Rouvières, Saint-Pierre.

Les principaux hameaux sont Saint-Pierre, au pied du village, Boisset, au nord-ouest, et les Rouvières, à l'est[3].

Il y a aussi de nombreux lieux isolés, bastides, fermes : la Baraque, la Bastide Neuve, la Jauffrette, les Ollagniers, les Palets, la Paludette, le Pardigaou, le Plan, les Portes, Sainte-Anne.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe trois zones de sismicité dans le Var :

  • Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la montagne Sainte-Victoire au massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : Risque faible. Ce risque le plus élevé du département, qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale, concerne 21 communes du nord du département.

La commune de Saint-Julien est en zone sismique de faible risque Ib[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Julien s'écrit Sant-Julian-lou-Mountagnié en occitan provençal de norme mistralienne et Sant Julian lo Montanhier dans la norme classique[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

À l’époque préhistorique, plusieurs grottes ont connu une occupation humaine, plus ou moins longue : la grotte Sauzade (dans le canyon de Quinson, où l’on a retrouvé les restes de chevaux et de bouquetins consommés sur place[6] ; dans la grotte du Chêne Boulé, on n'a retrouvé que des restes de bouquetin ; celle de Malavalasse a aussi été occupée[7],[8].

La commune de Saint-Julien est située au nord-ouest du département du Var, sur la rive gauche du Verdon, à la hauteur des basses gorges et du lac d'Esparron.

Le village, perché sur une butte isolée, s'appuie à l'est et à l'ouest sur des falaises de roches grises et domine les plans de Haute-Provence. Village atypique s'il en est, puisque ce vieux village accroché sur sa montagnette (576 m) domine de vastes plateaux sur lesquels on compte aujourd'hui 28 hameaux, environ 2 200 habitants sur 7 700 hectares ; vous pouvez consulter sur ce site une page dédiée pour chaque hameau.

Le hameau le plus important Saint-Pierre, est devenu en 1929, le centre administratif de la commune, jusque là situé au vieux village ; ce déperchement fut à l'époque, à l'origine de vives controverses, mais était pleinement justifié car le nombre d'habitants dans la plaine en 1926 était de 593 contre 77 au village perché !

De nombreux vestiges retrouvés dans plusieurs grottes et abris rocheux attestent de l'occupation du site depuis le néolithique, -7000 à -2500.

Puis on recense les vestiges de pas moins de quatre oppida, dont l'oppidum de l'Autavès pour lequel un chantier de préservation fait partie de nos Projets.

Occupé sans discontinuer depuis cette époque, le village verra passer l'âge du Bronze, -1800 à -800, pour atteindre celui du fer, -800 à -50, tout cela avec un brassage de populations diverses, notamment Ligures, puis on verra arriver Celtes et Gaulois vers -700 ; en -122, les Romains créent « Aquae sextiae » devenue Aix-en-Provence et essaiment dans la région.

Traversant ainsi les âges, le village se développa de fortification en murailles et en château, avec des fortunes diverses, mais bon an mal an offrant aux villageois l'abri dont ils avaient besoin contre les envahisseurs, les troupes de soudards et les bandes de détrousseurs et de coupe-jarrets de tout acabit.

Il est à noter qu'au XIIIe siècle, des documents comptables des frères hospitaliers qui avaient succédé aux frères templiers, attestent qu'à cette époque, Saint-Julien était le terroir qui présentait le meilleur rapport. On y pratiquait alors, l'élevage du mouton, la culture des céréales, des oliviers, des amandiers des cultures vivrières, etc. ; par ailleurs le village était très bien pourvu en artisans de toutes sortes.

À partir du XVIIIe siècle, la sécurité dans les campagnes s'améliore grandement et les hameaux proches des cultures voient leur nombre d'habitants grossir, pour arriver à la situation telle que nous la connaissons aujourd'hui.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales et communautaires de 2014, trois listes étaient candidates : la liste divers droite l'a emporté avec 799 suffrages exprimés (45,06 %) suivie par deux listes « divers gauche » qui ont recueilli chacune 283 suffrages exprimés (20,73 %)[9].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1965 1999 Maurice Janetti Parti socialiste Député puis sénateur
1999 mars 2014 Francis Gillet SE Maire
mars 2014 en cours Emmanuel Hugou Divers droite Maire

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[10] :

  • total des produits de fonctionnement : 2 185 000 €, soit 973 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 2 020 000 €, soit 900 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 313 000 €, soit 139 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 1 131 000 €, soit 504 € par habitant.
  • endettement : 2 948 000 €, soit 1 313 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 8,61 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 18,14 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 74,11 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 345 habitants, en augmentation de 18,26 % par rapport à 2009 (Var : 2,98 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 390 1 406 1 492 1 522 1 528 1 431 1 354 1 317 1 296
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 245 1 224 1 230 1 183 1 127 1 098 1 050 1 001 1 004
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
949 933 841 688 670 542 491 495 449
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
396 421 611 825 1 149 1 280 1 569 1 983 2 345
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Coopérative vinicole La Montagnière[15].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Une porte de l’enceinte du XIIe siècle, encadrée par le départ de deux tronçons de la courtine, sont les seuls témoins de cette ancienne place forte aux nombreuses maisons abandonnées[16].
Porte de Gourdane, au nord-ouest du village.
  • L’église paroissiale, de la fin du XIe et du début du XIIe siècle[17], est, selon Raymond Collier, une des plus belles de Haute-Provence et exemplaire de la transition entre art roman primitif et art roman classique. Elle est composée d’une nef centrale élevée, aux quatre travées étroites, couvertes d'un berceau soutenu par des doubleaux, est encadrée de deux bas-côtés : celui du nord, du XVIe siècle, est voûté sous croisée d’ogives, celui du sud, voûté en berceau, date de la construction de l’église. Le faux transept est formé d’une travée de chœur et des deux dernières travées des bas-côtés. L'abside en cul-de-four est encadrée de deux absidioles[18]. Elle possède un maître-autel en bois doré du XVIIe siècle et une poutre de gloire, bien conservée. Le chœur est éclairé par un rocher carré formant lanterne[19]. Les cloches sont de 1726[20] et 1782[21].
  • Panorama : du plateau on a une belle vue sur la région.
  • Les moulins situés sur le plateau, au nord-ouest du vieux village[22],[23].
  • Le lavoir de Saint Pierre[24].
  • Monuments commémoratifs[25] :
    • Plaque commémorative sur le mur de l'église,
    • Monument aux Morts dans le cimetière,
    • Monument aux Morts du hameau des Rouvières,
    • Monument aux Morts du souvenir Français du hameau de Saint-Pierre.
  • La chapelle de l'Annonciade, située sur le même plateau que les moulins.
Chapelle de l'Annonciade.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maurice Janetti : maire de 1965 à 1999 et parlementaire, mort en juillet 1999.
  • Jean-Marie Martin (1922-2012), artiste peintre ayant vécu à Saint-Julien de 1981 à 2008.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

blason de Saint-Julien-le-Montagnier

Les armoiries de Saint-Julien se blasonnent ainsi : « De gueules à la tour crénelée de cinq pièces, ouverte de sable, donjonnée de trois tourelles, le tout d'or, ajouré aussi de sable, posée sur un rocher d'argent mouvant de la pointe[26]. »

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom officiel de la commune selon le Code officiel géographique de la République française, publié par l'Insee.
  2. « bourg castral de Boisset », notice no IA83001266, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. 28 hameaux, village atypique (lescheminsdupatrimoine)
  4. sismicité du Var sur le site de la préfecture
  5. Henri Ribot, Toponymie de Saint-Julien-le-Montagnier, Verdon no 1, estieu 1999, p. 45-55 ; et Verdon no 2.
  6. Jean Gagnepain, Préhistoire du Verdon, Alpes-de-Haute-Provence et Var : des origines à la conquête romaine, Édisud, Aix-en-Provence, 2002. ISBN 2-7449-0347-7. Préface de Jean Courtin, p. 56
  7. Présentation du village (lescheminsdupatrimoine)
  8. vieux_village (lescheminsdupatrimoine)
  9. « VAR (83) - Saint-Julien », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 31 mars 2014).
  10. Les comptes de la commune
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. « coopérative vinicole La Montagnière », notice no IA83001372, base Mérimée, ministère français de la Culture enquête thématique régionale (coopératives agricoles de Provence-Alpes-Côte d'Azur)
  16. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 301
  17. « Eglise », notice no PA00081707, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Raymond Collier, op. cit., p. 69-70
  19. Église romane du vieux village (lescheminsdupatrimoine)
  20. Notice no PM83000474, base Palissy, ministère français de la Culture cloches de l'église paroissiale de la Sainte-Trinité, dite aussi église Saint-Julien
  21. Notice no PM83000475, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de l'église Saint-Nom-de-Jésus-des-Rouvières
  22. Les moulins
  23. L'aire de Gourdane et les moulins (Les chemins du patrimoine)
  24. Le lavoir de Saint Pierre
  25. Monuments commémoratifs
  26. Verdon Mont-Major : Saint-Julien le Montagnier, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau