Diocèse de Fréjus-Toulon

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Diocèse de Fréjus-Toulon
(la) Dioecesis Foroiuliensis-Tolonensis
Image illustrative de l’article Diocèse de Fréjus-Toulon
La cathédrale Notre-Dame-de-la-Seds de Toulon.
Pays Drapeau de la France France
Église catholique latine
Rite liturgique romain
Type de juridiction diocèse suffragant
Création IVe siècle
Suppression 1790 / 1801-1822
Affiliation Église catholique en France
Province ecclésiastique Marseille
Siège Évêché de Fréjus-Toulon
68, impasse Beaulieu
BP 518
83041 Toulon cedex 9
Conférence des évêques Conférence des évêques de France
Titulaire actuel Dominique Rey
Langue(s) liturgique(s) français
Calendrier grégorien
Paroisses 197
Prêtres 307 (204 prêtres séculiers et 103 prêtres réguliers)
Religieux 159
Religieuses 391
Territoire Var
Superficie 6 022 km2
Population totale 1 100 000 (2006)
Population catholique 660 000 (2006)
Pourcentage de catholiques 60,0 %
Site web https://frejustoulon.fr/
Image illustrative de l’article Diocèse de Fréjus-Toulon
Localisation du diocèse
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Le diocèse de Fréjus-Toulon (en latin : dioecesis Foroiuliensis-Tolonensis) est une église particulière de l'Église catholique en France.

Érigé au IVe siècle, le diocèse de Fréjus est un diocèse historique de la Provence. Supprimé en 1801, il est rétabli dès 1822. Depuis 1886, il couvre le département du Var. Depuis le transfert du siège épiscopal de Fréjus à Toulon, en 1957, il porte son nom actuel de diocèse de Fréjus-Toulon. Depuis 2002, il est suffragant de l'archidiocèse de Marseille. Depuis 2000, Dominique Rey est l'évêque diocésain de Fréjus-Toulon.

Territoire[modifier | modifier le code]

Le diocèse de Fréjus-Toulon confine, à l'ouest, avec les archidiocèse de Marseille, d'Aix-en-Provence et d'Avignon, au nord, avec le diocèse de Digne et, à l'est, avec celui de Nice.

Il couvre l'intégralité du département du Var ainsi que les îles de Lérins qui dépendent de la commune de Cannes, dans le département des Alpes-Maritimes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Le concordat de Bologne, qui abroge la Pragmatique Sanction de Bourges, n'est pas applicable à la Provence. Mais, par un indult d', le pape Léon X l'étend à celle-ci.

Sous la Révolution française[modifier | modifier le code]

Lors de la création des départements, les paroisses du diocèse de Fréjus sont incorporées au département du Var.

La constitution civile du clergé, décrétée par l'Assemblée nationale constituante le et sanctionnée par Louis XVI le suivant, fait de Fréjus le siège du diocèse du département du Var, un des diocèses de l'Église constitutionnelle.

Sous le régime concordataire[modifier | modifier le code]

À la suite du concordat de 1801, par la bulle Qui Christi Domini du [1], le pape Pie VII supprime le diocèse de Fréjus et incorpore son territoire à l'archidiocèse d'Aix-en-Provence, qui couvre les départements des Bouches-du-Rhône et du Var.

À la suite du concordat de 1817, par la bulle Commissa divinitus du , Pie VII prévoit de rétablir le diocèse de Fréjus pour le département du Var. Mais le concordat n'est pas ratifié.

Par la bulle Paternae charitatis du [2], Pie VII rétablit le diocèse de Fréjus. Il couvre le département du Var et est suffragant de l'archidiocèse d'Aix-en-Provence.

Par décret consistorial du , les évêques de Fréjus sont autorisés à adjoindre à leur titre celui de l'évêché supprimé de Toulon. Ce décret fut reçu par décret impérial du .

Par un décret d', l'arrondissement de Grasse est rattaché au département des Alpes-Maritimes. Par décret de la S. Congrégation Consistoriale du , reçu par décret présidentiel le suivant, il est rattaché au diocèse de Nice, à l'exception des îles de Lérins[3].

Depuis 1905[modifier | modifier le code]

À la suite de la loi de séparation des Églises et de l'État du [4], qui abroge unilatéralement le concordat de 1801, l'évêque du diocèse de Fréjus est désormais nommé par le Saint-Siège. Le diocèse créera une association diocésaine vers 1924 pour la gestion de certains biens.

Le , le Pape Pie XII transfère le siège de Fréjus à Toulon sous le nom de Fréjus-Toulon. L'église Sainte-Marie de la Seds (ou Notre-Dame), à Toulon, devint cathédrale et la cathédrale Saint-Léonce de Fréjus devint co-cathédrale.

En mai 2022, à la suite d'une « visite fraternelle », similaire à une mission d’inspection, par Jean-Marc Aveline, l’archevêque de Marseille dont dépend Fréjus-Toulon, le Vatican décide de suspendre l’ordination de prêtres dans le diocèse de Fréjus-Toulon. En effet, le fonctionnement du séminaire de La Castille interroge le Saint-Siège[5],[6].

Cathédrales et basiliques mineures[modifier | modifier le code]

La cathédrale Notre-Dame-de-la-Seds de Toulon, dédiée à sainte Marie, est l'église cathédrale du diocèse[7].

La cathédrale de Fréjus, dédiée à saint Léonce et à Notre Dame , est la co-cathédrale du diocèse[8].

La Basilique Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, inaugurée en 1295 et classée monument historique en 1840 est le plus important édifice gothique de Provence .

La basilique Notre-Dame-de-la-Victoire, à Saint-Raphaël, est une église paroissiale et, depuis , une basilique mineure[9].

Les évêques de Fréjus-Toulon[modifier | modifier le code]

Communautés religieuses[modifier | modifier le code]

En 2022, le site du diocèse de Fréjus-Toulon annonce la présence de 50 communautés religieuses sur son territoire. Outre les communautés habituellement représentées dans les diocèses français, dont des groupes traditionalistes, il existe notamment des communautés originaire de l'étranger et notamment du Brésil. Selon l'hebdomadaire La Vie cette situation suscite « des interrogations et une certaine crispation » au sein des membres du diocèse[10],[6].

Abus sexuels[modifier | modifier le code]

Gérard Mercury est un prêtre pédophile condamné une première fois en 1991 à 18 mois de prison après des agressions sexuelles dans le diocèse de Fréjus-Toulon. Puis après avoir purgé sa peine il est déplacé dans le diocèse de Bordeaux où il récidive. Il est alors condamné à 4 ans de prison en septembre 2001[24],[25].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (la) La bulle Qui Christi Domini du 29 novembre 1801, dans Bullarii romani continuatio, t. XI, Rome, 1845, p. 245-249 (consulté le 30 juin 2013)
  2. (la) La bulle Paternae charitatis du 6 octobre 1822, dans Bullarii romani continuatio, t. XV, Rome, 1853, p. 577-585 (consulté le 1er juillet 2013)
  3. (fr) Denis Ghiraldi, Le rattachement ecclésiastique de l'arrondissement de Grasse au diocèse de Nice en 1866 (consulté le 1er juillet 2013)
  4. (fr) La loi de séparation des Églises et de l'État du 9 décembre 1905 (consulté le 30 juin 2013)
  5. « Le Vatican suspend l’ordination de prêtres dans le diocèse de Fréjus-Toulon », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. a et b « Pas d’ordinations dans le diocèse de Fréjus-Toulon : une décision romaine et des questions », La Vie,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. (en) Cathédrale Sainte-Marie-Majeure ou de-la-Sède (consulté le 30 juin 2013)
  8. (en) Cathédrale Notre-Dame et Saint-Étienne (consulté le 30 juin 2013)
  9. (en) Basilique Notre-Dame-de-la-Victoire (consulté le 30 juin 2013)
  10. « Le Vatican suspend les ordinations dans le diocèse de Fréjus-Toulon », Cath.ch,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. « Pourquoi le Vatican suspend les ordinations du diocèse de Fréjus-Toulon », La Vie,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. Fondés en 1992 en Colombie
  13. Fondé en 1917
  14. Ils s'occupent aussi des paroisses de Cotignac, Carcès, Entrecasteaux, Correns et Monfort
  15. Fondés en 1993 au Brésil
  16. 311 avenue du Carmel - 83200 Toulon
  17. Oratoire d'Hyères
  18. Fondée par le P. Jean-Pierre Médaille s.j. en 1650
  19. Fondée en 1939 en Algérie par Magdeleine Hutin (1898-1989), selon la spiritualité de Charles de Foucauld
  20. Fondées en 1998 en Argentine
  21. Fondée par le Père Federico Alcaman Riffo en 2002 au Chili
  22. Fondées en 1984 au Brésil
  23. « Eucharistein: Cyrille Jacquot annonce une «profonde restructuration» », Catch.ch,‎ (lire en ligne)
  24. « Pédocriminalité dans l'Église : « Nous sommes irresponsables d'accueillir des gens sans connaître leur passé » », sur France Bleu Gironde, (consulté le )
  25. « Un prêtre pédophile récidiviste. », sur L'Obs, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé J.-B. Disdier, Description historique du diocèse de Fréjus. Manuscrits de Girardin et d'Antelmy, C. et A. Latil imprimeurs-éditeurs, Draguignan, 1872 (lire en ligne)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]