Les Arcs (Var)

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Les Arcs
Les Arcs (Var)
Hôtel de ville des Arcs-sur-Argens.
Blason de Les Arcs
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Draguignan
Canton Vidauban
Intercommunalité Dracénie Provence Verdon agglomération
Maire
Mandat
Nathalie GONZALES
En poste depuis le 15 janvier 2019
Code postal 83460
Code commune 83004
Démographie
Gentilé Arcoise/Arcois
Population
municipale
7 104 hab. (2016 en augmentation de 5,35 % par rapport à 2011)
Densité 131 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 48″ nord, 6° 28′ 44″ est
Altitude Min. 16 m
Max. 342 m
Superficie 54,26 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-les-arcs-sur-argens.fr

Les Arcs (Var) ou Les Arcs-sur-Argens[Note 1] est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Elle a la particularité d'avoir un quartier médiéval qui surplombe le centre-ville et 1 500 hectares de forêt communale au cœur du massif des Maures. L'origine de la signification du mot « Arcs » viendrait du mot « arcus » (arc, arches de pont), les arches d'un pont sur l'Argens qui deviendra au fil du temps Les Arcs-sur-Argens.

Ses habitants sont appelés les Arcois et font partie de la communauté d'agglomération dracénoise comprenant 23 communes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à une dizaine de kilomètres au sud de Draguignan, et fait partie de la communauté d'agglomération dracénoise. Traversée par l'Argens, au sud le massif forestier des Maures.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Taradeau Draguignan Trans-en-Provence, Flayosc Rose des vents
Taradeau N Le Muy
O    Les Arcs    E
S
Vidauban Vidauban Le Muy

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau à Les Arcs ou à son aval[1] :

  • La commune est arrosée par l'Argens, fleuve côtier de 116 km de long, ainsi que par deux de ses affluents, l'Aille et le Réal.
  • ruisseaux le réal, de l'arguillet, la blaquière,
  • vallons de l'arène, de lambiscoti, de sainte-cécile, du verne, de la coucourelle, du purgatoire, de bozole, des valettes, des déguiers.

Les Arcs-sur-Argens dispose d'une station d'épuration d'une capacité de 13 000 équivalent-habitants[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est accessible par les routes départementales 57 et 91. Elle est également traversée par la route nationale 7 et l'autoroute A8 (entre la sortie Le Muy et la jonction avec l'autoroute A57).

Elle dispose d'une gare SNCF (gare des Arcs-Draguignan) desservie par le TGV, qui irrigue le haut pays varois, la Dracénie et le golfe de Saint-Tropez et dessert environ 200 000 habitants. La gare des Arcs - Draguignan est desservie par le TGV vers Nice, Marseille et Paris, ainsi que par les TER PACA.

Les bus de la ligne 5 et de la ligne 13 des Transports en Dracénie relient la commune à Draguignan.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

La commune compte quelques hameaux, dont celui de la Baume. Celui des Nourradons est le plus important.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'antique Castrum de Arcubus (château des Arcs) fait référence aux arches d'un pont, comme ses homonymes Arcs, Ars, Arques ou Arches qui désignent une vingtaine de communes en France.
En 1010 : Arcos. En latin : Archus, Arci, Arch, Arcs.

Les Arcs s'écrivent en provençal et selon la graphie mistralienne Leis Arc, mais aussi Lous Arc.

Lous est la forme classique en langue d'oc de l'article défini pluriel ; il a évolué et se maintient en « lei » (« leis » devant voyelle) en provençal maritime (li en provençal rhodanien). Selon la Grammaire du provençal varois[3] du professeur et félibre Jean-Luc Domenge, Lous Arc est la version locale et donc conservatrice du nom. En conséquence, on dira « Lous Arcs » aux Arcs et environs mais on rétablit la forme en « lei » ailleurs en Provence maritime parlant des Arcs.

L'équivalent de Leis / lous Arc en graphie classique est : Leis Arcs / Los Arcs, cette dernière rétablissant le pluriel qui n'est pas prononcé.

On peut donc dire que le blason (voir article ci-après) a été créé sans tenir compte de cette étymologie car il ne s'agit pas de l'arme ; un pont avec arche(s) aurait été plus approprié.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La présence humaine sur la commune remonte à la Préhistoire. Des fouilles, dans les marais du Thouar, ont mis au jour les traces de deux cabanes, datant de l'âge du bronze. Vers 900 av. J.-C., un habitat permanent a été retrouvé, dans un milieu plus sec, non loin des premières fouilles.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

XIe siècle : construction en 1038 de l'abbaye de la Celle-Roubaud. Il comporte une chapelle, monument historique classé.

XIIe siècle : la famille de Villeneuve, venant de Catalogne, garda la seigneurie jusqu'au XVIIe siècle. Le château est construit pendant cette période par Arnaud II de Villeneuve. Construction de l'église Notre-Dame, devenue la chapelle Saint-Pierre du Parage : église romane utilisée actuellement comme salle de concert et d'exposition. Des fouilles dans cette chapelle attestent une présente humaine du Ier siècle av. J.-C.

XIIIe siècle : construction du donjon appelé « Tour Sarrasine » qui servira de salle commune, de « Trésor »[4],[5]. En 1201, le premier seigneur des Arcs, Géraud de Villeneuve, s'établit au château. Naissance de sainte Roseline en 1263.

Renaissance[modifier | modifier le code]

XVIIe siècle : en 1612, la baronnie devient un marquisat selon la volonté du roi Louis XIII en faveur d'Arnaud de Villeneuve de Bouliers. Le campanile de la tour de l'Horloge date de 1662[6] ; il est à peu près concomitant de celui de la tour de l'horloge de Draguignan.

Période moderne[modifier | modifier le code]

XVIIIe siècle : destruction du château pendant la Révolution sur ordre de Barras ainsi que de la porte des miracles et de la salle des corps de garde. Mais la tour sera sauvée de la destruction par son secrétaire, Victor Grand, originaire des Arcs.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle : construction de l'église du Martyre de Saint-Jean-Baptiste en 1850, qui possède un polyptyque daté de 1501 de Louis Bréa. L'église mesure 35 mètres de long, et 18 mètres de hauteur ainsi que de largeur.

Citation-arcs.jpg

XXe siècle : en 1948, le 11 novembre la commune des Arcs-sur-Argens est citée par le secrétaire d’État aux forces armées Max Lejeune à l'ordre de la brigade et comporte l'attribution de la Croix de guerre avec étoile de bronze grâce à la magnifique conduite et à l'esprit de sacrifice au cours des combats du 16 août 1944[7].

En 1960 débute la restauration du quartier du Parage[8].

En janvier 2019, Nathalie Gonzales est élue maire suite à la démission d'Alain Parlanti[9]. Il s'agit de la première femme à accéder à cette fonction aux Arcs-sur-Argens.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? ? M. Hugues Rad. Conseiller général du canton de Lorgues (1919 → 1922)
mai 1929 janvier 1941 Paul Simon[10] SFIO Épicier en gros, juge au tribunal de commerce
1941 août 1944 Émile Rouvier    
août 1944 mai 1945 Julien Brun[11] SFIO Cheminot, résistant
Président de la délégation municipale[12]
Les données manquantes sont à compléter.
1946 1972 Raoul Textoris[13] SFIO Négociant en vins, résistant
1972 mars 1989 André Jauffret DVG  
mars 1989 mars 2001 René Meissonnier PS  
mars 2001 février 2003
(démission)
Thierry Textoris DVD-UMP  
février 2003[14] mars 2008 René Meissonnier DVG  
mars 2008 juin 2008 Jean-Claude Blanquart   Président de la délégation spéciale
juin 2008[15],[16] janvier 2019[17]
(démission)
Alain Parlanti app. MRC Cadre du secteur privé
4e vice-président de la CA dracénoise
15 janvier 2019[18] en cours Nathalie Gonzales DVG Enseignante
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Les Arcs-sur-Argens fait partie de la communauté de Dracénie Provence Verdon agglomération (ex-Communauté d'Agglomération Dracénoise) qui regroupe vingt-trois communes du département du Var, dont Draguignan[19] de 110 014 habitants en 2017[20], créée le 31 octobre 2000. Les 23 communes composant la communauté d'agglomération en 2017 sont (par ordre alphabétique) :

Budget et fiscalité municipales[modifier | modifier le code]

Imposition des ménages et des entreprises aux Arcs en 2009[21],[22]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 12,02 % 0,00 % 6,15 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 21,20 % 0,00 % 7,43 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 69,69 % 0,00 % 23,44 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 18,28 % 0,00 % 8,55 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[23]).

Budget et fiscalité 2017[modifier | modifier le code]

En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[24] :

  • total des produits de fonctionnement : 8 295 000 , soit 1 128  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 8 014 000 , soit 1 090  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 1 902 000 , soit 259  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 5 283 000 , soit 718  par habitant ;
  • endettement : 8 290 000 , soit 1 127  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 12,57 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 17,94 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 72,30 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 19 736 [25].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[27].

En 2016, la commune comptait 7 104 habitants[Note 2], en augmentation de 5,35 % par rapport à 2011 (Var : +4,25 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2452 4142 3332 3802 4482 4742 7072 6842 769
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 6772 7583 0032 9662 9932 8292 7892 5622 532
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 9412 9763 0713 0293 1203 3003 1632 9572 849
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
3 1403 3243 3243 7864 7445 3346 1086 2176 971
2016 - - - - - - - -
7 104--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignements[modifier | modifier le code]

Une crèche, le Greou, est ouverte depuis septembre 2005, pour les enfants de 2 mois et demi à 6 ans.

Deux écoles primaires[30] :

  • École Jean-Jaurès, avec une école maternelle de 7 classes et une école primaire de 15 classes ;
  • École Hélène-Vidal, depuis mars 2009, avec 3 classes de maternelle, et 3 classes de primaire.

Enseignement secondaire[31] :

  • Le nouveau collège Jacques-Prévert, ouvert depuis 2000 ;
  • Le lycée professionnel agricole des Magnanarelles ;
  • CFA (centre de formation des apprentis).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Tous les deux ans, l'association Les Médiévales et la commune organisent en juillet des spectacles payants. Les rues sont décorées. Des défilés et des animations sur le thème du Moyen Âge sont organisés.
  • Le Festival des Chapelles (musique) est organisé en avril et en mai (association Gloriana en partenariat avec la commune).
  • Le château Sainte-Roseline (domaine privé) présente des manifestations artistiques et des animations (arts plastiques, concerts…).
  • Le château font du broc (domaine privé) organise des manifestations culturelles, équestres et œnologiques. Ce lieu organise également des réceptions de mariage.
  • Chaque année la commune organise, toutes les semaines en juillet et août, le festival des terrasses sous forme d'apéro-concert gratuit en rendant piéton le centre-ville.
  • Le théâtre du Réal offre une large palette de manifestations culturelles et festives en extérieur (concert, théâtre, danses, chant, etc.) avec une jauge d'environ 1 000 personnes.
  • Un festival de théâtre dans le quartier médiéval avec plusieurs scènes chaque été et de nombreuses pièces tout au long de l'année dans la salle l'oiseau Lyre.
  • La fête de la saint Sébastien en début d'année.
  • La grande fête régionale du miel le premier weekend d'octobre.
  • Les illuminations de la ville et du quartier médiéval pour les fêtes de fin d'année.
  • Des visites guidées sont organisées pour visiter le patrimoine historique et culturel de la ville.
  • La chorale Swing O' Chœur[32] a présenté son programme de negro spiritual et gospel, le samedi 6 juillet 2019, dans l'église du Martyre de St-Jean-Baptiste.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[33] :

  • Médecins,
  • Pharmacies,
  • L'hôpital le plus proche est le Centre hospitalier de la Dracénie et se trouve à Draguignan, à 11 km[34],[35]. Il dispose d'équipes médicales dans la plupart des disciplines[36] : pôles médico-technique ; santé mentale ; cancérologie ; gériatrie ; femme-mère-enfant ; médecine-urgences ; interventionnel.
  • Autre établissements de santé à Trans-en-Provence, à 6 km.

Cultes[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Les installations sportives permettent la pratique des sports suivants : basket-ball, tennis, football, etc.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Caveau de dégustation de la maison des vins.

La coopérative[38] et une dizaine de châteaux et domaines produisent des crus de côtes-de-provence . La Maison des vins, installée le long de la RN 7, est le siège du Conseil interprofessionnel des vins de Provence (CIVP). C'est une association interprofessionnelles réunissant les opérateurs (viticulteurs, vignerons, caves coopératives et négociants) revendiquant du vin sous une AOC Provence. Elles a été officiellement reconnue par un arrêté du 19 décembre 2003[39]. Le CIVP regroupe depuis le 1er janvier 2004[40] les trois appellations Côtes-de-provence, Coteaux-d'aix-en-provence et Coteaux-varois-en-provence[41].

Le moulin du Thelon produit de l'huile d'olives.

Liste des domaines viticoles[42] :

  • La fond du Broc.
  • Le château sainte Roseline[43].
  • Le cellier des Archers[44].
  • Le Château Clarettes.
  • Le domaine Valette.
  • Le château saint Pierre.
  • Le château des Apies.
  • La bastide de saint Jean
  • Le château Maïme[45].
  • Le domaine de l'Abadié.

Commerces[modifier | modifier le code]

La commune dispose de commerces de proximité, tant sur le plan alimentaire, que dans le domaine des services (banques, assurances, services à la personne…)[46].

Il existe un centre commercial « Sud Dracénie », composé d'une grande surface et d'une trentaine de commerces.

La zone logistique « le parc des Bréguières » (groupe Barjane), avec 236 100 m2 de surfaces logistiques étendues sur 65 hectares, rassemble plusieurs enseignes.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Avec la présence proche des gorges du Verdon au nord, et du golfe de Saint-Tropez au sud, la commune profite d'un tourisme estival et d'arrière saison. Le tourisme vert comme fil conducteur avec trois axes principaux sur la famille, le terroir, le patrimoine historique, naturel et culturel.

Plusieurs hôtels[47], chambres d'hôtes et gîtes sont implantés aux Arcs[48].

Une balade d'un kilomètre aménagée le long du cours d'eau le Réal, « Balade en Réal Max CARZOLI », pour vélos et piétons qui rejoindra bientôt la forêt communale du massif des Maures.

La vigne à vélo, 4,7 km de piste cyclable et piétonnière (4 mètres de large) partant du centre-ville des Arcs-sur-Argens pour rejoindre, à travers les vignes, la chapelle Sainte-Roseline et bientôt la ville de Draguignan.

Une base de canoë-kayak permettant de rejoindre Roquebrune-sur-Argens en sillonnant le fleuve Argens.

1 500 hectares de forêt communale dans le massif des Maures avec près de 130 km de pistes de randonnée[49], dont le sentier Apié de Raybaud déjà labellisé[50].

Le circuit des fontaines[51] se fait en visite guidée.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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  • Le plus remarquable atout de ce village est la présence d'une cité médiévale dont le donjon du XIIIe siècle d'une hauteur de 19 mètres est sans doute le joyau. Dans le quartier médiéval du Parage, il y a un campanile datant du XVIIe siècle (réalisé en 1662 par Louis Tourtonne, maître serrurier de Besse-sur-Issole, pour recevoir la cloche fondue au même moment), une église du XIIe/XIIIe siècle et l'église Notre-Dame connue aujourd'hui sous le nom de chapelle Saint-Pierre. Elle abrite aujourd'hui des manifestations artistiques et expose des vestiges du patrimoine archéologique local.
  • Le monastère[52] de La Celle-Roubaud (XIe-XIIIe siècles), désormais plus connu sous le nom de château Sainte-Roseline[53], a été reconstruit au XVIe siècle, restauré et réoccupé depuis[54]. Il est au centre d'un important domaine viticole.
  • La chapelle Sainte-Roseline[55], édifiée au XIe siècle, a été classée monument historique en 1980. À l'intérieur, on peut admirer un maître-autel baroque entouré d'un retable sculpté, un autre retable attribuable à l'école de Nice des frères Brea, une mosaïque de Marc Chagall, un bas-relief d'Alberto Giacometti et d'autres œuvres. Une châsse en cristal expose une dépouille attribuée à sainte Roseline et un reliquaire ciselé du maître A. Caillat (Grand Prix de l'exposition universelle de Paris de 1889) en conserverait les yeux miraculeusement préservés.
  • La chapelle, construite sur le domaine "Château Maïme", au milieu du Moyen Âge, et dédiée à saint Maxime[56].
  • L'église du Martyre de Saint-Jean-Baptiste (XIXe siècle), bénie le 19 octobre 1851 et consacrée le 14 octobre 1882[57], possède un polyptyque daté de 1501, de Louis Brea. l'orgue a été construit en 1928, et inauguré le 29 décembre 1930 par le chanoine Cailler d'Aix[58].
Elle a également la particularité d'avoir un monument aux morts devant l'église très symbolique (1923) avec sa statue de la Victoire, dénudée d'un sein, qui tourne le dos à l’église, ainsi que deux rues et une place qui l'entourent, portant le nom de libres penseurs (Le chevalier de la Barre torturé, décapité et brûlé pour blasphème en 1766, Etienne Dolet brûlé sur le bûcher pour athéisme en 1546 et Francisco Ferrer fusillé en 1909 accusé par le clergé catholique). Les rues longeant l'édifice avaient été renommées confirmant les sentiments anticléricaux de la municipalité d'alors.
  • Dans la forêt communale du massif des Maures, le site des Terriers comporte un ensemble de neuf menhirs du Néolithique[59],[60]. Un dolmen a été localisé à sa proximité. Les traces de deux oppida sont également perceptibles.
  • Enfin la ville basse bénéficie d'un urbanisme (XVIIIe et XIXe siècles) comprenant placettes, façades, lavoirs, fontaine[61], anciens moulins, etc., d'un certain intérêt architectural.

La légende de Roseline[modifier | modifier le code]

Les Arcs - La chapelle Sainte-Roseline.

Le village médiéval des Arcs cache une légende : Roseline, fille de Giraud II de Villeneuve (seigneur des Arcs) et qui naquit en 1263 aux Arcs, est rattachée à ce que l'on appelle « le miracle des roses ». La généreuse fille du seigneur du village se cachait pour donner à manger aux pauvres qui la sollicitaient. Un matin, Giraud, qui se doutait des largesses de sa fille, se cache près du cellier pour la confondre… Il ne tarde pas à la voir arriver, le tablier chargé de victuailles. Lorsqu'il lui demande de montrer le contenu de son tablier, Roseline (prenant, dit-on, Dieu à témoin) ouvre craintivement son tablier, duquel dépasse une brassée de roses en lieu et place de la nourriture « subtilisée ». Aujourd'hui encore, on peut voir une arche de pierre qu'on appelle « la porte du Miracle ».

Cette histoire n'est pas le seul miracle attribué à Roseline, qui devint chartreuse à 25 ans. Elle meurt en 1329 à 66 ans et devient une sainte que l'on fête le 16 octobre[62].

Sauvegarde de l’orgue[modifier | modifier le code]

L'association « les amis de l'orgue Arcois » fait un appel au don pour sauver l'orgue de l’église Saint Jean-Baptiste[63],[64],[65].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La Maison de l'Histoire des Arcs retrace l'ensemble de l'histoire arcoise, entre le Moyen Âge et la Révolution française.

L'ancienne magnanerie et son moulin à huile Sainte-Cécile, acquis par la commune en 2011 et en cours de restauration, devrait accueillir des expositions permanentes et temporaires, des conférences et des séminaires, mais également servir à promouvoir les produits du terroir[66].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • René Sarvil (1901-1975), parolier, a habité Les Arcs-sur-Argens à la fin de sa vie.
  • Madeleine Lemaire (1845-1928), peintre et aquarelliste, née aux Arcs-sur-Argens.
  • Georges Cisson (1910-1944), syndicaliste, né aux Arcs-sur-Argens.
  • Jacques d'Arnoux (1896-1980), militaire, aviateur, écrivain et essayiste, mort aux Arcs-sur-Argens.
  • Louis Truc (1904-1973), journaliste, essayiste et poète, né aux Arcs-sur-Argens.
  • Charles Loupot (1892-1962), affichiste et graphiste français, mort aux Arcs-sur-Argens.
  • Le cheval de dressage Robinson de Lafont*de Massa est né sur cette commune[67].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason des Arcs

Les armes des Arcs se blasonnent [68]: De gueules, à trois flèches d'or, ferrées d'argent, passées en sautoir et en pal, les pointes en bas accostées de deux arcs d'argent en pal, cordés d'or et encochés chacun d'une flèche de même, ces deux flèches ferrées d'argent, les pointes appointées en fasce.

Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette commune de France est l'une des communes qui disposent d'un « nom d'usage », nom d'usage différent de la graphie officielle indiquée par le code officiel géographique.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'eau dans la commune
  2. Description de la station Les Arcs-sur-Argens
  3. Grammaire du provençal varois. La Farlede : AVEP, 199.
  4. c'est-à-dire d'archive de documents officiels
  5. Donjon du château des Villeuve
  6. la tour de l'horloge aux Arcs sur Argens à Arcs (Les)
  7. Communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945 : Arcs (les)
  8. « Parage » viendrait du mot occitan du XIIIe siècle paratge utilisé pour différencier la partie du château et celle des habitations. Le mot qui signifiait anciennement "de qualité" pourrait aussi désigner un quartier habité par des personnes de bonne extraction.
  9. « Suite à la démission d'Alain Parlanti, Nathalie Gonzales a été élue maire des Arcs-sur-Argens », sur Var-Matin, (consulté le 18 janvier 2019)
  10. La fiche biographique de SIMON Paul, Joseph sur le Maitron en ligne
  11. La fiche biographique de BRUN Julien, Marius sur le Maitron en ligne
  12. Cette délégation municipale a été mise en place par le Comité départemental de Libération.
  13. La fiche biographique de TEXTORIS Raoul, Félicien, Louis sur le Maitron en ligne
  14. René Meissonnier est élu maire des Arcs après avoir remporté les élections municipales partielles des 2 et 9 février 2003 faisant suite à la démission du maire sortant. [1]
  15. Victorieux du scrutin municipal de mars 2008, son élection est cependant annulée par le tribunal administratif. Il est réélu dès le premier tour le 15 juin 2008 avec 61,5% des suffrages [2]
  16. « Les Arcs. Alain Parlanti élu maire », Var-Matin,‎ (lire en ligne)
  17. « Alain Parlanti, maire des Arcs-sur-Argens, raccroche les gants et dresse le bilan », Var-Matin,‎ (lire en ligne)
  18. « Nathalie Gonzales a été élue maire, comme prévu », Var-Matin,‎ (lire en ligne)
  19. Les Arcs-sur-Argens en Dracénie
  20. Les Comptes des Groupements à Fiscalité Propre (GFP) : CA Dracénoise – Var
  21. « Impôts locaux aux Arcs », taxes.com
  22. Les comptes de la commune de 2000 à 2016
  23. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  24. Les comptes de la commune
  25. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  30. Les groupes scolaires
  31. Lycée et collège
  32. Chorale de l'ALCI, Association Loisirs et Culture des Issambres
  33. Professionnels et établissements de santé
  34. Centre hospitalier de la Dracénie
  35. Professionnels et établissements de santé
  36. « Département de l’Information Médicale », sur ch-dracenie.fr (consulté le 1er janvier 2019)
  37. Culte catholique
  38. « coopérative vinicole L'Arçoise, actuellement Cellier des Archers », notice no IA83001298, base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. Arrêté du 2 août 2012 relatif à l'extension d'un avenant à l'accord interprofessionnel triennal conclu dans le cadre du conseil interprofessionnel des vins de Provence
  40. Rapport d'activité du CIVP en 2014
  41. Description du CIVP sur son site officiel
  42. Les domaines viticoles sur la commune
  43. Les manifestations au château
  44. « coopérative vinicole L'Arçoise, actuellement Cellier des Archers », notice no IA83001298, base Mérimée, ministère français de la Culture
  45. Le château Maïme. Son nom « Maïme » signifie « Maxime » en Provençal, et provient de la Chapelle construite sur la propriété, au milieu du Moyen-Âge, et dédiée à Saint Maxime.
  46. commerces aux Arcs
  47. « Parc de l'hôtel Le Logis du Guetteur, pré-inventaire (jardins remarquables ; documentation préalable) », notice no IA83000422, base Mérimée, ministère français de la Culture
  48. Hébegements touristiques aux Arcs
  49. [PDF] Fiche sentier terriers sur mairie-les-arcs-sur-argens.fr
  50. [PDF]Fiche sentier Apie Raybaud sur mairie-les-arcs-sur-argens.fr
  51. mairie-les-arcs-sur-argens.fr
  52. « Monastère de la Celle, dit aussi de Sainte-Roseline (ancien) », notice no PA00081525, base Mérimée, ministère français de la Culture
  53. Monastère de la Celle, dit aussi de Sainte-Roseline (ancien)
  54. « parc du château Sainte-Roseline, pré-inventaire (jardins remarquables ; documentation préalable) », notice no IA83000366, base Mérimée, ministère français de la Culture
  55. La chapelle Sainte-Roseline qui accueille la châsse de la sainte des Arcs
  56. Le château Maïme
  57. L'église du Martyre de Saint-Jean-Baptiste
  58. L'orgue de l'église du Martyre de Saint-Jean-Baptiste
  59. Les menhirs des Terriers
  60. Menhirs des Terriers
  61. Fontaine du chemin neuf, dite fontaine de la Barraque, en 1861, sur le cadastre napoléonien
  62. Un dossier sur la légende de sainte Roseline
  63. Les Arcs Amis de l'orgue arcois : patience et longueur de temps
  64. L'association « les amis de l'orgue Arcois »
  65. Inventaire de l'instrument
  66. Le moulin de Sainte-Cécile est en cours de réfection, var-matin 05-12-2015, p. 10
  67. MHM, « Robinson a dû convaincre », L’Éperon, no 346,‎ , p. 38-40.
  68. Communauté d'agglomération Dracénoise nord : Les Arcs sur Argens, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau