La Garde-Adhémar

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La Garde-Adhémar
Saint-Michel de La Garde-Adhémar.
Saint-Michel de La Garde-Adhémar.
Blason de La Garde-Adhémar
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Le Tricastin
Intercommunalité Communauté de communes Drôme Sud Provence
Maire
Mandat
Christian Andruejol
2014-2020
Code postal 26700
Code commune 26138
Démographie
Population
municipale
1 082 hab. (2014)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 23′ 38″ nord, 4° 45′ 17″ est
Altitude Min. 54 m – Max. 232 m
Superficie 27,73 km2
Localisation

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La Garde-Adhémar est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

L'histoire de cette commune est liée à celle de la famille d'Adhémar, qui lui a donné son nom.

Géographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

L'accès à La Garde-Adhémar se fait par la route départementale RD 458, depuis Les Granges-Gontardes, au nord, ou Saint-Paul-Trois-Châteaux, au sud. De là, une route dessert le village, la RD 572. L'autoroute A7 traverse la commune, à l'ouest, dans le sens nord-sud, mais sans sortie directe. Les sorties les plus proches sont les sortie 18 au nord, et sortie 19 au sud.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

La ligne de Combs-la-Ville à Saint-Louis (LGV) [ligne à grande vitesse Paris – Marseille], depuis laquelle l'église Saint-Michel est visible, traverse le territoire communal, à proximité de l'autoroute. La LGV franchit cette dernière, ainsi que le canal de Donzère-Mondragon, par deux viaducs successifs.

Les gares les plus proches sont celles de Pierrelatte et Donzère, toutes deux implantées sur la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles [ligne classique Paris – Lyon – Marseille].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La ligne de bus no 42 (Avignon – Montélimar) dessert quotidiennement la commune, avec plusieurs allers-retours[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Garde-Adhémar
Donzère Les Granges-Gontardes Valaurie
Pierrelatte La Garde-Adhémar Clansayes
Pierrelatte Saint-Paul-Trois-Châteaux

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Garde-Adhémar est arrosée par la Berre, affluent du Rhône de 28,3 km.

Relief[modifier | modifier le code]

Le village est construit sur une crête rocheuse dominant la vallée du Rhône au niveau de Pierrelatte.

Apparition télévisée[modifier | modifier le code]

La Garde-Adhémar a eu le droit à un passage dans l'émission Le Village préféré des Français diffusée sur France 2.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Son église perchée signale de loin ce vieux village du Tricastin. C’était, au Moyen Âge, une importante place forte de la famille d'Adhémar. Au XVIe siècle, un château Renaissance fut édifié par Antoine Escalin[2], baron de La Garde, ambassadeur et général des galères de France.

Ce château, détruit à la Révolution, fut la demeure de Pauline de Grignan, marquise de Simiane, fille de Françoise de Sévigné, comtesse de Grignan, et petite-fille de Mme de Sévigné. Le château faisait partie de la succession du marquis de La Garde, mort en 1713, dont Mme de Simiane fut la légataire universelle. Une tour subsiste encore, on dit que Charles IX et Catherine de Médicis y auraient passé une nuit[réf. souhaitée].

Pré-histoire[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

La Garde-Adhémar est un village provençal, le climat est doux. Il fait chaud l'été mais cela n'empêche pas quelques rares chutes de neige comme pendant l'hiver 2017.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Ce n’est sans doute qu’au XIe siècle que fut implanté sur l’éperon rocheux le castrum de « La Garde » dont le nom souligne la fonction défensive sur un site propice à la surveillance de la vallée du Rhône et du vallon du Rieu. Un premier rempart (fin XIe-XIIe siècles ?) enserra les édifices vitaux - l’ensemble castral et l’église Saint-Michel - et quelques habitations. Au XIIIe siècle, les populations paysannes du Val des Nymphes attirées par le renforcement du pouvoir seigneurial de la famille des Adhémar, s’installèrent à l’intérieur du castrum de La Garde ce qui nécessita son extension et la construction d’une seconde enceinte. L’habitat et trois églises du Val des Nymphes (Saint-Martin, Saint-Pierre, Saint-Roman) disparurent tant du paysage que de la mémoire collective. Dans le castrum, les réaménagements médiévaux du bâti soulignent la fonction résidentielle plutôt que défensive : les observations archéologiques actuelles mettent en évidence des maisons-tours romanes, une aula (pièce résidentielle) seigneuriale au-dessus d’un vaste cellier, une maison aristocratique à fenêtres géminées. L’église Saint-Michel, originale par sa double abside, est un bel exemple de l’art roman provençal du XIIe siècle.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de la Drôme.
Blason ville fr La Garde-Adhémar (Drôme).svg

Les armes peuvent se blasonner ainsi : Écartelé : au 1er d’argent à trois bandes de gueules, aux 2e et troisième d’azur à la croix pattée d’or chargée d’un besant du même, au 4e d’argent à la croix pattée d’or chargée d’un besant du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001   Raymond Girbaud    
2007 mars 2008 Christian Chabert    
mars 2008 en cours
(au 23 janvier 2015)
Christian Andruejol[3] Sans étiquette (SE) Agriculteur

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 082 habitants, en diminution de -4,25 % par rapport à 2009 (Drôme : 3,24 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
903 928 968 1 000 1 154 1 100 1 222 1 112 1 145
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 220 1 175 1 198 1 202 1 160 969 866 887 803
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
839 802 807 693 716 714 708 548 505
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
510 550 880 1 077 1 108 1 075 1 128 1 107 1 082
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est dans la zone de production des vins AOC Grignan-les-adhémar, anciennement Côteaux du Tricastin, ainsi que de la truffe du Tricastin. Deux domaines viticoles, une ferme biologique et une fromagerie sont installés sur la commune[8].

<galery> Irrigation gravitaire à La Garde-Adhémar, canalisation sur pilotis.JPG|Canalisation d’irrigation gravitaire en béton. Irrigation gravitaire à La Garde-Adhémar, répartition des eaux, angle 1.JPG|Irrigation gravitaire : autre vue. </galery>

Commerces - Artisanat[modifier | modifier le code]

Le café L'Absinthe, membre du réseau Bistrot de pays[9], adhère à une charte qui a but de « contribuer à la conservation et à l’animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d’un lieu de vie du village »[10]. Une épicerie, trois restaurants et un boucher ambulant sont également installés dans le village. Plusieurs artisans, notamment liés au secteur du bâtiment, sont présents sur la commune[8].

Industrie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'hébergement des touristes s'effectue par plusieurs moyens : un hôtel, plusieurs gîtes et chambres d'hôtes[11]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les élèves de La Garde-Adhémar débutent leurs études à l'école maternelle située dans le quartier des Montjars puis à l'école primaire de la commune, qui comporte deux classes pour 41 enfants[12].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Jardin du presbytère de La Garde-Adhémar.
  • L’église : édifice roman, pur joyau architectural du Tricastin. D'abord chapelle castrale (XIe ?), elle devint au début du XIIe siècle église paroissiale, dépendante de l’abbaye de Tournus jusqu'en 1540, époque où le pape Paul III la donna au chapitre de l’église collégiale de Grignan, qui en perçut les revenus jusqu’à la Révolution.
  • Le Val des Nymphes : à l’est de la Garde-Adhémar, entre des collines calcaires et arides, s’étend comme une oasis, une verdoyante vallée couverte de prairies, de vergers et de chênes centenaires. Son nom viendrait du culte gallo-romain aux déesses nymphes installé près des sources qui l’arrosent. Ce site plein de poésie abrite un des joyaux de l'art roman provençal : le Prieuré du Val des Nymphes. Un autel votif aux déesses nymphes retrouvé au début du XXe siècle près du site est conservé dans l'entrée de l'église paroissiale Saint-Michel de la Garde-Adhémar.
Article détaillé : Prieuré du Val des Nymphes.
  • Le jardin des Herbes créé en 1990 par Danielle Arcucci présente de nombreuses plantes médicinales
  • Les remparts du XIIIe siècle
  • La chapelle des Pénitents Blancs
  • L'hôtel de Simiane (propriété privée) fait face à l'Eglise Saint Michel et surplombe le jardin remarquable et la Vallée du Rhône. Datant du XVIe siècle et bâti sur des ruines antiques, Il doit son nom à sa propriétaire, Pauline de Simiane, petite fille de la Marquise de Sévigné qui évoque la propriété dans ses lettres.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Hélie de Saint Marc y a vécu ses dernières années, y est décédé le 26 août 2013 et y a été enterré le 30 août[13].
  • Johnny Hallyday y passa ses vacances, avec sa mère, un restaurant appelé « Le Tisonnier » lui rend hommage.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]