Gonfaron

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Gonfaron
Église de Gonfaron.
Église de Gonfaron.
Blason de Gonfaron
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Arrondissement de Brignoles
Canton Le Luc
Intercommunalité Communauté de communes Cœur du Var
Maire
Mandat
Thierry Bongiorno
2014-2020
Code postal 83590
Code commune 83067
Démographie
Gentilé Gonfaronnais
Population
municipale
4 302 hab. (2014)
Densité 106 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 17″ nord, 6° 17′ 23″ est
Altitude Min. 98 m – Max. 766 m
Superficie 40,42 km2
Localisation

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Gonfaron
Liens
Site web mairie-gonfaron.fr

Gonfaron est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Son nom en provençal est Gounfaroun[1].

La commune est surtout connue pour la légende de l'âne volant. Cette légende lie le village à saint Quinis, son saint patron. La chapelle qui surplombe le village porte d'ailleurs le nom de chapelle de Saint-Quinis. La mention de « Âne volant » est reprise tant dans des enseignes de magasin que des noms d'associations locales.

La commune est aussi connue pour le Village des tortues, siège de la Station d'Observation et de Protection des Tortues et de leurs Milieux et centre d'étude et de conservation de la tortue d'Hermann, qui se trouve dans cette commune et draine de nombreux touristes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Gonfaron est un village du Centre Var proche de Brignoles et du Luc, membre de la communauté de communes Cœur du Var.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gonfaron
Flassans-sur-Issole Le Luc Le Luc
Pignans Gonfaron Les Mayons
Pignans Collobrières Les Mayons

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le village est adossé à la colline de la Roquette (à environ 200 m d'altitude). Il est niché au pied du massif des Maures dont la face Nord et les crêtes culminantes (Notre-Dame-des-Anges et la Sauvette) dominent la région.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'Aille, un affluent de l'Argens, ainsi que par plusieurs de ses affluents.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Gonfaron est desservie par les TER Provence-Alpes-Côte d'Azur, sur la ligne ligne de Marseille-Saint-Charles à Vintimille.

La commune est traversée par l'autoroute A57. la sortie la plus proche est la sortie 11, entre Carnoules et Pignans. La route départementale RD 97, reliant Le Luc à Toulon, passe par le centre du village.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune a une superficie de 4 042 ha. Actuellement, la partie « village » bâtie sur la colline se compose de petites rues et ruelles entrecoupées d'escaliers ou de porches qui conduisent immanquablement vers la chapelle Saint-Quinis. La partie basse entoure la nationale et la place de la Victoire. C'est là que se situe la majorité des commerces et l'animation.

Tout autour et plus au sud, il y a d'abord des « quartiers » de résidences entourées de jardins. Plus loin, dans les campagnes, de nouveaux lotissements se construisent jusqu'au pied du massif des Maures.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gonfanonem (1039), Confanone (1062), Gonfarone (1341), Gonfaron (1793).

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'habitat sur la commune ont été retrouvées dans deux grottes, de la colline de la Roquette. Elles remontent à l'âge du bronze. Proche de ses grottes se trouvent les restes d'un oppidum ligure[2].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des traces d'occupation romaine, datant de 100 av. J.-C., ont été retrouvées le long de la route reliant Gonfaron à Flassans-sur-Issole[2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village faisait partie de la seigneurie de Pignans. En 1481, Charles V d'Anjou, alors comte de Provence, désigne Louis XI comme héritier. À son décès, la commune, comme l'ensemble de la Provence, est alors rattachée à la France[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Gonfaron.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2014 Yves Orengo[3] UMP  
2014 en cours Thierry Bongiorno LR chef d'entreprise BTP

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 302 habitants, en augmentation de 4,75 % par rapport à 2009 (Var : 2,98 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 102 1 295 1 323 1 399 1 596 1 673 1 810 1 773 1 882
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 101 2 491 2 457 2 480 2 339 2 175 2 085 2 577 2 524
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 555 2 232 2 241 2 048 2 115 2 164 2 035 1 706 1 627
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 752 2 133 2 308 2 277 2 566 2 805 3 481 4 107 4 302
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006 [7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Gonfaron compte une école maternelle, l'école public Jules-Serre, et une école primaire public, l'école Jean-Aicard. Le collège de rattachement des Gonfaronnais est le collège Pierre-de-Coubertin au Luc-en-Provence. Le lycée de rattachement est le lycée Raynouard à Brignoles.

Santé[modifier | modifier le code]

Un centre de santé comptant trois médecins généralistes, kiné, infirmières, ostéopathes, podologue, pédicure est implanté dans la commune[8].

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique romaine de l'immaculée conception est une paroisse du diocèse de Fréjus-Toulon, son curé est le père Jean-Louis Jaussaud.

La mission anglicane méthodiste du Christ-Roi (The Anglican Methodist Mission of Christ the King) est une congrégation anglicane confessante de tradition Basse Église, francophone et anglophone, fondée le 22 septembre 1998 ; elle est administrée par un pasteur : le révérend Emmanuel Briglia-Audibert. Elle est membre de l'Église Méthodiste Épiscopale de France et du Fellowship of Confessing Anglicans[9]. Elle est installée à Gonfaron de 2009[9] à 2014[réf. souhaitée].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les principaux monuments :

  • la tour de l'Horloge (1850) est surmontée d'un campanile ;
  • l'église  Immaculée-Conception » consacrée en 1865 ;
  • la chapelle Saint-Quinis : reconstruite plusieurs fois, l'actuelle date de 1849 ;
  • le monument aux morts.
  • L'Église de Saint-Jacques de Cagnosc. Il n'en reste qu'un pan de mur. Elle daterait du XIe siècle.

La place de la Victoire est particulièrement vaste.

Légendes[modifier | modifier le code]

La légende de l'âne volant[modifier | modifier le code]

La fête de l'âne volant se fête en avril. En fin de journée, l'âne édifié à cette occasion est brûlé. Au cours du temps, plusieurs versions de la légende son nées. La légende la plus réputée est celle-ci : le village est surmonté par une chapelle portant le nom de son saint patron, saint Quinis. La tradition voulait que les habitants se réunissent pour un procession vers la chapelle, il était donc demandé aux habitants de nettoyer les rues par lesquelles passerait le cortège. En 1645, un Gonfaronnais « grincheux » refusa, on ne sut jamais pourquoi, de faire cette besogne de propreté et s'écria simplement : « Si Saint Quinis trouve le passage trop sale, il n'aura qu'à sauter par-dessus ! ». Selon certains, il ajouta quelques propos désobligeants. La municipalité fit procéder d'autorité au travail nécessaire. La fête eut lieu dans la joie et la bonne humeur, mais l'incident resta pourtant dans la mémoire des habitants... Quelque temps après, le vieil homme revenant de la campagne sur son âne, descendait les pentes de la Carnaraute (nom local de la montagne qui domine Gonfaron au nord). Or sa bête, énervée par les taons, prit soudain une allure précipitée. À tel point que, quittant son chemin, elle fit un vol plané au-dessus du ravin tandis que son piteux cavalier était projeté rudement sur le sol. Connue aussitôt, sa mésaventure fit la joie et la risée de tout le pays, et chacun de s'écrier : « C'est bien fait, Saint Quinis l'a puni, son âne a volé ».

Cette légende, quelle qu'en soit la version retenue, est directement liée à une expression familière, « à Gonfaron les ânes volent / à Gounfaroun leis ai volon », destinée à indiquer à son interlocuteur que l'on n'en croit rien, que l'on n'est pas dupe de ce qui vient d'être dit. L'expression d'origine en provençal joue sur l'homophonie entre Gounfaroun et gounfaloun ou gounfaroun, mot qui signifie bannière. Et une bannière vole dans le vent, comme l'âne de la légende[10],[11].

La vie de saint Quinis[modifier | modifier le code]

Saint Quinis, patron de Gonfaron, est né à Vaison-la-Romaine (Vaucluse) vers l’an 500. On le nommait "Quenin" ou "Quinidius" (en latin). Ses parents étaient chrétiens, très pieux et son père occupait un poste important à la municipalité. Sa mère fit un jour un pèlerinage à Arles et là, elle entendit une voix lui annonçant qu’elle aurait un fils qui serait évêque et ferait beaucoup de conversions de pécheurs et de miracles. Quinis fut baptisé à sa naissance et élevé dans la religion chrétienne par de très bons maîtres. Très bon élève, il apprit en classe : la grammaire, le latin, le calcul, la musique. Quand il fut plus grand, l’évêque de Vaison l’envoya compléter son instruction au monastère des Îles de Lérins (îles en face de Cannes), qui existe toujours. Les moines y tenaient une école très connue et très bonne où l’on formait des savants, des prêtres et même des évêques.

Quinis partit donc et passa par Avignon, Brignoles, Besse-sur-Issole, Gonfaron. Il traversait les villes et les campagnes, couchant chez les paysans ou dans les auberges. Il prêchait l’évangile de Jésus avec charité et douceur aux personnes qu’il rencontrait sur son chemin. Il parlait aux laboureurs, aux vignerons, aux bergers, aux bûcherons et leur apprenait la charité et l’amour de Dieu. Il leur conseillait d’abandonner les cultes païens, hérités des Romains.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Les instituteurs Édith et Roger Lallemand vécurent à Gonfaron, chemin Célestin -reinet, ainsi que Lucien et Suzanne Daviault et Lucienne Balesse. Ils furent des pionniers de l'École Moderne et parmi les premiers amis du pédagogue Célestin Freinet.[réf. nécessaire]
  • Le peintre Janusz de Rola a vécu à Gonfaron de 1981 à sa mort. Un pont[12] porte d'ailleurs son nom.
  • Le pilote Henri Julien, né en 1927, qui créa en 1968, l'écurie de course automobile AGS Automobiles Gonfaronnaises Sportives. Cette marque participa à d'innombrables compétitions en Formule France, Formule Renault, Formule 3, Formule 2, Formule 3000, et même Formule 1 de 1986 à 1991. C'est sur son initiative que fut fondé le Circuit du Var au Luc que l'équipe utilise toujours. AGS survit à son départ de la Formule 1, dès 1992 germe l'idée d'utiliser le matériel de l'équipe dans le cadre de stages de pilotage haut de gamme. En 2002, AGS a même conçu des toutes nouvelles Formule 1 répondant à la réglementation technique en vigueur : les SH01, SH02, SH03 et deux biplaces. Outre ces dernières et les anciennes JH24, l'entreprise propose aussi de piloter dans le cadre de ses stages des anciennes Arrows, Prost Grand Prix, Jordan Grand Prix ainsi qu'une Peugeot 905. Henri Julien est aussi détenteur du record du monde de l'heure des Racer 500 le 3/9/1997 à la vitesse de 222,557 km/h en collaboration avec son ami Bernard Boyer[13].
  • Jeannine Leïd, conservatrice des valeurs gonfaronnaises et de l'histoire de ce village. L'association Les Amis de Saint-Quinis a pour but de venir en aide aux plus démunis mais aussi à l'amélioration de la vie des paroissiens.[réf. nécessaire]
  • Lucien Sapin, peintre et sculpteur est arrivé à Gonfaron à l'âge de 6 mois. Très jeune, il fera de la sculpture son métier. Chef d'atelier des Marbres Français, il dirige 32 ouvriers ; attaché au musée du Louvre au titre de meilleur ouvrier de France, il restaure : La grande galerie du Louvre avec son équipe de spécialistes en ce qui concerne la marbrerie, et le pavillon de Flore. Chargé de mission par le ministère de la Culture, il travaille dans les musées étrangers. Il visite des carrières et sélectionne des marbres pour les restaurations futures.[réf. nécessaire]
  • Bernard Devaux, ancien journaliste, naturaliste, professionnellement reconverti dans les années 1980 dans l'étude et la protection de l'animal sauvage le plus symbolique de la nature du Massif des Maures : la tortue d'Hermann. L'intense activité touristique du Village des tortues qu'il a fondé aux abords de la commune est une source économique majeure pour la région et une des plus importantes contributions mondiales à l'étude des tortues dans leur milieu naturel.[réf. nécessaire]
  • Fernand Briano, leveur de liège, à qui le musée du liège de Gonfaron consacre un encart, puis pompier bénévole où il applique des contre feux, système interdit actuellement, et toute sa vie il forme les jeunes à la chasse, passion qu'il a pratiqué jusqu'à 90 ans. Il œuvra aussi à la Résistance de Gonfaron durant la Seconde Guerre mondiale où il fut maquisard; il alimentait ses collègues abrités dans un cabanon dans les Maures, notamment.[réf. nécessaire]
  • François Fiat, propriétaire du château Gasqui.[réf. nécessaire]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Gonfaron 2.jpg

La commune porterait :

De gueules à la hure de sanglier en chef et au renard argenté en pointe, les deux au naturel

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Zou, boulégan ! expressions familières de Marseille et de Provence, Philippe Blanchet, Bonnetton, 2000.
  2. a, b et c histoire de Gonfaron
  3. Municipales à Gonfaron : Yves Orengo adoube son dauphin Thierry Bongiorno [1]
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. centre de santé
  9. a et b Journal Officiel, 26 juin 2009, Numéro R.N.A. W833000417
  10. Lou tresor dóu felibrige, Fr. Mistral, vol. 2 p. 70 de l'édition CPM de 1979.
  11. Zou, boulégan ! expressions familières de Marseille et de Provence, Philippe Blanchet, Bonnetton 2000.
  12. http://rola.jalbum.net/Vie%20de%20Janusz%20de%20ROLA/Son%20environnement/thumbs/ENVIRONNEMENT4.jpg
  13. Réunion des ancien de l'écurie AGS, en octobre 2012