Mirmande

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Mirmande
Image illustrative de l'article Mirmande
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Loriol-sur-Drôme
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Drôme
Maire
Mandat
Benoît Maclin
2014-2020
Code postal 26270
Code commune 26185
Démographie
Population
municipale
532 hab. (2014)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 41′ 57″ nord, 4° 50′ 10″ est
Altitude Min. 87 m – Max. 584 m
Superficie 26,45 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte administrative de la Drôme
City locator 14.svg
Mirmande

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte topographique de la Drôme
City locator 14.svg
Mirmande

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Mirmande

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Mirmande

Mirmande est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mirmande est situé à 32 km au sud de Valence, 21 km au nord de Montélimar et 7 km au sud de Loriol qui est le chef-lieu de canton. Le village est desservi par l'autoroute A7 grâce à l'échangeur sortie 16 Loriol-sur-Drôme, situé à 8 km plus au nord.

Village botanique avec ses plantes de rocaille, en 1998, Mirmande est admis dans l'association des Plus Beaux Villages de France[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mirmande
Cliousclat
Saulce-sur-Rhône Mirmande Grane
Les Tourrettes Condillac Marsanne

Histoire[modifier | modifier le code]

Une rue de Mirmande.

Le nom vient de l’ancien français d’origine occitane mirmande (même étymologie que mirande) qui désignait une ville, un village ou une maison fortifiée[2].

Appelé Mirmanda au XIIe siècle, Castrum Mirimandae au XIIIe siècle Mirimanda et Miremande au XVIe siècle et enfin Mirmande au XVIIe siècle.

Mentionné dès 1238, le village est une ancienne propriété des Adhémar qui le cédèrent à l'évêque de Valence.[réf. nécessaire] Tout au long du Moyen Âge, un péage était établi à Mirmande sur le halage des navires remontant le Rhône, halage exclusivement humain jusqu’à la fin du XVe siècle[3]. Au milieu du XIVe siècle, le bourg se développe et un deuxième rempart, encore visible aujourd'hui, le délimite. Le XVIIe siècle voit le village s'agrandir hors les murs, mais c'est au XIXe siècle que Mirmande se développe avec la sériciculture (élevage du ver à soie) qui fait vivre près de 3 000 personnes.[réf. nécessaire]

Avec le déclin de cette économie, le village connaît des heures difficiles : le XXe siècle voit l'abandon et l'écroulement partiel de l'église Sainte-Foy. Par ailleurs, une loi exonérant d'impôts les maisons sans toit, de nombreux propriétaires qui ont quitté le village font découvrir les maisons qu'ils y possèdent encore, de sorte qu'elles tombent rapidement en ruine. Lorsqu'elles sont rachetées, le prix est fixé en fonction du nombre de tuiles restées sur le toit.[réf. nécessaire]

Le village renaît grâce aux nombreux artistes qui s'y installent plus ou moins durablement. André Lhote (1885-1962), peintre cubiste et écrivain, contribue au renouveau de Mirmande.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1979 1989 Haroun Tazieff SE Volcanologue
1989 2001 Christian Tracol SE arboriculteur
mars 2001 2006 Philippe Minguez PS Instituteur
2006 2008 Maryse Brun SE Accueil chambre d'hôtes
2008 2014 Anne-Marie Armand SE Ex directrice de société économie mixte
2014 en cours Benoît Maclin SE gérant de société

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 532 habitants, en augmentation de 8,35 % par rapport à 2009 (Drôme : 3,24 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 548 1 391 1 856 1 995 2 166 2 346 2 488 2 561 2 637
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 660 1 222 1 166 1 147 1 061 1 094 1 034 897 918
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
912 907 816 615 598 541 475 454 478
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
459 459 407 420 497 503 507 503 532
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue générale du village.
Une rue, haut du village.

Deux églises ont été construites dans le village ; l’une médiéval en son sommet (Sainte-Foy), l’autre plus récente en bas du village (Saint-Pierre). L'église St Pierre du bas est toujours en activité (mariages, baptêmes, messes...) et celle du haut accueille des artistes qui exposent leurs œuvres. Le cimetière se trouve à côté de l'église du haut.

En 1995 a été inauguré le Mémorial de la Seconde Guerre Mondiale 1939-1945, comportant les noms des « Résistants de la Drôme morts pour la France; des Résistants de l'enclave du Vaucluse morts pour la France ; des Soldats des États-Unis d'Amérique tués entre le 20 et le 30 août 1944 ; des Déportés de la Drôme qui ne sont pas revenus et de certains Aviateurs français et alliés tombés lors d'une mission »[8],[9].

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

Dans la forêt qui domine le village, un parcours de découverte de la flore de la forêt drômoise a été créé sous l'égide de l'ONF.

En 2014, la commune obtient le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • En 1924, le peintre André Lhote découvre le village alors à peu près abandonné. La plupart des maisons sont en ruines. Lhote fait l'acquisition de l'une d'entre elles, encore en bon état, et vient tous les ans y installer une « académie d'été ». Il contribue à la renaissance et à la sauvegarde du village. Pendant l'occupation, de nombreux peintres, parmi lesquels on compte Marcelle Rivier, Alexandre Garbell, Pierre Palué, Gustav Bolin, André Lauran, Charles Rollier, Fédor Löwenstein trouvèrent refuge auprès d'André Lhote et Mirmande devint un lieu très vivant de création artistique contemporaine. En 1948, André Lhote (soutenu par la municipalité de C. Caillet) réussit à faire inscrire l'église Sainte-Foy à l'inventaire des monuments historiques[11],[12].
  • Guy Marandet, élève d'André Lhote, s'installe à Mirmande définitivement, (6 octobre 1917 - 14 février 2011)[11].
  • Jules Goux, né le 6 avril 1885 à Valentigney (Doubs) et décédé le 6 mars 1965 dans sa maison à Mirmande (26), est un pilote automobile français. Il est arrivé à Mirmande en 1954 à l'âge de 70 ans.
  • Marcelle Rivier s'installa à Mirmande définitivement et y habita près de 50 ans. Elle y est enterrée.
  • Haroun Tazieff, le volcanologue, fut le maire de Mirmande de 1979 à 1989. Sous son impulsion le village classé bénéficie d'une zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysagé (ZPPAUP, la première publiée dans la Région Rhône-Alpes, en février 1989). De même, l'église Sainte-Foy est restaurée, inaugurée par Jack Lang, ministre de la Culture en juillet 1981. Depuis elle accueille l'été des expositions, concerts et colloques. Des extensions du site classé ont lieu en 1975 et 1976.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Mirmande | Les plus beaux villages de France - Site officiel », sur www.les-plus-beaux-villages-de-france.org (consulté le 29 décembre 2016)
  2. A. Dauzat, Ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, 1963.
  3. M. Rossiaud, « Les haleurs du Rhône au XVe siècle », Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public. 7e congrès, Rennes, 1976 : « Les transports au Moyen Âge ». p. 286.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Musée de la Résistance
  9. Maquisards de France
  10. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  11. a et b Pierre Palué, Mirmande et ses peintres, préface par François Bellec de l'Académie de marine, Éditions Études drômoises, 1998.
  12. Caroline Larroche et Louise Graatsma, Mirmande, entre amitié et émulation, in Garbell, les métaphores d'un peintre, Éditions Altamira, 2009, pages 21 à 35.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]