Mirmande

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Mirmande
Mirmande
Vue générale du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Drôme
Maire
Mandat
Benoît Maclin
2020-2026
Code postal 26270
Code commune 26185
Démographie
Gentilé Mirmandais
Population
municipale
584 hab. (2018 en augmentation de 14,96 % par rapport à 2013)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 41′ 57″ nord, 4° 50′ 10″ est
Altitude Min. 87 m
Max. 584 m
Superficie 26,45 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Loriol-sur-Drôme
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web

Mirmande est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Mirmande est situé à 32 km au sud de Valence, 21 km au nord de Montélimar et 7 km au sud de Loriol (bureau centralisateur de canton).

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Les collines couvrent deux tiers de la superficie de la commune. En allant vers le Rhône, à l'ouest, l'altitude diminue en une succession de plateaux.

Sites particuliers :

  • Au nord de la Teyssone : le Mont Gier (471 m) et le Serre Gondran (448).
  • Au sud de la Teyssone : le village est adossé à une série de collines : Crête de Malivet (573 m), Peygrand, (532 m) Montpourchier (506 m).

Géologie[modifier | modifier le code]

Le rapport de présentation de la carte communale de 2006 note la présence de calcaires et de marnes du crétacé inférieur de l'hauterivien pour les reliefs de Marsanne.
Au nord de la Teyssone, vers Cliousclat, on note la présence de marnes et de sables du Pliocène Inférieur[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est traversée d'est en ouest par la Teyssone (affluent du Rhône. Cette rivière est alimentée par les ruisseaux de Vaucourte, de Tierceron et de la vallée de Bichet[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Située dans la vallée du Rhône, non loin de Montélimar, la commune est sous l'influence du climat méditerranéen avec un ensoleillement assez important. Les hivers sont généralement froids et secs, avec un ressenti glacial quand le mistral souffle[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par :

  • du nord au sud, par la Route départementale 57 qui relie Cliousclat à Marsanne via la vallée de Tierceron[1].
  • d'est en ouest, par la route départementale 204 qui relie le village à la Route nationale 7[1].

Le village est desservi par l'autoroute A7 grâce à l'échangeur 16, situé 8 km plus au nord.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Vue générale du village.

Typologie[modifier | modifier le code]

Mirmande est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (75,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (75,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (75,2 %), zones agricoles hétérogènes (21 %), cultures permanentes (3,8 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Mirmande fait partie des « villages perchés »[10].

Quartiers, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le village compte 122 lieux-dits (habitat et géographie)[11].

Site Géoportail (carte IGN)[12] :

  • Barret
  • Bichet
  • Chabrier
  • Chauras
  • Espenel
  • Fortuné
  • Goûte-Soleil
  • Grange Rouge
  • Granier
  • la Colline
  • la Combe
  • la Comtesse
  • la Poche
  • le Brucher
  • le Clos
  • le Foulon
  • le Moulin
  • le Pérou
  • le Petit Rigaud
  • les Buis
  • les Butiers
  • les Fougères
  • les Grands Rigauds
  • les Granges
  • les Mas
  • Leybincine
  • Lorelus
  • Magnanon
  • Maison Astier
  • Maison Bonnardel
  • Maison Chastan
  • Maison Joubert (ouest)
  • Maison Joubert (est)
  • Maison Largier
  • Maison Martel
  • Maison Monteux
  • Maison Moulin
  • Marfoure
  • Martin
  • Métifiot
  • Michel
  • Pertus
  • Platet
  • Rassier
  • Reynier
  • Rif des Faures
  • Rochu
  • Sainte-Lucie
  • Saint-Estève
  • Sauvan
  • Vaucourte
  • Véronne

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[13] :

  • 1184 : Mirmanda (cartulaire de Saint-Chaffre, 37) (étudié par Ulysse Chevallier[14]).
  • 1238 : castrum Mirmandae (Gall. christ., XVI, 114).
  • XIVe siècle : mention du prieuré : prioratus de Mirmanda (pouillé de Valence).
  • 1360 : castrum de Mirimanda (cartulaire de Montélimar, 62).
  • 1360 : mention du mandement : mandamentum de Mirimanda (cartulaire de Montélimar, 62).
  • 1396 : Mirmanda, Valentinensis diocesis (d'Hozier, III, 957).
  • XVIe siècle : mention de la paroisse : capella de Mirmanda (pouillé de Valence).
  • 1540 : Mirimanda (A. du Rivail, Allobrog., 78).
  • 1540 : mention de la paroisse : cura Mirmande (pouillé de Valence).
  • 1555 : Miremande (inventaire Morin-Pons, 201).
  • 1891 : Mirmande, commune du canton de Loriol.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est issu de l'ancien occitan mirmanda qui désignait une ville, un village ou une maison fortifiée[15]. Homonymie avec Marmande (Lot-et-Garonne, Mirmanda en 1254).[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Les relevés effectués par G. Marandais entre 1948 et 1966 (repris par une étude diachronique et une étude documentaire en 2012) ont mis en évidence une occupation du Montpourchier dès la période antique.
Le matériel numismatique est caractéristique du IVe siècle[16].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[13] :

  • Au point de vue féodal, Mirmande était une terre (ou seigneurie) premièrement possédée par les Adhémar.
  • Dès le XIVe siècle : elle passe aux évêques de Valence, derniers seigneurs.
  • 1469 : les évêques donnent une charte de libertés municipales aux habitants.

Tout au long du Moyen Âge, un péage était établi à Mirmande sur le chemin de halage des navires remontant le Rhône, halage exclusivement humain jusqu'à la fin du XVe siècle[17].

Lors de la croisade des Albigeois, Giraud V Adhémar de Grignan et Lambert I Adhémar sont cousins et co-seigneurs de Montélimar. Ils ne sont pas dans le même camp. Giraud V Adhémar de Grignan soutenant Aymar II de Poitiers-Valentinois et Raymond VI de Toulouse, Lambert I Adhémar fait donc entrer Simon de Montfort dans Montélimar. Humbert de Miribel, évêque de Valence est leur allié[18],[19].

Huit ans après l'entrée de Simon IV de Montfort dans Montélimar en 1217, Mirmande est donnée par les Adhémar, co-seigneurs de Montélimar, à l'évêque de Valence[20].

1238 : une bulle impériale de l'empereur Frédéric II confirme la possession de Mirmande aux évêques de Valence[21].

Le conflit entre l'évêque de Valence et le comte de Valentinois se poursuit pendant plusieurs années. Ainsi, en 1245, Aimar III de Valentinois aurait perdu 10 000 marcs d'argent pour l'occupation du château de Mirmande, propriété de l'évêque[22].

Au milieu du XIVe siècle, le bourg se développe. Un deuxième rempart le délimite (encore visible aujourd'hui)[réf. nécessaire].

En 1396, pendant la guerre de Cent Ans, les habitants de Mirmande se joignent aux habitants de Valence pour demander assistance au roi Charles VI face aux gens de guerre qui ravagent alors les environs[23].

En 1469, l'évêque de Valence accorde à Mirmande une chartre des libertés[1].
Les libertés et privilèges accordés sont confirmés par Jacques de Tournon[24].

Au XVIe siècle, pendant les guerres de Religion, Mirmande est le théâtre de plusieurs évènements.
Le capitaine protestant Charles Du Puy-Montbrun, à la suite d'une bataille le contre le baron de Gordes au Pousin, passe par Loriol, assiége et prend Mirmande[25],[26].
Face aux coûts humains et économiques de ces violences, les paysans de Mirmande firent partie des premiers villages à se rebeller en 1578 contre les capitaines protestants et catholiques, dans le « mouvement de l'Union »[27].

Au XVIIe siècle, le village s'agrandit hors les murs[réf. nécessaire].

1688 (démographie) : 300 familles[13].

XVIIIe siècle : mention du péage[28].

1789 (démographie) : 290 chefs de famille[13].

Avant 1790, Mirmande était une communauté de l'élection subdélégation et bailliage de Valence.
Elle formait une paroisse du diocèse de Valence. Son église, dédiée à sainte Foi, en remplaçait une plus ancienne dédiée à saint Didier. Cette église était celle d'un prieuré d'augustins (dépendant de l'abbaye de Saint-Thiers de Saou) qui fut uni à la sacristie de cette abbaye au début du XVe siècle. Les dîmes de cette paroisse se partageaient entre le titulaire de ce prieuré, le prieur de Notre-Dame-de-la-Blache, et l'évêque diocésain.
. Le mandement de Mirmande avait la même étendue que la communauté de ce nom et comprenait les deux communes de Mirmande et de Saulce[13].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune de Mirmande fait partie du canton de Loriol[13].

Au XIXe siècle, Mirmande se développe avec la sériciculture (élevage du ver à soie) qui fait vivre près de 3 000 personnes[29].

1835 (économie) : cinq foires annuelles, quelques tuileries, cinq fabriques d'ouvraison de la soie[30].

Dans la seconde partie du XIXe siècle, l'économie du village décline. La maladie du vers à soie et la concurrence asiatique font chuter la sériciculture. Le phylloxera détruit le vignoble, et l'arrivée du chemin de fer rend la section de Saulce beaucoup plus dynamique[1].
En conséquence, le , une loi distrait la section de Saulce de la commune de Mirmande et l'érige en commune distincte[31].

Avec le déclin de son activité, la commune connaît des heures difficiles : le XXe siècle voit l'abandon et l'écroulement partiel de l'église Sainte-Foy. Par ailleurs, une loi exonérant d'impôts les maisons sans toit, de nombreux propriétaires, qui ont quitté le village, font découvrir les maisons qu'ils y possèdent encore, de sorte qu'elles tombent rapidement en ruine. Lorsqu'elles sont rachetées, le prix est fixé en fonction du nombre de tuiles restées sur le toit[32].

Le village renaît grâce aux nombreux artistes qui s'y installent plus ou moins durablement. André Lhote (1885-1962), peintre cubiste et écrivain, contribue au renouveau de Mirmande[réf. nécessaire].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Résistance se met en place dès 1942. À partir d'avril 1944, Mirmande abrite un maquis. Selon Pierre de Saint-Prix, il contribua notamment à cacher des opposants et des réfractaires au STO, avec l'appui de nombreux notables du village (dont le maire révoqué par les autorités de Vichy, Charles Caillet).
Alors installée à Mirmande, la peintre Marcelle Rivier participe activement à ce mouvement en tant qu'agent de liaison.
À la suite de l'arrestation ratée de Pierre de Saint-Prix par la Gestapo, ce dernier se réfugie dans les bois, en amont de la ferme Caillet.
Le maquis de Mirmande participa à la réception de parachutages et à certains sabotages et escarmouches. Il contribua aussi à brouiller les indications routières. Un mémorial commémore cet épisode au bord de la RD57 dans la direction de Marsanne[33].

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : de la Révolution au Second Empire
1790 1871 ?    
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
1871   ?    
1874   ?    
1878   ?    
1884   ?    
1888   ?    
1892   ?    
1896   ?    
1900   ?    
1904   ?    
1908   ?    
1912   ?    
1919   ?    
1925   ?    
1929   ?    
1935   ?    
? (avant 1944) ? Charles Caillet   révoqué par le régime de Vichy
? 1945 ?    
1945   ?    
1947 ? Charles Caillet    
1953   ?    
1959   ?    
1965   ?    
1971   ?    
1977 1979 ?    
1979
(élect. partielle ?)
1983 Haroun Tazieff (sans étiquette) volcanologue
1983 1989 Haroun Tazieff   maire sortant
1989 1995 Christian Tracol (sans étiquette) arboriculteur
1995 2001 Christian Tracol   maire sortant
2001 2006 Philippe Minguez PS instituteur
2006
(élect. partielle ?)
2008 Maryse Brun (sans étiquette) accueil chambre d'hôtes
2008 2014 Anne-Marie Armand (sans étiquette) ex directrice de société économie mixte
2014 2020 Benoit Maclin (sans étiquette) gérant de société
2020 En cours
(au 16 février 2021)
Benoit Maclin[34][source insuffisante]   maire sortant

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

villes et villages fleuris[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune obtient le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris[35].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Mirmande fait partie du comité de jumelage du canton de Loriol [36].
À ce titre, le village est donc jumelé avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[38].

En 2018, la commune comptait 584 habitants[Note 2], en augmentation de 14,96 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5481 3911 8561 9952 1662 3462 4882 5612 637
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 6601 2221 1661 1471 0611 0941 034897918
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
912907816615598541475454478
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
459459407420497503507503574
2018 - - - - - - - -
584--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Un regroupement pédagogique intercommunal gère l'enseignement primaire à Mirmande et Cliousclat. L'école publique maternelle est implantée sur le site de Cliousclat. Le site de Mirmande prend en charge l'école élémentaire[41].

Santé[modifier | modifier le code]

Un cabinet infirmier est installé sur la commune de Mirmande[42].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête : le dernier dimanche d'août[28].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Le village dispose d'un stade de football depuis 1961. le FC Mirmande-Saulce a été fondé en 1946[43].

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Panorama avec vue sur l'église Saint-Pierre.

L'église Saint-Pierre de Mirmande fait partie de la paroisse catholique de Saint-Paul-du-Rhône[44].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 1992 : céréales, fruits[28].
En 2000, la surface agricole de la commune couvrait 396 hectares dont 242 hectares de vergers. L'activité agricole est donc principalement tournée vers l'arboriculture[réf. nécessaire].
En 2003, le rapport de présentation - carte communale recensait douze exploitations viables[1].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Syndicat d'initiative (en 1992)[28].
  • Le , Mirmande disposait de deux hôtels, dont un classé trois étoiles, ainsi qu'un camping. Des chambres d'hôtes et des gîtes sont également proposés[1].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Voir dossier Insee[45].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les vestiges de la deuxième enceinte médiévale sont toujours visibles. On note la présence d'une tour ronde d'une tour carrée ainsi que les vestiges de plusieurs portes.
Près de la Porte de la Fond (côté est), subsiste un blason taillé dans la pierre avec les armoiries du village. Une fresque a été découverte sous le porche de La Porte des Gaultiers(XVIe siècle) côté nord[réf. nécessaire].
  • Église du XIIe siècle : tour trapue[28].
  • Église médiévale Sainte-Foy, située au sommet du village[46]. Elle a été désacralisée et aujourd'hui accueille des artistes qui y exposent leurs œuvres[47].
  • Église Saint-Pierre : située en bas du village, elle est toujours en activité (mariages, baptêmes, messes, etc.)[réf. nécessaire].
  • Chapelle Saint Lucie, située à l'entrée est du village. Elle a été construite en 1887 grâce aux dons des fidèles[48] .
  • En 1995, a été inauguré le « Mémorial de la Seconde Guerre Mondiale 1939-1945 », comportant les noms des « Résistants de la Drôme morts pour la France ; des Résistants de l'enclave du Vaucluse morts pour la France ; des Soldats des États-Unis d'Amérique tués entre le 20 et le  ; des Déportés de la Drôme qui ne sont pas revenus et de certains Aviateurs français et alliés tombés lors d'une mission »[49],[50].
  • Architecture collective : « les plus beaux toits de France », ruelles et maisons pittoresques, échoppes[28].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • L'ancienne magnanerie du village accueille l'association culturelle Marcel Légaut[51].
  • Artisanat d'art[28].
  • Lors de la rénovation d'une façade du village, une intrigante plaque représentant une variante du Carré Sator a été apposée[52].

Mirmande dans les arts :

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Dans la forêt qui domine le village, un parcours de découverte de la flore de la forêt drômoise a été créé sous l'égide de l'ONF[réf. nécessaire].

Village botanique avec ses plantes de rocaille, Mirmande est admis en 1998 dans l'association des Plus Beaux Villages de France[53].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

André Lhote.
  • André Lhote (1885-1962) : peintre. En 1924, il découvre le village alors à peu près abandonné. La plupart des maisons sont en ruines. Lhote fait l'acquisition de l'une d'entre elles, encore en bon état, et vient tous les ans y installer une « académie d'été ». Il contribue à la renaissance et à la sauvegarde du village.
Pendant l'occupation, de nombreux peintres, parmi lesquels on compte Guy Marandet, Marcelle Rivier, Alexandre Garbell, Pierre Palué, Gustav Bolin, André Lauran, Charles Rollier, Fédor Löwenstein trouvèrent refuge auprès d'André Lhote, et Mirmande devint un lieu très vivant de création artistique.
En 1948, André Lhote (soutenu par la municipalité de Charles Caillet) réussit à faire inscrire l'église Sainte-Foy à l'inventaire des monuments historiques[54],[55].
  • Guy Marandet (-) : élève d'André Lhote, il s'installera à Mirmande définitivement[54].
  • Jules Goux (né en 1885, mort en 1965 dans sa maison à Mirmande) : pilote automobile français. Il est arrivé à Mirmande en 1954 à l'âge de 70 ans.
  • Marcelle Rivier (1906-1986) : peintre. Elle s'installa à Mirmande définitivement vers 1940 et y habita près de cinquante ans. Elle y est enterrée[réf. nécessaire].
  • Haroun Tazieff (1914-1998) : célèbre volcanologue. Il fut le maire de Mirmande de 1979 à 1989. Sous son impulsion le village classé bénéficie d'une zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysagé (ZPPAUP, la première publiée dans la Région Rhône-Alpes, en ). De même, l'église Sainte-Foy est restaurée, inaugurée par Jack Lang, ministre de la Culture en . Depuis elle accueille chaque été des expositions, concerts et colloques. Des extensions du site classé ont eu lieu en 1975 et 1976[réf. nécessaire].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Mirmande possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

La mairie de Mirmande indique l'existence d'un blason sculpté dans la pierre. À droite en haut, « les trois ronds symboliseraient la Sainte Trinité ». À gauche en haut, « les quatre motifs présenteraient les quatre attributs de Dieu : l'amour symbolisé par l'homme, la justice symbolisée par le lion, La puissance symbolisée par le taureau, la sagesse symbolisée par l'aigle »[56][source insuffisante]. Notons que l'homme, le lion, le taureau et l'aigle sont respectivement les symboles des quatre évangélistes Mathieu, Marc, Luc et Jean.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h Pascale Blanchet, « Rapport de présentation établi d'après le diagnostic communal du bureau d'études Urbanisme et Aménagement ».
  2. Données Météo-France.
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. « Les villages perchés de la Drôme. La Drôme Tourisme », sur www.ladrometourisme.com (consulté le ).
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