Sainte-Agnès (Alpes-Maritimes)

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Sainte-Agnès
Sainte-Agnès (Alpes-Maritimes)
Sainte-Agnès.
Blason de Sainte-Agnès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Menton
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Riviera française
Maire
Mandat
Albert Filippi
2014-2020
Code postal 06500
Code commune 06113
Démographie
Gentilé Agnésois
Population
municipale
1 214 hab. (2015 en augmentation de 1,42 % par rapport à 2010)
Densité 130 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 48′ 05″ nord, 7° 27′ 44″ est
Altitude Min. 66 m
Max. 1 238 m
Superficie 9,37 km2
Localisation

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Sainte-Agnès

Sainte-Agnès est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Agnésois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Village littoral le plus haut d'Europe[1], Sainte-Agnès est par ailleurs classé parmi les plus beaux villages médiévaux de France.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune est constituée de trois secteurs géographiques distincts :

  • le village datant du XIe siècle ;
  • la vallée (les Castagnins, le Pescaïre, le Figourne...) : route d'accès au village (RD 22) ;
  • les Cabrolles au sud-est, attenant à Menton.

Un projet de plan local d'urbanisme[2] est à l'étude. Et onze communes de la zone montagne situées sur le territoire de la Riviera Française (Roya et Bévéra) sont concernées par l’espace valléen, qui s’intègre dans le futur Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT)[3].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Accès : depuis Menton, prendre la RD 22, rejoindre la vallée du Borrigo qui mène à Sainte-Agnès. Autoroute A8 : Sortie Menton.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Services réguliers et Bus à la demande[4].

Hydrographie et eaux souterraines[modifier | modifier le code]

L'eau dans la commune : la commune dispose de 4 forages et de 6 sources[9] :

* la source du Bausson ; * la source de Reinier ; * la source de l'Orméa ; * la source du Figourne ; * la source de la Mounega ; * La source du Borrigo au col du Verroux[10].

Sainte-Agnès dispose de deux stations d'épuration :

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sainte-Agnès
Peille Castillon Castillon
Peille Sainte-Agnès Menton
Gorbio Gorbio Menton

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sainte-Agnès Blason D'azur aux trois étoiles d'or[13].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les langues des Alpes-Maritimes avec Sainte-Agnès en zone mentonasque
  •      Occitan vivaro-alpin (alpin)
  •      Occitan vivaro-alpin (mentonnais)
  •      Occitan vivaro-alpin (intermédiaire)
  •      Occitan provençal (niçois)
  •      Occitan provençal (maritime)
  •      † Figoun (remplacé par le provençal)
  •      Royasque, dont
  •      Tendasque (Royasque)
  •      Brigasque (Royasque)

Le nom vivaroalpin de la commune est « Sant Anh » (graphie occitane), « Sant Agn » (graphie mistralienne), le gentilé correspondant est Gaines (graphie occitane) ou Gaïnés (graphie locale).

Sainte-Agnès fait partie de l'aire mentonasque. Le parler a connu une évolution phonétique spécifique qui a fait l'objet de plusieurs études[14],[15],[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon la légende, une princesse italienne en voyage, dénommée « Agnès », fuyant un violent orage, aurait trouvé refuge dans une grotte du village.

Perché à 800 m sur un piton rocheux, le château pourrait dater de 1180. Après les découvertes des fouilles de 1993[17], les assises de la tour remontent à la fin du Xe siècle ou au début du XIe siècle. Sainte-Agnès relevait alors du comté de Vintimille puis de Charles d'Anjou, comte de Provence en 1258[18].

Comme tout le pays de Nice, le village se rallia en 1388 au compte Amédée VII de Savoie.

Les Agnésois ayant encouragé à la résistance leur bourg voisin de Peille, le chevalier de la Fare, gouverneur du comté de Louis XIV, fit détruire le château en 1691[19]. Mais cette destruction ne fut pas totale et la forteresse joua de nouveau un rôle dans la Guerre de Succession d'Autriche de 1744 à 1749[Note 1].

Il a donc été l'objet de nombreuses convoitises de la part des comtes de Vintimille, des comtes de Provence, de la Maison de Savoie et même des Grimaldi.

Dépendant du royaume de Piémont-Sardaigne, Sainte-Agnès ne fut rattachée à la France qu'en 1860.

En 1932, débute la construction de l'ouvrage de Sainte-Agnès, creusé dans le rocher et doté d'une redoutable artillerie. Ultime maillon de la ligne Maginot, sa force de feu permit de stopper les troupes italiennes[20].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté d'agglomération de la Riviera Française.

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

Hôtel de Ville et École.

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[21] :

  • total des produits de fonctionnement : 1 037 000 , soit 876  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 986 000 , soit 831  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 1 267 000 , soit 1 071  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 1 235 000 , soit 1 044  par habitant ;
  • endettement : 1 234 000 , soit 1 043  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 11,36 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 11,33 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 32,20 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014 : Médiane en 2014 du revenu disponible, par unité de consommation : 22 621 [22].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1989 Roger Valetta    
1989 2008 Michel Revel    
2008 en cours Albert Filippi[23] UMP-LR[24] Cadre

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[26].

En 2015, la commune comptait 1 214 habitants[Note 2], en augmentation de 1,42 % par rapport à 2010 (Alpes-Maritimes : +0,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
378393420533568621583551516
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
534539547547532525525519527
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
371368372409305278312304361
1982 1990 1999 2006 2007 2012 2015 - -
4559441 0941 1791 1911 1691 214--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[29] :

  • Écoles maternelles et primaires[30] à Menton, Gorbio,
  • Collèges à Menton,
  • Lycées à Menton.

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique, église Notre Dame des Neiges, Paroisse Notre Dame des Rencontres, Diocèse de Nice[33].

Économie[modifier | modifier le code]

Sainte-Agnès est très prisée des citadins qui font le choix de venir vivre à la campagne. Ces néoruraux y achètent de jolies maisons en pierre. La flambée des prix est telle qu'elles peuvent se vendre jusqu'à 7 000 euros le mètre carré.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Activités agricoles, gastronomie : agrumes, oliviers, lavande.

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'activité principale est tournée vers le tourisme. Depuis 1997, le village est classé parmi « Les Plus Beaux Villages de France » grâce à un patrimoine et une situation exceptionnelle dans l’arrière-pays niçois[34].

Sainte-Agnès est par ailleurs partie intégrante du projet du Département des Alpes-Maritimes, co-candidat officiel de l’inscription « Les Alpes de la Méditerranée » au patrimoine mondial de l’UNESCO[35] conduite par le Groupement Européen de Coopération Territoriale[36].

Commerces et artisanat[modifier | modifier le code]

Les ruelles ancestrales du village attirent les artistes et artisans d’art.

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • La fête de la lavande : deux jours de festivités en costume folklorique avec distillation de lavande sauvage qui ont lieu l'avant dernier week-end du mois de juillet[37].
  • Le critérium des randonneurs chaque 1er mai[38].

Jumelage[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le jardin médiéval au pied du château de Sainte-Agnès.
L'église Notre-Dame des Neiges.
L'arcade de la rue des Sarrasins.
surplombant la baie de Menton et creusé profondément dans la falaise, il faisait partie de la ligne Maginot et a été construit dans la montagne entre 1932 et 1936. Il occupe une surface de 2 000 m2 et pouvait héberger 300 à 400 hommes de troupes pendant trois mois en complète autarcie. Le fort concentrait une très puissante artillerie bien conservée[40],[41],[42].
  • Les monuments commémoratifs[43].
  • Les ruines du château[44] :
situé sur le pic rocheux au-dessus du village, le château a été rasé sur ordre de Louis XIV, construit sur l'emplacement d'un castrum romain[45].
le jardin médiéval[46],[47], créé par l'association des « Peintres du Soleil »[48]. Superbe panorama sur la mer Méditerranée[49],[50].
  • L'église Notre-Dame-des-Neiges, aux tuiles en écailles vernissées[51].
  • L'église Saint Michel Cabrolles[52].
  • Les chapelles :
La Grotte et la chapelle d'Anna[53],[54],[55].
La chapelle de Pénitents-Blancs[56],[57].
La chapelle Saint-Sébastien[58].
La Chapelle Saint Pascal Cabrolles[59].
La chapelle Saint Charles (Musée)[60] : l'espace culture et tradition présente de nombreuses toiles des « Peintres du Soleil »[61], une collection d'outils et d'ustensiles anciens et une autre des céramiques trouvées lors des fouilles archéologiques.
  • Le Droukgon Djangchoub Ling :
centre Drukpa du bouddhisme tibétain[62], situé 2347 route de l'Armée des Alpes[63].
  • Les sources, fontaines et lavoirs[64].
  • La cascade du Borrigo[65], qui prend sa source au col du Verroux, au pied du Mont Ours, pour finir à la mer via le Borrigo[66],[67].
  • Le four communal[68].
  • Un patrimoine botanique riche et diversifié[69].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Le site castral

Les ouvrages militaires

  • Fort de Sainte-Agnès : à la découverte des lieux de mémoire : Le Fort de Ste-Agnès, ouvrage de la ligne Maginot

Le patrimoine architectural et naturel

Histoire et légendes

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Panneau d'information sur place
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. " le village littoral le plus haut d’Europe "
  2. Plan Local d’Urbanisme et SCOt pour Sainte-Agnès
  3. Schéma de Cohérence Territoriale
  4. Transports en commun
  5. torrent le borrigo, torrent de gorbio, torrent le careï
  6. Torrent du Borrigo
  7. Ruines de la Virette <> Cascade du Borrigo
  8. FRDR11542 : ruisseau de l'erbossièra
  9. Surveillance des eaux souterraines
  10. Fiche de synthèse sous bassins (masses d'eau cours d'eau) : Paillons et Côtiers Est
  11. Description de la station de Menton
  12. Description de la station communale
  13. Héraldique
  14. Jean-Philippe Dalbera. "Polymorphisme et innovation dans l'aire occitane alpine : le parler de St Agnès (A-Mmes)", Travaux du Cercle Linguistique de Nice, no 17, 1995, p. 3-27
  15. Michèle Olivieri. "Aperçu sur le système verbal du parler de Sainte-Agnès (A-Mmes)", Travaux du Cercle Linguistique de Nice, no 17, 1995, p. 37-64
  16. Jean-Philippe Dalbera, Michèle Olivieri. Reconstruction et modélisation. Les systèmes vocaliques des dialectes de l’aire mentonnaise.
  17. La fouille du château de Sainte-Agnès
  18. En 1258 la Provence s’étend vers l’est : Charles I d’Anjou achète Sainte-Agnès au comte de Vintimille
  19. Murs défensifs de Provence orientale du XIe siècle à la fin du Moyen Âge. Reconstitution du développement du château de Sainte Agnès
  20. Ligne Maginot. Tourisme sur des sites historiques militaires, par Bernard et Raymond Cima : Plan d'ensemble de l'ouvrage de Sainte-Agnès
  21. « Les comptes de la commune »
  22. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  23. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  24. « Sainte-Agnès », sur http://www.acteurspublics.com/, Acteurs Publics (consulté le 28 septembre 2013)
  25. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  29. [1]
  30. École maternelle et élémentaire
  31. Professionnels de santé
  32. Médecins
  33. Église Notre Dame des Neiges
  34. Village avec le Label "Les Plus Beaux Villages de France"
  35. "Les Alpes de la Méditerranée"
  36. Candidature UNESCO : Les Alpes de la Méditerranée
  37. La fête de la lavande
  38. Les Randonnées à pieds…
  39. Signature du serment de jumelage entre Benešov et Sainte Agnès
  40. « poste d'observation dit observatoire militaire du Pic de Garuche », notice no IA06000039, base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. « blockhaus dit poste de Siricoca », notice no IA06000038, base Mérimée, ministère français de la Culture
  42. Cavités souterraines : ouvrage militaire
  43. Monument aux Morts place des Combattants, Plaques commémoratives dans l'église
  44. Michel Lapasset, Les résultats des fouilles de 2004 à 2007 au château de Saint-Agnès (06), dans Mémoires de l'Institut de préhistoire et d'archéologie Alpes-Méditerranée, 2009, p. 163-180 (lire en ligne)
  45. Ruines du Château de Sainte Agnès
  46. Le jardin médiéval de Sainte-Agnès
  47. Le jardin médiéval
  48. Les Peintres du Soleil
  49. CG06 : Le jardin médiéval de Saint-Agnès
  50. Le Jardin Médiéval, Jardin des 5 Sens …
  51. Eglise Notre Dame des Neiges Sainte Agnès
  52. Eglise Saint Michel Cabrolles Sainte Agnès
  53. Grotte à proximité du cimetière :
    Agnès, la légendaire princesse italienne y aurait séjourné. Surprise par l’orage, elle aurait imploré la protection de sainte Agnès qui lui aurait fait découvrir la grotte
  54. La grotte d'Anna
  55. La légende d'Anna
  56. Les Pénitents blancs
  57. Les églises et édifices religieux recensés par l'OPR à Sainte-Agnès
  58. Chapelle Saint Sébastien Sainte Agnès
  59. Chapelle Saint Pascal Cabrolles
  60. Chapelle Saint Charles Sainte Agnès (Musée)
  61. Association "Les peintres du soleil"
  62. cf. Remerciements in Milarépa, Les cent mille chants, 3e tomes, rédigé et traduit par Marie-José Lamothe, Fayard, 1993, (ISBN 2213030944)
  63. XIX - PROVENCE-CÔTE D'AZUR-CORSE
  64. Le patrimoine hydraulique
  65. La cascade du Borrigo, d’une hauteur d’environ vingt mètres, page 10
  66. la source du Borrigo, page 2
  67. Le sentier qui mène à la cascade de Borrigo démarre à Sainte-Agnès
  68. Le four communal
  69. Inventaire botanique non exhaustif de la commune