Sainte-Agnès (Alpes-Maritimes)

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Sainte-Agnès
Sainte-Agnès.
Sainte-Agnès.
Blason de Sainte-Agnès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Menton
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Riviera française
Maire
Mandat
Albert Filippi
2014-2020
Code postal 06500
Code commune 06113
Démographie
Gentilé Agnésois
Population
municipale
1 158 hab. (2013)
Densité 124 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 48′ 05″ Nord 7° 27′ 44″ Est / 43.80139, 7.46222
Altitude Min. 66 m – Max. 1 238 m
Superficie 9,37 km2
Localisation

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Sainte-Agnès

Sainte-Agnès est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Agnésois.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les langues des Alpes-Maritimes avec Sainte-Agnès en zone mentonasque
  •      Occitan vivaro-alpin (alpin)
  •      Occitan vivaro-alpin (mentonnais)
  •      Occitan vivaro-alpin (intermédiaire)
  •      Occitan provençal (niçois)
  •      Occitan provençal (maritime)
  •      † Figoun (remplacé par le provençal)
  •      Royasque, dont
  •      Tendasque (Royasque)
  •      Brigasque (Royasque)

Le nom vivaroalpin de la commune est « Sant Anh » (graphie occitane), « Sant Agn » (graphie mistralienne), le gentilé correspondant est Gaines (graphie occitane) ou Gaïnés (graphie locale).

Sainte-Agnès fait partie de l'aire mentonasque. Le parler a connu une évolution phonétique spécifique qui a fait l'objet de plusieurs études[1],[2],[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est constituée de trois secteurs géographiques distincts :

  • le village datant du XIe siècle ;
  • la vallée (les Castagnins, le Pescaïre, le Figourne...) : route d'accès au village (RD 22) ;
  • les Cabrolles au sud-est, attenant à Menton.

Village littoral le plus haut d'Europe, Sainte-Agnès est par ailleurs classé parmi les plus beaux villages médiévaux de France.

Sainte-Agnès est par ailleurs partie intégrante du projet du Département des Alpes-Maritimes, co-candidat officiel de l’inscription « Les Alpes de la Méditerranée » au patrimoine mondial de l’UNESCO[4] conduite par le Groupement Européen de Coopération Territoriale[5].

Accès : depuis Menton, prendre la RD 22, rejoindre la vallée du Borrigo qui mène à Sainte-Agnès.

Hydrographie et eaux souterraines[modifier | modifier le code]

L'eau dans la commune : la commune dispose de 4 forages et de 6 sources[10] :

* la source du Bausson ; * la source de Reinier ; * la source de l'Orméa ; * la source du Figourne ; * la source de la Mounega ; * La source du Borrigo au col du Verroux[11].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sainte-Agnès
Peille Castillon Castillon
Peille Sainte-Agnès Menton
Gorbio Gorbio Menton

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sainte-Agnès Blason D’azur aux trois étoiles d’or[12].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon la légende, une princesse italienne en voyage, dénommée « Agnès », fuyant un violent orage, aurait trouvé refuge dans une grotte du village.

Perché à 800 m sur un piton rocheux, le château pourrait dater de 1180. Après les découvertes des fouilles de 1993[13], les assises de la tour remontent à la fin du Xe siècle ou au début du XIe siècle. Sainte-Agnès relevait alors du comté de Vintimille puis de Charles d'Anjou, comte de Provence en 1258[14].

Comme tout le pays de Nice, le village se rallia en 1388 au compte Amédée VII de Savoie.

Les Agnésois ayant encouragé à la résistance leur bourg voisin de Peille, le chevalier de la Fare, gouverneur du comté de Louis XIV, fit détruire le château en 1691[15]. Mais cette destruction ne fut pas totale et la forteresse joua de nouveau un rôle dans la Guerre de Succession d'Autriche de 1744 à 1749[Note 1].

Il a donc été l'objet de nombreuses convoitises de la part des comtes de Vintimille, des comtes de Provence, de la Maison de Savoie et même des Grimaldi.

Dépendant du royaume de Piémont-Sardaigne, Sainte-Agnès ne fut rattachée à la France qu'en 1860.

En 1932, débute la construction de l'ouvrage de Sainte-Agnès, creusé dans le rocher et doté d'une redoutable artillerie. Ultime maillon de la ligne Maginot, sa force de feu permit de stopper les troupes italiennes[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2014[modifier | modifier le code]

Hôtel de Ville et École.

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[17] :

  • total des produits de fonctionnement : 878 000 €, soit 726 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 897 000 €, soit 742 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 1 482 000 €, soit 1 227 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 2 736 000 €, soit 2 265 € par habitant.
  • endettement : 1 072 000 €, soit 887 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 11,50 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 9,59 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 30,19 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1989 Roger Valetta    
1989 2008 Michel Revel    
2008 en cours Albert Filippi[18] UMP-LR[19] Cadre

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 158 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
378 393 420 533 568 621 583 551 516
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
534 539 547 547 532 525 525 519 527
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
371 368 372 409 305 278 312 304 361
1982 1990 1999 2007 2008 2012 2013 - -
455 944 1 094 1 191 1 189 1 169 1 158 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Population[modifier | modifier le code]

Sainte-Agnès est très prisée des citadins qui font le choix de venir vivre à la campagne. Ces néoruraux y achètent de jolies maisons en pierre. La flambée des prix est telle qu'elles peuvent se vendre jusqu'à 7 000 euros le mètre carré.

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité principale est tournée vers le tourisme. Depuis 1997, le village est classé parmi « Les Plus Beaux Villages de France » grâce à un patrimoine et une situation exceptionnelle dans l’arrière-pays niçois[22].

Les ruelles ancestrales du village attirent les artistes et artisans d’art.

Activités agricoles, gastronomie : Agrumes, oliviers, lavande.

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • La fête de la lavande : deux jours de festivités en costume folklorique avec distillation de lavande sauvage qui ont lieu l'avant dernier week-end du mois de juillet[23].
  • Le critérium des randonneurs chaque 1er mai[24].

Galerie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le jardin médiéval au pied du château de Sainte-Agnès.
L'église Notre-Dame des Neiges.
L'arcade de la rue des Sarrasins.
surplombant la baie de Menton et creusé profondément dans la falaise, il faisait partie de la ligne Maginot et a été construit dans la montagne entre 1932 et 1936. Il occupe une surface de 2 000 m2 et pouvait héberger 300 à 400 hommes de troupes pendant trois mois en complète autarcie. Le fort concentrait une très puissante artillerie bien conservée[25],[26],[27].
  • Les monuments commémoratifs[28].
  • Les ruines du château :
situé sur le pic rocheux au-dessus du village, le château a été rasé sur ordre de Louis XIV, construit sur l'emplacement d'un castrum romain[29].
le jardin médiéval[30],[31], créé par l'association des « Peintres du Soleil »[32]. Superbe panorama sur la mer Méditerranée[33],[34].
  • L'église Notre-Dame-des-Neiges, aux tuiles en écailles vernissées[35].
  • L'église Saint Michel Cabrolles[36].
  • Les chapelles :
La Grotte et la chapelle d'Anna[37],[38],[39].
La chapelle de Pénitents-Blancs[40],[41].
La chapelle Saint-Sébastien[42].
La Chapelle Saint Pascal Cabrolles[43].
La chapelle Saint Charles (Musée)[44] : l'espace culture et tradition présente de nombreuses toiles des « Peintres du Soleil »[45], une collection d'outils et d'ustensiles anciens et une autre des céramiques trouvées lors des fouilles archéologiques.
  • Le Droukgon Djangchoub Ling :
centre Drukpa du bouddhisme tibétain[46], situé 2347 route de l'Armée des Alpes[47].
  • Les sources, fontaines et lavoirs[48].
  • La cascade du Borrigo[49], qui prend sa source au col du Verroux, au pied du Mont Ours, pour finir à la mer via le Borrigo[50],[51].
  • Le four communal[52].
  • Un patrimoine botanique riche et diversifié[53].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Le site castral

Les ouvrages militaires

  • Fort de Sainte-Agnès : à la découverte des lieux de mémoire : Le Fort de Ste-Agnès, ouvrage de la ligne Maginot

Le patrimoine architectural et naturel

Histoire et légendes

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Panneau d'information sur place
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Philippe Dalbera. "Polymorphisme et innovation dans l'aire occitane alpine : le parler de St Agnès (A-Mmes)", Travaux du Cercle Linguistique de Nice, no 17, 1995, p. 3-27
  2. Michèle Olivieri. "Aperçu sur le système verbal du parler de Sainte-Agnès (A-Mmes)", Travaux du Cercle Linguistique de Nice, no 17, 1995, p. 37-64
  3. Jean-Philippe Dalbera, Michèle Olivieri. Reconstruction et modélisation. Les systèmes vocaliques des dialectes de l’aire mentonnaise.
  4. "Les Alpes de la Méditerranée"
  5. Candidature UNESCO : Les Alpes de la Méditerranée
  6. torrent le borrigo, torrent de gorbio, torrent le careï
  7. Torrent du Borrigo
  8. Ruines de la Virette <> Cascade du Borrigo
  9. FRDR11542 : ruisseau de l'erbossièra
  10. Surveillance des eaux souterraines
  11. [1]
  12. Héraldique
  13. La fouille du château de Sainte-Agnès
  14. En 1258 la Provence s’étend vers l’est : Charles I d’Anjou achète Sainte-Agnès au comte de Vintimille
  15. Murs défensifs de Provence orientale du XIe siècle à la fin du Moyen Age. Reconstitution du développement du château de Sainte Agnès
  16. Ligne Maginot. Tourisme sur des sites historiques militaires, par Bernard et Raymond Cima : Plan d'ensemble de l'ouvrage de Sainte-Agnès
  17. Les comptes de la commune
  18. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  19. « Sainte-Agnès », sur http://www.acteurspublics.com/, Acteurs Publics (consulté le 28 septembre 2013)
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  22. Village avec le Label "Les Plus Beaux Villages de France"
  23. La fête de la lavande
  24. Les Randonnées à pieds…
  25. « poste d'observation dit observatoire militaire du Pic de Garuche », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « blockhaus dit poste de Siricoca », base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. Cavités souterraines : ouvrage militaire
  28. Monument aux Morts place des Combattants, Plaques commémoratives dans l'église
  29. Ruines du Château de Sainte Agnès
  30. Le jardin médiéval de Sainte-Agnès
  31. Le jardin médiéval
  32. Les Peintres du Soleil
  33. CG06 : Le jardin médiéval de Saint-Agnès
  34. Le Jardin Médiéval, Jardin des 5 Sens …
  35. Eglise Notre Dame des Neiges Sainte Agnès
  36. Eglise Saint Michel Cabrolles Sainte Agnès
  37. Grotte à proximité du cimetière :
    Agnès, la légendaire princesse italienne y aurait séjourné. Surprise par l’orage, elle aurait imploré la protection de sainte Agnès qui lui aurait fait découvrir la grotte
  38. La grotte d'Anna
  39. La légende d'Anna
  40. Les Pénitents blancs
  41. Les églises et édifices religieux recensés par l'OPR à Sainte-Agnès
  42. Chapelle Saint Sébastien Sainte Agnès
  43. Chapelle Saint Pascal Cabrolles
  44. Chapelle Saint Charles Sainte Agnès (Musée)
  45. Association "Les peintres du soleil"
  46. cf. Remerciements in Milarépa, Les cent mille chants, 3e tomes, rédigé et traduit par Marie-José Lamothe, Fayard, 1993, (ISBN 2213030944)
  47. XIX - PROVENCE-CÔTE D'AZUR-CORSE
  48. Le patrimoine hydraulique
  49. La cascade du Borrigo, d’une hauteur d’environ vingt mètres, page 10
  50. la source du Borrigo, page 2
  51. Le sentier qui mène à la cascade de Borrigo démarre à Sainte-Agnès
  52. Le four communal
  53. Inventaire botanique non exhaustif de la commune