Yvoire

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Yvoire
Yvoire
Yvoire vue du Léman.
Blason de Yvoire
Blason
Yvoire
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Thonon-les-Bains
Intercommunalité Thonon Agglomération
Maire
Mandat
Jean-François Kung
2020-2026
Code postal 74140
Code commune 74315
Démographie
Gentilé Yvoiriens
Population
municipale
1 015 hab. (2018 en augmentation de 12,65 % par rapport à 2013)
Densité 325 hab./km2
Population
agglomération
6 310 hab. (2018)
Géographie
Coordonnées 46° 22′ 18″ nord, 6° 19′ 37″ est
Altitude Min. 372 m
Max. 441 m
Superficie 3,12 km2
Type Commune rurale et littorale
Unité urbaine Messery
(banlieue)
Aire d'attraction Genève - Annemasse (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sciez
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Yvoire
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Yvoire
Liens
Site web yvoiretourism.com

Yvoire (Ivouère en arpitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, dans le canton de Sciez en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune appartient à la communauté d'agglomération de Thonon les Bains. Elle a obtenu plusieurs distinctions : plus beaux villages de France, label « ville fleurie » avec « 4 fleurs » dans le cadre du concours des villes et villages fleuris, « Grand prix national du fleurissement » et médaille d'argent du concours européen du fleurissement.

Géographie[modifier | modifier le code]

Panorama depuis le port.

Localisation[modifier | modifier le code]

Yvoire se trouve en Haute-Savoie dans l'arrondissement de Thonon-les-Bains, sur les rives du lac Léman, à 30 minutes d'Annemasse et de la sortie de l'autoroute.

Yvoire est limitrophe d'Excenevex (à l'est) et de Nernier et Messery à l'ouest.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

La station Météo France la plus proche et représentative d'Yvoire est celle d'Evian-les-bains.

Statistiques 1981-2010 et records Station EVIAN (74) Alt: 395m 46° 23′ 42″ N, 6° 33′ 54″ E
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,6 0,9 3,5 6,1 10,8 14,1 16,3 16,1 12,4 9 4,3 1,3 8
Température moyenne (°C) 2,7 3,8 7,1 10,2 15,1 18,6 20,9 20,4 16 11,8 6,5 3,3 11,4
Température maximale moyenne (°C) 4,8 6,6 10,8 14,3 19,4 23,1 25,5 24,7 19,7 14,6 8,8 5,3 14,8
Record de froid (°C)
date du record
−8
06.1995
−10,9
05.2012
−9,5
01.2005
−3,5
08.2003
1
05.1991
6,1
01.2006
9,4
07.1990
9
29.1998
5
26.2002
−0,5
26.2003
−4,5
22.1998
−9,7
20.2009
−10,9
2012
Record de chaleur (°C)
date du record
18
12.1993
20,8
23.2017
22
23.2001
25,5
25.2018
31,1
13.2015
34,5
23.2003
36
05.2015
36,5
12.2003
29,7
23.2018
24,6
07.2009
19,5
02.2020
17,5
20.1993
36,5
2003
Précipitations (mm) 67,7 61,6 70,4 89,8 107,8 111,8 112,8 110,3 104,7 109,6 96,6 85,2 1 128,3
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 9,3 8,8 9,5 9,8 11,7 10,5 9,4 9,9 9,1 11,2 11,4 10,8 121,3
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 4,4 4,2 4,7 5,7 6,3 6,1 5,9 6,4 5,7 7 5,9 5,4 67,7
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 10 mm 2,1 2,1 1,8 3,2 3,9 4,1 3,6 3,6 3,6 4,2 3,3 3,2 38,6
Source : [MétéoFrance] « Fiche 74119002 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/05/2021 dans l'état de la base


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Yvoire est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Messery, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[4] et 6 310 habitants en 2018, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 158 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

La commune, bordée par un plan d’eau intérieur d’une superficie supérieure à 1 000 hectares, le Léman, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[9]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[10],[11].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (35,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (47,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (34,3 %), zones urbanisées (30,1 %), terres arables (19,9 %), zones agricoles hétérogènes (15,4 %), eaux continentales[Note 3] (0,3 %)[12].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention de la paroisse apparaît sous la forme Evyre (Ecclesia de Evyre), dans une bulle papale d'Innocent IV, du , attachant l'église à l'abbaye de Filly[13],[14]. Certains auteurs ont toutefois voulu faire le lien avec le port militaire Ebrudunum Sapaudiæ, mentionné dans un texte romain de la fin de l'Empire, sans toutefois avoir de preuve à ce jour[15]. En 1303, on la retrouve mentionnée sous la graphie médiévale Aquaria[14], que l'on peut traduire par « lieu où il y a de l'eau ». On trouve finalement durant le Moyen Âge, la forme « becca d'Evère[14] » en référence à l'édification du village sur un promontoire[15].

Selon le site d'Henry Suter, cette forme ancienne d'Yvoire serait à rapprocher d'Evaire, qui désigne « Terrain humide, ou présence de sources », dérivant de l'ancien français éveux, « humide »[16].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Évère (graphie de Conflans) ou Ivouère (ORB)[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Carte montrant le territoire des Allobroges et mentionnant Casuaria.
Territoire des Allobroges, avec mention de Casuaria.

La rive gauche du lac Léman se trouve en territoire allobroge. Ceux-ci contrôlent l'avant-pays plat, entre le Rhône et les Alpes[18].

Les Romains interviennent dans la région à partir du IIe siècle av. J.-C.. Des traces — tegulæ — d'une présence romaine ont été trouvées à Yvoire et ses alentours sans toutefois indiquer une implantation importante contrairement à d'anciens sites voisins (Nernier ou Messery)[15]. Des auteurs ont tenté de voir dans la mention du port militaire Ebrudunum Sapaudiæ dans un texte romain de la fin de l'Empire le site d'Yvoire. Les différentes recherchent tendent de lui préférer la ville suisse d'Yverdon[15].

À 60 m du château, présence de la « Pierre de l'Equarroz » (de 1,1 m de haut et de 2,5 × 2,5 m), « située sur le promontoire dominant le confluent du Foron et du ruisseau de Chavannex »[19]. Il s'agit du versant est du Mont de Boisy, proche du hameau de Chavannex. Selon la tradition, le lieu attirait les riverains pour y faire des sacrifices à Neptune, Neith ou Niton (voir également Pierres du Niton)[20].

La Chronica Gallica (452) décrit l'installation des Burgondes dans la province de Sapaudia[21]. La présence burgonde est avérée sur le territoire de la commune par la découverte de tombes[15], sur le site nommé la nécropole des Combes[22].

Période médiévale[modifier | modifier le code]

L'emplacement stratégique du promontoire avancé dans les eaux, entre le petit et le grand lac, favorise l'édification d'un château dès le XIIe siècle, centre d'une seigneurie[15]. Aux nobles d'Yvoire, succède la grande famille seigneuriale de Compey[15],[23], vassale des comtes de Genève. En 1289, un Anthelme de Compey, présent au traité de Sciez, est seigneur d'Yvoire et se déclare vassal de la baronne Béatrice de Faucigny[15].

L'Ecclesia de Evyre dépend de l'abbaye de Filly, comme l'indique une bulle papale d'Innocent IV, du [13],[24].

En 1306, le comte Amédée V de Savoie acquiert auprès des héritiers d'Anthelme de Compey le château et le fait « réaménager, reconstruire et fortifier »[15],[23],[25]. L'édifice devient une véritable forteresse à la suite des remaniements de 1307-1308, puis de 1325-1326[26]. Les fortifications de la ville, débutées peu auparavant, se poursuivent[15],[25]. La place devient un point stratégique pour le comte contre ses voisins le comte de Genève et son allié le baron du Faucigny[25]. L'année suivante il prend d'ailleurs le château voisin de Rovorée et le fait raser[15].

Le bourg fortifié est accessible par deux portes créées en 1318[27]. Il s'agit de « tours quadrangulaires de 5 m sur 6 », appelées « tour de Nernier » orientée vers l'ouest et « tour de Rovorée », à l'est[27]. Le port de la ville est également défendu par des aménagements[27].

Le comte Édouard de Savoie octroie une charte de franchises à la ville en 1324, reprenant le contenu de la charte de la ville d'Aigle, dans le canton de Vaud[25],[27]. En 1339, la seigneurie est rattachée au bailliage de Chablais et Genevois[25]. La seigneurie est inféodée dans la seconde moitié du XIVe siècle à Antoine de Miolans d'Urtières[28]. Suivront une dizaine d'autres familles à la tête de la seigneurie au cours des trois siècles suivants[28].

Malgré l'annexion du Faucigny par la maison de Savoie, le château et le bourg fortifié gardent une importance stratégique dans le conflit qui continue d'opposer les Savoie aux Genève[27].

En 1536, la partie nord du duché de Savoie est annexée par les troupes bernoises protestantes. Yvoire est intégré au nouveau bailliage de Thonon. Le culte protestant se développe dans le bourg en raison de la conversion du seigneur, François de Saint-Jeoire-d'Antioche[24]. Le vieux château est brûlé[29].

Période moderne[modifier | modifier le code]

En 1615, la seigneurie passe à la famille Bouvier, originaire du Bugey, toujours propriétaire du château de nos jours[28]. En 1772, la seigneurie est érigée en baronnie[28].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'agriculture et la pêche laissent place progressivement au tourisme.

Le village d'Yvoire a fêté ses 700 ans en 2006.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Divisions administratives et électorales[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

La commune d'Yvoire, au lendemain de l'annexion de la Savoie à la France de 1860, intègre le canton de Douvaine[30] et l'arrondissement de Thonon-les-Bains.

La commune est membre, avec ving-quatre autres, de la communauté d'agglomération de Thonon les Bains.

Circonscriptions électorales[modifier | modifier le code]

Depuis la réforme territoriale de 2014, la commune appartient au canton de Sciez qui regroupe 25 communes[31].

Yvoire relève de l'arrondissement de Thonon-les-Bains et de la cinquième circonscription de la Haute-Savoie, dont la députée est Marion Lenne (LREM) depuis les élections de 2017.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15[32].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs (depuis 2001)
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1995 Paul Jacquier   Pêcheur
1995 2001 Georges Béchet   Pêcheur
mars 2001 mars 2014 Jean-Claude Fert   Restaurateur
mars 2014 En cours
(au 30 avril 2014)
Jean-François Kung   Restaurateur

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Yvoiriens[33].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[35].

En 2018, la commune comptait 1 015 habitants[Note 4], en augmentation de 12,65 % par rapport à 2013 (Haute-Savoie : +6,11 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
267243247362392440387391430
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
440435458452510483432401420
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
345390389347320303271305335
1982 1990 1999 2006 2011 2016 2018 - -
3574326398108799811 015--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Plusieurs animations ponctuelles ainsi que des artistes de rue s'installent dans le village pour la période estivale :

  • mai : parade vénitienne (l'association Rêveries Vénitiennes offre un spectacle d'élégance et de magie au sein du bourg médiéval durant tout un weekend) ;
  • juin : fête de la Musique ;
  • juillet : Yvoire Jazz Festival; Harley Days;
  • 14 juillet : fête du sauvetage ;
  • octobre : fête de l'âne et marché bio (pour clôturer la saison, l'office de tourisme en collaboration avec les associations locales, organise la fête des Ânes.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Radios et télévisions[modifier | modifier le code]

La commune est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS Radio, Radio Chablais… Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale. France 3 et sa station régionale France 3 Alpes, peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Presse et magazines[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré, L'Essor savoyard, Le Messager - édition Chablais, le Courrier savoyard.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La principale activité économique de la commune est liée à l'artisanat local et aux activités touristiques : croisière à bord de la navette solaire, traversées et croisières avec la CGN (ligne entre Nyon et Yvoire), chemin des Vaudois (à la découverte de Nernier, petit village de pêcheurs).

Tourisme[modifier | modifier le code]

Yvoire est l'une des 48 communes classées « commune touristique » du département[37]. Elle est adhérente de l’association « Les Plus Beaux Villages de France »[38], depuis 1982[39].

En 2014, la capacité d'accueil de la commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 990 lits touristiques répartis dans 92 établissements[Note 5]. Les hébergements se répartissent comme suit : 3 meublés ; 5 hôtels et deux établissements d'hôtellerie de plein air[40].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte deux monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[41] et un lieu répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[42]. Par ailleurs, elle ne compte aucun objet répertorié à l'inventaire des monuments historiques[43] ni à l'inventaire général du patrimoine culturel[44].

Lieux et monuments remarquables[modifier | modifier le code]

Porte de Nernier, vue de l'intérieur du bourg ancien.
Porte de Rovorée, vue de l'extérieur du bourg ancien.

La porte de Genève également nommée « porte de Nernier », est datée XIVe et XVIe siècles. Elle est « classée » depuis le [45].

La porte de Thonon également nommée « porte de Rovorée », est datée du XIVe siècle. Elle est « classée » depuis le [46].

Le labyrinthe Jardin des Cinq Sens est situé au cœur du village. Créé en 1988 à la place de l'ancien potager du château, il a été restauré selon l'art des jardins clos du château du Moyen Âge. Le jardin est classé Jardin remarquable de France. Il s'étend sur 2 500 m2 et est organisé autour d'un cloître végétal avec plantes médicinales et aromatiques, fontaines, volières, roses anciennes et arbres fruitiers palissés.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Au début du XIVe siècle, le château-fort d'Yvoire est construit, sur une pointe dominant le lac Léman, par le Comte Amédée V de Savoie, sur l'emplacement d'une ancienne place forte. Il est entouré d'un bourg fortifié destiné à commander le passage entre Genève et l'Italie par la haute vallée du Rhône. Sa position stratégique permet de surveiller la navigation entre le petit lac et le grand lac du Léman. Au XVIe siècle, le château est incendié et les remparts dévastés au cours du conflit opposant les Bernois, les Genevois et les Français au duc de Savoie. Le château n'est que partiellement relevé de ses ruines. Au début du XXe siècle, le château d'Yvoire est restauré par la famille savoisienne Bouvier d'Yvoire qui l'occupe depuis le milieu du XVIIe siècle (le château ne se visite pas). Un jardin botanique dénommé Jardin des cinq sens est aménagé à l'intention des touristes, à proximité du château[47].

La Châtaignière-Rovorée, domaine départemental d'art et de culture, est une maison de maître édifiée au début du XXe siècle par des soyeux lyonnais. Elle est située en plein cœur du domaine de Rovorée, espace naturel sensible cogéré par le Conservatoire du littoral et le conseil départemental de la Haute-Savoie. Chaque année, de juin à octobre, une exposition temporaire sur le patrimoine alpin y est présentée. En 2015, « Pourpoint, mantel et chaperon... Se vêtir à la cour de Savoie (1300-1450) ».

Le château de Rovorée est un château savoyard[48].

L'église paroissiale est dédiée à saint Pancrace[24] et porteuse d'un passé chargé d'histoire. Elle a été transformée à plusieurs reprises. Le clocher actuel est un clocher à bulbe, typique de l'architecture religieuse savoyarde et piémontaise[24]. Il a été construit entre 1856[24]. Au départ, il était recouvert d'écailles en fer étamé. Au fil du temps, le clocher a rouillé ; il est maintenant recouvert d'acier inoxydable ; la flèche et le coq à son faîte sont recouverts d'or.

Classements[modifier | modifier le code]

Ruelle fleurie du bourg médiéval.

Village médiéval fortifié situé sur les rives du lac Léman, adhérente de l'association des plus beaux villages de France[38], c'est l'une des destinations touristiques les plus prisées du Chablais français.

Le village est récompensé chaque année depuis 1959 dans le cadre du concours des villes et villages fleuris. En 2014, il bénéficie du label « ville fleurie » avec « 4 fleurs »[49] depuis 1959.

Au fil des années, il figure parmi les lauréats aux concours nationaux de fleurissement (1992, 1995, 1998, 2001, 2007). Yvoire est aussi classée au « Grand prix national du fleurissement » depuis 1995 et a reçu la médaille d'argent à l'édition de 2002 du concours européen du fleurissement.

Yvoire et la philatélie[modifier | modifier le code]

La Poste française a émis le un timbre de 0,53 euro dessiné par l'illustrateur Louis Briat, d'après une photo de l'office du tourisme[50].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille Bouvier, seigneur d'Yvoire
  • Alfred de Bougy (1814-1874) visita le village. Voici comment il le décrit : « un ramassis de laides cahutes élevées sur un terrain en pente, tourmenté, rocailleux, qui descend au lac ; les rues, — si l'on peut donner ce nom à des passages nauséabonds, à peu près impraticables, — servent de rigoles à l'eau des fumiers ; les plus apparentes de ces masures ressemblent à des loges à porcs, la fumée en sort par des portes basses ; bêtes et gens vivent pêle-mêle, mangent et boivent au même pot, grouillent dans d'étroits et fétides réduits ; là, toute chose est repoussante, difforme, et pue la misère. » Entrant dans l'auberge dont « une branche de sapin pendait en guise d'enseigne, suivant l'usage campagnard au toit dont le bord était très large », il rapporte « Dès que j'eus mis les pieds dans ce lieu étroit, peu aéré, affreusement malpropre, je sentis des fourmilières de puces faire l'ascension de mes jambes, et des nuées de mouches vinrent bourdonner à mes oreilles. » (...) « Je m'assis au bout d'une table occupée par quelques buveurs qui ressemblaient plutôt à des animaux qu'à des êtres humains, dont le langage était une sorte de grognement inintelligible, le patois un idiome des plus barbares. »[51]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Yvoire.svg

Les Armes de " Yvoire " se blasonnent ainsi : D'azur à une croix d'or, à une rivière d'argent brochant en pointe, sur laquelle nagent deux cygnes aux ailes éployées, un dans chaque canton.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Histoire des communes savoyardes : Le Chablais, Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 978-2-7171-0099-0), p. 283-350, « Le canton de Douvaine (présentation) », pp. 344-350, « Yvoire »..
  • Georges Baud, Yvoire, la vie sur les bords du Léman à travers les âges, Presses Sopizet, Thonon-les-Bains, 1998, 287 pages.
  • Pascal Roman, Yvoire, Astronome, coll. « Les Cahiers du Patrimoine »,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  5. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[40].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

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