Yvoire

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Yvoire
Porte médiévale.
Porte médiévale.
Blason de Yvoire
Blason
Yvoire
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Thonon-les-Bains
Canton Sciez
Intercommunalité CC du Bas-Chablais
Maire
Mandat
Jean-François Kung
2014-2020
Code postal 74140
Code commune 74315
Démographie
Gentilé Yvoirien, Yvoirienne
Population
municipale
901 hab. (2013)
Densité 289 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 22′ 18″ Nord 6° 19′ 37″ Est / 46.371628, 6.327009
Altitude Min. 372 m – Max. 441 m
Superficie 3,12 km2
Localisation

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Liens
Site web yvoiretourism.com

Yvoire (Ivouère en arpitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, dans le canton de Sciez en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune appartient à la communauté de communes du Bas-Chablais ainsi qu'à l'agglomération du Grand Genève. Elle a obtenu plusieurs distinctions : plus beaux villages de France, label « ville fleurie » avec « 4 fleurs » dans le cadre du concours des villes et villages fleuris, « Grand prix national du fleurissement » et médaille d'argent du concours européen du fleurissement.

Géographie[modifier | modifier le code]

Panorama depuis le port.

Localisation[modifier | modifier le code]

Yvoire se trouve en Haute-Savoie dans l'arrondissement de Thonon-Évian, sur les rives du lac Léman, à 30 minutes d'Annemasse et de la sortie de l'autoroute.

Yvoire est limitrophe de Excenevex (à l'est) et de Nernier et Messery à l'ouest.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route départementale 25 reliant Hermance à Sciez.

Le port d'Yvoire permet d'assurer des liaisons avec les principaux ports du lac Léman, notamment Nyon, à bord des navires de la Compagnie générale de navigation.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention de la paroisse apparaît sous la forme Evyre (Ecclesia de Evyre), dans une bulle papale d'Innocent IV, du , attachant l'église à l'abbaye de Filly[1],[2]. Certains auteurs ont toutefois voulu faire le lien avec le port militaire Ebrudunum Sapaudiæ, mentionné dans un texte romain de la fin de l'Empire, sans toutefois n'avoir de preuve à ce jour[3]. En 1303, on la retrouve mentionnée sous la graphie médiévale Aquaria[2], que l'on peut traduire par « lieu où il y a de l'eau ». On trouve finalement durant le Moyen Âge, la forme « becca d'Evère[2] » en référence à l'édification du village sur un promontoire[3].

Selon le site d'Henry Suter, cette forme ancienne d'Yvoire serait à rapprocher d'Evaire, qui désigne « Terrain humide, ou présence de sources », dérivant de l'ancien français éveux, « humide »[4].

En arpitan savoyard, la commune s'écrit Évère selon la graphie de Conflans ou encore Ivouère selon l'ORB[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Carte montrant le territoire des Allobroges et mentionnant Casuaria.
Territoire des Allobroges, avec mention de Casuaria.

La rive gauche du lac Léman se trouve en territoire allobroge. Ceux-ci contrôlent l'avant-pays plat, entre le Rhône et les Alpes[6].

Les Romains interviennent dans la région à partir du IIe siècle av. J.-C.. Des traces — tegulæ — d'une présence romaine ont été trouvées à Yvoire et ses alentours sans toutefois indiquer une implantation importante contrairement à d'anciens sites voisins (Nernier ou Messery)[3]. Des auteurs ont tenté de voir dans la mention du port militaire Ebrudunum Sapaudiæ dans un texte romain de la fin de l'Empire le site d'Yvoire. Les différentes recherchent tendent de lui préférer la ville suisse d'Yverdon[3].

À 60 m du château, présence de la « Pierre de l'Equarroz » (de 1,1 m de haut et de 2,5 sur 2,5 m), « située sur le promontoire dominant le confluent du Foron et du ruisseau de Chavannex »[7]. Il s'agit du versant est du Mont de Boisy, proche du hameau de Chavannex. Selon la tradition, le lieu attirait les riverains pour y faire des sacrifices à Neptune, Neith ou Niton (voir également Pierres du Niton)[8].

La Chronica Gallica (452) décrit l'installation des Burgondes dans la province de Sapaudia[9]. La présence burgonde est avérée sur le territoire de la commune par la découverte de tombes[3], sur le site nommé la nécropole des Combes[10].

Période médiévale[modifier | modifier le code]

L'emplacement stratégique du promontoire avancé dans les eaux, entre le petit et le grand lac, favorise l'édification d'un château dès le XIIe siècle, centre d'une seigneurie[3]. Aux nobles d'Yvoire, succède la grande famille seigneuriale de Compey[3],[11], vassale des comtes de Genève. En 1289, un Anthelme de Compey, présent au traité de Sciez, est seigneur d'Yvoire et se déclare vassal de la baronne Béatrice de Faucigny[3].

L'Ecclesia de Evyre dépend de l'abbaye de Filly, comme l'indique une bulle papale d'Innocent IV, du 9 septembre 1250e siècle[1],[12].

En 1306, le comte Amédée V de Savoie acquiert auprès des héritiers d'Anthelme de Compey le château et le fait « réaménager, reconstruire et fortifier »[3],[11],[13]. L'édifice devient une véritable forteresse suite aux remaniements de 1307-1308, puis de 1325-1326[14]. Les fortifications de la ville, débutées peu auparavant, se poursuivent[3],[13]. La place devient un point stratégique pour le comte contre ses voisins le comte de Genève et son allié le baron du Faucigny[13]. L'année suivante il prend d'ailleurs le château voisin de Rovorée et le fait raser[3].

Le bourg fortifié est accessible par deux portes créées en 1318[15]. Il s'agit de « tours quadrangulaires de 5 m sur 6 », appelées « tour de Nernier » orientée vers l'ouest et « tour de Rovorée », à l'est[15]. Le port du ville est également défendu par des aménagements[15].

Le comte Édouard de Savoie octroie une charte de franchises à la ville en 1324, reprenant le contenu de la charte de la ville d'Aigle, dans le canton de Vaud[13],[15]. En 1339, la seigneurie est rattachée au bailliage de Chablais et Genevois[13]. La seigneurie est inféodée dans la seconde moitié du XIVe siècle à Antoine de Miolans d'Urtières[16]. Suivront une dizaine d'autres familles à la tête de la seigneurie au cours des trois siècles suivants[16].

Malgré l'annexion du Faucigny par la maison de Savoie, le château et le bourg fortifié gardent une importance stratégique dans le conflit qui continue d'opposer les Savoie aux Genève[15].

En 1536, la partie nord du duché de Savoie est annexée par les troupes bernoises protestantes. Yvoire est intégré au nouveau bailliage de Thonon. Le culte protestant se développe dans le bourg en raison de la conversion du seigneur, François de Saint-Jeoire-d'Antioche[12]. Le vieux château est brûlé[17].

Période moderne[modifier | modifier le code]

En 1615, la seigneurie passe à la famille Bouvier, originaire du Bugey, toujours propriétaire du château de nos jours[16]. En 1772, la seigneurie est érigée en baronnie[16].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'agriculture et la pêche laissent place progressivement au tourisme.

Le village d'Yvoire a fêté ses 700 ans en 2006.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Divisions administratives et électorales[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

La commune d'Yvoire, au lendemain de l'annexion de la Savoie à la France de 1860, intègre le canton de Douvaine[18] et l'arrondissement de Thonon-les-Bains

La commune est membre, avec dix-sept autres, de la communauté de communes du Bas-Chablais.

Circonscriptions électorales[modifier | modifier le code]

Depuis la réforme territoriale de 2014, la commune appartient au canton de Sciez qui regroupe 25 communes[19].

Yvoire relève de la cinquième circonscription de la Haute-Savoie, dont le député est Marc Francina (UMP) depuis les élections de 2012[20].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15[21].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs (depuis 2001)
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 Jean-Claude Fert   Restaurateur
mars 2014 en cours
(au 30 avril 2014)
Jean-François Kung   Restaurateur

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Yvoiriens[22].

En 2013, la commune comptait 901 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
267 243 247 362 392 440 387 391 430
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
440 435 458 452 510 483 432 401 420
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
345 390 389 347 320 303 271 305 335
1982 1990 1999 2006 2008 2011 2013 - -
357 432 639 810 817 879 901 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2004[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Plusieurs animations ponctuelles ainsi que des artistes de rue s'installent dans le village pour la période estivale :

  • avril : fête de la cuisine (avec l'arrivée du printemps, les chefs partenaires concoctent des menus surprises sur un thème) ;
  • mai : parade vénitienne (l'association Rêveries Vénitiennes offre un spectacle d'élégance et de magie au sein du bourg médiéval durant tout un weekend) ;
  • juin : fête de la Musique ;
  • 14 juillet : fête du sauvetage ;
  • fin août : prise de Rovorée (course pédestre rassemblant plus de 150 coureurs ;
  • septembre : journée des peintres (installation des peintres amateurs locaux dans les rues du bourg médiéval, qui, le temps d'une journée, produisent une vue d'Yvoire) ;
  • octobre : fête de l'âne et marché bio (pour clôturer la saison, l'office de tourisme en collaboration avec les associations locales, organise la fête des Ânes.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Radios et télévisions[modifier | modifier le code]

La commune est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS Radio, Radio Chablais… Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale. France 3 et sa station régionale France 3 Rhône-Alpes, peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Presse et magazines[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré, L'Essor savoyard, Le Messager - édition Chablais, le Courrier savoyard.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La principale activité économique de la commune est liée à l'artisanat local et aux activités touristiques : croisière à bord de la navette solaire, traversées et croisières avec la CGN (ligne entre Nyon et Yvoire), chemin des Vaudois (à la découverte de Nernier, petit village de pêcheurs).

Tourisme[modifier | modifier le code]

Yvoire est l'une des 48 communes classées « commune touristique » du département[25].

En 2014, la capacité d'accueil de la commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 990 lits touristiques répartis dans 92 établissements[Note 3]. Les hébergements se répartissent comme suit : 3 meublés ; 5 hôtels et deux établissements d'hôtellerie de plein air[26].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte deux monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[27] et un lieu répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[28]. Par ailleurs, elle ne compte aucun objet répertorié à l'inventaire des monuments historiques[29] ni à l'inventaire général du patrimoine culturel[30].

Lieux et monuments remarquables[modifier | modifier le code]

Porte de Nernier, vue de l'intérieur du bourg ancien.
Porte de Rovorée, vue de l'extérieur du bourg ancien.

La porte de Genève également nommée « porte de Nernier », est datée XIVe et XVIe siècles. Elle est « classée » depuis le [31].

La porte de Thonon également nommée « porte de Rovorée », est datée du XIVe siècle. Elle est « classée » depuis le [32].

Le labyrinthe Jardin des Cinq Sens est situé au cœur du village. Créé en 1988 à la place de l'ancien potager du château, il a été restauré selon l'art des jardins clos du château du Moyen Âge. Le jardin est classé Jardin remarquable de France. Il s'étend sur 2 500 m2 et est organisé autour d'un cloître végétal avec plantes médicinales et aromatiques, fontaines, volières, roses anciennes et arbres fruitiers palissés.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Au début du XIVe siècle, le château-fort d'Yvoire est construit, sur une pointe dominant le lac Léman, par le Comte Amédée V de Savoie, sur l'emplacement d'une ancienne place forte. Il est entouré d'un bourg fortifié destiné à commander le passage entre Genève et l'Italie par la haute vallée du Rhône. Sa position stratégique permet de surveiller la navigation entre le petit lac et le grand lac du Léman. Au XVIe siècle, le château est incendié et les remparts dévastés au cours du conflit opposant les Bernois, les Genevois et les Français au duc de Savoie. Le château n' est que partiellement relevé de ses ruines. Au début du XXe siècle, le château d'Yvoire est restauré par la famille savoisienne Bouvier d'Yvoire qui l'occupe depuis le milieu du XVIIe siècle (le château ne se visite pas). Un jardin botanique dénommé Jardin des cinq sens est aménagé à l'intention des touristes, à proximité du château[33].

La Châtaignière-Rovorée, domaine départemental d'art et de culture, est une maison de maître édifiée au début du XXe siècle par des soyeux lyonnais. Elle est située en plein cœur du domaine de Rovorée, espace naturel sensible cogéré par le Conservatoire du littoral et le conseil départemental de la Haute-Savoie. Chaque année, de juin à octobre, une exposition temporaire sur le patrimoine alpin y est présentée. En 2015, « Pourpoint, mantel et chaperon... Se vêtir à la cour de Savoie (1300-1450) ».

Le château de Rovorée est un château savoyard[34].

L'église Saint-Pancrace est dédiée à saint Pancrace[12] et porteuse d'un passé chargé d'histoire. Elle a été transformée à plusieurs reprises. Le clocher actuel est un clocher à bulbe, typique de l'architecture religieuse savoyarde et piémontaise[12]. Il a été construit entre 1856[12]. Au départ, il était recouvert d'écailles en fer étamé. Au fil du temps, le clocher a rouillé ; il est maintenant recouvert d'acier inoxydable ; la flèche et le coq à son faîte sont recouverts d'or.

Classements[modifier | modifier le code]

Ruelle fleurie du bourg médiéval.

Village médiéval fortifié situé sur les rives du lac Léman, classé parmi les plus beaux villages de France[35], c'est l'une des destinations touristiques les plus prisées du Chablais français.

Le village est récompensé chaque année depuis 1959 dans le cadre du concours des villes et villages fleuris. En 2014, il bénéficie du label « ville fleurie » avec « 4 fleurs »[36] depuis 1959.

Au fil des années, il figure parmi les lauréats aux concours nationaux de fleurissement (1992, 1995, 1998, 2001, 2007). Yvoire est aussi classée au « Grand prix national du fleurissement » depuis 1995 et a reçu la médaille d'argent à l'édition de 2002 du concours européen du fleurissement.

Yvoire et la philatélie[modifier | modifier le code]

La Poste française a émis le un timbre de 0,53 euro dessiné par l'illustrateur Louis Briat, d'après une photo de l'office du tourisme[37].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille Bouvier, seigneur d'Yvoire
  • Alfred de Bougy (1814-1874) visita le village. Voici comment il le décrit : « un ramassis de laides cahutes élevées sur un terrain en pente, tourmenté, rocailleux, qui descend au lac ; les rues, — si l'on peut donner ce nom à des passages nauséabonds, à peu près impraticables, — servent de rigoles à l'eau des fumiers ; les plus apparentes de ces masures ressemblent à des loges à porcs, la fumée en sort par des portes basses ; bêtes et gens vivent pêle-mêle, mangent et boivent au même pot, grouillent dans d'étroits et fétides réduits ; là, toute chose est repoussante, difforme, et pue la misère. » Entrant dans l'auberge dont « une branche de sapin pendait en guise d'enseigne, suivant l'usage campagnard au toit dont le bord était très large », il rapporte « Dès que j'eus mis les pieds dans ce lieu étroit, peu aéré, affreusement malpropre, je sentis des fourmilières de puces faire l'ascension de mes jambes, et des nuées de mouches vinrent bourdonner à mes oreilles. » (...) « Je m'assis au bout d'une table occupée par quelques buveurs qui ressemblaient plutôt à des animaux qu'à des êtres humains, dont le langage était une sorte de grognement inintelligible, le patois un idiome des plus barbares. »[38]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Yvoire.svg

Les Armes de " Yvoire " se blasonnent ainsi : D'azur à une croix d'or, à une rivière d'argent brochant en pointe, sur laquelle nagent deux cygnes aux ailes éployées, un dans chaque canton.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pascal Roman (texte et photographies), Yvoire, Les Cahiers du Patrimoine, éd. Astronome,
  • Yvoire, la vie sur les bords du Léman à travers les âges, Presses Sopizet, Thonon-les-Bains, 1998.
  • Henri Baud et Jean-Yves Mariotte, Histoire des communes savoyardes : Le Chablais, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 978-2-7171-0099-0), p. 283-350, « Le canton de Douvaine (présentation) », pp. 344-350, « Yvoire ».

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[26].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b E. Berger, Registres d'Innocent IV, no 4819.
  2. a, b et c D'après Henry Suter, « Yvoire », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter,‎ 2000-2009 (consulté le 14 septembre 2015).
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Histoire des communes savoyardes 1980, p. 344.
  4. D'après Henry Suter, « Evaire », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter,‎ 2000-2009 (consulté le 14 septembre 2015).
  5. Lexique des noms des communes savoyardes en arpitan - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 18
    préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  6. Henri Ménabréa, Histoire de la Savoie, Bernard Grasset, (réimpr. 1960, 1976, 2009), p. 10.
  7. Actes du 24e Congrès à Chambéry (1972). Thème : « La vie culturelle et artistique en Savoie à travers les âges », publiés en 1972.
  8. B. Reber, « Quelques remarques à propos des Pierres à Nyton, à Genève, et des Objets en Bronze, trouvés sur leur emplacement », Bulletin de la Société préhistorique de France, vol. 12, no 7,‎ , p. 318-331, p. 321 et Tradition et histoire dans la culture populaire. Rencontres autour de l'œuvre de Jean-Michel Guilcher, Grenoble, Centre alpin et rhodanien d'ethnologie, 1990, p. 235.
  9. Pierre Duparc, « La Sapaudia », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 102, no 4,‎ , p. 371-384 (lire en ligne).
  10. Joël Serralongue, Cécile Treffort. « Inhumations secondaires et ossements erratiques de la nécropole des Combes, à Yvoire (Haute-Savoie). Analyse archéologique et questions historiques. », pp.105-118, in Jean-Michel Poisson. Actes de la 2e Rencontre Rhône-Alpes d'archéologie médiévale, décembre 1994, Lyon, France. Centre interuniversitaire d'histoire et d'archéologie médiévales, Centre rhônalpin de documentation sur le château médiéval, 1995, N°spécial de Pages d'archéologie en Rhône-Alpes (ISSN 1265-9983).
  11. a et b Louis Blondel, Châteaux de l'ancien diocèse de Genève, vol. Volume 7 de Mémoires et documents, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, , 486 p. ([14%20septembre%202015 lire en ligne]), p. 397.
  12. a, b, c, d et e Histoire des communes savoyardes 1980, p. 345-346, « La paroisse ».
  13. a, b, c, d et e Ruth Mariotte Löber, Ville et seigneurie : Les chartes de franchises des comtes de Savoie, fin XIIe siècle-1343, Librairie Droz - Académie florimontane, , 266 p. (ISBN 978-2-60004-503-2), p. 196-.
  14. Histoire des communes savoyardes 1980, p. 344-345, « La forteresse du moyen âge ».
  15. a, b, c, d et e Histoire des communes savoyardes 1980, p. 345, « Le Bourg ».
  16. a, b, c et d Histoire des communes savoyardes 1980, p. 347-349, « Les possesseurs du fief et le château actuel ».
  17. Georges Chapier, Châteaux savoyards - Faucigny et Chablais, vol. 5, Grenoble, Éditions Revue Les Alpes, , 128 p., p. 82.
  18. Notice communale de Yvoire sur le site de l'EHESS.
  19. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance,‎ (consulté en octobre 2014).
  20. « Résultats des élections législatives de 2012 : Haute-Savoie (74) - Cinquième circonscription (résultats officiels) », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 22 mars 2015).
  21. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  22. « Yvoire », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 22 mars 2015), Ressources - Les communes.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
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