Sillans-la-Cascade

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Sillans-la-Cascade
Le château.
Le château.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Flayosc
Intercommunalité Communauté d'agglomération dracénoise
Maire
Mandat
Christophe Carrière
2014-2020
Code postal 83690
Code commune 83128
Démographie
Population
municipale
715 hab. (2013)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 05″ Nord 6° 10′ 48″ Est / 43.568, 6.18
Superficie 20,17 km2
Localisation

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Sillans-la-Cascade
Liens
Site web www.sillans-la-cascade.com

Sillans-la-Cascade est une commune française située dans le département du Var, en région française Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Cette commune au bord de la Bresque, peuplée de 708 habitants, vit essentiellement du tourisme pour la cascade haute de 42 mètres.

Ses habitants sont les Sillanais.

Le nom du village se prononce [sijɑ̃] (« siyan »), soit traditionnellement (selon l'étymologie) [silɛ̃ŋ] (≈ « sileing »).

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Situé à 30 km de Draguignan et à 9 km d’Aups, le village est situé sur une colline au-dessus de la rivière la Bresque.

Le village et ses abords sont inscrits à l’inventaire des sites protégés.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sillans la cascade
Riez
Barjols
Aix-en-Provence
Sillans la cascade Draguignan
Le Val
Brignoles

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe trois zones de sismicités dans le Var :

Zone 0 
Risque négligeable. C’est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d’une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l’abri d’un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
Zone I
Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la montagne Sainte-Victoire, au massif de l’Esterel.
Zone I
Risque faible. Ce risque le plus élevé du département (qui n’est pas le plus haut de l’évaluation nationale), concerne 21 communes du nord du département.

La commune de Sillans-la-Cascade, est en zone sismique de très faible risque Ia[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom est attesté dès le XIe siècle sous la forme Silans[2], Cilias au XIIe siècle ; Cilans puis Sillans en 1477[réf. souhaitée].

Le déterminant complémentaire -la-Cascade a été ajouté à l'époque moderne.

Sillans-la-Cascade s'écrit Silan en occitan provençal.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

À part le mégalithe du quartier Saint-Laurent, aucun vestige lithique n’a été découvert à ce jour permettant de définir une occupation permanente du terroir à l’époque préhistorique.

L’occupation romaine est attestée en plaine par les nombreuses traces d’habitat mises au jour au Bastidon, à Saint-Barnabé et à la Mude. Le lieu est alors situé non loin de la voie romaine allant de Fréjus à Riez.

Au XIe siècle, Richaud, Franconus, Poncius Willelmus et Albertus donne à l’abbaye Saint-Victor de Marseille les terres qu’ils possèdent à Sillans, alors qualifiée de villa. En 1099, Bérenger, évêque de Fréjus, restitue à l’abbaye marseillaise l’église de Cillans qui lui appartenait avant les incursions sarrasines.

Le 22 février 1154, Pétrus, évêque de Fréjus cède à Guillielmus, abbé de Saint-Victor, l’église Sainte-Marie de Cilans située à l’intérieur du castrum. La seigneurie de Sillans passe successivement des Baux aux Pontevès.

En 1237, le chapitre de Barjols échange à ces puissants seigneurs leur part sur la juridiction de Barjols contre des affars à Sillans et Esparron.

Vers 1536, la moitié de la seigneurie passe par alliance aux Blacas. En août 1619, les Albert-Châteauneuf acquièrent cette part de seigneurie et en mars 1627, celle des Pontevès. Louise-Adélaïde Julie d’Albert l’apporte en 1776 dans la maison des Le Tonnelier par son mariage avec Louis-Charles-Joseph Le Tonnelier, comte de Breteuil-Chantecler.

Le 26 mai 1781, Antoine François Rollans, greffier au parlement de Provence, acquiert ce fief aux enchères pour la somme de 286 000 livres. Sa petite-fille, Marie-Antoinette-Delphine, l’apporte dans la maison des Castellane par son mariage avec le marquis Boniface Hippolite de Castellane.

En 1863, le domaine de Saint-Barnabé est démembré de Sillans en faveur de maître Boyer, notaire à Aups.

La ligne du train des Pignes allant de Draguignan à Meyrargues, s’arrêtait à la rive gauche de la Bresque dans la gare Sillans-Aups. La gare a été ouverte le 28 août 1888, bâtiment de 3e classe avec halle séparée, buvette, trois voies et un tiroir. L’embranchement à voie Decauville est ouvert en 1913 pour la Société anonyme des bauxites du Var, pour relier la gare à la nouvelle mine du domaine du marquis de Castellane, par un tracé longeant la voie principale côté Meyrargues. La ligne a été fermée en 1950 et la gare de Sillans est devenue une école maternelle.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Sillans-la-Cascade (Var).svg

Les armoiries de Sillans-la-Cascade se blasonnent ainsi :

 : De gueules au pont en dos d’âne de deux arches d’or surmonté de trois étoiles du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Sillans-la-Cascade.
Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
         
2014 en cours Christophe Carrière    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Un Projet de périmètre de schéma de cohérence territoriale (SCOT) Var Ouest concernant Sillans, Salernes, Villecroze, Tourtour, Aups, Moissac, Régusse, Artignosc, Bauduen[4] avait été envisagé mais n'a pas eu de suite, faute d’aboutissement du projet de création de la communauté de communes du Haut-Var.

Le 1er janvier 2014, Sillans-la-Cascade a rejoint la communauté d'agglomération dracénoise.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Les comptes 2005 à 2011 de la commune s’établissent comme suit [5],[6]:

Évolution financière.
Postes 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Produits de fonctionnement 909 000 € 854 000 € 904 000 € 875 000 € 981 000 € 958 000 € 1 120 000 €
Charges de fonctionnement 689 000 € 787 000 € 861 000 € 926 000 € 792 000 € 865 000 € 918 000 €
Ressources d’investissement 450 000 € 332 000 € 510 000 € 316 000 € 363 000 € 248 000 € 270 000 €
Emplois d’investissement 461 000 € 262 000 € 427 000 € 146 000 € 541 000 € 216 000 € 400 000 €
Dette 237 000 € 198 000 € 292 000 € 353 000 € 333 000 € 313 000 € 293 000 €
Source : Ministère de l’Économie et des Finances[7]:

Fiscalité 2011

  • Impôts moyens par habitant : 627 euros
  • Taux d’imposition Taxe d’habitation : 25,87 %
  • Taxe foncière sur propriétés bâties : 19,02 %
  • Taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties :84,71 %
  • Cotisation foncière des entreprises : 26,15 %
  • Montant total des dettes dues par la commune : 293 000 euros, soit 491 euros par habitant

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 715 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
402 417 434 440 434 410 419 416 428
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
348 361 363 312 324 280 247 288 249
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
230 222 238 173 202 192 144 161 140
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
141 173 249 343 438 414 512 531 680
2013 - - - - - - - -
715 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sites remarquables[modifier | modifier le code]

Église de Sillans-la-Cascade.
La cascade de 42 mètres.
  • Les remparts (restaurés depuis 2007)[10]
  • La cascade de Sillans (44 mètres)
  • Le château entièrement reconstruit au XVIIIe siècle par le marquis Boniface Hippolite de Castellane.
  • L'église Saint-Étienne
  • La chapelle Saint-Laurent
  • Le bastidon (en cours de rénovation)
  • Le vieux village

Événements[modifier | modifier le code]

  • Expositions d’artistes au rez-de-chaussée du château
  • Mai : fête des voisins
  • Juin : « Solex cup » (course de VéloSoleX catégorie origine, sur circuit terre)
  • Août : festival jazz manouche, association Boulégu’un peu
  • Mai et août : marché aux puces sur le parking du château

Commerces[modifier | modifier le code]

Bistrot de pays de Sillans-la-Cascade
  • Boulangerie Balduzzi
  • Épicerie du château ; snack
  • Bar tabac restaurant
  • Restaurant Les pins
  • Restaurant Le grand chêne
  • Trobadok (créations de céramiques)
  • Chambre d’hôte Chez Michelle
  • Camping Le relais de la Bresque

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal, 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Sillans-la-Cascade, p. 1141
  • Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, Début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Strasbourg, Editions Publitotal, , 495 p.
    Sillans-la-Cascade p. 443 et Carte n°14 Provence-Alpes-Côte d'azur, B.38.688.87

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]