Le Poët-Laval

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Le Poët-Laval
Le Poët-Laval
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes Dieulefit-Bourdeaux
Maire
Mandat
Yves Magnin
2020-2026
Code postal 26160
Code commune 26243
Démographie
Gentilé Poët-Lavaliens, Poët-Lavaliennes
Population
municipale
942 hab. (2018 en augmentation de 1,62 % par rapport à 2013)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 32′ 12″ nord, 5° 00′ 50″ est
Altitude Min. 255 m
Max. 973 m
Superficie 31,22 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Montélimar
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Dieulefit
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Le Poët-Laval

Le Poët-Laval est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune s'étend sur 3 122 hectares, de part et d'autre de la vallée du Jabron, entre Souspierre et Dieulefit.

Le village est situé à 5 km à l'ouest de Dieulefit, 15 km de Grignan, 20 km de Montélimar, 20 km de Nyons, 65 km de Valence, un peu moins de 90 km d'Avignon, 170 km de Lyon, 175 km de Marseille et à moins de h de Paris en TGV.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Sites particuliers[1] :

  • Col de Gorge d'Ane (708 m)
  • Col du Coulant de Pommier
  • Combe du Four
  • Combe Fortune
  • Combe Rouby
  • Combe Saint-Martin
  • Combe Ville
  • Montagne de Champlat (779 m)
  • Montagne de la Gète
  • Montagne de l'Autèche
  • Montagne du Poët
  • Mont Rachas
  • Pas de la Cavale
  • Rocher de la Tournelle
  • Serre Combeau
  • Serre Court
  • Serre de Font Estrèche
  • Serre Gros
  • Serre Longe
  • Serre Pelé
  • Serre Pointu
  • Serre Sigoyet
  • Serre Tapy

Anciens sites :

  • les Alibeaux sont un mont attesté en 1891[2].

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par les cours d'eau suivants[1] :

  • le Jabron
  • Ravin d'Andrenne
  • Ravin de Bisquerle
  • Ravin de Chardon
  • Ravin de Chorian
  • Ravin de Combe Ville
  • Ravin d'Espuy
  • Ravin de Font la Molle
  • Ravin de Fusieux
  • Ravin de Guimard
  • Ravin de la Bérangère
  • Ravin de la Fontaine des Monges
  • Ravin de la Plaine
  • Ravin de la Rige
  • Ravin de l'Oulette
  • Ravin de Molans
  • Ravin de Pouzet
  • Ravin de Ribesaille
  • Ravin des Baillardes
  • Ravin des Crolles
  • Ravin de Traversier
  • Ravin Fontairard
  • Ravin Ruine du Pont
  • Ruisseau de Chabotte
  • Ruisseau des Rivales
  • Ruisseau de Variza

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Le Poët-Laval est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Elle appartient à l'unité urbaine de Dieulefit, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[6] et 4 092 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[7],[8].

La commune fait partie de l'aire d'attraction de Montélimar dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 45 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (81,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (81,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (80,1 %), zones agricoles hétérogènes (10 %), prairies (4,9 %), zones urbanisées (3,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,5 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[12].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune est composée de deux agglomérations principales, Gougne et le Vieux Village, auxquelles s'ajoutent de nombreux hameaux.

La rue du Petit Portail au Vieux Village

Quartiers, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Site Géoportail (carte IGN)[1] :

  • Bisquerle
  • Blachassous
  • Cessonnet
  • Chabotte
  • Chambaillard
  • Chardon
  • Chaufard
  • Combe Reynaud
  • Combe Verre
  • Costan
  • Côte Chaude
  • Côte Chorian
  • Escouliats
  • Espuy
  • Estampes
  • Flachaire
  • Fond Gary
  • Garaix
  • Gaudet
  • Gougne
  • Graneron
  • Jas Mottet
  • la Bérangère
  • Labry
  • la Chapelle
  • la Chasse
  • la Condamine
  • la Garenne
  • la Grande Combe
  • la Grotte
  • la Jardinière
  • la Périère
  • la Rige
  • la Rivière
  • la Taillée
  • Laugière
  • le Brotin
  • le Diable Vert
  • le Moulin
  • le Péroux
  • le Plat
  • le Pont
  • le Poulailler
  • le Pradou
  • le Renevier
  • les Alibeaux
  • les Baillardes
  • les Côtes
  • les Cougnets
  • les Drayes
  • le Serret
  • les Granges Basses
  • les Martins
  • les Vignaux
  • Lorette
  • Molans
  • Pierre à Feu
  • Pigoulet
  • Piolenc
  • Porte Rouge (grotte)
  • Richon
  • Rivales
  • Robert
  • Sauvan
  • Serre Crue
  • Traversier

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[13] :

  • 1269 : Poietum Vallis et Pogetum Vallis (de Coston, Étymologie de la Drôme).
  • XIVe siècle : mention de la paroisse : preceptoria Vallis Poieti (pouillé de Die).
  • 1381 : castrum de Pogeto Vallis (Valbonnais, II, 162).
  • 1391 : Le Puy de la Val (choix de documents, 214).
  • 1509 : mention de l'église Saint-Michel : ecclesia Sancti Michaelis Pogeti Vallis (visites épiscopales).
  • 1529 : Lou Poyt de Laval (archives hosp. de Crest, B 11).
  • 1573 : Poyt Lava (Lacroix, L'arrondissement de Montélimar, III, 321).
  • 1588 : Poit Laval (Chabeul, notaire à Crest).
  • 1891 : Le Poët-Laval, commune du canton de Dieulefit.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Poët signifie « hauteur » (comme puy)[14]. Le mot est dérivé du latin podium[réf. nécessaire].

Le Poët-Laval signifie « le petit mont dans la vallée » (pogetum vallis)[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

La seigneurie : au point de vue féodal, le Poët-Laval était une terre patrimoniale de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem pour laquelle les commandeurs du lieu devaient hommage aux comtes de Valentinois suivant une transaction de l'an 1209[13].
Les commandeurs jouissaient du droit de haute-justice[16].

Le bourg castral du XIIIe siècle, qui s'était développé autour du château, fut entouré d'une enceinte fortifiée au XIVe siècle[réf. nécessaire].

La commanderie du Poët-Laval comptait quarante-deux membres en 1338 ; elle a connu un important développement à la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle, avec l'extension du vieux château, la construction d'un second château dit « Salon des commandeurs » à la limite sud-ouest de l'enceinte du village et la reconstruction partielle ou complète d'une partie des habitations du bourg[réf. nécessaire].

Au cours des guerres de Religion, Le Poët-Laval subit plusieurs sièges.

À la fin du XVIe siècle, le château, étant très endommagé, est délaissé par les commandeurs qui se fixent définitivement à Montélimar. Les fortifications seront démantelées et le corps de logis tombera en ruines. La chapelle castrale Saint-Jean redevient église paroissiale sous le vocable de Saint-André[réf. nécessaire].

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

1742 (démographie) : 120 familles et autant de maisons[13].

Au XVIIIe siècle, le village possédait une fabrique de verrerie, occupant huit personnes, qui fabriquait bouteilles, verres et gobelets[17]. Une fabrique semblable existait aussi dans le village de Taulignan[réf. nécessaire].

Dans le cadre de la réaction seigneuriale et nobiliaire qui précéda la Révolution française, le seigneur local s'approprie un bois qui appartenait collectivement à la communauté dans les années 1770 et le vend à des charbonniers[18].

Avant 1790, le Poët-Laval était une communauté de l'élection, subdélégation et sénéchaussée de Montélimar.
Elle formait une paroisse du diocèse de Die dont l'église, dédiée à saint Michel, était celle d'une commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, connue dès le XIIIe siècle, et dont le titulaire était décimateur dans les paroisses de Dieulefit, Manas, le Poët-Laval et Souspierre[13].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune fait partie du canton de Dieulefit[13].

En 1893, Le Poët-Laval est relié à Montélimar par une ligne des chemins de fer départementaux de la Drôme à écartement d'un mètre et construite en accotement sur la route (sauf pour le contournement du Poët). Pendant la Première Guerre mondiale, une usine fabriquera des grenades qui étaient expédiées par ce tram[19].

En 1895, la chapelle castrale, utilisée comme église paroissiale Saint-André depuis le début du XVIIe siècle, est abandonnée et remplacée par une nouvelle église construite dans la vallée[réf. nécessaire].

À partir du début du XXe siècle, le développement du village de Gougne, en fond de vallée, entraîna l'abandon progressif du vieux village qui n'était plus occupé que par quelques personnes âgées au début des années 1950.
Dès 1925, quelques passionnés fondèrent l'association des Amis du vieux Poët-Laval qui freina le pillage systématique dont le site faisait l'objet en acquérant et en consolidant les constructions les plus menacées.
À partir de 1959, les travaux réalisés par des particuliers sur toute la partie haute du village, dans les rues et quelques maisons anciennes, ont permis de redonner vie au lieu[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie du Poët Laval.

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : de la Révolution au Second Empire
1790 1871 ?    
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
1871   ?    
1874   ?    
1878   ?    
1884   ?    
1888   ?    
1892   ?    
1896   ?    
1900   ?    
1904   ?    
1908   ?    
1912   ?    
1919   ?    
1925   ?    
1929   ?    
1935   ?    
1945   ?    
1947   ?    
1953   ?    
1959 1965 Yvon Morin    
1965 1971 Yvon Morin   maire sortant
1971 1977 Yvon Morin   maire sortant
1977 1983 Dominique Boltri    
1983 1989 Dominique Boltri   maire sortant
1989 1995 Gérard Verpeaux   commercial
1995 2001 Dominique Boltri    
2001 2008 Dominique Boltri   maire sortant
2008 2014 Maia Cavet    
2014 2016 Jean-Claude Roz DVG retraité
2016
(élection ?)
2020 Jean Boursaly    
2020 En cours
(au 7 février 2021)
Yves Magnin[20][source insuffisante]   maire sortant

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune est membre de l'association Les Plus Beaux Villages de France[21], qui vise à promouvoir les atouts touristiques de petites communes françaises riches d'un patrimoine de qualité.

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[23].

En 2018, la commune comptait 942 habitants[Note 3], en augmentation de 1,62 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8309559491 0571 1021 2411 2001 2211 227
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1401 1471 1441 045994936902813830
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
759813760666637594549538561
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
549505493538652809875884893
2013 2018 - - - - - - -
927942-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête : le dernier dimanche de juillet[16].
  • Des visites accompagnées du château et du village sont organisées[réf. nécessaire].
  • Le Centre d'art et d'animation Raymond-du-Puy propose chaque année deux expositions temporaires : une exposition de printemps à thème, et une exposition d'été consacrée à un artiste de renom. Il organise également des concerts de mars à septembre[réf. nécessaire].
  • Les « Voix d'Exils » proposent des journées thématiques organisées au mois d'octobre dans les pays de Bourdeaux, de Dieulefit et de Saou, le long de l'itinéraire huguenot[26].
  • Le vieux village du Poët-Laval est le point de départ du sentier de grande randonnée sur les pas des huguenots qui relie le Poët-Laval à la ville allemande de Bad Karlshafen[27].

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Randonnée vers le site montagneux du Rachas[16].

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 1992 : lavande, apiculture (miel)[16].

Industrie[modifier | modifier le code]

La commune possède une ancienne carrière[16].

Commerce[modifier | modifier le code]

Le café Tous les Matins du Monde, situé à Gougne, porte le label Bistrot de Pays[28], et adhère à ce titre a une charte qui a pour but de « contribuer à la conservation et à l'animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d'un lieu de vie du village »[29].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Fenêtre du donjon.

L'ensemble médiéval comprend les ruines du château et de la chapelle, avec leurs murs d'enceinte (MH). C'était la plus belle commanderie provençale. De la chapelle, il ne reste que l'abside. Les remparts sont classé IMH[16].

Édifié sur un mamelon rocheux dominant la vallée, il se composait de deux salles voûtées superposées et d'une terrasse défensive. L'ensemble était desservi par deux volées d'escaliers en pierre. La porte d'entrée, aujourd'hui murée, était protégée par un système de mâchicoulis sur arc. Le donjon était probablement entouré à l'origine d'un simple mur d’enceinte, auquel le village, fortifié au XIVe siècle, vint rapidement s'accoler[32].
Le château connut un important développement au XVIe siècle : construction d'un pigeonnier sur la terrasse (entourée d’un chemin de ronde couvert) et adjonction d'un vaste corps de logis composé de quatre grandes salles à cheminées, superposées sur deux niveaux. Les capacités défensives de l'enceinte furent également améliorées par l'adjonction de bastions[réf. nécessaire].
Plusieurs fois assiégé au cours des guerres de Religion, le château cessa d'être occupé vers la fin du XVIe siècle. Il sera démantelé en 1622 sur ordre du roi Louis XIII.
Acquis et entretenu par des particuliers au XIXe siècle, amputé d'une partie de son corps de logis, le château est devenu propriété de la commune en 1988. Classé monument historique[33], il a été restauré en 1996-1998[réf. nécessaire].
La chapelle au pied du donjon.
  • La chapelle Saint-Jean-des-Commandeurs. Sa construction est probablement contemporaine de celle du château (début XIIIe siècle).
Implantée le long du mur d'enceinte qui séparait le village de la basse-cour du château, elle servait à la fois de chapelle castrale et d'église paroissiale. À partir de la basse cour du château, une porte donnait accès à une petite tribune d'où le seigneur pouvait assister à l'office.
Le clocher qui surmonte le chœur roman a sans doute été ajouté tardivement (fin du XVIe siècle ?), afin de renforcer les défenses du château[réf. nécessaire].
L'édifice a été très endommagé par les guerres de Religion : la voûte et les élévations latérales de la nef, initialement décorées d'arcatures dont il ne subsiste que les amorces de part et d'autre du chœur, ont été reconstruites à la fin du XVIIe siècle.
La chapelle est restée église paroissiale jusqu’à la construction de la nouvelle église en contrebas du village en 1895. La nef et la sacristie attenante se sont effondrées dans les années 1930, et n'ont jamais été reconstruites. Le chœur a été restauré en 1966[réf. nécessaire].
  • Église romane[16].
  • La Commanderie (ou Salon des Commandeurs) est un second château, construit probablement au milieu du XVIe siècle. Il était peut-être destiné au logement du châtelain qui administrait le domaine au nom des commandeurs[34].
L'édifice a été construit sur le rempart du XIVe siècle en y intégrant au moins une tour plus ancienne. L'accès du château s'effectuait par l'intérieur du village, à travers un vestibule débouchant sur un escalier monumental à volées droites distribuées autour d'un noyau creux. Les grandes salles du premier étage s'ouvrent largement sur la campagne par de grandes croisées de meneaux à doubles traverses.
Le château a été acquis et restauré par des particuliers à la fin des années 1950[réf. nécessaire].
En 1685, lors de la révocation de l'Édit de Nantes, le temple fut sauvé in extremis de la démolition par son statut de maison commune.
L'aménagement actuel du bâtiment date de 1807, avec des tribunes ajoutées en 1822. Le bâtiment fut utilisé pour le culte jusqu’en 1935, avant d’être aménagé en musée en 1961[réf. nécessaire].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Le Musée du Protestantisme Dauphinois[16] :
Le musée[35] est accolé à l'ancien temple et présente de nombreux documents et objets liés à l'histoire du protestantisme dans la région, notamment sur les persécutions subies par la communauté réformée au lendemain de la révocation de l’Édit de Nantes.
  • Poterie et faïence d'art[16] :
Comme d'autres villages[36] de la Drôme provençale (Cliousclat, Dieulefit), les artisans du Poët-Laval travaillent la terre vernissée [37], depuis au moins le début du XVIIIe siècle.
En 1830, il existe de nombreux ateliers de poterie dans le village[38].
Pendant trois générations, la famille Robin a assuré la production dans le village[39].
Aujourd'hui, il reste de nombreuses fabriques artisanales[40].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Le Poët-Laval possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1966-1985 : Léo Bertrand, Le Poët-Laval, commanderie des chevaliers de Malte, Amis du Vieux Poët-Laval, 1966-1985.
  • 2011 : Alain Tillier, Le Poët-Laval, une commanderie des Hospitaliers en Dauphiné, éditions Bleulefit, 2011, (ISBN 978-2-36228-003-0).
  • 2020 : Philippe Porcel, Moi, Constantin, 181 ans, neuf nouvelles symboliques, mystères drômois et Nature, éditions Librinova, 2020, (ISBN 9791026251996 et 9791026252009).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c https://www.geoportail.gouv.fr/
  2. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 5 (Les Alibeaux).
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Unité urbaine 2020 de Dieulefit », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  12. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  13. a b c d et e J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 278 (Le Poët-Laval).
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  15. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Guénégaud, 1978.
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