Éboulis

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Ne doit pas être confondu avec Cône de déjection, Écroulement ou Glissement de terrain.
Cônes d'éboulis, alimentés par des couloirs d'éboulis, à la base d'une falaise dans l'Isfjorden, au Svalbard (Norvège).

Un éboulis ou pierrier est un écroulement de blocs de roches tombés individuellement et accumulés au même endroit depuis longtemps. Cette accumulation de fragments de roches se fait généralement par gravité à la base de pentes rocheuses montagneuses, typiquement des falaises, dont ils se sont détachés. Liés à différents facteurs comme l'érosion ou les conditions météorologiques, ils tapissent ainsi souvent le pied des falaises et empâtent les reliefs désertiques.

Les plus gros éléments s'écroulent plus loin que les petits (granoclassement inverse). Une grande partie des blocs et fragments déposés au pied des éboulis est reprise par les cours d'eau, les glaciers ou les mers, formant ainsi la principale source des galets charriés par les torrents et des moraines transportées par les glaciers[1].

Une éboulisation est la formation d'un éboulis.

Couloirs d'éboulis[modifier | modifier le code]

Avalanche dans un couloir d'éboulis près du Petit mont Blanc, massif de la Vanoise.

Dans les reliefs de grande hauteur, les éboulis peuvent être surmontés de couloirs d'éboulis que les fragments empruntent le plus souvent dans leur chute. Selon leur pente et configuration, ces couloirs peuvent rester chargés d'éléments en équilibre précaire pouvant s'écouler brutalement à la manière d'une avalanche.

Chaos et éboulis de canyon[modifier | modifier le code]

Des éboulis formés de gros blocs simplement dégagés par l'érosion prennent le nom de chaos (par exemple : Chaos de Montpellier-le-Vieux).

Des éboulis en canyon peuvent abriter de grands espaces vides constituant de véritables cavités naturelles pseudokarstiques. Ils peuvent également former des embâcles naturels derrière lesquels se créent des retenues d'eau.

Cône d'éboulis[modifier | modifier le code]

Les alternances de gel et de dégel (cryoclastie) qui font éclater les roches friables, schistosées ou diaclasées (« gélifraction ») sont un important facteur de désagrégation et à l'origine des cônes d'éboulis fins et bien calibrés (le calibre étant donné par la maille du système de diaclases ou du clivage schisteux), éboulis que l'on appelle des « casses » dans les Alpes[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Maurice Renard, Yves Lagabrielle, Erwan Martin, Marc de Rafelis, Éléments de géologie, Dunod, (lire en ligne), p. 789
  2. Armand Fayard, Jacques Debelmas, Les Alpes: la géologie, les milieux, la faune et la flore, les hommes, Delachaux et Niestlé, , p. 261.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]