Le Revest-les-Eaux

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Le Revest-les-Eaux
Image illustrative de l'article Le Revest-les-Eaux
Blason de Le Revest-les-Eaux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Toulon
Canton La Valette-du-Var
Intercommunalité Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée
Maire
Mandat
Ange Musso
2014-2020
Code postal 83200
Code commune 83103
Démographie
Population
municipale
3 616 hab. (2012)
Densité 150 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 10′ 38″ N 5° 55′ 38″ E / 43.1772222222, 5.9272222222243° 10′ 38″ Nord 5° 55′ 38″ Est / 43.1772222222, 5.92722222222  
Altitude Min. 50 m – Max. 804 m
Superficie 24,07 km2
Localisation

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Le Revest-les-Eaux

Le Revest-les-Eaux est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue depuis le mont Coudon, proche du mont Faron

Située aux portes de la ville de Toulon, Le Revest compte environ 3800 habitants. C’est une commune qui s’étend sur une superficie de 2 400 hectares de nature en grande partie protégée[précision nécessaire]. Cette commune est située au Nord de Toulon (dont elle est limitrophe), et dont elle est séparée par le Mont-Faron, d'une altitude de 584 m. Ses communes limitrophes sont (d'ouest en est) : Toulon, Évenos, Signes, Solliès-Toucas, Solliès-Ville et La Valette-du-Var.

Le vieux village s’est bâti sur le rocher, au pied de la tour dite médiévale. Orientées principalement vers l’ouest et le sud, les maisons s’enroulent autour de quatre rues reliées entre elles par des traverses.

Dominant la vallée de Dardennes, Le Revest, séparé de la mer par le mont Faron (584 m d’altitude) rayonne vers le mont Caume (804 m d’altitude), le Grand Cap, le mont Combe et le mont Coudon.

La commune est parcourue par un réseau de sentiers entretenus et balisés qui permet de très nombreuses promenades et randonnées. Le GR 99 relie Toulon aux gorges du Verdon et permet d’atteindre Signes en passant par le plateau de Siou-Blanc. Quant au GR 51, il traverse la commune d’ouest en est, des Marlets aux Ollivières puis au château de Tourris.

Le lac, crée par un barrage datant de 1912[1], est alimenté par plusieurs sources noyées sous les eaux de la retenue (la Foux, le Figuier, les Platanes, le Rabas, le Rérabas...). Quelques centaines de mètres en amont se situe le Ragas qui est une émergence de type vauclusien (c'est une cheminée d'équilibre, où les eaux remontent de plusieurs mètres, pendant les périodes de crue, pour se déverser dans la retenue). Les plongeurs ont pu explorer le gouffre jusqu'à 151 m de profondeur. Les eaux sont issues du massif karstique de Siou Blanc (prouvé par opération de traçage). Ce système hydrologique alimente en eau potable la ville chef-lieu du Revest et la commune en général ainsi qu'une partie des habitants de la commune de Toulon.

Économie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1200 (de Revesteto), est tiré de l’occitan revèst, variante de revers, et désignant un site exposé au nord[2].

Le Revest-les-Eaux s'écrit en occitan provençal Lo Revèst leis Aigas selon la norme classique et Lou Revest leis Aigo selon la norme mistralienne.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Peu avant la Révolution française, l’agitation monte. Outre les problèmes fiscaux présents depuis plusieurs années, la récolte de 1788 avait été mauvaise et l’hiver 1788-89 très froid. L’élection des États généraux de 1789 avait été préparée par celles des États de Provence de 1788 et de janvier 1789, ce qui avait contribué à faire ressortir les oppositions politiques de classe et à provoquer une certaine agitation[3]. C’est au moment de la rédaction des cahiers de doléances, fin mars, qu’une vague insurrectionnelle secoue la Provence. Une émeute se produit au Revest le 25 mars[4]. Dans un premier temps, la réaction consiste dans le rassemblement d’effectifs de la maréchaussée sur place. Puis des poursuites judiciaires sont diligentées, mais n’aboutissent pas, la prise de la Bastille comme les troubles de la Grande peur provoquant, par mesure d’apaisement, une amnistie début août[5].

Au début du XXe siècle la commune est surnommée "La petite Suisse varoise"[1]

Beaucoup de poètes et de peintres ont visité la ville, comme Eugène Baboulène, Pietro Santi Bartoli ou Charles Dufresne[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de La Valette-du-Var

Les armes du Revest-les-Eaux se blasonnent ainsi :

d'azur aux six étoiles d'or ordonnées 3, 2 et 1

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Ange Musso UMP  
Retenue du Revest-les-Eaux

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 3 616 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
503 562 650 703 663 756 669 742 700
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
766 750 741 641 639 552 567 558 539
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
496 502 792 522 536 575 696 894 1 080
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 478 1 659 1 688 2 055 2 704 3 441 3 664 3 677 3 693
2012 - - - - - - - -
3 616 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Tour médiévale, aussi appelé Tour sarrazine ou Tour revestoise, datant du XIIIe siècle, restaurée au XVIIIe siècle[1].
  • Le village historique originel qui domine la ville du Revest
  • château dit du Roi-René, construit en 1578,
  • église Saint-Christophe, achevée au XVIIe siècle,
  • pigeonnier, perché sur un bloc de
  • grès dominant le quartier des Arrosants,
  • cabinet des monnaies (mis en sommeil),
  • musée copte oriental et occidental,
  • Maison des Comoni où sont programmées tout au long de l’année pièces de théâtre, variétés, expositions de peinture en hommage à tous les peintres venus s’installer pour travailler au Revest,
  • Le Château de La Ripelle. Le domaine de la Ripelle est mentionné pour la première fois dans les registres du cadastre foncier du Revest en 1818. L'ensemble foncier appartient alors à Monsieur de Gantes et est composé « de jardins, d'un bastidon, d'une bastide avec moulin à huile, patège et écuries ». En 1842, une bergerie et une vanade, aire à vaner le blé, sont ensuite ajoutées au nord de la propriété. En 1856, le domaine est déclaré au nom de Louis Charles Fabre, ce qui indique une mutation par vente, mariage ou succession. Il reste dans la même famille jusqu'en 1960, date à laquelle il est vendu dans sa totalité[8]. Le Groupe Mornay achète uniquement le château et l'aménage en hôtel pour y accueillir ses anciens cadres (d'après l'ouvrage « Balade au château de la Ripelle et au Mont Combe », Syndicat d'Initiative du Revest-les-Eaux, Les Amis du Vieux-Revest et du Val d'Ardène, et Loisirs et Culture). Aujourd'hui, le château et son parc appartiennent au Conseil général du Var et les terres à l'alentour à la Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Images du Revest pendant la Révolution, ouvrage réalisé par Charles Aude et Yvette Roché (1989).
  • Le Revest et son siècle des Lumières, ouvrage collectif sur les artistes revestois ayant fréquenté le Mas du Cyprès (2004).
  • Louis Camolli, Agent secret et Chef des FFI revestois, Ouvrage collectif en mémoire à un grand résistant (2004).
  • Fête des sentiers au mont Caume, Ouvrage collectif (2004)
  • Le Revest-les-Eaux et son école laïque, Ouvrage collectif (2005)
  • Balade au Château de la Ripelle, Ouvrage collectif (2006)
  • Promenade historique au Revest et dans la Vallée de Dardennes, Ouvrage collectif (2008)
  • Charles Aude ou l'élan brisé, Ouvrage collectif (2009)
  • L'eau de là - L'aventure du projet Spélé-eau à Siou Blanc, ouvrage de Philippe Maurel et Paul Courbon: publié par le Comité départemental de spéléologie du Var, février 2008. Historique des explorations et topographie du Ragas & carte des eaux souterraines qui alimentent les sources du Revest.
  • "Une Rivière dans la Ville" - Synthèse sur l'environnement aquatique du Las et de la Vallée de Dardennes - Ouvrage Collectif publié par Val d'As - 2008 - Présentation du fleuve côtier qui prend sa source sur la commune du Revest-les-Eaux. Auteurs Principaux : P.Courbon, T.Lamarque, P.Maurel.
  • Les Seigneurs du Revest et de Dardennes, du Moyen Âge à la Révolution, par Igor Fedoroff (2010)
  • Dictionnaire des noms des quartiers et des rues du Revest-les-Eaux, par Roland Vernet (2010)
  • Etude : La rivière dite du Las s'est toujours appelée DARDENNES, par C. Chesnaud (2012)
  • 64 Bulletins des Amis du Vieux Revest depuis 1986 : en 2012, 3 bulletins sur les cent ans du Barrage de la Haute Vallée de Dardennes
  • George Sand, La confession d'une jeune fille, Michel Lévy frères,Paris, 1865.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Le Revest-les-eaux sur le document PDF Les Citadelles du Levant Document PDF. Consulté le 28 février 2013.
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194),‎ 1996, 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne), § 22391, p 1199
  3. Monique Cubells, « Les mouvements populaires du printemps 1789 en Provence », Provence historique, volume 36, no 145, 1986, p. 309
  4. M. Cubells, op. cit., p. 310.
  5. M. Cubells, op. cit., p. 322.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012
  8. Le château de la Pipelle.