Villeréal

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Villeréal
Église Notre-Dame.
Église Notre-Dame.
Blason de Villeréal
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Villeneuve-sur-Lot
Canton Le Haut agenais Périgord
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Villeréalais
Maire
Mandat
Pierre-Henri Arnstam
2014-2020
Code postal 47210
Code commune 47324
Démographie
Gentilé Villerélais
Villeréalaises
Population
municipale
1 273 hab. (2014)
Densité 91 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 38′ 15″ nord, 0° 44′ 38″ est
Altitude 120 m (min. : 78 m) (max. : 168 m)
Superficie 13,92 km2
Localisation

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Villeréal

Villeréal est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Bastide située en Guyenne, en Agenais, la commune est traversée par le Dropt. Altitude 100 m. - Paris 575 km. - 35 km au sud de Bergerac (aéroport, gare) 60 km au nord d'Agen (aéroport, gare).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Villeréal
Mazières-Naresse Rives Rayet
Bournel Villeréal Saint-Martin-de-Villeréal
Montaut
Saint-Eutrope-de-Born
Saint-Étienne-de-Villeréal Dévillac

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nord-est de l'Agenais est au XIIIe siècle un pays de bois, une marche frontière du comté de Toulouse.
Alphonse de Poitiers est comte de Toulouse depuis 1249 par son mariage avec Jeanne de Toulouse, fille de Raymond VII de Toulouse. Il va alors construire quatre bastides pour coloniser la région : Monflanquin en 1256, Castillonnès en 1259, Villeréal en 1267 et Eymet en 1270.
Mais le 4 décembre 1259, Louis IX signe le traité de Paris avec le roi d'Angleterre Henri III. Pour arrêter le conflit avec le roi d'Angleterre, le roi de France rétrocède la suzeraineté sur le Limousin, le Périgord, la Guyenne, le Quercy, la Saintonge, et l'Agenais si Alphonse de Poitiers meurt sans héritier, contre l'hommage féodal du roi d'Angleterre pour ses seigneuries en France et son renoncement à la Normandie, au Maine, à l'Anjou et au Poitou. Ce traité va amener Alphonse de Poitiers à développer la construction des bastides. Le 30 novembre 1267, Gaston III de Gontaut cède un terrain dans la forêt de Montlabour, de la juridiction de Biron, à Alphonse de Poitiers pour fonder la bastide de Villeréal mais s'y réserve un droit de péage et tout ce qui lui appartient hors de l'enceinte[1].
Fin août 1271, Jeanne de Toulouse et Alphonse de Poitiers meurent. Le comté de Toulouse est réuni à la couronne conformément au traité de Paris de 1229.
Le roi d'Angleterre exige l'application des clauses du traité de Paris de 1259. En application du traité d'Amiens, en 1279, le roi Philippe III cède l'Agenais, la Saintonge et le Ponthieu au roi d'Angleterre.

Cette « ville royale » est anglaise pendant la guerre de Cent Ans. Elle a changé plusieurs fois de suzeraineté entre 1279 et 1453.

En avril 1569, la bastide est prise et des habitants sont massacrés par un groupe de protestants venant de Bergerac. Le 25 octobre 1572, pendant les guerres de religion, la ville est prise par les protestants. Ils incendient l'église. La voûte s'effondre, elle est remplacée par un plafond lambrissé.

Entre 1651 et 1652, pendant la Fronde, le marquis de Biron décide de faire occuper la bastide par une garnison de six compagnies de soldats qui saccagèrent la contrée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Villeréal Blason D'azur à trois tours d'or maçonnées de sable.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 2008 Guy Berny PS puis CPNT Conseiller général du canton de Villeréal (1976-2008)
mars 2008 en cours Pierre-Henri Arnstam DVG Retraité de l'audiovisuel
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 273 habitants, en diminution de -1,01 % par rapport à 2009 (Lot-et-Garonne : 1,06 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 080 1 264 1 283 1 295 1 382 1 423 1 687 1 664 1 746
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 697 1 719 1 686 1 642 1 804 1 741 1 728 1 560 1 617
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 541 1 510 1 428 1 114 1 155 1 186 1 251 1 274 1 211
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 142 1 280 1 359 1 138 1 195 1 186 1 249 1 314 1 273
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006 [5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Halle, église et maisons à colombages.
Église et maison à colombages sur la place principale.
  • Bastide (ville nouvelle du Moyen Âge) dont la construction commence en 1267. La ville est d'abord entourée de fossés larges d'environ sept mètres creusés par les habitants de la bastide. Celle-ci est quadrillée par huit rues se coupant à angles droits, divisant la ville en ville haute et ville basse. des ruelles traversières, les cerrerots, permettent de séparer les parcelles et d'assurer une meilleure protection contre l'incendie. On ne pouvait entrer dans la bastide que par la rue Saint-Michel où un pont permettait de franchir les douves côté ouest. Au centre se trouvait la place entourée de couverts au-dessus desquels se trouvaient les maisons des marchands. Le rez-de-chaussée servait au commerce et à l'artisanat.
    Dans un angle, côté nord, une maison servait de tour de guet.
    Près de l'église, avec laquelle il communiquait, avait été construit un fort avec quatre tours. Il était l'habitation du bailli et la prison. Le fort a été rasé en 1786. Il n'en reste plus que le nom donné à l'endroit.
  • Église Notre-Dame [6],[7],[8]. L'église a été construite dans le style gothique méridional. Elle a un plan de croix latine et comprend quatre chapelles. Sa construction a été entreprise en même temps que la bastide, à partir de 1267. Elle servait de dernier réduit de défense de la population de la bastide aussi les murs sont épais et munis de contreforts. Elle est flanquée de tourelles d'angle, celle à gauche de la façade contient l'escalier à vis éclairé par des meurtrières donnant accès au chemin de ronde coiffé d'une toiture en bâtière. L'église pouvait recevoir une vingtaine de défenseurs. La tourelle de droite comprend à son sommet une chambre ayant servi de prison. On y a logé aujourd'hui l'horloge. Elle était entourée d'un fossé et on y accédait par un pont-levis. Cette protection a dû devenir obsolète quand les Anglais ont entrepris d'entourer la bastide d'une enceinte au début du XIVe siècle. L'église a encore servi de refuge aux habitants pendant la Fronde.
    Le tympan du portail à voussures était orné de statuettes qui ont été mutilées pendant les guerres de religion. Les portes latérales ont été murées en 1789. L'église possède trois cloches. La plus ancienne a été fondue en 1711, une autre en 1864, la dernière en 1950.
    Longueur : 39 m
    Largeur : 26 m
    Hauteur : 14 m
    La nef comprend cinq travées.
    La ville a été prise par les protestants en 1572. La voûte s'est effondrée et a été replacée par un plafond lambrissé.
    Des travaux de restauration ont été entrepris à partir de 1881. Les murs sont rehaussés de 4 mètres. La voûte actuelle a été refaite en 1884-1885. Des tribunes ont alors été construites. Les fenêtres ont été munies de vitraux représentant des scènes bibliques et des mystères de Notre Dame.
    Le retable à caissons du XVIIe siècle a été restauré en 1994.
  • Halle centrale XIVe[9] sur piliers de bois avec étage en torchis. Elle a été refaite au XVIe siècle en conservant des éléments plus anciens. Elle avait d'abord été construite en chêne avec les arbres de l'endroit. Elle a été surélevée d'un étage en pans de bois garnis de torchis qui a servi de salle consulaire où se réunissaient les notables de la bastide.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby à XV

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Lavedan, Jeanne Hugueney, Bastides de l'Agenais, pp. 9-32, dans Congrès archéologique de France. 127e session. Agenais. 1969, Société Française d'Archéologie, Paris, 1969
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. « Notice no PA00084276 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Église Notre-Dame
  7. Jacques Gargelle, Aquitaine gothique, pp. 260-261, Picard, Paris, 1992 (ISBN 2-7084-0421-0)
  8. Dictionnaire des Églises de France, Belgique, Luxembourg, Suisse. Tome IIIB. Guyenne, pp. 176, Robert Laffont, Paris, 1967
  9. « Notice no PA00084278 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Halle