La Bastide-Clairence

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La Bastide-Clairence
La Bastide-Clairence
La place de la mairie.
Blason de La Bastide-Clairence
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
François Dagorret
2020-2026
Code postal 64240
Code commune 64289
Démographie
Gentilé Bastidot
Population
municipale
961 hab. (2019 en diminution de 6,79 % par rapport à 2013)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 25′ 42″ nord, 1° 15′ 19″ ouest
Altitude Min. 7 m
Max. 192 m
Superficie 23,39 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Bayonne (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Pays de Bidache, Amikuze et Ostibarre
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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La Bastide-Clairence
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Liens
Site web labastideclairence.com
Cimetière juif de La Bastide-Clairence : au sol quelques-unes des soixante-deux stèles subsistant dans cette petite nécropole en usage de 1620 à 1775.

La Bastide-Clairence est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Bastidot[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Bastide-Clairence se trouve dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine[2].

Elle se situe par la route à quelques kilomètres[Note 1] de Pau[3], préfecture du département, de Bayonne[4], sous-préfecture, et de Saint-Palais[5], bureau centralisateur du canton du Pays de Bidache, Amikuze et Ostibarre dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[2]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Hasparren[2].

Les communes les plus proches[Note 2] sont[6] : Ayherre (4,2 km), Hasparren (6,4 km), Bardos (6,6 km), Bonloc (6,9 km), Briscous (7,1 km), Urt (7,7 km), Isturits (8,2 km), Urcuit (9,0 km).

Sur le plan historique et culturel, La Bastide-Clairence fait partie de la province de la Basse-Navarre, un des sept territoires composant le Pays basque[Note 3],[7]. La Basse-Navarre en est la province la plus variée en ce qui concerne son patrimoine, mais aussi la plus complexe du fait de son morcellement géographique[8]. Depuis 1999, l'Académie de la langue basque ou Euskalzaindia divise la Basse-Navarre en six zones[9],[10]. La commune est dans le pays d’Arberoue (Arberoa), au nord-ouest de ce territoire.

Communes limitrophes de La Bastide-Clairence[11]
Bardos
Hasparren La Bastide-Clairence Orègue
Ayherre

Classée parmi les "Plus Beaux Villages de France", cette bastide navarraise se situe dans la province basque de Basse-Navarre.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de la La Bastide-Clairence.

La commune est drainée par l'Aran, l'Arbéroue, un bras du Ruisseau Arbéroue, le ruisseau de Jouan de Pès, et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 26 km de longueur totale[12],[Carte 1].

L'Aran, d'une longueur totale de 48,3 km, prend sa source dans la commune d'Hélette et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Adour à Urt, après avoir traversé 8 communes[13].

L'Arbéroue, d'une longueur totale de 27,3 km, prend sa source dans la commune d'Hélette et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans Le Lihoury à Orègue, après avoir traversé 8 communes[14].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[15]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[16].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[15]

  • Moyenne annuelle de température : 13,8 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 5] : 13,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 416 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[18] complétée par des études régionales[19] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et en service de 1986 à 2007 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques[20]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records LABASTIDE-CLAIR (64) - alt : 25 m 43° 26′ 00″ N, 1° 15′ 06″ O
Statistiques établies sur la période 1986-2007 - Records établis sur la période du 01-01-1986 au 31-08-2007
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 2,8 4,8 6,3 10,2 13 15 15,2 12,2 10 5,6 3,4 8,4
Température moyenne (°C) 7,6 8,3 10,9 12 16,2 18,8 20,8 21,2 18,5 15,6 10,7 8,2 14,1
Température maximale moyenne (°C) 12,7 13,8 17 17,7 22,1 24,6 26,6 27,1 24,8 21,2 15,8 13,1 19,7
Record de froid (°C)
date du record
−8,5
27.01.07
−9
10.02.1986
−10
01.03.05
−3
14.04.1986
0,5
14.05.1995
4
06.06.1989
7
13.07.00
5
30.08.1986
2,5
26.09.02
−1,5
25.10.03
−8,5
23.11.1988
−10
25.12.01
−10
2005
Record de chaleur (°C)
date du record
25,5
05.01.1999
28
26.02.1994
29
23.03.1996
32,5
30.04.05
36,5
30.05.1996
40
21.06.03
39,5
18.07.06
42,5
04.08.03
37
05.09.06
35
04.10.04
26,5
01.11.1999
24,5
07.12.00
42,5
2003
Précipitations (mm) 132,7 117,2 106,7 137,5 106,3 77 67,8 95,4 112,1 138,8 171,2 148,4 1 411,1
Source : « Fiche 64289001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base


Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux », constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 6]. Deux sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la « directive Habitats »[22],[Carte 2] :

  • « la Joyeuse (cours d'eau) », d'une superficie de 1 444 ha, un réseau hydrographique des coteaux basques[23] ;
  • « la Bidouze (cours d'eau) », d'une superficie de 2 570 ha, un vaste réseau hydrographique drainant les coteaux du Pays basque[24].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Une ZNIEFF de type 2[Note 7] est recensée sur la commune[25],[Carte 3] : les « landes, bois et prairies du Pays de Mixe » (1 739,31 ha), couvrant 9 communes du département[26].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Bastide-Clairence est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 8],[27],[28],[29].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bayonne (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 9]. Cette aire, qui regroupe 56 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[30],[31].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (70,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (70,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (63,2 %), forêts (26,5 %), prairies (7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,2 %), terres arables (0,1 %)[32].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 4].

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Six quartiers composent la commune de La Bastide-Clairence[33] :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme La Bastide-Clairence apparaît sous les formes la Bastida nueva de Clarenza (1312[34], titres de la Camara de Comptos[35]), la Bastide de Clarence (1364[34], titres de Navarre[36]), la Bastide et la Bastida de Clarença (respectivement 1380[34] et 1398[34], collection Duchesne volume CXIV[37]), la Bastide de Clarensse (1422[34], notaires d'Oloron[38]), Bastida de Clarencia (1513[34], titres de Pampelune[39]), la Bastide de Clarence (1650[34]), la Bastide de Clerance (1665[34], règlement des États de Navarre[40]) et Beata Maria de la Bastide de Clerence (1767[34], collations du diocèse de Bayonne[41]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Nom en basque et en occitan gascon[modifier | modifier le code]

Le nom basque de La Bastide-Clairence est Bastida (ou Bastida Arberoa afin de le différencier des autres Bastida du Pays basque). Il a été normalisé par l'Académie de la langue basque le [42].

Le gentilé correspondant est bastidar, normalisé lui-aussi le [42].

Son nom gascon actuel est La Bastida Clarença[43].

Le gentilé correspondant est bastidòt.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Agnescous est un hameau mentionné en 1863 dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[34]. Pessarou est noté Pessarrou par Paul Raymond[34].

Histoire[modifier | modifier le code]

La forge.

Cette bastide navarraise a été fondée créé en 1288 par Claire de Rabastens, sur un coteau en bordure de la rivière Aran, d'où son nom gascon Bastida de Clarença.

Venant principalement de Bigorre, les habitants se voient octroyer une charte en , par Louis I de Navarre, futur Louis X le Hutin. La naissance de ce village correspond à une nécessité pour la Navarre de créer une ville forte dans cette zone frontière boisée. La Bastide-Clairence, ainsi que son nom l'indique, est une ville forte. L'historien Paul Broca y voit encore les restes de son ancienne et puissante forteresse en 1875.

La Bastide-Clairence accueille peu à peu une population commerçante venue du Sud-Ouest de la France puis d'Espagne fuyant l'inquisition, et des Basques des villes et villages aux alentours. Une autre version concernant l'origine de la ville existe. Celle-ci aurait été peuplée notamment de pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle appelés les Francos.

Vers 1700, la population est de 2 000 communiants. Les habitants vivent de l'industrie de la clouterie, de la confection de lainages et de la bonnèterie et de l'agriculture. Des foires de 12 jours assurent la prospérité de la ville.

Si au XVIe siècle les habitants ne parlent pas le basque, mais le gascon, peu à peu ils adoptent la langue et les coutumes basques. La ville compte au XVIIe siècle 320 maisons et des moulins. De 1575 à 1789, La Bastide de Clairence dépend des seigneurs de Gramont.

La ville compte une importante communauté juive après l'expulsion des juifs portugais.

Aujourd'hui encore, la place des Arceaux et ses maisons à colombages accueillent de nombreux artisans d'art. Parmi ces maisons très typiques, on distingue deux tendances architecturales :

La Bastide-Clairence s'est vu attribuer le label des plus beaux villages de France, décerné par une association indépendante visant à promouvoir les atouts touristiques de petites communes françaises riches d'un patrimoine de qualité.

La commune, autrefois dénommée Labastide-Clairence, a été rebaptisée La Bastide-Clairence le .

La communauté israélite[modifier | modifier le code]

Elle a existé environ 200 ans, du début du XVIIe siècle à la fin du XVIIIe siècle.

Réfugiés venus d’Espagne et surtout du Portugal, des Israélites séfarades s’installèrent à la fin du XVIe siècle à Bayonne, d’où ils essaimèrent dans les trois petites villes de Peyrehorade (où les accueille le seigneur d’Aspremont), de Bidache et de La Bastide-Clairence où les protège le duc de Gramont.

Souvent appelés Portugais, les Israélites comptèrent dans la bastide de l’ordre de 70 à 80 familles au XVIIe siècle. Ils y vécurent en une communauté relativement autonome désignée par l’expression de Nation juive sur les registres du Corps de Ville et disposèrent d’un cimetière distinct du cimetière chrétien qui fut ouvert au début du XVIIe siècle.

Les inscriptions portées sur les tombes, au nombre de 62, ont été relevées de 1962 à 1964 par le professeur Gérard Nahon. La plus ancienne tombe date de 1620, la plus récente de 1785. Sur 18 d’entre elles, la date du décès est exprimée dans le calendrier hébreu. À partir de 1659, tous les prénoms sont bibliques : Jacob, Isaac, Benjamin, Esther, Sarah, Rebecca. Parmi les noms de famille figurent Dacosta, Henriquez, Lopez, Nunez, Depas, Alvares.

Le nombre des Israélites diminua nettement au milieu du XVIIIe siècle, où l’on ne compte plus qu’une quinzaine de familles juives. Il n’en restait plus que six en 1798.

Le cimetière appartient au Consistoire israélite de Bayonne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Losangé d'or et de gueules à la fasce d'or brochant sur le tout ; l'écu sommé d'une couronne murale (non représentée ici)[44].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1851 1868 Jean-Baptiste Dasconaguerre Droite Avocat et notaire
Conseiller général du canton de La Bastide-Clairence (1859 → 1884)
Les données manquantes sont à compléter.
1912 1945 Cyprien Iribarne URD Conseiller général du canton de La Bastide-Clairence (1919 → 1940)
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2014 Léopold Darritchon DVD[45] puis UDF
puis SE
Conseiller général du canton de La Bastide-Clairence (1992 → 1998)
2014 En cours François Dagorret SE  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de trois structures intercommunales[46] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[48].

En 2019, la commune comptait 961 habitants[Note 10], en diminution de 6,79 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,8 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0711 9482 0432 0612 0032 2092 0972 0191 836
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6951 5781 5291 4501 4721 4701 4081 3251 364
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3411 3331 2411 0541 0211 1011 132946825
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
8748218447598528819901 010985
2019 - - - - - - - -
961--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[49] puis Insee à partir de 2006[50].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux écoles : l'école élémentaire privée Immaculée-Conception et l'école primaire publique Bourg[51].

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité de la commune est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty. Le maître-nez parfumeur Christian Louis y conçoit ses créations olfactives, avec son épousea conjointe Patricia Bellier docteure en pharmacie dans leur laboratoire.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'ancien jeu de paume.
  • Courses pédestre en mai ;
  • Fêtes locales avec encierro fin juillet ;
  • Marché potier en septembre.

Patrimoine linguistique[modifier | modifier le code]

Carte des sept provinces basques (1), 1863
Carte des sept provinces basques (2), 1863

Les deux versions de la Carte des sept provinces basques montrant la délimitation actuelle de l'euscara en dialectes, sous-dialectes et variétés dressée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte placent La Bastide-Clairence en dehors de l'aire bascophone.

Le Recueil de linguistique et de toponymie des Pyrénées réalisé en 1887 par Julien Sacaze nous livre pour La Bastide-Clairence une version en gascon, composée d'une traduction de deux textes mythologiques, ainsi que d'une liste des micro-toponymes de la commune.

Le Recueil des idiomes de la région gasconne réalisé en 1894 par le linguiste Édouard Bourciez nous livre pour La Bastide-Clairence deux versions de la parabole de l'enfant prodigue traduite en gascon.

La carte du Pays basque français dressée en 1943 par Maurice Haulon laisse apparaître la "démarcation actuelle entre la langue basque et les dialectes romans", incluant la commune de La Bastide-Clairence dans l'aire gasconophone.

La Bastide-Clairence constitue un des points d'enquêtes établi pour l'élaboration de l'Atlas Linguistique de la Gascogne dressé en 1957 par Jean Séguy, professeur d'université et linguiste spécialiste du gascon. Une version orale de la parabole de l'enfant prodigue a de plus été enregistrée en gascon en 1963 par le bastidòt Armand Darritchon.

D'après la Morfología del verbo auxiliar vasco [Morphologie du verbe auxiliaire basque], La Bastide-Clairence n'est pas située dans l'aire bascophone.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • l'ancien jeu de paume, actuel trinquet (fronton de pelote basque) Gartxot, inscrit aux monuments historiques[52] en 2011.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'ancien cimetière juif de La Bastide-Clairence est inscrit aux monuments historiques[53].

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption[54] date du XIVe siècle ; elle possède un porche roman ouvrant sur un cimetière-préau. Cette église renferme un tableau[55] du XVIIIe siècle, montrant la Vierge et l'Enfant Jésus honorés par saint Jean-Baptiste, saint François-d'Assise et deux autres saints.

La chapelle Notre-Dame de Clairence a été construite par un particulier en 1886 pour le mariage de sa fille sur une source du XIIIe siècle soignant les maladies de peau[56].

Galerie[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux écoles primaires.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean de Liçarrague, né à Briscous en 1506 et décédé à Labastide-Clairence en 1601, traduisit la première version du Nouveau Testament en basque ou euskara.
  • Salvatus Ier d'Iharse (ou Salvat Diharce) est nommé par Henri III évêque de Tarbes ( - vers 1602). Il est issu de la branche de cette famille de La Bastide-Clairence[57].
  • Armand Joseph Dubernad, financier et révolutionnaire, est le petit-fils de Salvat du Bernad, sieur de Tichanné, à La Bastide-Clairence.
  • Jean-Baptiste Dasconaguerre, né en 1815 à Bayonne et mort en 1899 à Londres, est un écrivain basque, maire de La Bastide-Clairence (1851-1868), auteur du premier roman publié en langue basque,"Atheka-gaitzeko oihartzunak" (1870).
  • Yvonne Quesson : couturière née à La Bastide-Clairence en 1923 maison Perbos, au quartier Bidon, installée peu après à Bardos et décédée en 2018 dans cette même commune. Elle entra dans la Résistance lors de son apprentissage de la couture à Saint-Palais.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  2. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  3. Le Pays basque comprend sept provinces dont trois au nord qui forment le pays basque français : le Labourd, la Soule et la Basse-Navarre.
  4. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[17].
  5. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  6. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[21].
  7. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  8. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  9. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. « Carte hydrographique de la Bastide-Clairence » sur Géoportail (consulté le 10 août 2021)..
  2. « Sites Natura 2000 de types sites d'intérêt communautaire (SIC) (Directive Habitats) de la commune de Bastide-Clairence », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  3. « ZNIEFF de type II sur la commune de Bastide-Clairence », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
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Références[modifier | modifier le code]

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