Fox-Amphoux

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Fox-Amphoux
Fox-Amphoux
Le Vieux Fox côté ouest.
Blason de Fox-Amphoux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Intercommunalité Communauté de communes Provence Verdon
Maire
Mandat
Hubert Geolle
2020-2026
Code postal 83670
Code commune 83060
Démographie
Population
municipale
460 hab. (2018 en diminution de 7,26 % par rapport à 2013)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 35′ 52″ nord, 6° 05′ 37″ est
Altitude Min. 376 m
Max. 691 m
Superficie 40,76 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Flayosc
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Fox-Amphoux
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Fox-Amphoux

Fox-Amphoux est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elle fait partie du territoire Haut-Var Verdon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située à 10 km de Montmeyan, 13,8 km de Barjols, 15,7 de Aups[1] et 14,7 de Salernes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Vue depuis le belvédère.

La superficie de la commune de Fox-Amphoux est de 4 076 hectares. Elle compte 447 habitants permanents. Elle est composée de trois pôles[2] :

  • Le Vieux Fox, ancien castrum médiéval, est perché sur une colline à 540 mètres d’altitude.
On y découvre des vestiges de remparts et du château féodal appartenant jadis au duc de Blacas.
Le village est constitué des rues et ruelles étroites en escalier appelées calades, de maisons anciennes bâties autour de l'église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption.
Le site offre un panorama sur les hameaux environnants ainsi que sur les montagnes alentour (les Alpes du Sud et le Bessillon) ;
  • le hameau d'Amphoux[3], ancien castrum médiéval ;
  • la Bréguière[4], un quartier dans la plaine, où sont regroupées l'école, la poste, la mairie et la salle polyvalente.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le synclinal de Montmeyan est un fossé d’effondrement orienté nord-sud, attribué au premier mouvement alpin de l’Oligocène, qui s’étend sur 12 km entre Quinson et Fox-Amphoux[5]. Il est rempli d’argiles rouges de l’Éocène inférieur, subdivisées en deux masses par un banc de calcaire lacustre[6].

Dans cette plaine étroite, bordée de failles calcaires, affleurent des roches sédimentaires d’âge Jurassique et Crétacé. Ces roches renferment des fossiles rares : œufs et ossements de dinosaures, ammonites, poissons et coquillages (potamides).

Hydrographie et eaux souterraines[modifier | modifier le code]

  • 1951 : Adduction d'eau hameau Amphoux[7].
  • Cours d'eau sur la commune ou à son aval[8] :
    • vallon de Garresse,
    • rivière la Bresque,
    • vallon de l'Oure,
    • ruisseau des Rayères.

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger[9].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

  • D60 depuis Barjols, D560 depuis Sillans-la-Cascade.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Commune desservie par le réseau régional de transports en commun Zou !. Les collectivités territoriales ont en effet mis en œuvre un « service de transports à la demande » (TAD), réseau régional Zou ![10].

Commune limitrophes[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du territoire Haut-Var Verdon. Elle est membre de la Communauté de communes Provence Verdon et du Pays d'art et d'histoire de la Provence Verte.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Fox-Amphoux est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[11],[12],[13]. La commune est en outre hors attraction des villes[14],[15].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (64,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (66,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (56,9 %), zones agricoles hétérogènes (35,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,8 %)[16].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[17].

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fox-Amphoux tire ses ressources de l’agriculture, de l’élevage et du tourisme.

La cave coopérative vinicole L'Union date de 1912[18],[19].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Plusieurs structures d’hébergement existent sur la commune : une auberge dans le Vieux Fox, des gîtes ruraux et des chambres d’hôtes.

Commerces[modifier | modifier le code]

Un atelier de vitrail est installé à Fox-Amphoux[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le castrum de Fors est cité pour la première fois en 1097[21], dans le cartulaire de Saint-Victor de Marseille. Amphoux est la forme provençale correspondant au français Alphonse, du germanique Adalfuns (adal = noble + funs = impatient)[22].

Le gentilé des habitants de Fox-Amphoux est Foxois.

Fox-Amphoux s'écrit Fòs Amfos en provençal de norme classique et Fouas Amfous selon la norme mistralienne[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Dès l’âge du bronze, l’homme installe son habitat à l’intérieur de grottes qui dominent la vallée de la Bresque[23]. Un dolmen du chalcolithique à Basségat[24] figure à l’inventaire des mégalithes de Fox-Amphoux. Le rocher de Fox est habité dès l’âge du fer par des peuplades celto-ligures.

L’occupation romaine a laissé des vestiges abondants au Petit Nans, à la Jonquière et à Bassegat. Un buste de guerrier cuirassé[25], en pierre, a été retrouvé près du château de Cormeil en 1935[26](dépôt au Musée d'archéologie méditerranéenne)[21].

Des fouilles archéologiques[27], effectuées de 1968 à 1977 dans le quartier du Logis[28], ont dégagé un vaste édifice romain de 3 600 m2, daté du Ier siècle ; on y trouve un temple[29] dédié à Minerve[30],[31] et des bâtiments annexes, avec une cour centrale entourée d'un grand portique (galerie couverte). Ce site, occupé jusqu’au IIIe siècle, représente une petite agglomération autour d'un relais de la poste impériale avant le passage du Verdon, situé exactement à la frontière des territoires des cités romaines de Fréjus et de Riez[32].

Moyen Âge et Révolution française[modifier | modifier le code]

Fox et Amphoux[modifier | modifier le code]

Le castrum de Fox (castrum de Fossis) est cité en 1130 par le pape Innocent II. Le castrum d'Amphoux (castrum de Anfossis) apparaît en 1233[33], après celui de Fox qui le domine. Il est abandonné avant 1471, sans doute au profit de Fox, dont le site d'oppidum était beaucoup plus fort[34].

En 1235, Raimond Bérenger IV de Provence cède à Blacas de Blacas ses droits sur Fox et Amphoux contre la seigneurie de Séranon. En 1239, Laure de Castellane, épouse de Blacas de Blacas et leurs trois fils, concèdent aux chevaliers du Temple les droits de pâturage sur leurs terres de Fox et d'Amphoux. En 1252, Boniface de Castellane achète les terres de Fox et d'Amphoux à Raymond de Bras et les apporte ainsi à la famille de Castellane qui conserve ces seigneuries pendant quatre siècles. En 1338, Blacas de Alpibus et Boniface de Castellane furent seigneurs de Fox-Amphoux et coseigneurs d'Entrecasteaux[35]. La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le seigneur de Fox et Amphoux, Reforciat de Castellane, se rallie aux Angevins en 1385, après la mort de Louis Ier[36].

En 1719, les terres de Fox et d'Amphoux sont réunies aux terres de Bresc et érigées en marquisat[37] en faveur d'Antoine d’Albert du Chaine[38], avocat général au parlement de Provence en 1677, puis président à mortier en 1694. Antoine de Rafélis de Vincent d'Agoult, chevalier de Malte en 1772, est le dernier seigneur du lieu avant la Révolution française. Pendant la Révolution, une société populaire est établie à Fox-Amphoux[39]. À partir de cette période, le double nom porté par la commune sanctionne la réunion d'Amphoux au territoire d'où il avait été démembré.

Les Templiers et les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

Jadis possession des Templiers, la seigneurie de Saint-Jean de Bresc passe entre les mains des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem[Note 2] qui la démembre de la commanderie de Puimoisson, en 1461, en faveur de Guillaume d’Arbaud, coseigneur d’Aups[40]. Les descendants de ce dernier la vendent vers 1621 aux de Leuze, de Marseille, qui la laissent en 1697 aux Savournin. Joseph-François de Gaudrini en fait l’acquisition en 1702 et l’aliène en 1709 en faveur de Jean-Baptiste de Sigaud[41], avocat au parlement de Provence[42].

Pendant la Révolution, la commune de Saint-Jean de Bresc est rattachée à la commune de Fox-Amphoux. Le château de Bresc[Note 3] appartient toujours à la famille de Sigaud de Bresc[43].

Après la Révolution française[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, sept Foxois composent le Comité local de libération qui s’occupe des tâches de résistance et prépare la libération[44].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Fox-Amphoux (83).svg

La commune de Fox-Amphoux porte :

De gueules à la tour crénelée de sept pièces, ouverte de sable, donjonnée de trois tourelles, le tout d’argent, maçonné et ajouré aussi de sable, posée sur un rocher de sinople mouvant de la pointe.[45]

Les armes de Fox-Amphoux se rapprochent de celles des Castellane, dont elles ne diffèrent que par la montagne de sinople qui fait allusion à la situation du village. Cette famille posséda pendant très longtemps cette terre (Armorial des communes de Provence, Louis de Bresc)[40].


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis 1945[21]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1977 Jean Piano sans étiquette  
1977 1995 Paul Mingaud sans étiquette  
1995 2008 Jacques Marion sans étiquette  
2008 2020 Raymond Soragna sans étiquette  
2020 en cours Hubert Geolle sans étiquette  

Budget et fiscalité 2020[modifier | modifier le code]

En 2020, le budget de la commune était constitué ainsiErreur de référence : Balise fermante </ref> manquante pour la balise <ref> :

  • total des produits de fonctionnement : 773 000 , soit 1 669  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 458 000 , soit 990  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 114 000 , soit 245  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 152 000 , soit 328  par habitant ;
  • endettement : 230 000 , soit 498  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 8,25 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 11,94 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 40,77 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2018 : médiane en 2018 du revenu disponible, par unité de consommation : 17 600 [46].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[48].

En 2018, la commune comptait 460 habitants[Note 4], en diminution de 7,26 % par rapport à 2013 (Var : +3,8 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
561507545505604637565551531
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
576539567548552532475464445
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
422431392353320335319278276
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
253229248287349375415467463
2018 - - - - - - - -
460--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[49] puis Insee à partir de 2006[50].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[51] :

  • École maternelle,
  • École primaire,
  • Collèges à Barjols, Aups,
  • Lycées à Brignoles.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[52] :

  • Médecins à Cotignac, Régusse, Barjols,
  • Pharmacies à Cotignac, Barjols,
  • Hôpitaux à Salernes, Brignoles, Saint-Maximin-la-Sainte-Baume,
  • Centre hospitalier de la Dracénie, à 38,6 km[53].

Cultes[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église et l'ancien prieuré des Hospitaliers.
Chœur de l'église.
Oratoire.

Patrimoine religieux :

  • L'église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption :
Au centre du Vieux Fox, l'église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption, à la nef voûtée d'ogives séparées par des doubleaux, date du XIIIe siècle. Réparée à de nombreuses reprises, elle fut agrandie par l'adjonction de chapelles latérales pendant la deuxième moitié de XIXe siècle au fil des siècles ; elle a un clocher carré à campanile orné de gargouilles, a été construit en 1715[55] qui abrite deux cloches classées objets monuments historiques[56],[57].
  • Attenant à l'église, l'ancien prieuré des Hospitaliers :
Le prieuré des Hospitaliers (ayant servi de presbytère au XVIe siècle) est devenu une auberge[58].
  • La chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours :
Sous le socle de verdure de Fox est cachée une grotte éclairée par une fissure du rocher[59]. Cette grotte abrite la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours[60],[61] où se trouve une Vierge à l'Enfant[62] en bois doré du XVIIIe siècle qui a été classée objet monument historique.
  • La chapelle Notre-Dame de Cliveou : Moyen-Age classique[63].
  • La chapelle des Pénitents Blancs, également appelée chapelle des Maures[64].
  • Site Logis (le) Clastre : temple[65].
  • Les Trois Croix :
Les Trois Croix[66], érigées sur un point culminant au carrefour des limites de Fox-Amphoux, Montmeyan et Tavernes, ont été un lieu de procession ; on y trouve une table d’orientation.
  • L'oratoire :
L'oratoire sur le sentier d'accès à la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours.
  • Le monument aux morts :
Monument aux morts : guerre 1914-1918[67] avec croix de guerre au sommet[68].

Patrimoine civil :

  • Le village médiéval fortifié du Vieux Fox :
Le Vieux Fox comporte des vestiges d’appareil défensif et de nombreux éléments architecturaux qui remontent au XIIe siècle[69].
Le dolmen de Bassegat[70],[71] date du Chalcolithique ; il est situé sur un domaine privé.

Patrimoine paysager :

  • Le vieux micocoulier :
Le Micocoulier de Provence ou micocoulier du Midi (Celtis australis)[73] du Vieux Fox, sur la place de l'église, date de 1550 ; il possède de belles dimensions avec 4,95 m de circonférence et 18 m de haut. Malheureusement, on peut déplorer, en toute relativité pour ce bel arbre, une fin d'existence prochaine (l'arbre s'est coupé en deux dans le sens vertical et a été cerclé pour le maintenir); car on prête à cette espèce une durée de vie de 500 ans en moyenne.

Espaces culturels[modifier | modifier le code]

  • Le musée des dinosaures
Crée en 2012, dans l'ancienne cave coopérative à côté de la mairie. Un véritable humérus de titanosaure peut être accessible en contact direct par les visiteurs.

Variraptor[modifier | modifier le code]

Représentation supposée du Variraptor mechinorum visible au muséum d'histoire naturelle de Toulon

La plaine de Fox Amphoux possède un important gisement de fossiles de dinosaures connu dans le monde entier. Le paléontologue américain Jack Horner en collaboration avec le cinéaste Steven Spielberg pour son film Jurassic Park, fera le déplacement pour explorer le site. Entre 1992 et 1995, la découverte du Variraptor mechinorum dans les grès à reptiles du site par les paléontologues amateurs Patrick et Annie Méchin[74] est la plus connu. Elle apporte pour la première fois la preuve de l'existence d'un dinosaure de la famille des Dromaeosauridae en Europe. Cousin du célèbre vélociraptor, il était comme lui carnivore, et mesurait de 2,50 à 3 mètres de long pour 1,50 mètre environ de hauteur. Il devait probablement, comme la plupart des membres de sa famille, être couvert d'un fin duvet ou de plumes. Longtemps sujet à controverse, il est aujourd'hui assimilé comme synonyme du Pyroraptor olympius.
On peut admirer une reconstitution supposée du spécimen au muséum d'histoire naturelle de Toulon.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul Barras[75] (1755-1829), conventionnel de la République, est né à Fox-Amphoux. En 1780, il était à bord du navire le Sartine en provenance de l’île Bourbon, quand celui-ci s’échoua à l’entrée du port de Marseille. C’est de cet incident — le nom du navire ayant été déformé — qu’est née la célèbre histoire marseillaise de la sardine qui bouchait l’entrée du port. En 1783, à bord de L’Actif, il fut pris dans une violente tempête sur le trajet du cap de Bonne-Espérance vers la France et implora Notre-Dame de Bon Secours à laquelle est consacrée la grotte aménagée en chapelle sur les pentes de la colline du Vieux Fox. En 1794, il contribua à la chute de Robespierre et fut membre du Directoire de 1795 à 1799.
  • Louis de Bresc (1834-1911) est un avocat, homme politique et érudit, auteur de l'Armorial des communes de Provence, inhumé à Fox-Amphoux dans la chapelle Saint-Jean du château de Bresc.
  • Christer Strömholm (1918-2002) est un photographe suédois qui a longtemps habité Fox-Amphoux où il possédait une maison.
  • Paul Icard (1899-1994), fondateur de l'Institut Supérieur du Commerce de Paris, est décédé à Fox-Amphoux.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. En 1297, Isnard de Flayosc, commandeur de Puimoisson (ordre de Saint-Jean de Jérusalem), conclut un accord avec Réforciat de Castellane, seigneur de Salernes, au sujet de la haute juridiction et droit de ban aux lieux de Fox et Saint-Jean-de-Bresc (J. M. Maurel, Les commandeurs de Puimoisson, Bulletin de la Société scientifique et littéraire des Basses-Alpes, Tome 8, 1898).
  3. La Bresque prend sa source dans la terre de Fox et se jette dans la terre de Bresc. Cette terre a un château seigneurial à quatre tourelles, avec la moyenne et basse justice (Description historique du diocèse de Fréjus, Société d’études archéologiques de Draguignan, 1872).
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Itinéraires
  2. Paul Mingaud, Fox-Amphoux, Mairie de Fox-Amphoux, 1994.
  3. Atelier de potier antique d'Amphoux
  4. Vue du quartier de la Bréguière sur le site de Google Maps.
  5. Cécile Cornet, Bulletin de la Société Géologique de France, 1976.
  6. F.-G. Levrault, Mémoires de la Société géologique de France : nos 85 à 87, 1959.
  7. Auteurs et réalisateurs du projet :
    • Dudon M. Président du Syndicat,
    • Darjou Ingénieur Chef du génie rural,
    • Payan H. Ingénieur des travaux,
    • Langeron P. Entrepreneur Brignoles.
    (information : panneau signalétique sur le bâtiment de la fontaine)
  8. Surveillance des eaux de surface et des eaux souterraines
  9. Table climatique
  10. Réseau régional de transports en commun
  11. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  13. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  14. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  15. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  16. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  17. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  18. Michel Cadé, L'histoire à travers champs, Éditions des presses universitaires de Perpignan, 2002.
  19. « coopérative vinicole L'Union de Fox-Amphoux », notice no IA83001339, base Mérimée, ministère français de la Culture, enquête thématique régionale (coopératives agricoles de Provence-Alpes-Côte d'Azur)
  20. Lux Aura atelier de vitrail
  21. a b et c Jacques Seillé, Histoire de Fox-Amphoux, Éditions J. Seillé, 1998
  22. Bulletin de la Société d'Etudes Scientifiques et Archéologiques de Draguignan et du Var, (lire en ligne).
  23. Vieux villages varois, Éditions Castors du Livre, 1973.
  24. Philippe Soulier, La France des dolmens et des sépultures collectives, Éditions Errance, 1998.
  25. Torse de guerrier cuirassé, en pierre, retrouvé à Fox-Amphoux sur le site de Persée, Gallia, Volume 12, CNRS, 1954.
  26. Émile Espérandieu et Raymond Lantier, Recueil général des bas-reliefs, statues et bustes de la Gaule romaine, Volume 15, Éditions des Presses Universitaires de France, 1966.
  27. Plan des fouilles archéologiques de Fox-Amphoux sur le site de "Persée", "Gallia", Volume 27, CNRS, 1969.
  28. Raoul Bérenguier, La Provence romaine, Éditions Latines, 1976.
  29. Fragments d’architecture en marbre blanc retrouvés dans le temple de Fox-Amphoux sur le site de "Persée", "Gallia", Volume 33, CNRS, 1975.
  30. Jean-Paul Jacob, Fouilles archéologiques à Fox-Amphoux, Direction régionale des affaires culturelles PACA, Service régional de l'archéologie, 1993.
  31. Tête de Minerve en marbre blanc retrouvée dans le temple de Fox-Amphoux sur le site de Persée, Gallia, Volume 27, CNRS, 1969.
  32. Raymond Boyer et Jacques Seillé, Notice sur les fouilles archéologiques à Fox-Amphoux, Centre de documentation archéologique du Var, 1977.
  33. « bourg castral d'Amphoux », notice no IA83001221, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. Elisabeth Sauze, Le bourg castral d'Amphoux, Inventaire général du patrimoine culturel, 2011.
  35. AD du 13, série B1759f239v
  36. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 412 (note 55).
  37. Par L.P. de juin 1719 (AD13, B1924, f°43).
  38. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois et Badier, Dictionnaire de la noblesse, Éditions Schlesinger, 1866.
  39. Auguste Dide et François-Alphonse Aulard, La Révolution française, Société de l'histoire de la Révolution française, Éditions Charavay, 1901.
  40. a et b Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, Éditions Bachelin-Deflorenne, Paris, 1866, sur le site de Google books.
  41. Une famille provençale : les Sigaud de Bresc : VI – Jean-Baptiste Sigaud, avocat, seigneur de Bresc, né en 1677, décédé en 1740]
  42. Histoire de Fox-Amphoux
  43. Jean Marie Desbois, Une famille provençale : les Sigaud de Bresc, Éditions GénéProvence, 2006.
  44. Angelin German, Les chemins de la mémoire : 65 ans au service social de la Résistance, Éditions Bonnaud, 2007.
  45. Provence d'Argens en Verdon : Barjols, Seillons-Source d'Argens, Bras, Brue-Auriac, Varages, Tavernes, Pontevès, Esparron de Pallières, Saint-Martin, Fox-Amphoux, Montmeyan, Vexillologie Provençale
  46. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  47. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  48. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  49. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  50. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  51. Établissements d'enseignements
  52. Professionnels et établissements de santé
  53. Itinéraire
  54. paroisse Notre-Dame de l'Assomption
  55. Étienne Sved, Provence des campaniles, Éditions Équinoxe, 1969.
  56. Notice no PM83000302, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de 1714
  57. Notice no PM83000303, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de 1726
  58. L'Auberge du Vieux Fox, installée dans l'ancien prieuré de l'église romane,
  59. Jeannine Neri et Francis Mora, Un cantoun en Provence, Haut-Var, Éditions Spot, 1994.
  60. Ex-voto de Barras, Chapelle du Bon Secours
  61. Ex voto du Capitaine Barras
  62. La Vierge à l'Enfant sur le site Architecture et patrimoine du ministère de la culture et de la communication.
  63. Chapelle Notre-Dame de Cliveou
  64. Chapelle des Pénitents Blancs
  65. Site Logis (le) Clastre : temple
  66. Bulletin de la Société des sciences, belles-lettres et arts du Var, Toulon, 1849.
  67. Monument aux Morts
  68. Décorations militaires
  69. Espace fortifié du Moyen-Âge
  70. Le dolmen de Bassegat sur le site Patrimages de la DRAC PACA.
  71. Inventaire des mégalithes du département du Var sur le site d'ArchéoProvence.
  72. : Lavoirs
  73. Le vieux micocoulier de Fox-Amphoux sur le site Krapo arboricole.
  74. https://fossil.fandom.com/wiki/Variraptor
  75. Portrait de Paul Barras sur le site Collections des musées de France du ministère de la culture et de la communication.