Monpazier

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Monpazier
Église Saint-Dominique - Façade occidentale vue d'une cornière de la place
Église Saint-Dominique - Façade occidentale vue d'une cornière de la place
Blason de Monpazier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Canton Lalinde
Intercommunalité Communauté de communes des Bastides Dordogne-Périgord
Maire
Mandat
Fabrice Duppi
2014-2020
Code postal 24540
Code commune 24280
Démographie
Gentilé Monpaziérois
Population
municipale
548 hab. (2013)
Densité 1 034 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 40′ 54″ Nord 0° 53′ 42″ Est / 44.6816666667, 0.895
Altitude Min. 144 m – Max. 222 m
Superficie 0,53 km2
Localisation

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Monpazier
Liens
Site web monpazier.fr

Monpazier est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

De 1790 à 2015, la commune était le chef-lieu du canton de Monpazier.

Commune la moins étendue du département et ancienne bastide du XIIIe siècle, Monpazier est un secteur sauvegardé qui fait partie de l'association Les Plus Beaux Villages de France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans le sud du Périgord, aux frontières de l'Agenais, à 45 km de Bergerac et 45 km au sud de Sarlat, la ville se situe tout près du Dropt.

Avec seulement 53 hectares de superficie, Monpazier est la plus petite commune de Dordogne, centrée sur la bastide. De ce fait, sa densité avec 1 034 hab./km² est, en 2013, la deuxième de Dordogne, après celle de Périgueux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Monpazier
Marsalès
Monpazier Capdrot
Gaugeac

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Monpazier apparaît au XIIIe siècle, lors de la fondation de la bastide, sous la forme latinisée de « Castrum Montis Pazerii », ce qui signifie « château (ou bien lieu fortifié) du mont de la paix ». Traduit en occitan, il se compose de castel ; de mont ; issu du latin mons, montis) et de pazier, un dérivé de patz (qui provient, comme le français paix, du latin pax). « Castel » se serait perdu au fil du temps.

En occitan, la commune porte le nom de Mont Pasièr[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Monpazier, la place des Arcades.

Après que le roi Louis IX a reçu l'hommage-lige d'Henri III d'Angleterre, le 4 décembre 1259[2],[3], le traité de Paris est signé par lequel le roi de France rend le Limousin, le Périgord, le Quercy, l'Agenais, et une partie de la Saintonge à Henri III, mais il garde la Normandie. Après la mort d'Alphonse de Poitiers sans enfant, Philippe III le Hardi, roi depuis la mort de son père, Louis IX, à Tunis, hérite du comté de Toulouse, du Poitou et d'une partie de l'Auvergne. Au traité d'Amiens le 23 mai 1279, il doit céder l'Agenais, la Saintonge et le Ponthieu au roi d'Angleterre Édouard Ier. À la mort de son frère, Pierre, en 1283, Philippe III, hérite du comté du Perche et du comté d'Alençon.

Alphonse de Poitiers avait fondé en 1261 la bastide de Villefranche-du-Périgord sur les terres du baron de Pestilhac, à l'est de Monpazier, et en 1267 la bastide de Villeréal, vers l'ouest, sur les terres du baron de Biron.

Le roi d'Angleterre, maître de la Guyenne, a alors entrepris la construction de bastides[4] pour conserver la maîtrise et le développement de ses nouvelles terres dans le Périgord méridional et le nord de l'Agenais : Lalinde, Beaumont, Molières et Roquépine.

Un contrat de paréage est passé le [5] entre le sénéchal Jean Ier de Grailly, au nom du roi d'Angleterre, duc de Guyenne, et Pierre de Gontaut, seigneur de Biron, pour fonder sur le « Mont Pazier » une nouvelle bastide. Le roi d'Angleterre était devenu le suzerain de Pierre de Gontaut en 1279.

Monpazier est au départ une bastide anglaise fondée en 1284 par le roi d'Angleterre Édouard Ier pour fixer des populations sur ses terres d'Aquitaine, face à la France. Ses habitants bénéficient de nombreux avantages comme l'exemption d'impôt et l'abolition du droit seigneurial.

La bastide a été édifiée selon un plan rectangulaire ou hippodamien, autour d'une place centrale, la place des cornières, entourée de maisons construites entre le XIIIe et le XVIIe siècle. Elle est parvenue, au fil des siècles, à conserver son caractère d'origine malgré les vicissitudes du temps et à échapper aux destructions que les guerres de religions ont provoquées dans la région.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Monpazier est le chef-lieu du canton de Monpazier qui dépend du district de Belvès jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton est rattaché à l'arrondissement de Bergerac[6].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[7]. La commune est alors rattachée au canton de Lalinde.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 1994, Monpazier intègre dès sa création la communauté de communes du Monpaziérois. Celle-ci est dissoute au 31 décembre 2012 et remplacée au 1er janvier 2013 par la communauté de communes des Bastides Dordogne-Périgord.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1989 mars 2008 Jean-Marie Delmon SE Ancien commerçant
mars 2008[8] (réélu en avril 2014[9]) en cours
(au 30 avril 2014)
Fabrice Duppi DVG Commerçant

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2015, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Monpazier sont appelés les Monpaziérois[11].

En 2013, Monpazier comptait 548 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2006, 2011, 2016, etc. pour Monpazier[12]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
949 1 028 1 033 1 027 1 061 1 127 1 133 1 187 1 133
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 088 1 025 1 076 981 994 978 883 886 812
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
749 731 694 609 683 686 703 692 610
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
664 656 558 533 531 516 533 527 511
2013 - - - - - - - -
548 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[14], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 211 personnes, soit 41,7 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (vingt-cinq) a diminué par rapport à 2007 (vingt-huit) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 11,7 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte 132 établissements[15], dont 93 au niveau des commerces, transports ou services, dix-huit relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, onze dans l'industrie, neuf dans la construction, et un dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

De la bastide, subsistent le plan d'ensemble et trois des six portes fortifiées. Plusieurs maisons ont conservé leur caractère original.

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  • Place des cornières.
Vue panoramique de la place des cornières.
De nombreuses personnalités ont fréquenté l’hôtel de 1880 à 1939.
Cet établissement est de construction récente puisqu’il n’existait pas en 1856. Sur son emplacement, le cadastre de l’époque mentionnait un jardin aux formes inégales.
À cette époque, il était projeté l’élargissement et le réaménagement du champ de foire du nord de la ville. Aux dires des anciens, les fondations de l’immeuble auraient été creusées en une nuit pour éviter l’expropriation, ce qui explique que l’hôtel n’est pas entièrement rectangulaire puisque le mur ouest est plus large que le mur est.
Nous ignorons si l’affectation première de ce bâtiment était un hôtel, la première indication se trouvant sur une lettre écrite en 1934 par la propriétaire et « chef » de l’époque, Aurélie Cassagnolles, sur laquelle on lit : « Hôtel de Londres - RC Bergerac 1880 »
Pourquoi « de Londres » ? On peut supposer un lien entre l’origine anglaise de la bastide de Monpazier, créée en 1284 par Édouard Ier d’Angleterre, mais certains avancent que cette auberge était un passage obligé gastronomique entre le nord de l’Europe et les Pyrénées alors « à la mode »...
C’était également l’époque où il était séant pour les riches Anglais de posséder un château dans le Périgord...
Et cette étape, célèbre jusqu’en 1939, a accueilli une foule de visiteurs de marque que l’on retrouve dans les livres d’or, précieusement conservés par les descendants des propriétaires de l’époque.
En 1930, Blaise Cendrars, accompagné de John Dos Passos, a résidé dans ces murs pour retracer la vie d’un monpaziérois célèbre, Jean Galmot, aventurier qui lui a inspiré son roman Rhum.
1996 : naissance du CO.R.U.P.S.I.S., comité pour la réhabilitation et l’usage (dans le langage parlé) du passé simple et de l’imparfait du subjonctif.
2006 : Fin de l’activité hôtelière de l’hôtel de Londres.
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  • La Bastideum, centre d'interprétation de la bastide de Monpazier, a été installé dans une partie de l'ancien couvent des Récollets[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Mataly de Maran (1770-1842), officier des armées de la République et général de brigade en 1813, né à Laborie, paroisse de Monpazier[21].
  • Henri Eugène Calvel (1848-1927), né à Monpazier, général de division.
  • Jean Galmot (1879-1928), né à Monpazier, aventurier élu député de la Guyane en 1919.
  • Julien Guiomar (1928-2010), comédien, a vécu ses dernières années à Monpazier.
  • Jean-Claude Coutausse (1960-), né à Monpazier, photojournaliste au journal Le Monde et Prix Niépce 1993.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Monpazier

Les armes de Monpazier se blasonnent ainsi : « De gueules au château de trois tours d'argent ouvert, ajouré et maçonné de sable, posé sur un mont de sinople. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 11 mars 2014.
  2. M. G. Lavergne - Monpazier - pp.143-155, dans Congrès archéologique de France. 90e session. Périgueux. 1927 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1928
  3. Monpazier : Bastide - pp. 366-367, dans Congrès archéologique de France. 156e session. Périgord. 1998 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1999
  4. Pierre Garrigou Grandchamp, L'architecture domestique des bastides périgourdines aux XIIIe et XIVe siècles, pp. 47-71, dans Congrès archéologique de France. 156e session. Monuments en Périgord. 1999 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1999
  5. Archives du Périgord : Fondation de Monpazier
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 6 août 2015).
  8. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 22 août 2014.
  9. Anne-Marie-Sopkowitz, Un nouveau président à l'intercommunalité, Sud Ouest édition Dordogne du 13 mai 2014, p. 20h.
  10. Site des villes et villages fleuris, consulté le 27 décembre 2015.
  11. Annuaire des maires de la Dordogne 2009, Mediapress, Périgueux, 2009, (ISSN 1770-3387), p. 180.
  12. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 11 mars 2014)
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  14. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 12 novembre 2015.
  15. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 12 novembre 2015).
  16. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 12 novembre 2015.
  17. Jacques Gardelles - Aquitaine gothique - pp. 206-209 - Picard - Paris - 1992 - ISBN 2-7084-0421-0
  18. Michèle Pradelier, Les églises des bastides du Périgord méridional (Molières, Monpazier, Beaumont), p. 73-82, dans Congrès archéologique de France. 156e session. Monuments en Périgord. 1999 - Société française d'archéologie - Paris - 1999
  19. Christian Corvisier, Monpazier : Église Saint-Dominique, pp. 367-368, dans Congrès archéologique de France. 156e session. Monuments en Périgord. 1999 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1999
  20. Bastideum : centre d'interprétation de Monpazier
  21. Guy Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, éditions Fanlac, 1999, (ISBN 2-86577-214-4), p. 655-656