Monpazier

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Monpazier
Église Saint-Dominique - Façade occidentale vue d'une cornière de la place
Église Saint-Dominique - Façade occidentale vue d'une cornière de la place
Blason de Monpazier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Canton Lalinde
Intercommunalité Communauté de communes des Bastides Dordogne-Périgord
Maire
Mandat
Fabrice Duppi
2014-2020
Code postal 24540
Code commune 24280
Démographie
Gentilé Monpaziérois
Population
municipale
526 hab. (2014)
Densité 992 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 40′ 54″ nord, 0° 53′ 42″ est
Altitude Min. 144 m
Max. 222 m
Superficie 0,53 km2
Localisation

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Liens
Site web monpazier.fr

Monpazier est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

De 1790 à 2015, la commune était le chef-lieu du canton de Monpazier.

Commune la moins étendue du département et ancienne bastide du XIIIe siècle, Monpazier est un secteur sauvegardé qui fait partie de l'association Les Plus Beaux Villages de France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans le sud du Périgord, aux frontières de l'Agenais, à 45 km de Bergerac et 45 km au sud de Sarlat, la ville se situe tout près du Dropt.

Avec seulement 53 hectares de superficie, Monpazier est la plus petite commune de Dordogne, centrée sur la bastide. De ce fait, sa densité avec 992 hab./km2 est, en 2014, la deuxième de Dordogne, après celle de Périgueux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Monpazier
Marsalès
Monpazier Capdrot
Gaugeac

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Monpazier apparaît au XIIIe siècle, lors de la fondation de la bastide, sous la forme latinisée de « Castrum Montis Pazerii », ce qui signifie « château (ou bien lieu fortifié) du mont de la paix ». Traduit en occitan, il se compose de castel ; de mont ; issu du latin mons, montis) et de pazier, un dérivé de patz (qui provient, comme le français paix, du latin pax). « Castel » se serait perdu au fil du temps.

En occitan, la commune porte le nom de Mont Pasièr[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

À gauche : le bâti. Au centre : le cadastre de Monpazier.
À droite : le plan de principe de la bastide suivant un schéma hippodamien (le quart sud-est de la bastide a été modifié après la fondation du couvent des Récollets en 1644).

Fondation de Monpazier[modifier | modifier le code]

Après que le roi Louis IX a reçu l'hommage-lige d'Henri III d'Angleterre, le 4 décembre 1259[2],[3], le traité de Paris est signé par lequel le roi de France rend le Limousin, le Périgord, le Quercy, l'Agenais, et une partie de la Saintonge à Henri III, mais il garde la Normandie. Après la mort d'Alphonse de Poitiers sans enfant, Philippe III le Hardi, roi depuis la mort de son père, Louis IX, à Tunis, hérite du comté de Toulouse, du Poitou et d'une partie de l'Auvergne. Au traité d'Amiens le 23 mai 1279, il doit céder l'Agenais, la Saintonge et le Ponthieu au roi d'Angleterre Édouard Ier. À la mort de son frère, Pierre, en 1283, Philippe III, hérite du comté du Perche et du comté d'Alençon.

Alphonse de Poitiers avait fondé en 1261 la bastide de Villefranche-du-Périgord sur les terres du baron de Pestilhac, à l'est de Monpazier, et en 1267 la bastide de Villeréal, vers l'ouest, sur les terres du baron de Biron.

Le roi d'Angleterre, maître de la Guyenne, a alors entrepris la construction de bastides[4] pour conserver la maîtrise et le développement de ses nouvelles terres dans le Périgord méridional et le nord de l'Agenais : Lalinde, Beaumont, Molières et Roquépine.

Un contrat de paréage est passé le [5] entre le sénéchal de Guyenne Jean Ier de Grailly, au nom du roi d'Angleterre, duc de Guyenne, et Pierre de Gontaut, seigneur de Biron, pour fonder sur le « Mont Pazier » une nouvelle bastide. Le roi d'Angleterre était devenu le suzerain de Pierre de Gontaut en 1279.

Monpazier est au départ une bastide anglaise fondée en 1284 par le roi d'Angleterre Édouard Ier pour fixer des populations sur ses terres d'Aquitaine, face à la France. Ses habitants bénéficient de nombreux avantages comme l'exemption d'impôt et l'abolition du droit seigneurial.

La bastide a été édifiée selon un plan rectangulaire ou hippodamien, autour d'une place centrale, la place des cornières, entourée de maisons construites entre le XIIIe et le XVIIe siècle. Elle est parvenue, au fil des siècles, à conserver son caractère d'origine malgré les vicissitudes du temps et à échapper aux destructions que les guerres de religions ont provoquées dans la région.

Comme toutes las bastides, Monpazier a reçu une charte des coutumes qui précise les droits attachés aux habitants de la bastide, dérogatoires au droit féodal dans ce territoire distrait de la seigneurie. Si la charte originelle n'a pas été retrouvée, elle est rappelée dans les lettres de confirmation des droits par les rois Louis XI du 6 avril 1461, et Charles VIII d'octobre 1484.

La construction de l'église et des remparts avec leurs fossés a dû commencer peu après la fondation de la bastide comme le montre un acte datant de 1289 du roi d'Angleterre.

Premiers affrontements[modifier | modifier le code]

En 1294, Philippe le Bel, prétextant des disputes entre marins normands et anglais en 1292-1293, a envoyé une troupe occuper la Guyenne, dont Monpazier. Pour subvenir aux dépenses de guerre, le roi a imposé une levée extraordinaire, la maltôte[6]. La guerre s'est arrêtée avec le traité de Montreuil-sur-Mer, en 1299. Si la paix était revenue, les impôts sont restés pour financer l'armée du roi anglais. En 1305, le roi-duc a retiré 220 livres de Monpazier. La même année, le seigneur de Biron se plaint que le roi-duc ne respecte pas les clauses de l'acte de paréage.

En 1315, le seigneur de Biron est écarté de la gestion de Monpazier par le roi-duc. En 1316, le roi d'Angleterre déclare de Monpazier est indissolublement unie à la Couronne. La guerre de Saint-Sardos ramène en Guyenne les troupes françaises commandées par Charles de Valois. Le roi Charles IV le Bel a placé le duché de Guyenne sous son autorité. Le seigneur Pierre II de Gontaut vient piller Monpazier avec une troupe d'hommes armés. Le roi lui a accordé des lettres de rémission pour ce pillage en 1327.

Dans son testament de 1328, Aymeric de Rampieux mentionne un hôpital qui devait être alors établi hors les murs de la ville.

La guerre de Cent Ans et ses conséquences à Monpazier[modifier | modifier le code]

La mort du roi Charles IV sans héritier a entraîné un changement de dynastie avec Philippe VI de Valois. La guerre de Cent Ans commence en 1337 quand le roi de France fait saisir le duché de Guyenne. Le roi d'Anglleterre Édouard III se proclame roi de France en 1340. À Monpazier on remet en état les défenses, on creuse un réseau de caves communicantes et des couloirs souterrains. En 1345, lord Derby est nommé lieutenant du roi d'Angleterre en Aquitaine. Il débarque à Bayonne en 1345 et reprend la Guyenne. Édouard III donne Monpazier à un Durfort. Les Gontaut-Biron soutiennent alors le roi de France. L'épidémie de peste noire arrive en France en 1348 et à Monpazier en 1350. Quand le 18 octobre 1350 la bastide est échue à Jean de Biron, fils du seigneur de Montferrand, elle lui donne 20 livres de revenus, dix fois moins qu'auparavant. Dans les années qui suivent, la mortalité a entraîné la cherté des vivres et une mortalité importante à cause de la mauvaise qualité de la nourriture que les pauvres pouvaient acheter. En 1356, le roi Jean II le Bon est battu à la bataille de Poitiers par l'armée anglaise commandée par le prince Noir. Le roi de France est fait prisonnier. Le prince Noir est nommé prince d'Aquitaine en 1362. Monpazier continue à payer des impôts, 29 livres en 1363/1364, 50 livres en 1366. Mais en 1368, le prince Noir a créé un nouvel impôt de 20 sols (ou une livre), le fouage, à payer par chaque foyer. Cela revenait à tripler les impôts. Les Gascons se sont rebellés et ont été représentés par Jean III d'Armagnac pour se plaindre auprès du roi Charles V. Le roi en profite pour envoyer une armée commandée par Bertrand du Guesclin qui reprend le nord de l'Aquitaine pendant que les Gascons reprennent la partie sud. Pierre de Gontaut ayant repoussé John Chandos, il a repris Monpazier. Après la mort d'Édouard III, Charles V a envoyé du Guesclin et son frère Louis Ier d'Anjou reprendre Bergerac et les bastides entre Garonne et Dropt, dont Monpazier. Tous les acteurs principaux de cette phase du conflit entre Anglais et Français sont morts en 1380.

En mai 1398, le roi Charles VI a accordé des lettres de rémission aux habitants de Monpazier pour leurs rapports qu'ils avaient eu avec les Anglais. En 1393, la folie de Charles VI a amené à l'affrontement entre son frère Louis d'Orléans, son oncle Jean de Berry et son cousin Jean sans Peur, duc de Bourgogne à l'intérieur du conseil du roi. L'assassinat de Louis d'Orléans, en 1407, a été à l'origine de la création du parti des Armagnacs qui s'oppose aux Bourguignons dans un long conflit. Le désastre de la bataille d'Azincourt en 1415, la prise de Paris par les Bourguignons en 1418 et la fuite du Dauphin, l'assassinat de Jean sans Peur en présence du Dauphin en 1419, ont conduit au rapprochement entre les Anglais et les Bourguignons. Le traité de Troyes en 1420 fait du roi d'Angleterre le successeur de Charles VI, ouvraant une période de conflits avec des opérations militaires menées en Aquitaine par les Armagnacs. Les campagnes sont parcourues par des bandes d'écorcheurs profitant de l'impunité. Après la première campagne de combats menée par Jeanne d'Arc et le sacre du roi à Reims, la paix d'Arras, en 1435, entre Charles VII et Philippe le Bon, duc de Bourgogne, a permis au roi de France de rétablir son autorité et de reprendre progressivement le contrôle du royaume faisant perdre à Henri VI toutes ses possessions en France à l'exception de Calais. Les Gontaut-Biron, les barons de Fumel ou de Pujols sont du parti des Armagnacs. Gaston de Gontaut reprend le château de Biron en 1444 qui était occupé par Malrigon de Bideran[7]. En 1450, l'armée du roi de France reprend Bergerac. En octobre 1450, le fils aîné de David de Faubournet reçoit du comte de Périgord la capitainerie de Monpazier. La bataille de Castillon, en 1453, termine les opérations militaires en Aquitaine.

Retour de la paix[modifier | modifier le code]

En 1461, Louis XI confirme la charte des coutumes de Monpazier. En 1466, la terre de Monpazier est cédée Jean Foulcon de Tourons qui prend la place du roi sauf pour la justice haute. En 1474, le bayle de la ville est Amanieu de Gontaud, bâtatard de Biron. Charles VIII confirme les droits de Monpazier en 1484. En 1495, il a cédé Monpazier à Jean de Montferrand pour 500 livres.

Le retour de la paix a permis de construire la voûte de l'église Saint-Dominique, puis la charpente, en 1462. En 1490, le chapître de la collégiale de Capdrot est transféré à Monpazier.

A partir de Charles VIII, la noblesse locale va être occupée à des guerres se déroulant en dehors de la région. Des élites locales vont combler leur absence. Après avoir construit des gentilhommières autour de Monpazier, ils vont être les consuls de la ville désignés par les officiers du roi. Ce sont les Pourquery, les Farges, les du Faux, les Laval.

La paix va être troublée par les révoltes de la population contre l'augmentation des impôts ou la création d'impôts nouveaux pour payer les guerres. François Ier étend la gabelle a tout le royaume. Monpazier qui ne payait que le quart et le quint[8]. Cet impôt multipliait par 10 le prix du sel. Les premiers mouvements de protestation sont vite réprimés, mais ils reprennent quand le roi veut imposer la vente du sel par l'entremise de greniers royaux en 1544. Le projet est repris par Henri II en 1547. Touts la Guyenne proteste. La répression est brutale et l'affaire s'est terminée en 1550 par le paiement de 1,2 million de livres par la Saintonge, l'Angoumois, le Limousin, le Périgord et le reste de la Guyenne. Si Monpazier n'a pas participé à la révolte, chaque foyer de la ville a dû payer 1 livre[9].

Les guerres de religion[modifier | modifier le code]

Dès 1557, la propagande de la Réforme est favorisée par la proximité du château de Biron. Renée de Bonneval, épouse de Jean de Gontaut, seigneur de Biron, est une amie de Jeanne d'Albret. Elle a fait venir un ministre protestant nommé La Fontaine à Lavaur.

En novembre 1561, le meurtre de François de Fumel, catholique intransigeant, par les protestants de Fumel excédés ouvre alors pour la région et Monpazier une période de malaises et de violences.

Début juillet 1565, Monpazier voit passer trois troupes de Suisses et d'Allemands allant rejoindre le roi à Bayonne. Le 6 août, c'est Madame de Guise, son fils, Henri de Lorraine dit « le Balafré », le cardinal de Guise, Monsieurs de Nemours qui passent par Monpazier avec le Monsieur de Biron. Ils dînent au château de Biron.

Le 19 janvier 1572, la reine de Navarre accompagnée de frère du prince d'Orange a rejoint le prince de Condé au château de Biron en passant par le côté sud de Monpazier pour y discuter les clauses du mariage de son fils, Henri de Navarre. C'est à la suite de ce mariage qu'a eu lieu le massacre de la Saint-Barthélemy pendant lequel Clermont de Piles, le chef des protestants périgourdins qui est remplacé par Geoffroy de Vivans.

Le 21 juin 1574, Geoffroy de Vivans, capitaine protestant s'empare de Monpazier.

Sully raconte dans ses Mémoires en s'amusant une histoire singulière qui s'est passée après le siège de Villefranche-du-Périgord, en 1576, où il faillit être tué : « Les bourgeois de cette ville ayant formé le complot de se saisir par surprise de Monpazier, autre petite ville voisine, ils choisirent pour cette exécution, la même nuit que ceux de Monpazier, sans en rien sçavoir, avoient aussi prise pour essayer de s'emparer de Ville-Franche. Le hasard fit encore qu'ayant pris un chemin différent, les deux troupes ne rencontrèrent point. Tout fut exécuté avec d'autant moins d'obstacle, que de part et d'autre les murs étaient demeurés sans défense. On pilla, on se gorgea de butin, tout le monde se crut heureux, jusqu'à ce que le jour étant paru, les deux villes connurent leur méprise. La composition fut que chacun s'en retourneroit chez soi, et que tout seroit remis en son premier état »[10].

Après le paix de Bergerac, en 1577, Henri de Navarre est nommé gouverneur de Guyenne et Armand de Gontaut-Biron, lieutenant-général.

Henri de Navarre vient à Monpazier le 12 septembre 1579 et y demeure trois jours. Le traité du Fleix conclu en 1580 entre le roi de France et le parti protestant représenté par Henri de Navarre prévoit de démanteler Monpazier.

Armand de Gontaut, blessé pendant une chute de cheval, a transmis le commandement de l'armée royale à son fils Charles de Gontaut-Biron. Elle prend ses quartiers d'hiver à Monpazier à partir du 17 décembre 1580 et en repartit ayant fait selon Daniel Pourquery, premier consul de Monpazier, « grande dépense de vivres ».

La mort du duc d'Anjou en 1584 va transformer une guerre de religion en guerre de succession car cette mort fait du protestant Henri de Navarre le successeur en titre du roi Henri III. Après le meutre des Guise à Amboise sur ordre du roi en 1588, l'assassinat du roi Henri III en 1589, Henri de Navarre doit conquérir son royaume et abjurer le protestantisme en 1593 pour être couronné roi de France en 1594.

En 1589, Jacques Nompar de Caumont aidé de Geoffroy de Vivans s'est emparé de Monpazier.

Première jacquerie des croquants[modifier | modifier le code]

Pour obtenir le ralliement des dirigeants les plus importants de la Ligue, le roi leur verse des sommes très importantes. Mais pour remplir le trésor royal vidé par les guerres, les impôts sont considérablement augmentés. Après avoir connu les destructions des guerres de religion, les paysans doivent supporter ces impôts qui augmentent leur misère.

Des lettres circulent de village en village : "... On a vu le plat pays ruiné complètement par les soldats et les brigands et les pauvres laboureurs après avoir souffert par tant de fois les logis des gens d'armes d'un et d'autre parti, réduits à la famine, vu forcer femmes et filles, prendre leurs bœufs, et fait délaisser les terres incultes, et ont fait mourir de faim une infinité dans les prisons pour ne pouvoir payer les grandes tailles et subsides que l'un et l'autre parti les ont contraint de payer ...", signé : "Vos bons amis, les compagnons et serviteurs, les Tard advisés".

Cette misère provoque le premier soulèvement des paysans : on leur donne le nom de « croquants ».

Le 23 avril 1594, près de sept à huit mille paysans se retrouvent dans la forêt d'Abjac. Le roi tente d'apaiser le conflit. Le 22 mai 1594, Daniel Pourquery, premier consul de Monpazier, réunit une assemblée qui le charge d'aller rencontrer le roi Henri IV à Saint-Germain-en-Laye pour présenter les doléances du peuple. Arrivé le 27 mai, le roi l'écoute et promet sa clémence à condition que le calme soit revenu avant le 25 juin. Mais le 31 mai, une assemblée de 4 000 Croquants se réunit sur la plaine de la Boule, entre Beaumont-du-Périgord et Bergerac. Excités par le notaire La Saigne et le juge Papus, dit Paulhiac, les Croquant nommèrent des colonels et gagnèrent le Limousin au cri de Liberté. Tiers État. L'armée est alors intervenu en faisant de nombreux morts, ramenant le calme pendant l'hiver.

La jacquerie s'étend en février 1595 et la paysannerie proche de Belvès y participe. Des châteaux sont pillés. Le Sénéchal de Périgord en appelle à la noblesse qui décide de combattre les croquants. Ils sont sévèrement battus près de Saint-Crépin le 26 août. Des discussions ont lieu au cours d'une assemblée à Siorac, ils décident de rendre les armes. Le roi accorde en 1596 la remise des arriérés des tailles et subsides. Une nouvelle poussée de révolte se produit en août 1597, avec une assemblée à La Trappe, mais elle échoue. Jean Tarde (1562-1636), chroniqueur et vicaire général de l'évêque de Sarlat, écrit "Après ce combat, ils se refroidirent, se divisèrent et se ruinèrent et s'en retournèrent au labourage".

Sully a réformé la fisclité. Il a cédé les droits seigneuriaux de la couronne à Monpazier à Jacques Nompar de Caumont, premier duc de La Force, le 26 mai 1596.

Charles de Gontaut-Biron est fait duc et pair du royaume en 1598. L'édit de Nantes est promulgué le 16 avril 1598 pour ramener la paix religieuse.

Le 31 juillet 1602, le duc de Biron, convaincu de trahison au profit de l'Espagne, est décapité dans la cour de la Bastille.

Seconde jacquerie des croquants[modifier | modifier le code]

En 1621, Louis XIII traverse le Périgord avec l'armée royale au cours de sa campagne contre les protestants. Il ne passe pas par Monpazier.

La seconde jacquerie des croquants a eu plusieurs causes :

  • une modification des prix avec un écart important entre le prix payé aux producteurs et le prix de vente aux consommateurs,
  • une augmentation de la charge fiscale pour financer les guerres car le royaume de France est entré dans la guerre de Trente Ans en 1635 et l'armée passe de 65 000 à 150 000 hommes.

Le 27 mars 1636 commence la seconde jacquerie. Cette révolte se produit autour de la forêt de la Bessède, entre mars et juillet 1637, sous la direction d'un tisserand natif de Capdrot, Buffarot. Il est capturé par Pierre de Molinier, gentilhomme de Monpazier, et roué vif le 6 août 1637 sur la place centrale de Monpazier. Sa tête est exposée sur la place de la Halle de Belvès.

La Fronde à Monpazier[modifier | modifier le code]

Henri de Caumont, marquis de Castelnau, reçoit de son père les droits sur la bastide de Monpazier en janvier 1642, avec justice haute, moyenne et basse de la ville et des paroisses de Capdrot, Marsalès, Gaujac et Lavalade.

Henri de Caumont se fait confirmer par le roi ses droits sur Monpazier en 1648 en payant la somme de 10 000 livres.

Le prince de Condé est emprisonné à la Bastille, il est libéré après la fuite du cardinal Mazarin. Il prend alors la direction de la Fronde des princes. Il est nommé gouverneur de Guyenne en 1651, jusqu'en 1654.

Henri de Caumont s'est rallié à la Fronde des Princes en 1650. Les troupes de la Fronde logent à Monpazie comme l'écrit Saint-Luc à Mazarin le 20 septembre 1650 : L'on m'a donné advis qu'il s'assemblait un grand corps d'infanterie à Monpazier et que c'était certainement celui que M. de La Force voulait mener avec le reste de la cavalerie de Tavanes.

Le 8 janvier 1653, le duc de Candale est à Monpazier. Mazarin est rentré à Paris en février 1653. Le calme est alors revenu. [11].

Vers la révocation de l'édit de Nantes[modifier | modifier le code]

Un couvent des Récollets est établi à Monpazier en 1644[12],[13]. Il doit combattre la religion protestante dans la région qui compte de nombreux adeptes et qui a à Monpazier un consistoire et un temple. Un arrêt du parlement de Bordeaux ordonne la démolition du temple en février 1645.

Après le retour du calme, en 1653, la construction du couvent des Récollets a repris. La charpente est posée en 1655. Des abjurations de protestants sont faites dans la chapelle du couvent

Un synode protestant ayant eu lieu en 1659. Le temple de Monpazier existe toujours. Alain de Solminihac, évêque de Cahors, se rend alors à Monpazier pour prêcher. Henri de Caumont, protestant, a préféré abandonner la bastide et la céder à François Ier de Gontaut, baron puis marquis de Biron, marié à la très catholique Élisabeth de Cossé-Brissac. Le couple fait des dons importants au couvent.

Avec François de Gontaut arrive aussi des mesures contre les protestants. Ceux qui s'obstinent dans leur foi doivent loger des soldats. Le cimetière protestant de Monpazier qui est attesté par le testament de Jeanne de Pardaillan, dame de Vivans, de 1668, a disparu.

Le temple est démoli en 1671 sur ordre du roi.

Avec la révocation de l'édit de Nantes, en 1685, le consistoire de Monpazier est dissout et ses biens sont allés à l'hôpital de Sarlat[14].

Une chapelle des Pénitents blancs est construite en 1684[15].

Jusqu'à la Révolution de 1789[modifier | modifier le code]

En 1693, l'archiprêtre nota sur les registres de la paroisse que, du 27 mai au 31 décembre, il avait enterré plus de 100 personnes dont il ignorait les noms, décédées dans l'hôpital ou mortes de faim à cause de la misère publique.

Après la révocation de l'édit de Nantes et la fermeture des écoles protestantes, Louis XIV a voulu assurer l'éducation des enfants des protestants dans des écoles tenues par le clergé catholique. L'édit d'avril 1695 concernant la juridiction ecclésiastique traite des écoles dans son article XXV[16], complété par l'ordonnance royale du 13 décembre 1698 sur les écoles paroissiales qui oblige les parents de France à envoyer leurs enfants dans les écoles paroissiales, dites "petites écoles" jusqu'à l'âge de 14 ans. Le financement était le fait des communautés d’habitants et le maître d'école, appelé "régent", est payé 150 livres par an.

En 1703, Bernard de Lamouroux a acheté l'office de maire perpétuel de la ville et juridiction de Monpazier.

Le 4 février 1758, Barthélemy de La Borie du Pourteil[17](1731-1808), vicaire-général de Sarlat, est élu archiprêtre de Monpazier, après la mort de Pierre de Meyrignac. Il a alors rétabli la confrérie de la Miséricorde, l'établissement d'un maître d'école et d'une maison de charité chargée de loger cinq ou six pauvres incurables gouvernée par des Sœurs hospitalières qui instruisent en même temps les jeunes filles. Par les lettres patentes du roi de 1775 enregistrées par le parlement de Bordeaux en 1776, l'archiprêtre de La Borie du Pourteil, élargissant une fondation antérieure, a établi, avec l'aide du roi et du duc de Biron, une maison de charité hôpital de Monpazier, à laquelle est adjointe une filature royale de coton[18],[19],[20]. Un bâtiment avait été légué par Mademoiselle de Gironde, en 1699, baronne de Lavaur pour établir une maison de charité. Deux bâtiments sont construits en équerre le long de la rue Notre-Dame et de la rue des Récollets avec les pierres des murailles de la ville[21].

Dans un note de 1793, on apprend que l'hôtel de ville a été incendié à une date inconnue. Le corps municipal et les magistrats sont obligés de se réunir dans les maisons des particuliers. Les archives municipales indiquent qu'en 1769 le communauté de Monpazier souhaite acheter une maison « où se tiendrait l'auditoire (de Justice) et l'Hôtel de ville, où les papiers de la ville seraient mis en dépôt, et où l'on pourrait établir une prison et chambre de geôlier, sans quoi la justice au grand criminel (sic) ne peut pas s'exercer[22] ». Le manque de moyens financiers de la ville ne lui permet de répondre à l'obligation qui lui est faire en 1773 par un arrêt du conseil d'État d'entretenir les bâtiments servant à l'administration de la justice. Pour répondre à cette obligation, le procureur M. Rouquet de Laplène a proposé d'imposer un droit d'octroi de 6 livres par barrique sur les vins qui ne sont pas produits dans le district. Un membre du corps municipal, le sieur Delmon, protesta car ses vignes étaient en dehors du district. Finalement le projet a été adopté en limitant cette taxe au vin produit par des personnes étrangères à Monpazier. Ce droit d'octroi est autorisé par Louis XVI le 16 août 1774.

Après la Révolution[modifier | modifier le code]

En 1789, les 50 notables composant le corps de ville sont remplacés par 113 citoyens actifs. Les maisons des particuliers ne sont plus assez grandes pour permettre les réunions du corps de ville. Le maire de Monpazier reste jusqu'en 1791 Étienne de Laval de Bonneville, maire de Monpazier depuis le règne de Louis XV,

En 1791, le directoire du district de Belvès décide la vente des biens ecclésiastiques décidée par l'Assemblée constituant par le décret du 2 novembre 1789. Les biens du clergé devenus biens nationaux. Personne ne s'étant porté acquéreur du couvent des Récollets, il a alors servi de mairie, puis à loger le tribunal de district accordé à Monpazier.

En 1792, l'abbé de La Borie refusant de prêter serment à la constitution civile, il est déchu de son poste de directeur de l'hospice où il est remplacé par trois administrateurs. L'école et la filature de coton sont fermées et les Sœurs sont expulsées.

Le couvent des Récollets est acheté par le citoyen Bonfils-Lasserre le 25 décembre 1799 pour la somme de 2 700 francs.

La commune prend, en 1818, la décision de déplacer hors la ville le cimetière qui se trouvait dans la parcelle qui jouxte l'église Saint-Dominique. La dernière inhumation dans le cimetière près de l'église a lieu en 1827[23].

En octobre 1831, une ordonnance royale autorise la ville de Monpazier à acheter l'ancien couvent des Récollets à maître Perry, notaire, pour la somme de 2 632 francs.

Le cadastre de 1845 montre qu'il existait à l'emplacement du terrain où se trouve l'hôtel Edward 1er un colombier qui devait être une tour de flanquement des remparts. Elle est détruite en 1877 par Joseph Béchon pour construire une maison aux allures de château avec ses deux tours à l'est qui la flanquent et une écurie[24]..

Un rapport fait en 1913 montre l'état déplorable de l'hospice de Monpazier. Une maison de convalescence et de repos Sainte-Marthe a existé à Monpazier jusqu'en 2010.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Monpazier est le chef-lieu du canton de Monpazier qui dépend du district de Belvès jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton est rattaché à l'arrondissement de Bergerac[25].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[26]. La commune est alors rattachée au canton de Lalinde.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 1994, Monpazier intègre dès sa création la communauté de communes du Monpaziérois. Celle-ci est dissoute au 31 décembre 2012 et remplacée au 1er janvier 2013 par la communauté de communes des Bastides Dordogne-Périgord.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1791 Étienne de Laval de Bonneville[27]    
1792 1793 La Ferrière    
1793 1794 Pierre Rouquet de Laplène    
1794 1795 Pierre Falqueyrac    
1795 1796 J. Laroque    
1796 1801 Léotard    
1801 1801 Pierre Rouquet de Laplène    
1801 1804 Gaspard Lacan    
1804 1811 Pierre de Laval    
1811 1815 Justin de Saunhac    
1815 1816 Jean Savy Laroque    
1816 1818 Jean-Baptiste Maurial    
1818 1830 Antoine Perry    
1830 1838 Larguérie    
1838 1840 Étienne Ségala    
1840 1851 Victor Mousson-Lanauze    
1851 1852 Pourquery de Péchalvès    
1852 1859 Henri de Lescure    
1859 1859 Géraud La Plène Rouquet    
1859 1870 Jean-Baptiste Rouby Fombeler    
1870 1873 Pierre Fontalbe Bonis    
1873 1874 E. de Percy    
1874 1876 Jean-Baptiste Rouby Fombeler    
1876 1876 Pierre Fontalbe Bonis    
1876 1878 Jean-Baptiste Parsat    
1878 1879 Pierre Fargues    
1879 1901 Jean-Baptiste Parsat    
1901 1904 Firmin Bigot    
1904 1906 François Duclou    
1906 1912 Albéric Gouyon    
1912 1942 Jean Delpech    
1942 1944 André Clerc    
1944 1959 Jean Bourdy    
1959 1965 Lucien Pradié    
1965 1989 Jean Rouquejoffre    
1989 mars 2008 Jean-Marie Delmon SE Ancien commerçant
mars 2008[28]
(réélu en avril 2014[29])
en cours
(au 30 avril 2014)
Fabrice Duppi DVG Commerçant

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[30].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Monpazier sont appelés les Monpaziérois[31].

En 2014, Monpazier comptait 526 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2006, 2011, 2016, etc. pour Monpazier[32]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
949 1 028 1 033 1 027 1 061 1 127 1 133 1 187 1 133
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 088 1 025 1 076 981 994 978 883 886 812
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
749 731 694 609 683 686 703 692 610
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
664 656 558 533 531 516 533 511 526
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Chaque année en été, Fête du livre (31e édition en 2017)[34].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[35], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 211 personnes, soit 41,7 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (vingt-cinq) a diminué par rapport à 2007 (vingt-huit) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 11,7 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte 132 établissements[36], dont 93 au niveau des commerces, transports ou services, dix-huit relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, onze dans l'industrie, neuf dans la construction, et un dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche[37].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

De la bastide, subsistent le plan d'ensemble et trois des six portes fortifiées. Plusieurs maisons ont conservé leur caractère original.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
  • Place des cornières avec la Halle.
Vue panoramique de la place des cornières.
  • Hôtel de Londres - Foirail nord, bâtisse chargée d’histoires.
De nombreuses personnalités ont fréquenté l’hôtel de 1880 à 1939.
Cet établissement est de construction récente puisqu’il n’existait pas en 1856. Sur son emplacement, le cadastre de l’époque mentionnait un jardin aux formes inégales.
À cette époque, il était projeté l’élargissement et le réaménagement du champ de foire du nord de la ville. Aux dires des anciens, les fondations de l’immeuble auraient été creusées en une nuit pour éviter l’expropriation, ce qui explique que l’hôtel n’est pas entièrement rectangulaire puisque le mur ouest est plus large que le mur est.
Nous ignorons si l’affectation première de ce bâtiment était un hôtel, la première indication se trouvant sur une lettre écrite en 1934 par la propriétaire et « chef » de l’époque, Aurélie Cassagnolles, sur laquelle on lit : « Hôtel de Londres - RC Bergerac 1880 »
Pourquoi « de Londres » ? On peut supposer un lien entre l’origine anglaise de la bastide de Monpazier, créée en 1284 par Édouard Ier d’Angleterre, mais certains avancent que cette auberge était un passage obligé gastronomique entre le nord de l’Europe et les Pyrénées alors « à la mode »...
C’était également l’époque où il était séant pour les riches Anglais de posséder un château dans le Périgord...
Et cette étape, célèbre jusqu’en 1939, a accueilli une foule de visiteurs de marque que l’on retrouve dans les livres d’or, précieusement conservés par les descendants des propriétaires de l’époque.
En 1930, Blaise Cendrars, accompagné de John Dos Passos, a résidé dans ces murs pour retracer la vie d’un monpaziérois célèbre, Jean Galmot, aventurier qui lui a inspiré son roman Rhum.
1996 : naissance du CO.R.U.P.S.I.S., comité pour la réhabilitation et l’usage (dans le langage parlé) du passé simple et de l’imparfait du subjonctif.
2006 : Fin de l’activité hôtelière de l’hôtel de Londres.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
  • La Bastideum, centre d'interprétation de la bastide de Monpazier, a été installé dans une partie de l'ancien couvent des Récollets[41].

À proximité :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Mataly de Maran (1770-1842), officier des armées de la République et général de brigade en 1813, né à Laborie, paroisse de Monpazier[42].
  • Henri Eugène Calvel (1848-1927), né à Monpazier, général de division.
  • Jean Galmot (1879-1928), né à Monpazier, aventurier élu député de la Guyane en 1919.
  • Julien Guiomar (1928-2010), comédien, a vécu ses dernières années à Monpazier.
  • Jean-Claude Coutausse (1960-), né à Monpazier, photojournaliste au journal Le Monde et Prix Niépce 1993.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Monpazier

Les armes de Monpazier se blasonnent ainsi : « De gueules au château de trois tours d'argent ouvert, ajouré et maçonné de sable, posé sur un mont de sinople. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Félix de Verneilh, Architecture civile au Moyen Âge : Monpazier, dans Annales archéologiques, tome VI, 1847, p. 74-79 (lire en ligne), plan (voir), et façade de la maison du chapitre (voir)
  • Félix de Verneilh, Architecture civile du Moyen Âge. Villes neuves du XIIIe siècle et des temps modernes, dans ''Annales archéologiques, tome XII, 1852, p. 24-31 (lire en ligne), plan général de la bastide (voir)
  • Jules Delpit, Document pour l'histoire de la ville de Monpazier en 1780, dans Le Chroniqueur du Périgord et du Limousin, 1853, p. 136-139 (lire en ligne)
  • Gustave Charrier, Pièces relatives aux diverses communautés religieuses de Montpazier, dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1896, p. 214-231 (lire en ligne)
  • Léon Cosme, L'industrie et le commerce en Guienne sous le règne de Louis XVI. Journal de tournée de François-de-Paule Latapie, inspecteur des manufactures en 1778. Jeudi 23 avril - Monpazier, dans Archives historiques du département de la Gironde, 1903, p. 395-399 (lire en ligne)
  • G. Lavergne, J. Banchereau, Monpazier, dans Congrès archéologique de France. 90e session. Périgueux. 1927, p. 143-155, Société Française d'Archéologie, Paris, 1928 (lire en ligne)
  • Docteur Régis L'Honneur, Monpazier. Logis, gens et faits d'autrefois
  • Docteur Régis L'Honneur, Monpazier. Carte préhistorique du canton, dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1936, p. 179-182 (lire en ligne)
  • Christian Corvisier, Monpazier : Bastide, dans Congrès archéologique de France. 156e session. Périgord. 1998, p. 366-367, Société Française d'Archéologie, Paris, 1999
  • Pierre Garrigou Grandchamp, L'architecture domestique des bastides périgourdines aux XIIIe et XIVe siècles, dans Congrès archéologique de France. 156e session. Monuments en Périgord. 1999, p. 47-71, Société Française d'Archéologie, Paris, 1999
  • Michel Coste, Monpazier, les clés d'une bastide, Librairie du château, 2002 (ISBN 2-9515279-4-2)
  • Éric Mousson-Lestang, Les bâtiments publics de la ville de Monpazier sous l'Ancien Régime, dans Les Cahiers du Groupe archéologique de Monpazier, no 7 lire en ligne

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 11 mars 2014.
  2. M. G. Lavergne - Monpazier - pp.143-155, dans Congrès archéologique de France. 90e session. Périgueux. 1927 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1928
  3. Monpazier : Bastide - pp. 366-367, dans Congrès archéologique de France. 156e session. Périgord. 1998 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1999
  4. Pierre Garrigou Grandchamp, L'architecture domestique des bastides périgourdines aux XIIIe et XIVe siècles, pp. 47-71, dans Congrès archéologique de France. 156e session. Monuments en Périgord. 1999 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1999
  5. Archives du Périgord : Fondation de Monpazier
  6. Scipion Dupleix, Histoire générale de France avec l'Estat de l'Eglise et de l'Empire, chez Claude Sonnius, 1629, tome 2, p. 377, 379 (lire en ligne)
  7. Alexandre Ducourneau, La Guienne historique et monumentale, imprimerie de F. Coudert, Bordeaux, 1842, tome 1, 1re partie, p. 302 (lire en ligne)
  8. Le Périgord payait le quart (25 %) du prix du sel de Saintonge au seigneur de Taillebourg, et le quint (20 %) au seigneur de Cognac au débarquement du sel dans le port de Cognac.
  9. Michel Coste, Monpazier, les clés d'une bastide, p. 127, 109
  10. Mémoires de Sully, principal ministre de Henri-le-Grand, chez Jean-François Bastien, Paris, 1788, tome 1, p. 111-112 (lire en ligne)
  11. Michel Coste, Monpazier, les clés d'une bastide, p. 127, 129
  12. Gustave Charrier, Pièces relatives aux diverses communautés religieuses de Montpazier, p. 215-218
  13. Patrimoine d'Aquitaine - Les dossiers de l'inventaire : Couvent de Récollets, puis hospice et école, actuellement Centre d'interprétation du patrimoine et maison de retraite
  14. Michel Coste, Monpazier, les clés d'une bastide, p. 130
  15. Gustave Charrier, Pièces relatives aux diverses communautés religieuses de Montpazier, p. 218-220
  16. Daniel Jousse, Commentaire sur l'édit du mois d'avril 1695, chez Debure père, Paris, 1764, p. 206-214 (lire en ligne)
  17. Note : Aussi écrit Barthélemy de Laborie de Campagne.
  18. Esprit de pays : Jacky Tronel, Barthélemy de La Borie du Pourteil
  19. Jules Delpit, Document pour l'histoire de la ville de Monpazier en 1780, dans Le chroniqueur du Périgord et du Limousin, p. 136-139
  20. Gustave Charrier, Pièces relatives aux diverses communautés religieuses de Montpazier, p. 220-231
  21. Patrimoine d'Aquitaine - Dossier de l'Inventaire : Maison de charité, hôpital et manufacture royale de coton, puis maison de retraite et mairie
  22. Éric Mousson-Lestang, Les bâtiments publics de la ville de Monpazier sous l'Ancien Régime
  23. Patrimoine d'Aquitaine - Les dossiers de l'inventaire : Cimetière
  24. Patrimoine d'Aquitaine - Les dossiers de l'inventaire : Demeure, actuellement hôtel de voyageurs
  25. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 6 août 2015).
  27. Voir Note 1 à Gaugeac.
  28. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 22 août 2014.
  29. Anne-Marie-Sopkowitz, Un nouveau président à l'intercommunalité, Sud Ouest édition Dordogne du 13 mai 2014, p. 20h.
  30. Site des villes et villages fleuris, consulté le 21 décembre 2016.
  31. Annuaire des maires de la Dordogne 2009, Mediapress, Périgueux, 2009, (ISSN 1770-3387), p. 180.
  32. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 11 mars 2014)
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  34. « Nombreuses animations pour la Fête du livre », Sud Ouest édition Périgueux, 22 juillet 2017, p. 29.
  35. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 12 novembre 2015.
  36. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 12 novembre 2015).
  37. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 12 novembre 2015.
  38. Jacques Gardelles - Aquitaine gothique - pp. 206-209 - Picard - Paris - 1992 - (ISBN 2-7084-0421-0)
  39. Michèle Pradelier, Les églises des bastides du Périgord méridional (Molières, Monpazier, Beaumont), p. 73-82, dans Congrès archéologique de France. 156e session. Monuments en Périgord. 1999 - Société française d'archéologie - Paris - 1999
  40. Christian Corvisier, Monpazier : Église Saint-Dominique, pp. 367-368, dans Congrès archéologique de France. 156e session. Monuments en Périgord. 1999 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1999
  41. Bastideum : centre d'interprétation de Monpazier
  42. Guy Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, éditions Fanlac, 1999, (ISBN 2-86577-214-4), p. 655-656