DCNS

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DCNS
Image illustrative de l'article DCNS

Création 1631 naissance des premiers arsenaux
Dates clés 2003 : DCN devient une société anonyme
2007 : acquisition des activités navales de Thales et entrée de Thales dans le capital de DCN : DCN devient DCNS
Fondateurs Armand Jean du Plessis de RichelieuVoir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Société anonyme
Slogan Your Naval Power
Siège social Drapeau de la France Paris Voir et modifier les données sur Wikidata (France)
Direction Hervé Guillou
Actionnaires État Français : 62,49 %
Thales : 35 %
FCPE Actions DCNS : 1,69 %
DCNS Actionnariat : 0,82 %
Activité Conception, Construction et entretien de navires militaires de surface, de sous-marins, fournitures de services aux marines, énergies…
Produits Frégates, sous-marins nucléaires ou classiques, porte-avions, systèmes d'armes embarqués, systèmes propulsifs, services aux forces, systèmes pour les énergies (nucléaire civil, énergies marines renouvelables)...
Filiales Dcns (Ireland) (d)
Effectif en augmentation 12 779 collaborateurs (2016)
Site web http://www.dcnsgroup.com

Chiffre d’affaires en augmentation 3,2 milliards € (2016)
+5%
Résultat net en augmentation 87.5 millions € (2016)
+50%

DCNS est un groupe industriel français spécialisé dans l'industrie navale militaire, l'énergie nucléaire et les infrastructures marines. Le groupe emploie plus de 13 000 personnes à travers dix pays. Société de droit privé détenue à hauteur de 62 % par l’État français, de 35 % par Thales et de 2 % par son personnel, DCNS est l’héritier des arsenaux français et de la Direction des constructions et armes navales (DCAN), devenue la Direction des constructions navales (DCN) en 1991. DCNS depuis 2007 (le « S » ajouté pour la notion de système et de service)[1]. En 2017 le groupe crée une filiale DCNS Énergies chargée de développer trois technologies dédiées aux énergies marines renouvelables (énergie hydrolienne, énergie thermique des mers et flotteurs pour l'éolien marin)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Naissance des arsenaux[modifier | modifier le code]

En 1624, le cardinal de Richelieu, alors premier ministre de Louis XIII, définit une politique navale qui prévoit de développer les arsenaux afin de donner à la France une puissance maritime capable de rivaliser avec celle de la Grande-Bretagne. Cette politique mise en pratique à partir de 1631 avec la création des marines du Ponant côté Atlantique et du Levant côté Méditerranée ; la fondation de l’arsenal de Brest[3] ; l'extension de l'arsenal de Toulon, créé sous Henri IV[4].

Cette volonté sera prolongée par Colbert, ministre de la Marine de Louis XIV, qui développe plusieurs arsenaux névralgiques : extension de l'arsenal de Toulon, creusement des bassins de l'arsenal de Brest, fondation de l'arsenal de Rochefort. Il est imité par son fils Seignelay qui lui succède en 1683[5].

Au XVIIIesiècle, le réseau d’arsenaux de la Marine royale s’étoffe encore. En 1750, le marquis de Montalembert convertit une ancienne papeterie en forge à canon à Ruelle-sur-Touvre[6]. En 1777, Antoine de Sartine, ministre de la Marine de Louis XVI, crée une fonderie de canon près du chantier de construction navale d’Indret. La même année commencent les travaux d’aménagement du port de Cherbourg, achevé en 1813. En 1778, l’arsenal de Lorient succède à la Compagnie des Indes du port de L’Orient.

L'arsenal de Rochefort est fermé en 1926. En 1937, l’établissement de Gassin est créé, en reprenant les installations de la société Schneider, spécialisée dans le domaine des torpilles. La plupart des implantations françaises de DCNS sont dès lors créées[5].

Industrialisation et innovations techniques[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle voit se développer ces grandes infrastructures qui accompagnent la mutation de la marine à voile vers la motorisation. Les arsenaux se transforment donc en industrie mécanisée où le bois est de plus en plus remplacé par l'acier et les vergues par les lignes d'arbre.

Au XIXe siècle, les arsenaux se transforment pour accompagner la mutation de la marine à voile vers la motorisation. Les sites s’industrialisent et se spécialisent peu à peu. En 1865, l’arsenal de Brest devient exclusivement militaire avec la fermeture du port de la Penfeld aux navires commerciaux. En 1898, l’arsenal de Cherbourg, après s’être spécialisé dans la construction de navires à hélice et non plus à voile, se voit chargé exclusivement de la construction de sous-marins. En 1927, un décret fixe définitivement les assignations des différents arsenaux[7] : Brest et Lorient sont chargés de la construction des grands navires ; Cherbourg de celle des sous-marins ; Toulon, Bizerte et Saïgon ont pour mission l’entretien de la flotte.

Cette rationalisation du rôle des arsenaux s’accompagne d’une innovation technique et militaire, et d’une production de navires accélérée dans un contexte historique de course à l’armement et de colonisation. Ainsi, en 1858, la Gloire, le premier navire cuirassé de haute mer au monde sort des chantiers navals de Toulon. Les années 1860 voient l’apparition des premiers torpilleurs et sous-marins à visée militaire : en 1863, le Plongeur est mis à flot. Premier sous-marin à moteur, ses problèmes techniques en font un prototype plus qu’un bâtiment de guerre opérationnel ; il ouvre cependant la voie à la création du Gymnote en 1886 et du Narval en 1899, les premiers sous-marins torpilleurs opérationnels de l’histoire.

La production de bâtiments de surface lourds prend également de l’importance dans les années 1910. De nombreux cuirassés sont construits avant le début de la Première Guerre mondiale, et en 1939, le Richelieu, bâtiment de 35 000 tonnes, vient compléter la flotte.

Réunification des activités[modifier | modifier le code]

En 1946, un état des lieux des arsenaux français vient compléter le décret de 1927 concernant les attributions des différents sites : Brest est chargé de la production et réparation des gros bâtiments ; Lorient de la construction de bâtiments moyens ; Cherbourg des sous-marins ; Toulon de la réparation et de l’entretien de la flotte. En ce qui concerne les sites non-côtiers, Indret est chargé des activités de propulsion des navires ; Ruelle de la construction de canons, de pièces de grande taille, de l’électronique ; Gassin de la production de torpilles ; Guérigny des chaines et ancres de marine. Cinq sites sont situés outre-mer : Mers el-Kébir, Bizerte, Dakar, Diego-Suarez, Papeete[8].

En 1958, le lancement officiel par le général de Gaulle du programme nucléaire militaire français et de la politique de la dissuasion amorce une restructuration de la base industrielle et technologique de défense.

Le projet Cœlacanthe[9] réunit ainsi l'état-major de la marine, la DCCAN et le CEA, et aboutira à la mise en service en 1971, du Redoutable, premier sous-marin nucléaire lanceur d’engins français.

Jusqu’en 1961, la Marine nationale assure elle-même l’entretien et la réparation de sa flotte par l’intermédiaire de la Direction centrale des Constructions et Armes navales (DCCAN) et ses Directions des Constructions et Armes Navales (DCAN) des différents arsenaux[10]. Les DCAN sont dirigées par des officiers de la Marine du corps des Ingénieurs du Génie maritime. À cette date, les arsenaux sont détachés de la responsabilité unique de la Marine (Direction centrale des Constructions et Armes navales - DCCAN) pour passer sous celle de la Délégation Ministérielle pour l’Armement (DMA), nouvellement instituée par Michel Debré ; ce qui permettra au cours des années 1970 une diversification de leurs activités.

En 1965, nouvelle dénomination, les arsenaux métropolitains et d’outre-mer dépendent désormais d'une direction unique, la DTCN (Direction Technique des Constructions Navales), relevant toujours directement de la DMA. En 1977, la DMA devient la Délégation Générale pour l’Armement (DGA). L’objectif de cette réforme est de centraliser l’ensemble des capacités de conception et de construction des armées au sein d’une délégation interarmées sous l’autorité directe du gouvernement[11].

Transformation en entreprise[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, le contexte économique international et la décolonisation conduisent la DCAN à se développer sur de nouveaux marchés. À la perte des arsenaux d’outre-mer s’ajoutent des besoins de la Marine française en navires désormais moins importants, et les crédits se font moins faciles à obtenir. Cette dynamique s’accélère encore à la fin de la guerre froide, malgré la diversification des activités de la DCAN, dont l’entretien du réseau électrique et le déminage des littoraux. Certains sites se spécialisent également dans des projets civils : Brest construit des wagons, Guérigny des machines agricoles, Toulon des navires civils (yachts, paquebots).

Mais, au-delà des carnets de commande, c’est en fait le statut étatique de la DCAN qui est peu à peu remis en cause, étant considéré comme une contrainte administrative pour le développement du potentiel des arsenaux français.

DCNS a remporté ses premiers contrats à l’international dès la fin des années 1960 (Portugal, Afrique du Sud, Pakistan et Espagne) grâce à son sous-marin d’attaque conventionnel de Type Daphné. Vendu à 15 exemplaires, le Type Daphné était également en service dans la Marine française.

Cette évolution se fait en plusieurs étapes. En 1991, la Direction des constructions et armes navales (DCAN) change de nom et devient la Direction des constructions navales (DCN) ; la même année, DCN international est créée. Cette société anonyme a pour vocation de promouvoir à l’international les activités de la DCN et de faciliter l’export de ses productions.

Puis, en 1992, les activités étatiques de la DCN sont rattachées au Service des Programmes Navals (SPN), qui a pour mission la maîtrise d’ouvrage des navires destinés à l’Armée française. Désormais, la DCN n’est plus chargée que des seules activités industrielles, tout en restant maintenue au sein de la DGA. Ce changement de statut permet à DCN International, à la fin des années 90, d’accompagner commercialement et juridiquement la DCN dans le développement de ses offres à l’international.

Cette stratégie de développement portée par DCN International se traduit par la signature de plusieurs contrats majeurs. En 1994, 3 sous-marins Agosta sont livrés au Pakistan, et en 1997, 2 sous-marins Scorpène sont produits pour le Chili. Un contrat est également remporté en 2000 pour la fourniture de 6 frégates du type Formidable pour Singapour[12]. En 2007, un contrat pour 2 sous-marins Scorpène est signé avec la Malaisie, via la filiale Armaris[13].

La DCN gagne également des contrats dans le domaine du forage pétrolier off-shore en 1997, le site de Brest modernise ainsi la plateforme Sedco 707, et construit des plateformes pétrolières de type SFX[14].

En 1999, la DCN devient un Service à Compétence Nationale (SCN), sous le nom de 'DCN' sans référence à la dénomination Direction des constructions navales; ce SCN est directement rattaché au ministère de la défense[15]. Enfin, en 2001, le gouvernement français décide de transformer la DCN en entreprise anonyme de droit privé, dont l’État possèderait la totalité du capital. En 2003[16],[17] le changement de statut est effectif : la DCN devient DCNS, qui ne signifie plus dès lors « Direction des Constructions Navales »[18].

Développement du groupe DCNS[modifier | modifier le code]

En 2007, le groupe acquiert la branche activités navales France de Thales, Armaris, l’ancienne filiale que DCN et Thales détenaient à parité, et MOPA2 – la société chargée du projet de second porte-avions. Thales entre au capital du groupe à hauteur de 25 %, et DCN devient DCNS, le S adjoint faisant référence aux Services et à l'expertise dans les Systèmes[19]. En 2011, Thales augmente sa participation et monte à 35 % du capital de DCNS[20].

L’évolution statutaire des années 2000 permet à DCNS de développer librement ses activités civiles démarrées depuis l’après-guerre et de les inscrire dans sa stratégie de croissance. C’est ainsi qu’en 2009, DCNS adopte le projet d’entreprise "championship", dont le but est de positionner le groupe comme un leader mondial du naval de défense et un innovateur dans l’énergie (nucléaire civil et énergies marines renouvelables)[21]. La vision "2020+", élaborée en 2012, sous-tend l’ambition exprimée[22].

Afin d’améliorer sa performance pour répondre à ses ambitions de croissance, DCNS se concentre notamment sur : l’innovation, l’internationalisation et le développement responsable. Les frégates multifonctions furtives FREMM sont construites à partir de 2007 ; en 2008, l’appontage d’un drone aérien sur une frégate en navigation est une première mondiale[23]. Pour assurer une cohérence à ses activités de recherche et développement, le groupe crée en 2011 DCNS Research, à des fins de communication des recherches du groupe[24].

Les contrats passés avec les marines internationales permettent à DCNS de s’implanter dans leurs pays respectifs : la filiale DCNS India est ainsi créée en 2008 un partenariat avec les chantiers publics MDL (Mazagon Dock Ltd) à la suite de deux contrats conclus en 2005 et 2008[25], portant sur la livraison de six sous-marins conventionnels Scorpène. De même, en 2013 est inauguré un site de construction de sous-marins au Brésil dans le cadre d’un contrat prévoyant également la livraison de 4 sous-marins Scorpène et le soutien à la réalisation d’une base navale[26]. Le plus important contrat à l’international remporté par DCNS. En 2013 et 2014, le groupe poursuit son implantation en Malaisie[27] à travers le programme de livraison des corvettes Gowind et signe un contrat majeur de corvette Gowind avec l'Egypte[28]

En interne, le groupe crée notamment DCNS Universeaty en 2013, à des fins de formation interne et externe[29]. À l’externe, il lance le Trophée Poséidon, à destination des étudiants[30], en 2006, et crée en 2008 le programme d’insertion professionnelle. Les Filières du Talent DCNS renouvelé chaque année avec un volet social supplémentaire en matière de formation et d’insertion des personnes en difficultés[31].

En 2013, Piriou et DCNS créent une société conjointe : Kership, pour produire les bâtiments multi-missions (B2M).

En avril 2016, l'Australie annonce que son contrat de construction de douze sous-marins de 4 000 tonnes pour un montant total de 34,3 milliards d'euros est remporté par DCNS, face à ThyssenKrupp Marine Systems et au consortium japonais de Mitsubishi Heavy Industries et de Kawasaki Heavy Industries[32].

En avril 2017, après négociation, Fincantieri disposera d’environ 48 % du capital des chantiers de l'atlantique, l’Etat français conserve ses 33,3 %, DCNS entre à hauteur de 12 % et une fondation bancaire italienne détiendra le solde[33].

Activités[modifier | modifier le code]

Les activités de DCNS se divisent en deux principaux secteurs : le naval de défense, cœur historique de l’activité (navires, sous-marins, maintien en conditions opérationnelles des forces) et les énergies et infrastructures marines (énergies marines renouvelables, nucléaire civil, construction de bases navales et de centrales électriques).

Naval de défense[modifier | modifier le code]

DCNS conçoit, réalise et maintient en condition opérationnelle des systèmes navals de surface, des sous-marins ainsi que leurs systèmes et infrastructures associés. En tant que maître d’œuvre et intégrateur de navires armés, DCNS intervient sur l’ensemble de la chaîne de valeur : programmation stratégique, la conception, la construction, le maintien en condition opérationnelle et l’exploitation.

Le groupe fournit ainsi la Marine nationale française et les marines étrangères, pour les produits conventionnels, avec autorisation du gouvernement français. Il met également son expertise militaire au service de l’Armée de l’air pour concevoir des systèmes automatisés de navigation et de combat, et rénover des avions[34].

En 2009, DCNS remporte notamment avec Airbus Defence and Communications Systems et Rohde & Schwarz le marché RIFAN 2, un réseau Intranet des forces aéronavales.

Systèmes navals de surface[35][modifier | modifier le code]

Sous-marins et armes sous-marines[modifier | modifier le code]

Marché export[modifier | modifier le code]

DCNS captant une part de marché de 17%[36] , principalement en Amérique du Sud (Brésil - 4 classe Scorpène) et en Asie (Inde 6 classe Scorpène, Malaisie 2 classe Scorpène), et il faut signaler le contrat avec l'Australie en 2016 pour 12 type Shortfin Barracuda.

  • En Inde, DCNS est partenaire des chantiers publics MDL (Mazagon Dock Ltd).
  • Au Brésil, DCNS a remporté le marché PROSUB en décembre 2008. En partenariat avec le conglomérat Odebrecht
  • En Malaisie, DCNS et son partenaire local Boustead ont fondé la JV Boustead DCNS Naval Corporation SDN BHD (49/51%) dédiée à la maintenance et au soutien opérationnel des 2 Scorpènes.
  • DCNS a des partenariats stratégiques avec des chantiers SMW Gdynia en Pologne.

À la fin des années 1980, la marine canadienne avait envisagé d'acquérir 10 ou 12 sous-marins nucléaires d'attaque français de la classe Rubis, mais la fin de la guerre froide et les difficultés budgétaires conduiront à l'abandon de ce projet[37].

Énergies et infrastructures marines[modifier | modifier le code]

DCNS se positionne comme un innovateur en proposant une large gamme de solutions dans l'énergie nucléaire civil et les énergies marines renouvelables.

Les connaissances développées par DCNS dans le domaine de la propulsion de systèmes navals permettent au groupe de développer des solutions dans le nucléaire civil. Il collabore ainsi avec EDF le CEA et Areva à la construction des centrales EPR et à l’entretien de centrales nucléaires. Le groupe développe également un projet de réacteur modulaire de petite puissance immergé Flexblue.

DCNS construit aussi des centrales électriques thermiques et des bases navales. Le groupe conçoit notamment des centrales électriques à Mayotte[38], La Réunion[39] et Saint-Pierre-et-Miquelon[40]. Il assure l’assistance à la réalisation des bases navales à l’international, comme le site industriel de construction de sous-marins de la baie de Sepetiba près d’Itaguaí au Brésil[26].

DCNS investit enfin dans quatre technologies marines renouvelables : les hydroliennes, l’énergie thermique des mers (ETM), les éoliennes flottantes et l’énergie houlomotrice. Sa prise de contrôle de la société irlandaise OpenHydro en 2013 lui permet de passer de la phase de recherche et développement à une phase de production industrielle[41].

Le développement de DCNS dans ces secteurs de l'énergie s’inscrit dans la stratégie de croissance du groupe qui vise le doublement de son chiffre d’affaires entre 2010 et 2020.

Engagements[modifier | modifier le code]

DCNS développe plusieurs programmes en faveur de la formation et de l’insertion professionnelle. Le groupe est signataire du Pacte PME, qui facilite les rapports entre grandes entreprises et petites structures, et noue des partenariats avec des grandes écoles et des universités. Ainsi, DCNS a organisé entre 2006 et 2013 le Trophée Poséidon à destination des étudiants d’écoles d’ingénieurs[42], qui récompensait des projets étudiants en lien avec l’innovation et le monde maritime.

Depuis 2008, DCNS développe également un programme d’insertion professionnelle à destination des personnes titulaires d’une formation technique ou sans qualification appelé les Filières du Talent DCNS. Ce programme permet au groupe d’obtenir le Trophée national 2010 de l’entreprise citoyenne[43].

L’implication de DCNS dans le domaine du nautisme, à travers un partage de ses technologies et des activités de sponsoring et mécénat, est également ancienne. Le groupe est partenaire du Grand-Prix de l’École navale[44], régate organisée depuis 2001 près de la presqu’île de Crozon. Il est aussi  partenaire du Pôle France Voile de Brest depuis 2007, et œuvre à l’insertion professionnelle des sportifs en reconversion.

DCNS a également construit en 2008 le DCNS 1000, monocoque destiné à la course à la voile autour du monde, qui figure en 2013 dans le film En Solitaire, de Christophe Offenstein, avec François Cluzet.

DCNS a par ailleurs partagé son expertise technique en matière de matériaux composites pour coques de navires et de systèmes de navigation lors de la construction du trimaran expérimental L'Hydroptère[45], et a été partenaire de l’équipe Areva Challenge, qui a participé à la Coupe de l’America en 2007.

À travers son site industriel à Toulon-Ollioules, DCNS est partenaire depuis 2005 du Rugby club toulonnais[46].

Organisation[modifier | modifier le code]

DCNS est une société anonyme de droit privé dont l’actionnaire principal est l’État français, avec 62 % du capital. Le groupe Thales possède 35 % du capital et les salariés détiennent 2 % du capital. DCNS emploie fin 2015 12 771 personnes, dont plus de la moitié est constituée de salariés de droit privé et l’autre moitié d’ouvriers d’État. Présent dans 10 pays, le groupe a développé plusieurs partenariats à l’étranger par l’intermédiaire de ses filiales et joint-ventures.

Gouvernance[modifier | modifier le code]

  • Président directeur général : Hervé Guillou
  • Directeur général adjoint Développement : Marie-Pierre de Baillencourt
  • Directeur général adjoint Finance et Juridique : Frank Le Rebeller

Implantations[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

DCNS dispose de 12 implantations en France, chacune spécialisée dans des métiers distincts. 

  • Bagneux : systèmes d’information et de surveillance, logistique des armées
  • Brest : services, maintien en condition opérationnelle des navires et sous-marins, maintenance des infrastructures industrielles portuaires de la Marine, énergies marines renouvelables. Le site se situe dans l’arsenal de Brest et sur l’Île Longue, et est partie prenante du Pôle Mer Bretagne.
    Article détaillé : Arsenal de Brest.
  • Cherbourg : production de sous-marins
    Article détaillé : Arsenal de Cherbourg.
  • Issy-les-Moulineaux : énergies marines renouvelables, nucléaire civil
  • Ollioules : systèmes d’informations et de surveillance
  • Lorient : Systèmes navals de surface
    Article détaillé : Arsenal de Lorient.
  • Marseille : nucléaire civil
  • Nantes-Indret : Sous-marins, Recherche et développement, propulsion nucléaire. Cofondateur du pôle de compétitivité EMC2
  • Paris : Siège social du groupe
  • Ruelle-sur-Touvre : sous-marins, systèmes automatisés, simulateurs, formation
    Article détaillé : Fonderie de Ruelle.
  • Gassin : armes sous-marines (torpilles)
  • Toulon : services, entretien des sous-marins et du porte-avions Charles de Gaulle
    Article détaillé : Port militaire de Toulon.

Dans le monde[modifier | modifier le code]

DCNS possède des bureaux de représentation en Australie, Arabie saoudite, au Chili, aux Émirats arabes unis, en Grèce, en Inde, en Indonésie, en Malaisie, en Norvège et au Pakistan. Le groupe est également présent dans le monde à travers des filiales et joint-ventures, qu’elle possède exclusivement ou en association avec d’autres entreprises[47].

En Europe[modifier | modifier le code]

En France :

  • Sirehna, filiale à 100 % : hydrodynamique navale, solutions de navigation pour les navires et d’appontage pour les véhicules et drones marins, terrestres ou aériens
  • Défense Environnement Services, filiale à 49 % en partenariat avec Veolia Environnement : infrastructures multiservices
  • Kership, filiale à 45 % en partenariat avec Piriou : navires de moyen tonnage pour l’État français

En Irlande :

  • OpenHydro, filiale à 62 % : hydroliennes

En Asie-Moyen-Orient[modifier | modifier le code]

En Arabie saoudite :

  • DCNS Support, filiale à 100 % : assistance au groupe DCNS pour des missions de maintien en conditions opérationnelles

En Inde :

  • DCNS India, filiale à 100 % : soutien aux chantiers navals locaux dans leurs activités techniques et de recherche

En Malaisie :

  • DCNS Malaysia, filiale à 100 % : assistance au groupe DCNS dans ses activités locales
  • Boustead DCNS Naval Company, filiale à 40 % en partenariat avec Boustead : maintien en conditions opérationnelles de sous-marins

À Singapour :

  • DCNS Far East, filiale à 100 % : logistique et maintenance de systèmes navals et aéronavals

En Amérique[modifier | modifier le code]

Au Brésil :

  • DCNS DO BRAZIL, filiale à 100 % : représentation commerciale du groupe au Brésil
  • Prosin, filiale à 100 % de DCNS Do Brazil : ingénierie de systèmes navals pour le Brésil
  • Itaguai Construçoes Navais, filiale à 41 % en partenariat avec Odebrecht : construction de sous-marins dans le cadre d’un contrat signé par DCNS avec la Marine brésilienne

Au Canada :

  • DCNS Technologies Canada Inc, filiale à 100 % : représentation commerciale du groupe au Canada (Ottawa).

Données financières[modifier | modifier le code]

2015 2014 2013 2012
Chiffre d’affaires (en milliards €)[48] 3,06 3,07 3,36 2,93
Prises de commandes (en milliards €) 3,52 3,60 2,27 2,53
Carnet de commandes (en milliards €) 12,26 13,22 14,46
Résultat opérationnel courant (en millions €) 166,4 208,5
Résultat net (en millions €) 58,4 -336,1 104,1 163,7

Activité de lobbying[modifier | modifier le code]

Auprès de l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

DCNS est inscrit comme représentant d'intérêts auprès de l'Assemblée nationale. Il déclare à ce titre en 2013 que les coûts annuels liés aux activités directes de représentation d'intérêts auprès du Parlement sont compris entre 40 000 et 50 000 euros[49].

Auprès des institutions de l'Union Européenne[modifier | modifier le code]

DCNS est inscrit depuis 2011 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Il déclare en 2016 pour cette activité 7 collaborateurs à temps plein et des dépenses d'un montant compris entre 100 000 et 200 000 euros[50].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.meretmarine.com/fr/content/dcn-soffre-une-nouvelle-identite-avec-dcns
  2. Environnement magazine (2017) [Énergies marines renouvelables : DCNS plonge dans le grand bain], publié le 06/01/2017
  3. Historique de l'Arsenal de Brest sur wiki-brest.net
  4. « Les grandes dates de l'arsenal de Toulon », sur Mer et Marine (consulté le 8 septembre 2014)
  5. a et b Rapport 134 (2004-2005) d'Yves Fréville, fait au nom de la commission des finances, déposé le 21 décembre 2004, « Annexe 1, l’évolution du statut juridique de DCN », sur www.senat.fr
  6. « La Forge à canons », sur Ville de Ruelle sur Touvre (consulté le 8 septembre 2014)
  7. Décret du 22 avril 1927 relatif à l'organisation de la marine militaire, Journal Officiel de la République Française,
  8. Frédéric MARQUIE, La reconversion des chantiers et arsenaux de la Marine (1946-1953), Revue historique des armées n°220, p 112-127
  9. « La propulsion nucléaire des navires », sur Energethique (consulté le 9 septembre 2014)
  10. https://www.senat.fr/rap/r04-426/r04-4263.html
  11. Yves FREVILLE, « La réorganisation du MCO et la création du service de soutien de la flotte », Rapport d'information du Sénat n°426,‎ (lire en ligne)
  12. « DCNS achève le programme des frégates pour Singapour », sur Mer et Marine
  13. « DCNS livre un sous-marin du type Scorpène à la Malaisie », sur Mer et Marine
  14. Sénat, L'évolution du statut juridique de la DCN (lire en ligne)
  15. Décret n°2000-326 du 12 avril 2000 portant création du service à compétence nationale DCN.
  16. « Introduction du rapport particulier sur les comptes de DCN »
  17. « Le rapport de la Cour des comptes relatif aux comptes de DCN-SA » (consulté le 19 octobre 2016)
  18. CONZE Henri, JOLIVET Alain, L'Avenir de la DCN (Direction des constructions navales) : diagnostic, ministère de la Défense, , 98 p. (lire en ligne)
  19. « DCN change de nom et devient DCNS », Mer et Marine,‎ (lire en ligne)
  20. « Thales se sent déjà comme un poisson dans l'eau chez DCNS », La Tribune,‎ (lire en ligne)
  21. « DCNS veut doubler de taille en dix ans », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  22. « La reconquête industrielle des océans », TTU, lettre d'informations stratégiques et de défense, no 940,‎ (lire en ligne)
  23. « Premier appontage automatique d'un drone sur une frégate française », Mer et Marine,‎ (lire en ligne)
  24. « DCNS Research dynamise l’innovation », Industrie et Technologies,‎ (lire en ligne)
  25. Communiqué de presse - "DCNS inaugure sa filiale en Inde" - http://www.ambafrance-in.org/IMG/pdf/CP_DCNS_India_VF_version_finale_240309.pdf
  26. a et b « Les sous-marins franco-brésiliens de DCNS », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  27. « Corvettes Gowind pour la Malaisie : DCNS a reçu deux lettres d’attribution », Le Marin,‎ (lire en ligne)
  28. « Armement : DCNS décroche un contrat de 1 milliard d'euros en Egypte », La Tribune,‎ (lire en ligne)
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  30. « Trophée Poséidon DCNS : Centrale Marseille remporte le premier prix », Mer et Marine,‎ (lire en ligne)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]