Bonneval-sur-Arc

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Bonneval-sur-Arc
Vue panoramique du village.
Vue panoramique du village.
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Canton Modane
Intercommunalité Communauté de communes Haute Maurienne-Vanoise
Maire
Mandat
Gabriel Blanc
2014-2020
Code postal 73480
Code commune 73047
Démographie
Gentilé Bonnevalains
Population
municipale
248 hab. (2013)
Densité 3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 22′ 20″ Nord 7° 02′ 50″ Est / 45.3722222222, 7.04722222222
Altitude Min. 1 759 m – Max. 3 642 m
Superficie 82,72 km2
Localisation

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Bonneval-sur-Arc
Liens
Site web mairie-de-bonnevalsurarc.fr

Bonneval-sur-Arc est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

L'authenticité des lieux est un très bon exemple de ce que fut et de ce qu'est la vie dans les Alpes. L'architecture traditionnelle, l'urbanisme et la disposition de la commune sont un témoin rare de la vie d'antan et encore préservée de toute influence contemporaine. Le village, situé au fond de la vallée de la Haute-Maurienne dans le parc national de la Vanoise est l'un des 157 villages qui adhèrent à l'association les plus beaux villages de France chargée de promouvoir les arguments touristiques de petites communes rurales riches d'un patrimoine de qualité.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située à 42 kilomètres au nord-est de Modane, Bonneval-sur-Arc est la commune la plus à l'est de Auvergne-Rhône-Alpes. C'est également la dernière commune de Haute-Maurienne à traverser avant d'entamer l'ascension du col de l'Iseran pour redescendre sur Val d'Isère et la Haute-Tarentaise.

Communes limitrophes de Bonneval-sur-Arc
Val-d'Isère Ceresole Reale
(Italie)
Bonneval-sur-Arc Groscavallo
(Italie)
Bessans

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 8 272 hectares ; son altitude varie de 1 759 à 3 642 mètres[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type montagnard.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Les habitations occupées à l'année se répartissent sur « le vieux village » et le hameau de « Tralenta » qui se jouxtent et qui abritent à l'année une population d'environ 250 âmes. D'autres hameaux, non occupés en hiver, se répartissent sur le territoire de la commune, le plus connu étant celui de l'« Écot ».

La majorité des bâtiments, trapus, sont en pierres de taille, liées par de la chaux, et les fenêtres sont étroites et verticales, sans volet. Sur la façade exposée au soleil court bien souvent un balcon de bois appelée aussi « galerie » ; sur certains d'entre eux sont encore exposés des grebons, briquettes de fumier de moutons qu'on utilisait comme combustible pour se chauffer. Les toits à deux pans sont couverts de lauzes, sur une charpente de mélèzes. On dénombre de nombreuses ruelles. Bonneval-sur-Arc, afin de préserver son aspect originel, n'offre à la vue de ses visiteurs et habitants aucune parabole ou antenne de télévision. L'électricité, les télécoms et autres aménagements sont majoritairement en réseau souterrain afin qu'aucun câble aérien et pylône ne soit apparent.

À noter aussi le hameau de l'Ecot, dont plusieurs maisons ont été rénovées ces dernières années, et sa chapelle Sainte-Marguerite (XIIe siècle).

Toponymie[modifier | modifier le code]

En francoprovençal, la commune s'écrit Bonaval selon la graphie de Conflans ou encore Bônavâl selon l'ORB[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Les premiers habitants de ce qui constitue aujourd'hui le territoire de la commune de Bonneval-sur-Arc auraient été des pâtres piémontais qui amenaient leur troupeaux pour les faire paître l'été avant de retourner chez eux pour l'hiver. C'est vers le Ve siècle ou le VIe siècle que ces pâtres se seraient installés à l'année dans deux villages : Faudan et l'Ecot. Au VIIIe siècle, arrivent également des barbares refoulés par les chrétiens dans la plaine de Bessans ; sur place, ces nouveaux habitants exploitèrent alors les grandes forêts existantes, ainsi que des mines de métaux (notamment de fer) qu'ils découvrirent au-delà du hameau actuel de l'Ecot. À compter du Xe siècle, la population s’accroît et deux nouveaux villages sont construits : Bonneval-sur-Arc (le village) et Tralenta. C'est en 1562 que Bonneval-sur-Arc devient une commune à part entière. Précédemment, elle était rattachée à la commune proche de Bessans avant qu'un premier pas vers son autonomie soit franchi en 1532, lorsque l'Église a consacré Bonneval-sur-Arc comme une paroisse distincte. Élu maire en 1956, Gilbert André (né dans les Vosges en 1927) conserve ce mandat plusieurs décennies et fut l'un des artisans de la conservation du patrimoine de Bonneval. Il est aussi l'un des pionniers à l'origine de la création du parc national de la Vanoise. Plus tard, en 1967, les premières remontées mécaniques sont construites : Bonneval-sur-Arc choisit alors de se tourner vers le ski de piste à taille humaine tandis que la commune voisine de Bessans s'oriente elle vers le ski de fond. Aujourd'hui, Bonneval-sur-Arc vit notamment de l'agriculture de montagne et du tourisme familial, tout en conservant son identité, son authenticité, et son attrait.[réf. nécessaire]

La légende de Faudan[modifier | modifier le code]

Au Xe siècle existait le hameau de « Faudan ». En Haute Maurienne, ses habitants étaient connus pour leur égoïsme mais aussi leur grande richesse due à l'exploitation ancienne par les Sarrazins de mines de fer. La légende dit en effet que tous les dimanches, les habitants du village jouaient aux boules, utilisant des boules en or pur. De tels comportements amenèrent le père supérieur de l'abbaye de Novalaise, en Piémont, à envoyer le moine Landry à « Faudan » afin de ramener à la raison (et à Dieu) ces habitants. Ceux-ci, non seulement refoulèrent le Saint Homme, mais le tuèrent en le précipitant dans la rivière, l'Arc. Un an plus tard, un vieillard se présenta à « Faudan » au début de la nuit. Affaibli par le froid et la faim, il frappa à toutes les portes du village, et à chaque fois, se fit éconduire, ne demandant qu'à manger et un endroit pour dormir. À l'écart du village vivait une femme, Marguerite, dans une modeste maison. Malgré sa pauvre condition, Marguerite accueillit le vieil homme, le nourrit, et lui offrit sa grange pour logement. Après avoir mangé, le vieillard quitta toutefois son hôte, prévenant cette femme que dans le courant de la nuit, elle entendrait un grand bruit, lui recommandant de ne pas avoir peur et de prier pour les gens de « Faudan ». Quelques heures plus tard, Marguerite fut brusquement réveillée : la montagne s'écroulait. Au lever du jour, elle constata que le village de « Faudan » et ses habitants avaient disparu, ensevelis sous un immense éboulis de rochers. Seule sa maison avait été épargnée ...[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1956 1995
(interruption de 1987 à 1989)[3]
Gilbert André   militant pour la protection du
patrimoine et de l'environnement
mars 2014 en cours
(au 30 avril 2014)
Gabriel Blanc   agriculteur

Population et Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 248 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1901
542 304 286 390 407 421 351 349 342
1911 1921 1936 1946 1962 1968 1975 1982 1990
305 233 191 164 131 139 149 211 216
1999 2006 2008 2011 2013 - - - -
239 239 246 238 248 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Comparaison entre les années 1999 et 1982[6] :

Pyramide des âges en 1999 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
75 à plus
10 
11 
60 à 74
37 
40 à 59
32 
35 
20 à 39
33 
35 
0 à 19
33 
Pyramide des âges en 1982 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
75 à plus
60 à 74
10 
17 
40 à 59
16 
41 
20 à 39
40 
38 
0 à 19
38 

Répartition des ménages[modifier | modifier le code]

Le nombre total de ménages à Bonneval-sur-Arc était de 98[Quand ?]. Ces ménages ne sont pas tous égaux en nombre d'individus. Certains de ces ménages comportent une personne, d'autres deux, trois, quatre, cinq voire plus de six personnes. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Les Ménages

Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Bonneval-sur-Arc 31,6 % 24,5 % 23,5 % 10,2 % 9,2 % 1 %
Moyenne Nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[7]

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi et entreprises[modifier | modifier le code]

Travaux dans les champs en .

L'économie du village est liée depuis longtemps à l'agriculture de montagne, et notamment à l'élevage de vaches, de moutons et de chèvres, mais aussi au tourisme familial, certains Bonnevalains ayant un double emploi lié à ces deux domaines. Bonneval-sur-Arc dispose en effet d'activités touristiques en lien avec ce milieu montagnard : ski de piste, randonnées pédestre, parapente, etc.

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2014, la capacité d'accueil de la station, estimée par l'organisme Savoie-Mont-Blanc, est de 2 353 lits touristiques répartis dans 397 établissements[Note 3]. Les hébergements se répartissent comme suit : 242 meublés  ; 1 résidence de tourisme ; 2 hôtels ; 5 refuges ou gîtes d'étape et deux chambres d'hôtes[8].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lieux, monuments et objets remarquables[modifier | modifier le code]

Le clocher de l'église sous la neige, en .

La commune compte douze monuments et cinq objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[9],[10].

Les douze monuments ont tous été « inscrits » par arrêté du , sauf le clocher de l'église qui a été inscrit par arrêté du  :

  • oratoire Saint-Landry du XVIIe siècle ;
  • oratoire Notre-Dame-des-Sept-Douleurs du XVIIe siècle ;
  • chapelle Sainte-Marguerite ;
  • vieux pont et pont de la Lame ;
  • oratoire de la Sainte-Trinité du XVIIe siècle ;
  • oratoire Saint-Sébastien du XVIIe siècle ;
  • oratoire Saint-Gras du XVIIe siècle ;
  • clocher de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption ;
  • chapelle Saint-Sébastien ;
  • chapelle Saint-Barthélémy ;
  • chapelle Saint-Antoine ;
  • chapelle Notre-Dame-des-Grâces.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

On peut également citer la fromagerie et le musée, la Grande Maison (expositions) et la chapelle Notre-Dame-de-Toute-Prudence, construite en 1939 selon les plans de l'architecte savoyard Maurice Novarina[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Valérien Culet, berger et « guide à touristes ». En 1911, il accompagne le baron Pierre Decouz aux Îles Kerguelen, pour y mettre en place, à la demande des frères Bossières, personnalités havraises concessionnaires des îles australes françaises, un élevage de moutons en liberté. Il y restera six mois et notera tous les détails de son séjour dans son petit carnet noir.
  • Charles Blanc dit Carling, René Alexandre dit Papoling, Pierre Blanc dit Le Pape, guides de montagne qui participèrent au développement du village.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Gottar, Bonneval-sur-Arc : les seigneurs de l'Alpe, p. 123-126, La Fontaine de Siloé, Montmélian, 2005 (ISBN 2-84206-283-3) Extraits
  • Jean-Philippe Masserann, Les Princes de Bonneval et le Citadin, Éditions Thot, Grenoble, 2006

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[8].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. Lexique des noms des communes savoyardes en arpitan - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 20
    préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  3. Fiche biographique sur Gilbert André.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  6. Recensement de l'Insee en 1999 - Population totale par sexe et âge.
  7. Données démographiques compulsées par le JDN d'après l'INSEE
  8. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com,‎ (consulté en janvier 2015) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  9. « Liste des monuments historiques de la commune de Bonneval-sur-Arc », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. « Liste des objets historiques de la commune de Bonneval-sur-Arc », base Palissy, ministère français de la Culture.
  11. Article de Christian Sorrel, « Une nouvelle montagne sacrée ? Catholicisme, tourisme et sports d'hiver en Savoie », p. 374, paru dans Serge Brunet, Dominique Julia et Nicole Lemaître, Montagnes sacrées d'Europe : Actes du colloque "Religion et Montagnes", Tarbes, 30 mai-2 juin 2002, vol. 49, Publications de la Sorbonne, , 427 p. (ISBN 978-2-85944-516-4).