Castelnaud-la-Chapelle

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Castelnaud-la-Chapelle
Castelnaud-la-Chapelle
Le village de Castelnaud et son château.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Sarlat-la-Canéda
Intercommunalité Communauté de communes de Domme-Villefranche du Périgord
Maire
Mandat
Daniel Dejean
2020-2026
Code postal 24250
Code commune 24086
Démographie
Population
municipale
447 hab. (2020 en diminution de 5,89 % par rapport à 2014)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 57″ nord, 1° 08′ 58″ est
Altitude Min. 51 m
Max. 283 m
Superficie 20,88 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Sarlat-la-Canéda
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Vallée Dordogne
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web castelnaud-la-chapelle.com

Castelnaud-la-Chapelle est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Elle fait partie de l'association Les Plus Beaux Villages de France[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de Castelnaud-la-Chapelle et des communes avoisinantes.

Castelnaud-la-Chapelle est limitrophe de neuf autres communes. Au sud-ouest, le territoire de Carves est distant de moins de 250 mètres et au nord-ouest, celui de Cladech est éloigné de 350 mètres.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. Castelnaud-la-Chapelle est située dans le deuxième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de roches calcaires très dures du Jurassique que la mer a déposées par sédimentation chimique carbonatée, en bancs épais et massifs[2]. Elle est dans le causse de Daglan, au sud-ouest autour de Daglan, entre Saint-Cyprien, Domme et Villefranche-du-Périgord, vaste ensemble éclaté présentant de nombreux faciès calcaires, constitués principalement de pelouses sèches, de steppes, et de forêts perdant leurs feuilles en hiver.

Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire datant du Cénozoïque et de roches sédimentaires du Mésozoïque. La formation la plus ancienne, notée j6-7, date du Kimméridgien terminal au Tithonien, composée de calcaires micritiques en petits bancs alternant avec des bancs marneux à lumachelles. La formation la plus récente, notée CF, fait partie des formations superficielles de type colluvions indifférenciées sablo-argileuses et argilo-sableuses. Le descriptif de ces couches est détaillé dans les feuilles « no 808 - Sarlat-la-Canéda » et « no 832 - Gourdon » de la carte géologique au 1/50 000 de la France métropolitaine[3],[4] et leurs notices associées[5],[6].

Carte géologique de Castelnaud-la-Chapelle.

Relief et paysages[modifier | modifier le code]

Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (491 m, à la forêt de Vieillecour dans le Nontronnais, à Saint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest (2 m à Lamothe-Montravel). L'altitude du territoire communal varie quant à elle entre 51 m et 283 m[7],[8].

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le , renforcée par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d’ouvrage de l’État et publié en [9]. Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagères[Note 1] et 14 sous-unités[10]. La commune fait partie du Périgord noir, un paysage vallonné et forestier, qui ne s’ouvre que ponctuellement autour de vallées-couloirs et d’une multitude de clairières de toutes tailles. Il s'étend du nord de la Vézère au sud de la Dordogne (en amont de Lalinde) et est riche d’un patrimoine exceptionnel[11].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de 20,88 km2[7],[12],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 21,02 km2[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne[15]. Elle est drainée par la Dordogne, le Céou, l'Antinol, le Fonbounou, l'Embalay et par un petit cours d'eau[Note 3], qui constituent un réseau hydrographique de 20 km de longueur totale[16],[Carte 1].

La Dordogne, d'une longueur totale de 483,1 km, prend naissance sur les flancs du puy de Sancy (1 885 m), dans la chaîne des monts Dore, traverse six départements dont la Dordogne dans sa partie sud, et conflue avec la Garonne à Bayon-sur-Gironde, pour former l'estuaire de la Gironde[17],[18]. Elle borde la commune du nord-est au nord-ouest sur huit kilomètres face à Vézac, Beynac-et-Cazenac et Saint-Vincent-de-Cosse.

Le Céou, d'une longueur totale de 55,07 km, prend sa source dans le Lot dans la commune de Séniergues et se jette en rive gauche de la Dordogne à l'est du bourg de Castelnaud, face à Vézac[19]. Il arrose la commune à l'est sur deux kilomètres.

Deux autres affluents de rive gauche de la Dordogne baignent le territoire communal au nord-ouest : l'Embalay sur trois kilomètres et demi dont plus d'un kilomètre et demi en limite de Veyrines-de-Domme, et l'Antinol qui sert de limite naturelle sur 750 mètres avec Allas-les-Mines.

Le Fonbounou, affluent de la Vallée et sous-affluent de la Dordogne par la Nauze, borde la commune au sud-ouest sur près d'un kilomètre et demi face à Saint-Laurent-la-Vallée.

Gestion et qualité des eaux[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Dordogne amont ». Ce document de planification, dont le territoire s'étend des sources de la Dordogne jusqu'à la confluence de la Vézère à Limeuil, d'une superficie de 9 700 km2 est en cours d'élaboration. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)[20]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [21].

La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[22]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[23].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[22]

  • Moyenne annuelle de température : 13,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 11,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 5] : 15,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 6] : 849 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,3 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[26] complétée par des études régionales[27] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Sarlat », sur la commune de Sarlat-la-Canéda, mise en service en 1995[28] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[29],[Note 7], où la température moyenne annuelle est de 13,2 °C et la hauteur de précipitations de 854,5 mm pour la période 1981-2010[30]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Gourdon », sur la commune de Gourdon, dans le département du Lot, mise en service en 1961 et à 20 km[31], la température moyenne annuelle évolue de 12,4 °C pour la période 1971-2000[32], à 12,7 °C pour 1981-2010[33], puis à 13,1 °C pour 1991-2020[34].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

La Dordogne au pont de Castelnaud.

Natura 2000[modifier | modifier le code]

La Dordogne est un site du réseau Natura 2000 limité aux départements de la Dordogne et de la Gironde, et qui concerne les 104 communes riveraines de la Dordogne, dont Castelnaud-la-Chapelle[35],[36]. Seize espèces animales et une espèce végétale inscrites à l'annexe II de la directive 92/43/CEE de l'Union européenne y ont été répertoriées[37].

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Castelnaud-la-Chapelle fait partie des 102 communes concernées par la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II « La Dordogne »[38],[39], dans laquelle ont été répertoriées huit espèces animales déterminantes et cinquante-sept espèces végétales déterminantes, ainsi que quarante-trois autres espèces animales et trente-neuf autres espèces végétales[40].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Castelnaud-la-Chapelle est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 8],[41],[42],[43].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sarlat-la-Canéda, dont elle est une commune de la couronne[Note 9]. Cette aire, qui regroupe 47 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[44],[45].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (54,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,7 %), zones agricoles hétérogènes (32,5 %), prairies (7,4 %), eaux continentales[Note 10] (3,3 %), terres arables (3,1 %)[46].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Les Ans
  • Bannes
  • la Barrière
  • Bérel
  • la Borie (deux lieux-dits du même nom)
  • le Bos Petit
  • le Bost
  • Bost Nègre
  • Bruyère
  • le But
  • Cafour
  • Cap del Pech
  • les Carbonnières
  • Carpignac
  • Castelnaud
  • Cayrefour
  • la Chapelle Basse
  • la Chapelle-Péchaud
  • le Château Trompette
  • la Combe
  • Combe Longue
  • Combe Peyrouse
  • Coubirat
  • Crabol
  • la Croix de Férou
  • la Croix de la Mission
  • Envaux
  • les Escaliers
  • les Escloux
  • Falgueyrat
  • Fayrac
  • la Ferme des Milandes
  • Fondaumier
  • Générille
  • Lablancou
  • Lacoste
  • Lascombe
  • Lasserre
  • Leyral
  • Maison Blanche
  • Maisonneuve
  • les Mérigots
  • les Milandes
  • le Moulin de Mel
  • le Moulin de Tournepique
  • Moulin Neuf
  • Notre-Dame
  • Pech Carbonnier
  • Pech Pourel
  • Péchaud
  • la Plaine de Fayrac
  • Pont de Cause
  • les Ramonets
  • Rauffet
  • le Roc
  • le Roc de la Garde
  • le Soucaillou
  • Tournepique
  • la Treille
  • le Valat
  • Viel Croze
  • les Vitarelles[47].

Prévention des risques[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Castelnaud-la-Chapelle est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage[48]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[49].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Dordogne et le Céou. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1996 et 1999[50],[48]. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du plan de prévention des risques inondation (PPRI) de la « vallée de la Dordogne amont » approuvé le , pour les crues de la Dordogne[51],[52].

Castelnaud-la-Chapelle est exposée au risque de feu de forêt. L’arrêté préfectoral du fixe les conditions de pratique des incinérations et de brûlage dans un objectif de réduire le risque de départs d’incendie. À ce titre, des périodes sont déterminées : interdiction totale du 15 février au 15 mai et du 15 juin au 15 octobre, utilisation réglementée du 16 mai au 14 juin et du 16 octobre au 14 février[53]. En septembre 2020, un plan inter-départemental de protection des forêts contre les incendies (PidPFCI) a été adopté pour la période 2019-2029[54],[55].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Castelnaud-la-Chapelle.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[56]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[57]. 36 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (58,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national métropolitain)[Carte 4]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 11],[58].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989 et par des mouvements de terrain en 1999[48].

Risque technologique[modifier | modifier le code]

La commune est en outre située en aval du barrage de Bort-les-Orgues, un ouvrage de classe A[Note 12] situé dans le département de la Corrèze et faisant l'objet d'un PPI depuis 2009. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[60].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La graphie Castelnaud est une corruption de Castelnau qui signifie « château neuf » (du latin castellum novum).

En occitan, la commune porte le nom de Castèlnòu e La Capèla[61].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Une statuette anthropomorphe « phallo-féminine » en calcaire silicifié[62] est trouvée dans un champ près du château des Milandes dans les années 1980 par Gwen Linnenkamp, à l'époque âgé de 5 ans. En 2001 il apporte l'objet au Parc archéologique de Beynac à Laurent Bernat, qui la montre à André Morala, technicien au Musée national de Préhistoire des Eyzies-de-Tayac. Randall White étudie l'objet (microscopie optique, microscopie électronique à balayage, expérimentation, diffraction de rayons X, comparaison morphologique et technique avec d'autres statuettes féminines en matière minérale)[63]. La forme générale combine deux formes, l'une féminine, l'autre phallique[64]. Yves Coppens a été le premier à regarder avec sérieux cette double lecture, qu'il a relevée à propos de la vénus de Lespugue et d'un des bas-reliefs de Laussel[65].
Randall White situe la statuette de Castelnaud comme « probablement gravettienne-protomagdalénienne »[62].

L'industrie lithique provenant du même champ date du Moustérien, ce qui est cohérent avec les conclusions d'une prospection systématique des sites de surface menée dans les années 1970 par Jean-Philippe Rigaud et Margaret Conkey dans le secteur autour des Milandes : dominance du Paléolithique moyen, très peu de Paléolithique supérieur qui se résume à de l'Aurignacien et pas de Gravettien. Toutefois, le Paléolithique supérieur se manifeste dans les environs : à l'ouest, les abris du Flageolet 1 et 2 en rive droite de la Dordogne sur Bézenac (6 km au nord-ouest), fouillés par J.-Ph. Rigaud entre 1966 et 1981 et qui, à eux deux, livrent Aurignacien, Gravettien et Magdalénien[66] ; sur Castels (10 km au nord-ouest), également en rive droite de la Dordogne, deux sites de Solutréen, deux sites de Magdalénien, un site d'Aurignacien ; sur Saint-André-d'Allas (6 km au nord), Moustérien et Aurignacien au site de plein air du Dau ; dans la vallée du Céou, le Roc à Vézac et la falaise du Conte (3 km au sud-est, commune de Cénac-et-Saint-Julien), pour différentes époques du Paléolithique moyen et supérieur[67].

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

En 1827 les communes de Castelnaud et Fayrac fusionnent et deviennent Castelnaud-Fayrac.

Castelnaud-la-Chapelle est issue de la fusion en 1973 des anciennes communes de Castelnaud-Fayrac et de La Chapelle-Péchaud[68].

La Chapelle-Péchaud conserve le statut de commune associée et, à ce titre, élit un maire délégué qui siège obligatoirement au conseil municipal de Castelnaud-la-Chapelle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 100 et 499 habitants au recensement de 2017, onze conseillers municipaux ont été élus en 2020[69],[70].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1954 1974 Abel Roulland SFIO puis PS Conseiller général du canton de Domme (1969-1974)
         
1983 mars 2014 Germinal Peiro PS[71] Instituteur
Conseiller général du canton de Domme (1988-2015)
Député (1997-2017)
Conseiller départemental du canton de la Vallée Dordogne (depuis 2015)
Président du conseil départemental de la Dordogne (depuis 2015)
mars 2014[72] juillet 2020 Marie-Françoise Roubergue DVG  
juillet 2020 En cours Daniel Dejean    

Juridictions[modifier | modifier le code]

Dans le domaine judiciaire, Castelnaud-la-Chapelle relève[73] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1972, les communes de Castelnaud-Fayrac et de La Chapelle-Péchaud étaient indépendantes. Le 1er janvier 1973, la commune de La Chapelle-Péchaud s'associe avec celle de Castelnaud-Fayrac qui prend alors le nom de Castelnaud-la-Chapelle[68].

Avant la fusion des communes de 1973[modifier | modifier le code]

Après la fusion des communes[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1975. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[74]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[75].

En 2020, la commune comptait 447 habitants[Note 13], en diminution de 5,89 % par rapport à 2014 (Dordogne : −0,85 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017 2020
380374408426457461472457447
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[76].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services publics[modifier | modifier le code]

  • Enseignement : école maternelle de Tournepique
  • La Poste : receveur de Castelnaud-la-Chapelle

Sports[modifier | modifier le code]

Le Marathon Dordogne-Périgord est une épreuve de descente fluviale de la Dordogne en canoë-kayak, entre Saint-Julien-de-Lampon et Castelnaud-la-Chapelle sur 32 kilomètres. Pour les jeunes, elle s'effectue sur 12 kilomètres entre Vitrac et Castelnaud-la-Chapelle (23e édition en 2022[77]).

Vie locale[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme, production de tabac et de maïs.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015[78], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 207 personnes, soit 43,9 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (vingt-deux) a diminué par rapport à 2010 (trente-cinq) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 10,6 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte 92 établissements[79], dont 61 au niveau des commerces, transports ou services, neuf dans la construction, neuf relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, sept dans l'industrie, et six dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche[80].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Parmi les entreprises dont le siège social est en Dordogne, deux sociétés situées à Castelnaud-la-Chapelle se classent parmi les cinquante premières de leur secteur d'activité quant au chiffre d'affaires hors taxes en 2015-2016 :

  • dans l'industrie, les Établissements Coste (fabrication de parquets assemblés), 41e avec 6 077 k€[81] ;
  • dans les services, Kléber Rossillon SARL (gestion des sites et monuments historiques et des attractions touristiques similaires), 24e avec 4 970 k€[82].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vestiges préhistoriques et antiques[modifier | modifier le code]

Grottes et gisements préhistoriques du Conte et des Fours.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Château de Castelnaud.

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Eutrope de Fayrac.

Musées[modifier | modifier le code]

Sites[modifier | modifier le code]

  • Panoramas et sites des châteaux de Castelnaud, Lacoste, Les Milandes.
  • Vallée de la Dordogne (SI).
  • Grottes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Joséphine Baker en 1961 au château des Milandes.
  • Geoffroy de Vivans (ou Vivant) (1543-1592), est né au château de Castelnaud. Il est décédé au cours du siège du château de Villandraut que dirigeait le maréchal de Matignon.
  • Fernand de La Tombelle (1854-1928), compositeur et organiste, est mort au château de Fayrac.
  • André Malraux (1901-1976), écrivain, aventurier, homme politique et intellectuel français, s'installe brièvement au château de Castelnaud en 1944 pendant la Résistance.
  • Joséphine Baker (1906-1975), achète en 1947 le château des Milandes qu'elle loue depuis 1937. Ruinée elle en perd la propriété en 1968, et doit le quitter en 1969, après y avoir, les derniers temps et en conflit avec le nouveau propriétaire, vécu dans une seule pièce, la cuisine, où elle s'était barricadée.
  • Jo Bouillon (1908-1984), compositeur, chef d'orchestre et violoniste, le quatrième mari de Joséphine Baker, vit avec celle-ci aux Milandes, de son mariage, en 1947, à la séparation du couple, en 1957 (divorce en 1961).
  • Germinal Peiro, né en 1953, député de la Dordogne, est maire de la commune de 1983 à 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Une unité paysagère est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
  2. La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[13],[14]
  3. Contrairement à ce qu'indique le Sandre, le ruisseau de Pontou, affluent de rive droite de la Dordogne, n'arrose pas la commune de Castelnaud-la-Chapelle située entièrement en rive gauche.
  4. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[24].
  5. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  6. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[25].
  7. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  8. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  9. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  10. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  11. Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
    • au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
    • au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
    • au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
  12. Le classement des barrages est fonction de deux paramètres : hauteur et volume retenu[59].
  13. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  • Cartes
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Références[modifier | modifier le code]

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