Beaulieu-sur-Dordogne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune de la Corrèze
Cet article est une ébauche concernant une commune de la Corrèze.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Beaulieu-sur-Dordogne
Le village au bord de la Dordogne en 2003.
Le village au bord de la Dordogne en 2003.
Blason de Beaulieu-sur-Dordogne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Arrondissement de Brive-la-Gaillarde
Canton Midi corrézien
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Corrézien
Maire
Mandat
Dominique Cayre
2014-2020
Code postal 19120
Code commune 19019
Démographie
Gentilé Bellocois
Population
municipale
1 184 hab. (2014)
Densité 137 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 58′ 45″ nord, 1° 50′ 21″ est
Altitude 147 m (min. : 125 m) (max. : 387 m)
Superficie 8,65 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Beaulieu-sur-Dordogne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Beaulieu-sur-Dordogne

Beaulieu-sur-Dordogne (Bel Luec en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Bellocois et les Bellocoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue panoramique de Beaulieu-sur-Dordogne


Localisation[modifier | modifier le code]

Beaulieu est située sur la route départementale 940 au bord de la Dordogne, au sud du Limousin.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Un des bras de la Dordogne traversant le village.
La Dordogne à Beaulieu.

La commune est limitée sur toute sa bordure orientale par la Dordogne, et arrosée au nord par son affluent la Ménoire.

Climat[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Axes ferroviaires[modifier | modifier le code]

Axes routiers[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Chapelle des pénitents et village de Beaulieu sur Dordogne au bord de la Dordogne (2003).

En pleine guerre de succession à la tête de l’Aquitaine, vers 855, Rodolphe de Turenne archevêque de Bourges, rallié à la cause « légitimiste » incarnée par Charles le Chauve, eut à cœur d’effectuer une fondation monastique sur ses terres familiales. Après une vaine tentative à Végennes, il se tourne vers Vellinus. Le cartulaire de l’abbaye rapporte que devant la splendeur du lieu, il ne put s’empêcher de le baptiser « Bellus Locus ». Depuis la grande abbaye de Solignac, il sollicite l’envoi d’une équipe de moines chargée de mettre en place ce nouveau monastère et participe avec sa large parentèle à l’édification du patrimoine de l’abbaye. Le monastère est consacré en 860.

Grâce aux pieuses donations des comtes de Quercy, des vicomtes de Turenne, de leurs multiples vassaux, le temporel de l’abbaye se compose du tiers du Bas-Limousin et d’une langue de l’actuel département du Lot. Dotée d’un trésor de reliques (saints Prime et Félicien), et bien qu’elle souffre de convoitises laïques, elle connaît un essor spectaculaire qui permet le développement d’un courant de pèlerinage. Beaulieu devint une étape essentielle sur les chemins unissant Limoges à Aurillac et Figeac, menant vers Conques, Moissac, Toulouse puis Compostelle. Annexée à Cluny vers 1095, elle se réforme et connaît une période favorable avec la mise en marche de reconstructions et de grands travaux. C’est le chantier de l’abbatiale et de son décor sculpté.

L’abbaye est puissante, placée sous la protection de saints populaires, située au débouché de régions fertiles, conditions sine qua non pour qu’un habitat villageois se développe. Dès la fin du XIIe siècle, un bourg se constitue tout autour des bâtiments conventuels protégés par une muraille, ponctuée de tours et bordée par un fossé. C’est l’enclos monastique. Des barris naissent hors les murs : le faubourg de la Grave, vers la Dordogne, où se trouvait l’ancien hôpital ; le barri majeur à l’emplacement du village primitif de Vellinus ; le barri du Trou dans lequel étaient inhumés les défunts et le quartier Mirabel à proximité des anciens vergers de l’abbaye. Beaulieu devint une place commerciale importante d’où émerge une véritable communauté bourgeoise qui suscite les convoitises des seigneurs de Castelnau et Turenne.

Panneau de la rue des gabariers.

À partir de 1213, fin de la mainmise clunisienne, l’abbaye perd peu à peu de sa puissance. Beaulieu devient le siège des conflits de pouvoir entre le seigneur-abbé, les bourgeois et le vicomte de Turenne. Avec la mise en commande du XVe siècle, l’abbaye se délite progressivement.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

L’abbaye subit les assauts des protestants lors des Guerres de Religion. À l’approche du XVIe siècle, les idées de la Réforme se sont propagées sous l’influence des marchands et gabariers de la Dordogne. Par deux fois (1569-1574), les troupes de l’amiral de Coligny pillent la ville et l’abbaye. L’église abbatiale est alors transformée en temple protestant. Rendue au culte catholique, en 1622, grâce à la Ligue, l’abbaye est reconstruite au XVIIe siècle par la congrégation des bénédictins de Saint-Maur. Ils y rétablissent la discipline monastique. La ville, à nouveau prospère, érige ses demeures cossues. Les anciens ligueurs créent, avec l’aide des évêques, de nombreuses confréries.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

L’abbaye abritait encore six moines lorsque la Révolution détruit les bâtiments conventuels et les constructions mauristes. L’abbatiale est épargnée et devient église paroissiale.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
 ? juillet 1941
(révoqué)
Léopold Marcou  ? Révoqué par le Gouvernement de Vichy[1]
mars 2001 mars 2008 Jacques Vigier UMP Conseiller général (1998-2004)
mars 2008 mars 2014 Jacques Descargues[2] PS Conseiller général (2004-2015)
mars 2014 en cours Dominique Cayre DVD Cadre

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 184 habitants, en diminution de -7,72 % par rapport à 2009 (Corrèze : -0,83 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 003 1 937 2 136 2 108 2 415 2 547 2 493 2 504 2 490
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 490 2 378 2 571 2 530 2 567 2 535 2 454 2 359 2 236
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 025 1 927 1 886 1 713 1 684 1 751 1 774 2 053 1 819
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
1 673 1 592 1 560 1 508 1 265 1 286 1 288 1 193 1 184
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006 [6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Au début du XXe siècle, Beaulieu-sur-Dordogne comptait 2025 habitants[7].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Beaulieu possède un club de rugby créé en 1908 : l'Union Sportive Beaulieu (U.S.B.). Régulièrement champion du Limousin, le club a participé à plusieurs phases de championnat de France échouant même en demi-finale en 1921. Lors de la saison 2011-2012, le club s'est illustré en remportant le titre de Champion de France de 2e série en battant en finale l'US Josbaig Saint Goin (victoire 15 à 11), couronnant ainsi une bonne saison permettant au club de monter en 1re série pour la saison 2012-2013.

Économie[modifier | modifier le code]

La région de Beaulieu produit 400 tonnes de fraises, soit près de 1 % de la production française. Elle alimente notamment la production de confitures par le groupe Andros dans ses usines de Biars-Bretenoux. Une fête de la fraise se tient le 2e dimanche de mai, à l'occasion de laquelle une tarte aux fraises de 8 mètres de diamètre et 900 kg de fraises est confectionnée[8].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Château d'Estresse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château d'Estresse.

Le château est construit sur une terrasse maintenue par un mur de soutènement médiéval à-pic sur la Dordogne, de manière à défendre Beaulieu et la haute vallée des invasions par la rivière (le roi Eudes y arrêta les Normands en 889). Le château est constitué de bâtiments des XIVe siècle, XVe siècle et XVIe siècles, on peut encore voir une bretèche en saillie sur le portail d'entrée. Le château a abordé le XXe siècle à l'état de ruines, mais il a été restauré. Il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église abbatiale saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Portail roman de l'église abbatiale.
Article détaillé : Église abbatiale saint-Pierre.

Fondée au IXe siècle par Rodolphe de la famille des comtes de Turenne, seigneurs de Beaulieu, l'abbaye fut rattachée au XIe siècle à Cluny[9],[10]. Sous l'impulsion de la réforme grégorienne, les pèlerinages prirent leur essor, nécessitant la construction de nouvelles églises, mieux adaptées. En 1150, le chœur et le transept de la nouvelle église de Beaulieu étaient déjà achevés ; la construction se poursuivra jusqu'au XIIIe siècle. Le plan est semblable aux autres églises romanes de pèlerinage, en croix latine, comportant une nef dotée de bas-côtés et un déambulatoire permettant aux pèlerins, sans déranger l'office, de prier les saints de leur choix dans les chapelles absidiales rayonnantes. L'architecte Anatole de Baudot y a effectué des travaux de restauration.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[11].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Beaulieu-sur-Dordogne

Coupé, au premier de gueules à l'enceinte fortifiée d'argent à trois tours crènelées et couvertes de même, ouvertes et ajourées de sable, au second d'azur à la dextrochère d'argent mouvant du flanc senestre, tenant une clef du même posée en pal, le panneton en haut et débordant de la tige.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Journal officiel de la République française - 4 juillet 1941 disponible sur Gallica
  2. « Les services de l'État en Corrèze » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le , brisé le 17 décembre 2016
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Le Lot partie Chemins de fer p 196 - Armand Viré - Réédition de l'ouvrage de 1907 - (ISBN 2-7455-0049-X)
  8. « La fraise de Beaulieu », sur Keldelice Information et guide d’achat sur les produits du terroir (consulté le 16 mai 2012)
  9. Marguerite Vidal, Jean Maury, Jean Porcher - Quercy roman - pp.285-313 - Éditions Zodiaque (collection "la nuit des temps n°10) - La Pierre-qui-Vire - 3e édition - 1979 (ISBN 978-2-7369-0143-1)
  10. Jean Maury, Marie-Madeleine S. Gauthier, Jean Porcher - Limousin roman - pp.39-89 - Éditions Zodiaque (collection "la nuit des temps" n°11) - La Pierre-qui-Vire - 1959
  11. « Site des villes et villages fleuris », sur www.villes-et-villages-fleuris.com (consulté le 23 décembre 2016)