La Roque-Gageac

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La Roque-Gageac
La Roque-Gageac
La Roque-Gageac, au bord de la Dordogne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Sarlat-la-Canéda
Canton Sarlat-la-Canéda
Intercommunalité Communauté de communes Sarlat-Périgord noir
Maire
Mandat
Jérôme Peyrat
2014-2020
Code postal 24250
Code commune 24355
Démographie
Population
municipale
467 hab. (2015 en augmentation de 11,72 % par rapport à 2010)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 49′ 38″ nord, 1° 11′ 00″ est
Altitude Min. 60 m
Max. 218 m
Superficie 7,17 km2
Localisation

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Liens
Site web laroquegageac.fr

La Roque-Gageac est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Elle fait partie de l'association Les Plus Beaux Villages de France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Comprise dans l'aire urbaine de Sarlat-la-Canéda, la commune de La Roque-Gageac est implantée en bordure de la Dordogne à 8 kilomètres au sud-ouest de Sarlat-la-Canéda.

Elle fait partie de l'association Les Plus Beaux Villages de France[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Roque-Gageac
Vézac Vitrac
La Roque-Gageac
Cénac-et-Saint-Julien Domme

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune porte le nom de La Ròca de Gajac[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Roque-Gageac (au fond à gauche, sous la falaise) et la vallée de la Dordogne.

Au Moyen Âge, La Roque Gageac a compté jusqu'à 1 500 habitants. À l'époque, la Dordogne faisait vivre pêcheurs et gabariers du port. De cette période demeure l'église recouverte de lauzes. Non loin se dresse, flanqué d'une tour ronde, le manoir de la famille Tarde, amie de Galilée. Pendant la guerre de Cent Ans, La Roque Gageac accueillit les évêques de Sarlat. Leur résidence, à l'extrémité du village, a été conservée. Dominant les maisons, les vestiges du château défient encore le temps.

Le , un pan de la falaise s'éboule sur une partie du village, tuant trois personnes en détruisant six maisons et une grange, coupant la route et terminant sa course dans la Dordogne[3]. En 2007, une stèle et une plaque ont été implantées au pied de la falaise à la mémoire des victimes de 1957[3].

Le , un pan du plafond du fort troglodytique s'effondre entraînant la chute d'une partie du mur de courtine du fort, accroché à la paroi de la falaise depuis le XIIe siècle, sur le côté du bâtiment d'accueil du site. Le , au début de la saison touristique, à la suite de la menace d'un rocher de 320 tonnes de s'effondrer sur le village et aux conclusions d'experts d'un danger imminent, la route départementale 703, traversant le village et surplombée par la falaise, est fermée pendant cinq semaines, avec évacuation des personnes les plus menacées. Des travaux de protection, notamment avec la pose de filets, sont effectués pour protéger les vies. À la suite de ces travaux, la RD 703 est rouverte le et les personnes ont pu regagner leur domicile.

La conséquence de ce danger est que le fort troglodytique n'est plus visitable. D'autres chutes de pierre sont en effet à craindre dans les années à venir.

À compter de novembre 2013, la route départementale 703 est fermée dans sa traversée du bourg de La Roque-Gageac pour une période de cinq mois, nécessaire à la création de voies piétonnes sécurisées de chaque côté de la route[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
juin 1995[5] (réélu en mars 2014) en cours Jérôme Peyrat RPR
puis UMP
puis LR
Président de la communauté de communes du Périgord noir (1998-2010)
Conseiller politique et parlementaire de la Présidence de la République française (2007-2009)
Conseiller régional d'Aquitaine (2010-2015)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2017, le Conseil national des villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9].

En 2015, la commune comptait 467 habitants[Note 1], en augmentation de 11,72 % par rapport à 2010 (Dordogne : +0,31 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
690474606661739741768750807
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
757712705667696651643643577
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
568505518438439415408421446
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
406357373404447449420416412
2013 2015 - - - - - - -
449467-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[12], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 185 personnes, soit 42,2 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (dix-neuf) a légèrement diminué par rapport à 2007 (vingt) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 10,0 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte 74 établissements[13], dont cinquante-six au niveau des commerces, transports ou services, huit dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, cinq dans la construction, trois relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, et deux dans l'industrie[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

La Roque-Gageac, tout comme le proche château de Beynac, ont servi de décor durant les vacances d'été de 2009, pour le tournage du film Camping 2.

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Le village est cité dans le manga Flying Witch de Chihiro Ishizuka[20].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Roque-Gageac (La) Blason D’azur à la bande d’or grillagée de sable, accompagnée de deux fleurs de lys aussi d’or
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de La Roque-Gageac sur le site des plus beaux villages de France, consulté le 12 février 2011.
  2. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 29 août 2013.
  3. a et b Carole Trouvé, « La Roque-Gageac a su se reconstruire », Sud Ouest, édition Dordogne, 15 janvier 2017, p. 13.
  4. Franck Delage, « La vallée de la Dordogne barrée pour cinq mois », Sud Ouest édition Dordogne, 5 novembre 2013, p. 12.
  5. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 25 août 2014.
  6. « Dix ans de jumelage », Sud Ouest édition Dordogne, 5 juillet 2016, p. 33
  7. Site des villes et villages fleuris, consulté le 1er décembre 2017.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 21 novembre 2015.
  13. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 21 novembre 2015).
  14. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 21 novembre 2015.
  15. Émilien Gomez, « Le village lorgne sur son fort », Sud Ouest édition Dordogne, 19 janvier 2018, p. 16.
  16. « Château de Tarde », notice no PA00082785, base Mérimée, ministère français de la Culture consulté le 12 février 2011.
  17. Guy Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, p. 888, éditions Fanlac, 1999, (ISBN 2-86577-214-4)
  18. Auguste Molinier, « Les Chroniques de Jean Tarde..., par Gabriel Tarde », Bibliothèque de l'école des chartes, vol. 49, no 1,‎ , p. 117-119 (lire en ligne)
  19. Guy Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, p. 913, éditions Fanlac, 1999, (ISBN 2-86577-214-4)
  20. « Flying Witch ISHIZUKA Chihiro 37 Comments », sur Manga Fox (consulté le 14 novembre 2017)