Nans-les-Pins

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Nans-les-Pins
Le centre du village
Le centre du village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Intercommunalité Communauté de communes Sainte-Baume Mont-Aurélien
Maire
Mandat
Pierrette Lopez
2010 - 2014
Code postal 83860
Code commune 83087
Démographie
Population
municipale
4 141 hab. (2011)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 22′ 13″ N 5° 46′ 55″ E / 43.37037945, 5.78196929 ()43° 22′ 13″ Nord 5° 46′ 55″ Est / 43.37037945, 5.78196929 ()  
Altitude Min. 308 m – Max. 772 m
Superficie 47,99 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-nanslespins.fr

Nans-les-Pins est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ce village est traversé par la Route départementale 80.

Géographie[modifier | modifier le code]

À l'ouest du Centre Var, le territoire de la commune est compris entre deux barres rocheuses : la Sainte-Baume et le Mont Aurélien. Il se situe aussi au centre d'un triangle composé par trois agglomérations régionales importantes :

La commune est entourée par les communes suivantes, en partant du nord et dans le sens des aiguilles d'une montre :

Le vieux village encercle un traditionnel cours provençal planté de platanes, sur lequel se tient le marché tous les dimanches. Depuis une vingtaine d'années, un fort habitat résidentiel s'est développé, logeant essentiellement des personnes travaillant sur l'agglomération marseillaise. Cette situation privilégiée, dans un nid de verdure non loin de la côte et des grands axes de communication a aussi fait du village une destination privilégiée des touristes fuyant la foule (voir section économie).

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe 3 zones de sismicité dans le Var :

  • Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la montagne Sainte-Victoire au massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : Risque faible. Ce risque, le plus élevé du département mais qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale, concerne 21 communes du nord du département.

La commune de Nans-les-Pins est en zone sismique de très faible risque « Ia »[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Nans-les-Pins s'écrit Nans aussi bien selon la norme classique de l'occitan qu'en provençal, norme mistralienne. Les panneaux routiers installés par la municipalité ont repris l'appendice administratif « les Pins » sous la forme Nans lei pin - lei étant d'ailleurs fautivement écrit leï. [2]

Histoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges prouvent une occupation dès le Néolithique.

Les dolmens et tumulus que l'on trouve sur le territoire de la commune attestent d'une présence continue depuis bien avant l'ère chrétienne (environ -650 av. J.-C.).

Les restes de l'Oppidum de Sainte-Croix, dont ses remparts datés de l'âge du fer, permettent de savoir que les lieux étaient occupés à partir de l'an -200, et pour une période de 2 siècles environ. Le nom originel du village, Nans, date de cette époque et vient d'un mot celte voulant dire vallée (le nom de Nans-les-Pins ne viendra qu'en 1919

Avec le temps, le village a tourné autour de sa colline, étant à l'origine orienté au sud, et maintenant au nord. Toutefois, en septembre 1720, Marseille étant bouclée à cause de la grande peste, de nombreuses personnes trouvèrent refuge dans les ruines de l'ancien village, qui fut par contre-coup complètement abandonné ensuite.

Le , un décret du ministère des Travaux Publics et de la Marine Marchande classe Nans-les-Pins en Station touristique.

Le plan cadastral de la commune datant de 1809 est consultable sur le site Internet des archives départementales du Var, à l'adresse suivante.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
21 novembre 2010 2014 Pierrette Lopez [3] SE Infirmiere en retraite
30 septembre 2010 21 novembre 2010 Eliane Michel SE assure l'intérim jusqu'à la tenue de prochaines élections
2008 2010 <réf>[Démissionne le 30 septembre 2010]</réf> Robert Poilpret SE commandant de Police en retraite
2006 2008 Robert Poilpret UMP commandant de Police en retraite
1995 2006 Claude Berger UDF artisan en son métier
1983 1995 Bruno Jaubert   propriétaire
1947 1983 Julien Jourdan   négociant en vin
1946 1947 Antoine Martin   propriétaire
1945 1946 Julien Jourdan   négociant en vin
1937 1945 Pascal-Joseph Mallet   retraité
1936 1937 Aimé Jaubert   avocat
1935 1936 Délégation Spéciale par décret présidentiel    
1935 1935 Joachim Long   propriétaire
1929 1935 Pascal-Justin Jourdan   négociant en vin
1914 1929 André Castinel   propriétaire
1908 1914 Gabriel Bech   boulanger
1894 1908 Louis Giraud   cordonnier
1885 1894 Jean-Baptiste Doussoulin   propriétaire
1884 1885 Benoît Doussoulin   propriétaire
1879 1884 Jean-Baptiste Doussoulin   propriétaire
1878 1879 Benoît Doussoulin   propriétaire
1877 1878 Pascal Castinel   maréchal-ferrant
1876 1877 Valentin Rigaud   propriétaire
1876 1876 Jean-André Roussel   directeur de mine
1874 1876 Marcel-Hercule Jourdan   propriétaire
1869 1874 Jacques Rivière   maître-d'hôtel, conseiller d'arrondissement
1865 1869 Marcel-Hercule Jourdan   propriétaire
1860 1865 Joseph-André Castinel   propriétaire
1848 1860 François-Victor Jourdan   propriétaire
1842 1848 François Blanc   propriétaire
1840 1842 M. Bruny De Saint Georges   colonel, chevalier de Saint Louis, Officier de la Légion d'Honneur
1835 1840 Pierre-Paul-Charles Bouis   propriétaire
1817 1835 Louis Revest   ménager
1816 1817 Jean-Joseph Revest   propriétaire
1813 1816 Jean-Baptiste Jourdan fils   propriétaire
1808 1813 Louis Jourdan   propriétaire
1806 1808 Jean-Baptiste Jourdan père   propriétaire
1798 (10 Germinal An VI) 1806 Michel Nivière   cultivateur
1792 (19 Frimaire An I) 1798 Joseph Bouis   maréchal de forge
1792 1792 Joseph Cauvin   propriétaire
1791 1792 Jean-Baptiste Jourdan père   propriétaire
1790 1791 Jean-Joseph Blanc   curé

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 141 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
838 861 936 1 012 1 052 1 080 1 111 1 135 1 132
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 140 1 171 1 172 1 181 1 121 902 805 801 766
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
806 750 684 785 711 682 689 633 778
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
732 813 953 1 347 2 485 3 159 3 891 4 099 4 141
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique


Economie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Station touristique depuis 1932, le village au coeur de la Provence Verte offre de nombreuses infrastructures aux visiteurs. Il y a un camping, deux établissements dont un Relais-et-Châteaux et chambres d'hôtes ainsi qu'un village clos de résidences secondaires

Para-hospitalier[modifier | modifier le code]

Par sa situation privilégiée, dès les années 1920, un centre de rééducation respiratoire a été installé et créé par le Docteur Lucien Parrel pneumologue. Servant à l'origine aux mineurs de la région souffrant de silicose, il est maintenant fréquenté par des patients venant de la France entière. Depuis, se sont ajoutés des maisons de retraites et des centres de longs-séjours médicalisés

Agriculture[modifier | modifier le code]

Secteur en perte de vitesse, il s'agissait jusqu'au début du XXe siècle de production florale (roses). Actuellement il y a essentiellement de la vigne et quelques maraichages de primeurs.

Divers[modifier | modifier le code]

En raison de sa double orientation résidentielle et touristique, le village offre tous les commerces, médecins, dentiste, infirmiers libéraux, bureaux de poste et banque, garagistes, services aux personnes.

Personnes liées à la commune[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Blason Ville 83 Nans-les-Pins.svg
D'or, à une croix de sable cantonnée de quatre roses de gueules.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'oratoire de Miette, construit en 1516, est inscrit aux monuments historiques depuis le . Il se situe sur le Chemin des Roys en direction de la Sainte-Baume; les bas-reliefs disparus des 3 oratoires sur 7 furent remplacés par d'autres plus modernes du sculpteur Olivier Pettit.
  • La Chapelle Notre-Dame-de-la-Miséricorde, construite en 1623, fortifiée, dédiée aux Pénitents blancs, au-dessus du village à sa sortie ouest ;
  • Passage du GR9, qui relie Saint-Amour dans le Jura à Saint-Tropez ;
  • Oppidum ligure sur la roche de Sainte-Croix ;
  • Coopérative vinicole Les Vignerons de Nans-les-Pins, construite en 1913, inscrite à l'Inventaire Général des Monuments historiques ;
  • Enfin, peu visible mais bien audible, la cloche de bronze de l'église Saint-Sébastien-Saint-Laurent, accordée en Ré dièse, a été fondue en 1670. La municipalité l'a faite inscrire sur la liste des Objets classés Monuments historiques en 1992.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Le club de football de la ville s'appelait jusqu'à la saison 2009-2010 le Football Club Nansais. À partir de la saison 2010/2011, le club fusionne avec celui de Saint-Zacharie (Var), village voisin, pour devenir le Football Club Saint-Zacharie-Nans-les-Pins.
  • Golf 18 trous
  • Haras

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, Début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Strasbourg, Editions Publitotal,‎ 1er novembre 1987, 495 p. (ISBN B.38.688.87)
    Nans-les-Pins p. 443 et Carte n°14 Provence-Alpes-Côte d'azur

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. sismicité du Var sur le site de la préfecture
  2. Revue de l'université de Moncton, vol. 36 n°1, 2005
  3. [1]
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011