André Pousse

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André Pousse
Description de cette image, également commentée ci-après

André Pousse au Festival de Cannes 1994.

Nom de naissance André Joseph Pousse
Surnom Dédé
Naissance
Paris, France
Nationalité Drapeau : France Française
Décès (à 85 ans)
Gassin, France
Profession Acteur
Films notables Le Pacha
Le Clan des Siciliens
Flic Story

André Pousse est un cycliste français devenu acteur, né le dans le 5e arrondissement de Paris et mort le à Gassin (Var)[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

André Pousse est né à Paris le 20 octobre 1919, d'un père commissaire de police d'origine catalane et d'une mère auvergnate, il conservera toujours la marque de ses doubles origines. Il évolue dans les années 1920-1930, dans le Paris populaire de l'entre-deux-guerres, il en gardera son personnage de « titi parisien ». Sportif, il commence par la boxe.

Le sportif[modifier | modifier le code]

Après une sortie à vélo avec des amis qu'il laisse littéralement sur place, André Pousse débute une carrière de cycliste.

Entre 1942 et 1949 il devient cycliste professionnel. Pistard avant tout, il se spécialise dans les courses de six jours, notamment celles au Vél' d'Hiv' de Paris, une forme de sport-spectacle qui était encore très populaire à cette époque. Le tout jeune Alain Delon, qui était alors son admirateur, se souvient avoir eu l'honneur de lui tenir son vélo lors de cette manifestation[3]. Il participe aussi après la guerre à des épreuves aux États-Unis. Il arrête sa carrière sportive à l'âge de 30 ans.

L'homme de spectacle[modifier | modifier le code]

Bien introduit dans le monde du spectacle, il travaille dans les années 1950 comme agent pour des vedettes de la chanson telles que Joséphine Baker, Eddie Constantine, et même Édith Piaf avec qui il aura une liaison de plusieurs mois. Il devient, douze années durant, directeur artistique du Moulin-Rouge et s'impose comme un pilier du monde de la nuit parisienne. Il participe parfois aussi à la programmation d'autres établissements comme L'Olympia ou Bobino.

En 1960, il crée à côté du Moulin-Rouge, au 90 boulevard de Clichy, une petite discothèque-boîte de nuit appelée La Locomotive dont il assure la direction jusqu'en 1965. Ce lieu va vite devenir un des principaux rendez-vous de la génération yéyé à Paris.

L'acteur[modifier | modifier le code]

C'est dans l'archétype du film yéyé, D'où viens-tu Johnny (1963), qu'il démarre une carrière d'acteur, à l'âge de 43 ans. Il y incarne un truand rogue et expéditif, personnage où sa gouaille naturelle et son physique d'ancien boxeur font merveille. Au cours des vingt années qui suivent, il ne cesse d'interpréter des seconds rôles de gangster au cinéma comme à la télévision, et apparaît dans nombre de films réalisés et/ou dialoguisés par Michel Audiard, qu'il connaissait dès les années 1940. Il a parallèlement été l'agent de plusieurs acteurs.

André Pousse a aussi été le propriétaire d'un restaurant appelé « le Napoléon-Chaix », à l'angle de la rue Balard et de la rue Napoléon-Chaix, dans le 15e arrondissement de Paris (un autre restaurant, appelé « La Cantine », occupe les mêmes locaux).

Il meurt à l'hôpital de Gassin des conséquences d'un accident de voiture qu'il a eu quatre jours plus tôt à la suite d'une attaque de guêpe pendant qu'il conduisait[4]. Il est incinéré et ses cendres ont été dispersées dans sa propriété de La Garde-Freinet dans le Var.

En 2001 et 2002, Frédéric Lievain tourne un film documentaire de 52 minutes titré André Pousse, l'homme aux 5 vies.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Cours-métrages[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Publicité[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Lors du tournage du film La Septième Compagnie au clair de lune, il a fallu refaire une dizaine de fois la prise de la célèbre gifle qu'André Pousse donne dans le bureau de la Kommandantur à l'un de ses hommes (joué par Jean-François Dérec). Au bout de plusieurs séquences ratées et à la surprise de Jean-François Dérec, André Pousse excédé le gifle réellement. Cette prise fut tellement criante de vérité que ce fut celle-ci qui fut retenue au montage du film.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]