Roquebrune-sur-Argens

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Roquebrune-sur-Argens
Image illustrative de l'article Roquebrune-sur-Argens
Blason de Roquebrune-sur-Argens
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Draguignan
Canton Roquebrune-sur-Argens
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Var Estérel Méditerranée
Maire Jean-Paul Ollivier
Code postal 83520
Code commune 83107
Démographie
Gentilé Roquebrunois
Population
municipale
12 344 hab. (2014)
Densité 116 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 26′ nord, 6° 38′ est
Altitude Min. 0 m
Max. 482 m
Superficie 106,10 km2
Localisation

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Liens
Site web roquebrune.com

Roquebrune-sur-Argens est une commune française située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle est composée de trois quartiers : le village, la Bouverie et les Issambres.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de Roquebrune-sur-Argens dans le Var.

S'étendant sur 28 kilomètres de long et 6 km de large, la commune s'étale sur plus de 10 600 hectares avec 12 500 habitants, ce qui fait d'elle l'une des communes les plus vastes de l'Est varois.

Le village est une ville millénaire. Sa partie haute, construite sur un rocher, domine la plaine de l'Argens.

Les Issambres est la partie maritime de cette commune. Ce village fut connu avant la Seconde Guerre mondiale pour son théâtre (aujourd'hui disparu) et ses plages ombragées par des pins.

La Bouverie est le troisième pôle de la commune, au nord de celle-ci, entouré par des vignobles, le Collet Redon, et des collines du Blavet.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Motte La Motte - Bagnols-en-Forêt Bagnols-en-Forêt Rose des vents
Le Muy N Puget-sur-Argens
O    Roquebrune-sur-Argens    E
S
Sainte-Maxime Méditerranée Fréjus

Géologie[modifier | modifier le code]

La formation du Rocher de Roquebrune date de l'ère primaire, du Silurien[1]. Auparavant, l'embouchure de l'Argens était recouverte par la mer. Durant près de 100 millions d'années, une couche épaisse de sédiments se dépose sur le fond, de ce qui est devenu par la suite la plaine de l'Argens. Puis des plissements de terrain entraînent la formation du massif des Maures, dans un premier temps, et du Rocher de Roquebrune par la suite.

Relief[modifier | modifier le code]

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La partie ouest de la commune est vallonnée, car en bordure est du massif des Maures. Elle abrite le Rocher de Roquebrune, qui domine la partie est de la commune, formée par la plaine de l'Argens. Le nord de la commune abrite les contreforts du massif de l'Esterel, et les gorges du Blavet. Au sud, les étangs de Villepey et les plages de la Méditerranée bordent le littoral municipal.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Le risque sismique, comme pour toutes les communes du littoral varois, est considéré comme très faible (zone I0).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Argens, au pied du Rocher.

La commune est arrosée par l'Argens, ainsi que par l'un de ses affluents, le Blavet. L'Argens alimente, depuis la construction de l'autoroute A8, une ancienne gravière, devenue lac de loisir, le lac de l'Aréna[2].

Au sud, la mer Méditerranée.

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[3] :

  • fleuve l'argens,
  • rivières : l'endre, le blavet,
  • torrent le raphael,
  • ruisseaux,
  • vallons,
  • ravins.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Roquebrune-sur-Argens est de type méditerranéen, avec une légère influence maritime. La commune bénéficie d’étés chauds et secs et d'hivers doux et humides.

Données climatiques sur la commune voisine de Puget-sur-Argens.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,3 4,5 7,2 11,2 14,7 17,2 16,9 13,6 11,5 6 3 9,2
Température moyenne (°C) 7,1 8,1 10,6 13,1 17,3 21,3 24,2 24 20 16,2 10,8 7,7 15
Température maximale moyenne (°C) 12,2 13,8 16,7 19 23,5 27,9 31,3 31 26,4 21 15,6 12,4 20,9
Ensoleillement (h) 147,8 148,9 203,2 252,1 234,9 280,6 310,3 355,5 319,5 247 201,5 145,5 2 748,1
Précipitations (mm) 52,9 23,2 25,2 47,3 37,8 22,4 12,9 27,7 65,5 77,6 66,4 41,3 500,2
Source : Climatologie mensuelle à la station de Puget-sur-Argens de 1948 à 2002[4].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire de Roquebrune-sur-Argens est traversé, d'est en ouest, par la route nationale 7, ainsi que par l'autoroute A8, et par la ligne ferroviaire Paris-Vintimille. Les sorties de l'autoroute A8 les plus proches sont les sorties no 37 (depuis Toulon et Aix-en-Provence) et no 38 (depuis Nice).

L'aéroport international le plus proche est celui de Nice, celui de Cannes - Mandelieu, moins loin, permettant un accès aux passagers d'affaires. La gare TGV la plus proche est celle de Saint-Raphaël.

La commune est reliée aux villes voisines par sept lignes de bus, certaines passant par le village, d'autres passant par les Issambres ou la Bouverie[5]. Elles permettent de rejoindre la sous-préfecture, Draguignan, ainsi que la gare TGV la plus proche, à Saint-Raphaël, ou les plages de Fréjus, ou Saint-Tropez.

En période estivale, une navette régulière permet de rejoindre le port de Saint-Tropez, depuis le port des Issambres[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Roquebrune, Roco Bruno en provençal, vient de la couleur rouge du Massif des Maures, et notamment de la montagne qui surplombe le village. C'est en août 1920, à la suite de la demande du conseil municipal, que la commune prend officiellement le nom de Roquebrune-sur-Argens, pour une différenciation avec Roquebrune-Cap-Martin[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des découvertes de vie préhistorique ont été réalisées dans les grottes de la Bouverie et un dolmen a été daté du Néolithique[8].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le territoire de Roquebrune-sur-Argens était traversé par une voie romaine. Une borne milliaire a été identifiée, en 1863, sous le maître-autel de l'église paroissiale. Elle portait comme inscription IMP. CAESAR AVGVSTVS. IMP. X TRIBVNICIA PODESTATE XI IIIII. Elle a été entreposée dans une petite salle attenante à la chapelle des fonts baptismaux[9].

C'est entre le VIIIe siècle et le XIe siècle que le premier village fut fondé au sommet du Pétignon, sous le nom latin de Rocca Bruna en référence à ce rocher brun qui surplombe l'actuelle agglomération[10]. En 973, Guillaume Ier, comte de Provence, chassa les Sarrasins qui avaient envahi la région depuis plus d'un siècle. Ce fut à cette époque que la borne romaine devint le piétement à l'autel et fut creusée pour servir de réceptacle à des reliques[9].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le prieuré détenu par les moines de l’abbaye Saint-Victor de Marseille est probablement fondé au IXe siècle[11].

Les trois premières implantations d'habitations de la commune se concentrèrent alors à Villepey, au Palayson et près de l'actuel village de Roquebrune. C'est ce dernier lieu qui prit peu à peu de l'ampleur sur les deux autres, avec 165 foyers en 1316, contre 17 au Palayson et 11 à Villepey[réf. nécessaire]. Ce changement est confirmé par la toponymie : les chartes faisaient toujours référence au castrum au XIe siècle pour situer la villa organisée autour du prieuré des moines de Saint-Victor. Au XIIe siècle, il n’est plus mentionné[11].

Le concile de Vienne, convoqué par le pape Clément V, se réunit entre octobre 1311 et mai 1312 pour discuter de l'avenir de l'ordre du Temple. Peu après ce concile, qui excommunia les templiers, à l'entrée du village, dans un mur extérieur de la chapelle Saint-Pierre a été inhumé, la tête en bas, un membre de l'ordre dissous[12].

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Puis, Aix se soumet en octobre 1387, ce qui précipite le ralliement des carlistes, dont le seigneur de Roquebrune, Antoine de Villeneuve. Alors qu’il soutenait Charles de Duras depuis plusieurs années, il rejoint avec ses deux frères seigneurs de Gourdon et Barrême le camp angevin et obtient un « chapitre de paix » de Marie de Châtillon le 2 janvier 1388 et prête hommage à Louis II d'Anjou, âgé de dix ans[13]. La communauté de Roquebrune est conquise par le parti angevin au début de la guerre (avant 1385)[14].

Le village passa tout le Moyen Âge dans l'isolement à l'abri de ses murailles, évitant aussi bien les envahisseurs que les épidémies, telles la peste noire. La construction de l'église paroissiale fut achevée en 1535. C'est de cette époque que date la légende du « prieur transformé en saule ». Celui-ci, le père Antoine, desservant la chapelle de Notre-Dame-de-Pitié, située au sud du village, profitait régulièrement des générosités de la bouchère qui le fournissait en viandes. Une nuit, sur le chemin du retour, il fut happé par les esprits des morts réfugiés dans les arbres et transformé en saule. Sur ce chemin existe toujours un oratoire creusé dans un arbre pour rappeler cette métamorphose[9],[10].

Temps Modernes[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, les constructions, faute de place, commencèrent à s'étendre hors des fortifications médiévales passant de 127 familles en 1471 (environ 500 personnes) à 310 en 1540 (environ 1 300 personnes). Cela donna lieu aux premières transformations du village, avec la création des arcades de la place haute[10].

Pendant les guerres de religion à partir de 1562, le comte de Carcès, Jean de Pontevès, grand sénéchal et lieutenant du roi, était à la tête des catholiques. Ils étaient craints sous le nom de « carcistes » ou « marabouts », qui signifiait « cruels et sauvages ». Ils combattaient les Razats ou Ligueurs du maréchal de Retz qui s'appuyaient sur les seigneurs d'Oppède, d'Oraison et le baron d’Allemagne, Nicolas Mas-Castellane. Le , un capitaine ligueur fut tué en assiégeant les carcistes retranchés dans le village. Contraints de se rendre, ceux-ci furent ensuite tous massacrés[10].

La paix revenue, les transformations recommencèrent à partir de 1608. Le tracé tortueux des rues médiévales fut modifié avec la création de la rue Neuve, de la rue Droite (actuelle Grande-Rue), la rue des Lauses (Dalles), la rue du Four et la rue des Pins. Le développement de la commune fut tel à cette époque, que l'on compta 2 000 personnes dans le village en 1676. L'économie de la commune était alors centrée sur la polyculture[10].

De la Révolution française à la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Son ouverture sur le monde se concrétisa en 1829, lors de la construction du Pont d'Argens reliant Roquebrune à la route d'Italie. Puis, en 1863, avec la prolongation de la voie de chemin de fer, et l'ouverture de la gare de Roquebrune[15], un nouvel essor est apporté à l'agriculture locale, qui se transforme, grâce à ces nouveaux débouchés, jusqu'à la création de la Coopérative vinicole, en 1913[10].

Depuis 1945[modifier | modifier le code]

Située en bord de mer, la commune attire les vacanciers depuis 1960. Son développement démographique est lié à sa situation géographique très favorable, près de la mer, et aux grands axes de transport relativement proches (autoroute A8, SNCF). C'est à cette période que fut conçu le lotissement littoral des Issambres[10].

La commune s'est engagée sur la voie de l'intercommunalité en 2000, avec Fréjus et Puget-sur-Argens.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Compte tenu du nombre d'habitants, le nombre de membres du conseil municipal est de 33.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 octobre 1947 Paul Ollivier    
octobre 1947 octobre 1961 Germain Ollier    
octobre 1961 mars 1968 Julien Cazelles   Contrôleur des contributions directes à Draguignan
avril 1968 mars 1971 Thérèse Cazelles    
mars 1971 mai 1974 Robert Manuel   Comédien
mai 1974 mars 1977 Xavier Henriot    
mars 1977 septembre 1993 André Cabasse PS  
octobre 1993 mars 2001 Jean-Pierre Serra   Secrétaire général de banque
mars 2001 juillet 2016 Luc Jousse   Kinésithérapeute
août 2016 en cours Jean-Paul Ollivier   Professeur

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Roquebrune-sur-Argens fait partie de la Communauté d'agglomération Var Estérel Méditerranée (CAVEM), depuis sa création en 2013, qui regroupe cinq communes : Puget-sur-Argens, Les Adrets-de-l'Estérel, Fréjus, Saint-Raphaël et Roquebrune-sur-Argens.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Roquebrune-sur-Argens en 2011
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 13,13 % 7,16 % 6,15 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 20,20 % 0,00 % 11,76 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 50,78 % 2,32 % 23,44 % 8,85 %
Cotisation foncière des entreprises (CFE) 0,00 % 25,31 % 8,55 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[16]).

Les taux de taxes d'intercommunalité ne sont pas applicables avant le 30 novembre 2009.

En mai 2013, la chambre régionale des comptes émet un rapport défavorable à la gestion de la commune[17].

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

Mairie.

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[18] :

  • total des produits de fonctionnement : 32 910 000 , soit 2 651 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 29 727 000 , soit 2 394 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 17 019 000 , soit 1 371 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 13 102 000 , soit 1 055 par habitant.
  • endettement : 40 925 000 , soit 3 296 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 14,59 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 24,16 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 56,12 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La municipalité a mis en place un service de l'environnement et du développement durable[19]. Ce service travaille notamment en relation avec le conservatoire du Littoral, pour la gestion d'un espace boisé de 106 km2, le site des « Petites Maures » (déclaration d'utilité publique du 15 avril 2008).

Les risques d'incendie étant particulièrement importants dans la région, le débroussaillement est obligatoire et sa réalisation est très surveillée[20].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 23 septembre 2011, Roquebrune-sur-Argens est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Roquebrunois[22].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[23],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 12 344 habitants, en diminution de -2,86 % par rapport à 2009 (Var : 2,98 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 747 1 778 1 672 1 796 2 019 2 031 1 998 1 854 1 891
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 863 1 825 1 969 1 866 2 030 1 996 1 939 1 867 1 798
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 982 1 912 1 922 1 865 2 026 2 145 2 060 1 944 2 245
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
2 873 3 698 5 041 6 301 10 389 11 349 11 405 12 308 12 344
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (30,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (28,5 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,1 %, 15 à 29 ans = 14,5 %, 30 à 44 ans = 16 %, 45 à 59 ans = 23,4 %, plus de 60 ans = 30 %) ;
  • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 12,9 %, 15 à 29 ans = 13,6 %, 30 à 44 ans = 19,5 %, 45 à 59 ans = 22,7 %, plus de 60 ans = 31,2 %).
Pyramide des âges à Roquebrune-sur-Argens en 2008 en pourcentage[26]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,4 
10,6 
75 à 89 ans
11,4 
19,2 
60 à 74 ans
19,4 
23,4 
45 à 59 ans
22,7 
16,0 
30 à 44 ans
19,5 
14,5 
15 à 29 ans
13,6 
16,1 
0 à 14 ans
12,9 
Pyramide des âges du département du Var en 2008 en pourcentage[27].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,4 
8,4 
75 à 89 ans
11,6 
17,0 
60 à 74 ans
17,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,5 
19,1 
30 à 44 ans
18,7 
17,1 
15 à 29 ans
14,9 
17,5 
0 à 14 ans
15,4 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les élèves suivent leurs études au sein de la commune, de la maternelle au collège. Plusieurs établissements sont ouverts, au Village, aux Issambres tout comme à la Bouverie (place Titeuf), pour les sections de maternelle et école élémentaire. Le collège est situé au village. Les lycéens se rendent au Muy ou Saint-Raphaël (Var), suivant les sections choisies.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Visites commentées du village médiéval, des trois chocolatiers, de la maison du Chocolat et du Cacao, de la maison du Patrimoine inauguré par Guillaume Bonnaud en 2004, de la Maison du terroir les mardis de juin à septembre (sur réservation).
  • Des chasses aux trésors et ateliers pour enfants sont organisés par l'office de tourisme d'avril à octobre (sur réservation).
  • Trail nocturne des Lucioles (course pédestre en nocturne).
  • Randonnée des Lucioles.
  • Rando VTT du Lachens à la mer : le jeudi de l'ascension.
  • Les Nuits de Saint-Roch, festival des interprètes de la chanson française : tout au long de l'été.
  • Show nautique nocturne des Issambres (13 juillet plage San Peïre) et sur le lac Perrin (14 juillet).
  • Les Médiévales Roquebrunoises[28], septembre.
  • Fête du miel, le premier week-end du mois d'octobre.
  • Roc d'Azur (course de VTT), en octobre.
  • Fête des peintres.

Santé[modifier | modifier le code]

Aucun hôpital n'est implanté sur le territoire de la commune, le plus proche est l'hôpital intercommunal de Fréjus Saint-Raphaël. Par contre, la commune compte de nombreux médecins, pharmacies, et infirmiers, répartis sur les trois pôles d'habitations.

Sports[modifier | modifier le code]

Les sports nautiques ont une certaine importance le territoire de Roquebrune-sur-Argens[29]. Les Issambres, avec un port et huit kilomètres de côtes sur la mer Méditerranée, forment le quartier le plus au sud de la commune. On peut y pratiquer la voile, la plongée sous-marine, le ski nautique, le jet ski, etc. On y trouve aussi une école de bateaux. Mais les sports nautiques ne sont pas uniquement des sports maritimes (base canoë-kayak du Rocher, lac de Perrin).

On trouve aussi sur le territoire un golf, club équestre, tennis, des sentiers de randonnées pédestres, des circuits de VTT, etc.[30].

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Roquebrunois disposent d'un lieu de culte catholique : l'église Saint-Pierre-Saint-Paul qui dépend de la paroisse Saint-Pierre-Saint-Paul, paroisse du doyenné de Fréjus[31] au sein du diocèse de Fréjus-Toulon.

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

L'industrie de la commune est essentiellement regroupée sur deux zones d'activités : la ZAC du Blavet, proche de La Bouverie, et la ZAC Garillans, le long de la RN 7.

En majorité, l'activité est représentée par le secteur du bâtiment-travaux publics. Les secteurs de l'agro-alimentaire, des produits manufacturés et de la cosmétique (centre européen de production de la société Thalgo) sont également présents.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La situation géographique de la commune, entre mer et montagne (massif des Maures et massif de l'Esterel), permet une activité touristique importante. Le pôle des Issambres bénéficie d'une activité nautique très varié s'adressant à tous les publics, entre le port de plaisance, les plages et le centre national de ski nautique[32].

La commune dispose de deux stations balnéaires : La station balnéaire de Val d'Esquières[33] et la station balnéaire des Issambres[34].

Le tourisme vert profite des zones boisées de la montagne de Roquebrune, point culminant de la commune, permettant au massif des Maures de dominer l'embouchure de l'Argens[35].

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture est un secteur d'activité encore dynamique sur le territoire de la commune, dans plusieurs domaines[36] : maraîchage, vergers, horticulture, viticulture, apiculture, oléiculture et élevage (ovin, caprin).

La commune produit deux AOC, l'huile d'olive de Provence, le côtes-de-provence Fréjus et le côtes-de-provence[37],[38].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Roquebrune-sur-Argens possède quatre monuments historiques[39].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'orgue a été construit en 1966 par Frans Breil (facteur allemand)[41],
Le buffet a été transformé en 2006 par Yves Cabourdin[42],[43],[44]. Le décor du buffet est de Florence Fournel (Atelier "Les Fées sont formidables"[45]).
Le chevet est entouré d'un cimetière primitif, dont les tombes ont été creusées dans le roc, et qui semblent montrer l'emplacement du premier village. La cloche est de 1786[47].
  • La chapelle Saint-Michel, dans l'enceinte de la « vieille ville ». Elle est mentionnée en 1314 sur l'inventaire des possessions de l'ordre des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, puis à la confrérie de pénitents blancs en 1582[48].
  • La chapelle Saint-Roch, de style roman. Elle fut dédiée à saint Roch au XVe siècle pour protéger le village de l'épidémie qui sévissait à Fréjus en 1480.
  • La chapelle Notre Dame de la Roquette, autrefois appelée Notre Dame des Spasmes[49].
  • Le sanctuaire Notre-Dame de Pitié, avec sa chapelle du XVIIe siècle[50] et ses nombreux ex-votos[51], qui fait partie de la Congrégation Province d’Avignon Aquitaine de l’ordre des Carmes Déchaux[52].
  • Le monument aux morts[53].
  • Le « rocher des trois croix »[54].

Autres lieux et édifices[modifier | modifier le code]

Maison du patrimoine.
  • La Maison du Patrimoine, aménagé autour d'une véritable glacière du XVIIe siècle, consacré à l'histoire de la commune, de la préhistoire (avec quelques pièces des fouilles de la Bouverie) à nos jours. Beaux vestiges du néolithique et de remarquables témoignages de la présence romaine avec la reconstitution d'une tombe sous tegulae et son jardin avec des plantes médicinales[58].
  • Le Relais médiéval.
  • La maison du Chocolat et du Cacao, dans l'ancienne chapelle du XVIIIe siècle des hospitaliers[59].
  • La maison du Terroir, boutique des produits du terroir roquebrunois, témoignage de la tradition agricole du village[60].
  • Les gorges du Blavet, à la Bouverie.
  • Château de Bagatelle, construit en 1771 par le duc de Blacas[61]. Il appartient actuellement à la Mutuelle des Agents des Impôts qui y exploite un village vacances de 300 lits "le Vacanciel Bagatelle"[62].
  • Le Portalet XIe siècle, plus ancienne porte[63] du castrum de Roca Bruna créé au Xe siècle[64].
  • La Place Saint-Esprit qui doit son nom à la confrérie du même nom qui a contribué à la création de la commune au XIVe siècle.
  • La tour de l'horloge surmontée d'un campanile en fer forgé, édifiée sur les remparts au XVIe siècle avec une cloche de 1546, classée au titre des objets mobiliers, qui permettait à l'origine de prévenir les habitants en cas de danger[65].
  • La tour Anfred, une des deux tours qui protégeaient les remparts de la ville médiévale.
  • Les Portiques, maisons à arcades construites au XVIIe siècle à l'extérieur de l'enceinte médiévale parallèlement aux remparts.
  • Fontaines et lavoirs :
    • Fontaine Vieille de 1780,
    • Fontaine neuve & lavoir de 1902.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Rénier de Bourbon (1883-1973) - Descendant de la monarchie sicilienne, mort à Roquebrune-sur-Argens.
  • Robert Manuel (1916-1995) - Comédien, a habité à Roquebrune, dont il a été maire durant deux ans. La salle de fêtes du village porte son nom en son hommage.
  • Jean Graton (1923) - Créateur de BD, habite à Roquebrune-sur-Argens.
  • Jack Regard (1943-1974) - Bassiste des Chats Sauvages, s'est installé dans la commune où il avait ouvert un bar-restaurant en septembre 1964.
  • Sim (1926-2009) - Acteur, comique, chanteur, a vécu à Roquebrune-sur-Argens.
  • Tibet (1931-2010) - Dessinateur et scénariste de bande dessinée, mort à Roquebrune-sur-Argens.
  • Jessé Garon' (1962) - Artiste.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Cadran solaire à Roquebrune-sur-Argens, avec le blason de la ville.
Blason ville fr Roquebrune-sur-Argens (Var).svg

Les armoiries de Roquebrune-sur-Argens se blasonnent ainsi[66] :

 : D'or, à deux rochers de sable à côté l'un de l'autre.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Rocher de Roquebrune, éditions Campanile
  2. 17 avril 2004, « Arena Gliss en danger, pourquoi ? », sur le site skinautiqueinfo.online.fr, anonyme (consulté le 27 septembre 2011)
  3. L'eau dans la commune
  4. « Climatologie mensuelle à Puget-sur-Argens », sur meteo.msn.com
  5. « Lignes de bus », sur varlib.fr
  6. « navettes maritimes », sur bateauxverts.com
  7. Roquebrune-sur-Agens, Les Issambres, le temps retrouvé, édition Equinoxe
  8. « La maison du patrimoine », sur le site de l'office de tourisme de Roquebrune-sur-Argens (consulté le 26 mars 2015)
  9. a, b et c Jean-Paul Clébert, op. cit., p. 403.
  10. a, b, c, d, e, f, g et h Pierre Bedot, op. cit., p. 227.
  11. a et b Yann Codou, « Le paysage religieux et l'habitat rural en Provence de l'antiquité tardive au XIIe siècle », Archéologie du monde médiéval, tome 21, 2003, p. 59.
  12. Jean-Paul Clébert, op. cit., p. 402.
  13. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 408 (note 33).
  14. G. Xhayet, op. cit., p. 416.
  15. Adolphe Laurent Joanne, Itinéraire général de la France: de Paris à la Méditerranée. Auvergne, Dauphiné, Provence, Alpes-Maritimes, Corse, etc, L. Hachette, 1865, p. 377 intégral (consulté le 2 octobre 2011).
  16. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  17. « Avant ses propos sur les Roms, les ennuis judiciaires de Luc Jousse », sur L'EXPRESS.fr (consulté le 5 décembre 2013)
  18. « Les comptes de la commune de Roquebrune sur Argens de 2000 à 2015 », impôt.gouv.fr
  19. « Gestion des espaces naturels », sur le site de la mairie de Roquebrune-sur-Argens (consulté le 24 septembre 2011)
  20. « Débroussaillement », sur le site de la mairie de Roquebrune-sur-Argens (consulté le 26 mars 2015)
  21. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des affaires étrangères (consulté le 23 septembre 2011)
  22. « Nom des habitants des communes françaises, Roquebrune-sur-Argens », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 24 septembre 2011).
  23. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  26. « Évolution et structure de la population à Roquebrune-sur-Argens (Populations légales) », sur le site de l'Insee (consulté le 26 mars 2015).
  27. « Résultats du recensement de la population du Var en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 septembre 2011).
  28. « Page d'accueil », sur le site de la mairie les médiévales roquebrunoises (consulté le 26 mars 2015)
  29. « Mer et nautisme », sur le site de l'office de tourisme (consulté le 26 mars 2015)
  30. « Nature et aventure », sur le site de l'office de tourisme (consulté le 26 mars 2015)
  31. « Histoire de l’église Saint-Pierre - Saint-Paul », sur le site du diocèse de Fréjus-Toulon (consulté le 24 septembre 2011)
  32. Le Centre nautique des Issambres
  33. « station balnéaire de Val d'Esquières », notice no IA83000449, base Mérimée, ministère français de la Culture recensement du patrimoine balnéaire
  34. « station balnéaire des Issambres », notice no IA83000448, base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Office de Tourisme de Roquebrune-sur-Argens et des Issambres », sur le site de l'Office de Tourisme (consulté le 26 mars 2015)
  36. agriculture à Roquebrune sur Argens
  37. « coopérative vinicole La Roquebrunoise », notice no IA83001366, base Mérimée, ministère français de la Culture enquête thématique régionale (coopératives agricoles de Provence-Alpes-Côte d'Azur)
  38. Château Vaudois
  39. « Liste des monuments historiques de la commune de Roquebrune-sur-Argens. », base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. Notice no PA00081701, base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. Franz Breil
  42. Orgue Yves Cabourdin
  43. Inventaire de l'orgue
  44. site de Yves Cabourdin, facteur d’orgues
  45. Atelier Les Fées sont formidables
  46. Notice no PA00081699, base Mérimée, ministère français de la Culture
  47. Notice no PM83000458, base Palissy, ministère français de la Culture lieu d'exposition ex-chapelle Saint-Miche
  48. Archive
  49. La chapelle Notre Dame de la Roquette
  50. Le sanctuaire Notre-Dame de Pitié, historique de l'origine à nos jours
  51. Le patrimoine mobilier de la chapelle Notre-Dame de Pitié
  52. Monastère Notre-Dame de Pitié
  53. Monument aux morts de Roquebrune-sur-Argens
  54. Le Rocher de Roquebrune & Trois Croix
  55. Notice no PA00081700, base Mérimée, ministère français de la Culture
  56. Notice no PA00081702, base Mérimée, ministère français de la Culture
  57. Le sentier découverte des 25 ponts
  58. Maison du patrimoine
  59. Maison du Chocolat et Cacao
  60. La maison du terroir
  61. Le Château de Bagatelle
  62. Club Vacanciel Roquebrune-sur-Argens
  63. Le Portalet
  64. Le Castrum
  65. Notice no PM83000457, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de la tour de l'horloge
  66. Pays Mer Estérel : Roquebrune-sur-Argens, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  67. « bourg castral de Burnis (?) », notice no IA83001456, base Mérimée, ministère français de la Culture
  68. « bourg castral de Villepey », notice no IA83001265, base Mérimée, ministère français de la Culture
  69. « bourg castral de Palaison », notice no IA83001196, base Mérimée, ministère français de la Culture